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Le fléau (roman) tome 2 sur 3

Jean-Pierre Quijano (Traducteur)
EAN : 9782253151425
795 pages
Le Livre de Poche (04/06/2003)
4.16/5   1111 notes
Résumé :
Il a suffi que l'ordinateur d'un laboratoire ultra-secret de l'armée américaine fasse une erreur d'une nanoseconde pour que la chaîne de la mort se mette en marche. Le Fléau, inexorablement, se répand sur l'Amérique et, de New York à Los Angeles, transforme un bel été en cauchemar. Avec un taux de contamination de 99,4 %. Dans ce monde d'apocalypse émerge alors une poignée de survivants hallucinés. Ils ne se connaissent pas, pourtant chacun veut rejoindre celle que,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (58) Voir plus Ajouter une critique
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C'est de façon assez mitigée que je vais commencer cette chronique, étant donné que j'ai bien aimé le livre, mais que je lui ai trouvé des défauts qui m'ont vraiment gênée.

L'aventure - si toutefois nous pouvons l'appeler comme ça - de nos protagonistes et antagonistes se poursuit, et nous alternons les chapitres entre "les gentils" et "les méchants". Je me permets de faire deux catégories, étant donné que les personnages sont assez manichéens, bien que certains réservent parfois leur lot de surprise.

Au fur et à mesure de ma lecture, je sentais l'affrontement entre les deux clans venir, n'ayant aucune idée de l'issue que pourrait avoir celui-ci... En effet, les livres de Stephen King ne se terminent pas toujours bien. Je ne vous dirais pas de quoi il en retourne pour celui-ci.

Malgré un scénario bien mené et prenant, j'ai peiné dans ma lecture. Au total, pour lire l'intégralité de l'histoire (en deux tomes, pour moi), il m'aura fallu trois mois. Je n'avais jamais lu un livre sur une période aussi longue, pour tout vous dire.

Bien que j'ai lu quelques ouvrages durant ce laps de temps, j'étais assez découragée en voyant l'épaisseur du livre et le nombre de pages qui me restait. le principal bémol de ce livre, ce sont les lenteurs, les passages parfois interminables, inintéressants...

À côté de ça, il y a des moments où j'étais captivée par ma lecture, ayant envie de continuer à suivre les personnages, de savoir ce qui allait se passer... Mais j'ai trouvé l'affrontement final assez décevant et trop vite expédié. Alors, malgré les qualités de ce roman, ça restera une lecture en demi-teinte.
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J'ai lu le 1er tome au début du confinement car l'analogie était facile entre le covid et le fléau. Déconfinement et me voilà partie avec les protagonistes du roman sur les routes.
J'avais bien aimé ma lecture du début de cette grande aventure et là, j'ai été déçue.
1erement car il y a beaucoup de longueurs. OK, les gens ne se déplacent que lentement sur les routes américaines mais j'ai eu l'impression de faire pareil. En fait, ça dépend de quel groupe on suit. Par moment, j'étais totalement immergée dans les aventures et j'avais vraiment envie de progresser avec eux. Je m'étais vraiment attachée aux personnages.
Mais avec d'autres groupes, c'était vraiment la misère. Notamment quand on suit les errements de "la poubelle". Là, j'avoue, j'ai sauté des pages.
Bref, un avis mitigé en sortant de cette lecture. Je lirai le 3e tome car c'est le dernier mais en espérant qu'il sera plus semblable au 1er qu'au 2e.

Pioche de juin 2020 choisie par Gwen21
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ENFIN fini! C'est la première pensée qui me vient à l'esprit lorsque je referme ce volume 2 du Fléau de Stephen King, et ce n'est guère positif.
Comprenons-nous bien, l'histoire est intéressante. Elle était même prometteuse. Pour autant, un certain nombre de bémols atténuent fortement l'enthousiasme.

Commençons par l'histoire dans un premier temps. On retrouve nos personnages principaux : Mère Abigaël, Nick Andros, Stu, Glen, Frannie, Harold, Larry Underwood, etc. Tous sont occupés à reconstruire la civilisation dans la petite ville de Boulder, Colorado. Pendant ce temps, l'Homme Noir s'organise à Las Vegas, Nevada et la menace plane sur nos héros qui savent qu'un affrontement est imminent.

Par moments, l'intrigue est passionnante, on veut réellement savoir ce qui va se passer. Et pourtant, j'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire. C'est peut-être ma faute, j'ai mis plusieurs mois à me mettre dans ce volume 2. En tout cas, lorsque l'on voit la densité du livre, ce n'est pas très encourageant! Quant aux 100 dernières pages, elles sont très longues pour ce que c'est. On dirait un épilogue. Et un épilogue de 4 chapitres sur 100 pages, c'est longuet!

A côté de ça, King nous offre un scénario prometteur. Dérangeant par endroits, comme dans le tome 1. Alors qu'un scénario bien manichéen est annoncé, on s'aperçoit que les personnages ne le sont pas autant qu'on pourrait le croire. Beaucoup évoluent, à Boulder comme à Las Vegas. Les habitants de Boulder prennent des décisions moralement condamnables. Et on se surprend à avoir de la compassion pour certains. Personnellement, la personnalité de la Poubelle m'effraie autant qu'elle m'inspire de la pitié, au même titre qu'Harold ou Nadine. Certains passages sont également émouvants.

De même, on sait qu'un affrontement se profile, sans réellement savoir la forme qu'il peut entreprendre. Un mystère qui attise d'autant plus notre curiosité. On attend, on attend... Et là très clairement, l'Affrontement, c'est LA grande déception du livre. le gros bémol pour ma part.

Bref, je sors mitigée de cette oeuvre, qui me paraissait pleine de promesses et qui, si elle a su remplir certains points, est loin de les remplir pourtant toutes...

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Après avoir lu le premier tome durant le confinement, j'ai eu besoin d'une pause et après 3 mois, j'ai estimé que je pouvais entamer le second tome.

Mes amis les Gentils m'attendaient sagement et ce fut avec grand plaisir que je retrouvai Nick, Stu, Ralph, Frannie, Larry, Glen, Tommy, Joe et Mère Abigaël.

Quant aux Méchants, aux ordres de l'Homme Noir, du Patron, du Promeneur, ils sont à Cibola, ou plutôt à Las Vegas…

Si le premier tome m'avait embarqué et que je n'avais pas vraiment ressenti certaines longueurs (je l'ai lu en version intégrale, sans les coupes de l'éditeur), dans ce second et dernier tome, j'ai eu plus de mal, je n'avançais plus aussi vite, comme si je devais faire la route à pied.

Rome ne s'est pas faite en un jour, je le sais, il faut du temps pour repartir après l'extermination de 90% de la population, mais le périple de la Poubelle était long et monotone. Ce fut le passage le plus chiant, avec les comptes-rendus du comité de Boulder.

Autant ou certains passages sont longs et laborieux, autant le final a été expédié d'un coup de cuillère à pot après un périple, à pied, de plus de 1.200km et de 1.500 pages.

D'accord, je râle lorsque les auteurs font traîner les affrontements finaux pour faire des pages et qu'à la fin, on tourne en rond, mais ici, je m'attendais à un affrontement Bien-Mal d'une manière différente.

Durant des centaines et des centaines de pages, le King nous parle de deux personnages étranges dont les gens rêvent : Mère Abigaël ou l'Homme Noir, représentant le Bien et le Mal et tadaaa boum, en quelques paragraphes, c'est expédié, rayé de la carte.

Je me suis sentie grugée, surtout qu'ensuite, le King prend 90 pages pour un voyage de retour qui dure, qui dure… Ça fait un sacré déséquilibre.

Un affrontement plus travaillé et un retour plus rapide aurait été plus intelligent, même s'il y a de l'ironie et du cynisme dans la manière qu'à le King de résoudre le problème de l'Homme Noir. L'arroseur arrosé par son propre tuyau.

Malgré tout, je suis contente d'avoir ENFIN lu le Fléau car il y a une chose que je ne peux pas reprocher au King, c'est d'avoir fait preuve de manichéisme.

Certes, les Méchants ne sont pas sympas et on aimerait boire un verre avec les Gentils, mais il y a une évolution dans ses personnages car tous ont évolués, appris quelque chose, changé de caractère et même Tommy, à qui il manquait une case, a changé. Dans le camp de l'Homme Noir aussi, des consciences s'éveillent.

À Boulder, en Zone Libre, on essaie de changer, de ne pas reproduire les mêmes erreurs qu'avant, mais chassez le Naturel, il revient au galop… L'Homme a du mal à perdre ses mauvaises habitudes et ses peurs primales des Autres.

Une fois de plus, le King nous propose un livre dérangeant à bien des égards. La dictature chez l'Homme Noir semble plus simple que la tentative d'ébauche de démocratie en Zone Libre car quand un seul prend des décisions et donne des ordres, c'est plus rapide que de demander l'avis de tout le monde…

Mais l'enfer est pavé de bonnes intentions et la démocratie de la Zone Libre est peut-être un mirage puisque le comité reprend les personnages principaux du premier tome.

Quand on réfléchit bien (et le King nous donne de quoi réfléchir), il y a du bon et du mauvais dans les deux camps et si la dictature est à proscrire, la démocratie a du plomb dans l'aile quand elle décide d'en envoyer certains au front…

Le Fléau, ce n'est pas qu'un simple roman fantastique pré et post-apo, c'est aussi une tentative de reconstruction, la méfiance des autres, mais aussi du besoin des Hommes de se regrouper puis de se séparer lorsque le groupe devient trop important et qu'on commence à se marcher sur les pieds.

En un mot, le Fléau, c'est à lire !

Après une telle lecture, je m'en vais lire un Astérix, ça me fera du bien au moral…

PS : Stephen King, aurait-il par hasard une dent sur les belettes ? Parce que dans son roman, il cite mon animal totem au moins 36.000 fois et jamais pour leur jeter des fleurs…

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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Visionnaire Stephen King ? A-t-il une boule de cristal quelque part dans sa maison du Maine ? Tabitha lui tire-t-elle les cartes ? Aucune idée, mais le Fléau du maître de l'épouvante ressemble quand même étrangement au Covid, sauf que ce dernier est encore moins mortel que la super-grippe de King.
A partir d'un scénario plus proche de Robin Cook (fuite dans un labo militaire, un vilain virus manipulé pour devenir une arme mortelle et impossible à guérir) King nous entraîne dans une histoire dense, complexe et riche en rebondissements.
Ce qui est particulièrement intéressant dans le Fléau, c'est que Aucun personnage, à l'exception peut-être de Randall Flagg, n'est tout à fait bon ou mauvais : ce sont juste des gens comme vous et moi qui tentent de gérer au mieux la situation dans le monde nouveau qui se présente à eux.
Quelques longueurs sont à déplorer au fil du récit, mais étant la longueur de l'histoire (près de 800 pages par tomes), c'est presque normal.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
Les autres l'attendaient.
- Je m'appelle Stu Redman, Tom.
- Oui. Stu Redman.
- Nick est ici.
- Oui, Nick est ici.
- Ralph Bretner est ici, lui aussi.
- Oui, Ralph est ici aussi.
- Nous sommes tes amis.
- Je sais.
- Nous voudrions que tu fasses quelque chose, Tom. Pour la Zone. C'est dangereux.
- Dangereux...
Le visage de Tom se troubla, comme l'ombre d'un nuage traversant lentement un champ de blé mûr.
- Il va falloir que j'aie peur? Il va falloir...
La voix de Tom s'éteignit et il soupira.
Stu se retoura vers Nick, troublé.
Nick articula silenciusement : Oui.
- C'est lui, dit Tom en poussant un profond soupir.
Un soupir qui ressemblait au bruit que fait le vent froid de novembre dans un bois de chênes dépouillés de leurs feuilles. Stu sentit un frisson au fond de sa poitrine. Ralph était pâle.
- Qui, Tom? demande doucement Stu.
- Flagg. Il s'appelle Randy Flagg. L'homme noir. Vous voulez que je...
Encore ce soupir, amer, si long.
- Comment le connais-tu, Tom?
La question n'était pas prévue dans le script.
- Les rêves... je vois sa figure dans les rêves.
Je vois sa figure dans les rêves. Mais aucun d'eux n'avait vu son visage, toujours caché.
- Tu le vois?
- Oui...
- A quoi ressemble-t-il, Tom?
Stu crut qu'il n'allait pas répondre et il se préparait à revenir au script quand Tom se remit à parler :
- Il ressemble à tous les gens qu'on voit dans la rue. Mais quand il sourit, les oiseaux tombent morts des fils de téléphone. Lorsqu'il vous regarde d'une certaine manière, votre prostate s'enflamme et vous fait mal quand vous urinez. L'herbe jaunit et meurt là où il crache. Il est toujours dehors. Il est venu d'un temps. Il ne se connaît pas lui-même. Il porte le nom d'un millier de démons. Jésus l'a transformé un jour en un troupeau de porcs. Il s'appelle Légion. Il a peur de nous. Nous sommes à l'intérieur. Il connaît la magie. Il peut appeler les loups, habiter les corneilles. Il est le roi de nulle part. Mais il a peur de nous. Il a peur de ... l'intérieur.
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La folie religieuse a ceci de merveilleux qu'elle peut tout expliquer. Dès lors qu'on accepte Dieu (ou Satan) comme cause première de tout ce qui survient dans le monde mortel, rien n'est plus laissé au hasard. Dès lors que l'on maîtrise des phrases incantatoires comme "et maintenant nous voyons dans la nuit" ou "les voies de Dieu sont insondables", rien n'empêche plus de jeter la logique aux orties. La folie religieuse est l'un des moyens infaillibles de faire face aux caprices du monde, car elle élimine totalement le simple accident. Pour le véritable maniaque religieux, tout avait été prévu.
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Non, je n’accepte pas ça. Et je n’accepte pas Dieu non plus.
Que la vieille femme rêve de son Dieu. Les vieilles femmes ont besoin de Dieu comme elles ont besoin de lavements et de sachets de thé. Une chose à la fois, un pied devant l’autre, et on verra ensuite.
D’abord, les emmener à Boulder. La vieille femme avait dit que l’homme noir existait vraiment, que ce n’était pas seulement un symbole psychologique. Il refusait de le croire… mais, au fond de son cœur, il le savait.
Au fond de son cœur, il croyait tout ce qu’elle avait dit. Et il avait peur. Il ne voulait pas être leur chef.
C’est toi, Nick.
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Flagg sentit la terreur se couler dans les chambres secrètes de son coeur. La terreur de l'inconnu, de l'inattendu. Il avait tout prévu pourtant, même ce sot discours que Whitney avait décidé de faire sur un coup de tête. Il avait tout prévu, sauf ça. La foule - sa foule - s'ouvrait, reculait. On entendit un hurlement, très haut, très clair. Quelqu'un s'enfuit en courant. Puis un autre. Et la foule, à bout de nerfs se dispersa dans la bousculade.
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– À ce que je vois, la logique n’avait pas grand-chose à faire par ici. Certaines personnes croient qu’il faut tout cacher. Avec la même sincérité et le même fanatisme que les membres de certains groupes religieux croient à la divinité de Jésus. Parce que, pour certaines personnes, lorsque le mal est fait, il faut continuer à cacher les choses à tout prix. Je me demande combien d’immunisés ils ont pu tuer à Atlanta, à San Francisco et au centre de virologie de Topeka avant que l’épidémie ne finisse par les tuer, eux, et que la boucherie s’arrête.
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