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Critique de belette2911


belette2911
  18 avril 2012
Puisque j'en suis dans mes ajouts "Stephen King", autant me fendre de ma petite critique sur ce livre que j'avais lu en 1995.

Ce livre m'aura appris une chose : si vous voulez pimenter votre vie de couple et que, dans cette optique, vous décidiez de vous la jouer "coquine" en vous laissant menotter aux montants du lit, soyez prévoyante !!

1. Faites cela chez vous et pas dans un endroit perdu genre le fin fond du trou du cul du monde...

2. Gardez les clés des menottes à portée de vos mains (et de la serrure) ou optez pour le modèle "ouverture facile" vendu dans tous les bons magasins spécialisés.

3. Ayez votre GSM en mode "vocal" afin de pouvoir appeler votre mère, au cas où votre tendre moitié ne trouverait rien de mieux à faire que de tomber raide mort, ce con !

4. Prévenez les voisins afin que, si la boîte aux lettres déborde, ils appellent votre meilleure amie (vu votre tenue et votre position, vous n'aurez pas envie de voir débarquer les flics ou les pompiers, sauf si vous avez un faible pour les matraques et les lances d'incendie).

Ensuite ? Enjoy...

Pas de chance, Jessie n'était pas une femme prévoyante et à l'époque, le mot "GSM" voulait sans doute dire "Gros Sado Maso".

Alors, voilà notre Jessie menottée aux montants du lit, son mari raide mort (sa raideur s'étant déplacée) et... pas de clé pour se libérer. Oubliée dans un trou perdu (c'est Jessie qui est dans un trou perdu, pas la clé. Elle, elle est juste sur le cadavre de son homme).

Lorsque j'ai lu ce livre, j'ai tremblé. Ce huis clos est oppressant, surtout avec le chien errant qui commence à béqueter le cadavre.

Le fait d'être dans un roman vous évitera les bruits de mastication du chien et la puanteur qui se dégage du cadavre. Par contre, point de vue descriptions, c'était Byzance ! C'est du King, tout de même... Résultat : on croirait l'entendre bouffer, le chien, et on a l'impression que la puanteur sort du livre.

Jessie, n'ayant rien d'autre à faire que de penser, va nous entraîner dans le maelström de ses pensées, pousser l'introspection jusqu'au boutisme, se remémorant alors des épisodes sombres de sa jeunesse, quand son père avait un comportement inadéquat avec elle. Oppressant, je vous dis !

Ce qui a fait monter mon angoisse d'un cran, c'est cette "présence" que l'on croit sentir dans le roman, comme si quelqu'un était là à épier Jessie. Jamais nous ne la verrons, entendrons et au final, je ne savais pas si c'était une hallucination de Jessie (vu ses conditions, cela pourrait être plausible) ou une fantaisie de l'auteur pour nous fiche encore plus la trouille.

En tout cas, il a pleinement réussi avec moi !

Les pages consacrées à la tentative d'évasion de Jessie, je les ai passés. Mon petit coeur se soulevait et mon esprit, suite au talent de King, voyait la scène comme dans un film. Beurk !

Un tout grand Stephen King !
Lien : http://the-cannibal-lecteur...
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