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ISBN : 2226239936
Éditeur : Albin Michel (01/03/2012)

Note moyenne : 4.03/5 (sur 429 notes)
Résumé :
Ne cherchez jamais à connaitre cet Autre qui sommeille en vous...

Dans la lignée de "Différentes Saisons", un King démoniaque où les mariages se disloquent sous le poids de secrets plus noirs que les ténèbres, où l'avidité et la culpabilité distillent goutte à goutte leur venin, où la seule certitude est que le pire reste encore à venir.

"Quatre nouvelles puissantes et, chacune dans son genre, profondément dérangeantes." Neil Gaiman
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Critiques, Analyses et Avis (96) Voir plus Ajouter une critique
Archessia
  24 avril 2012
La sortie d'un nouveau titre de Stephen King est toujours un grand moment.
Mais il faut bien avouer que, ces dernières années, l'excitation est mêlée à une dose de crainte, également.
Les lecteurs assidus (ou ceux qui voulaient découvrir l'auteur) n'ont pu que remarquer quelques changements dans l'oeuvre du Maître du fantastique : des histoires bien moins effrayantes, un style un peu plus calme et étoffé, des développements tirés en longueur, etc ...
L'année passée, j'ai fait partie des nombreuses personnes à souffler, rassurées, en découvrant Dôme. Une sorte de retour aux sources en grande pompe avec un scénario impressionnant où l'on suivait une ville entière séparée du monde par un gigantesque globe.
Avec ce recueil de nouvelles, je ne savais donc absolument pas à quoi m'attendre.
Allais-je trouver quelque chose d'aussi bon que les Brûme ou Danse macabre ? Ou allais-je tomber sur quelque chose de trop classique et de fade ?
Nerveuse, un peu tremblante et le coeur tambourinant, j'ai ouvert Nuit noire, étoiles mortes.
Et là, comme avant, Stephen King a pris ma main, et la magie à opérée.

1922 : En pleine campagne du Nebraska en 1922, un couple se dispute pour des histoires de terres depuis de très longs mois. N'en pouvant plus de cette situation intenable, il décide de tuer sa femme. Mais, par peur de se retrouver seul, et par envie de partager ce fardeau, il arrive à convaincre son jeune fils du bien-fondé de cette entreprise, et à devenir complice du crime. Cette nouvelle va nous montrer comment cet acte va les hanter, tous les deux différemment.

Je ne crois même pas être capable de vous expliquer comment, et à quel point, j'ai été happée par ce récit dès ses premières lignes. Pourtant, il ne s'y passe rien d'extraordinaire. Un homme et une femme se battant pour savoir si il faut vendre ou non des terres reçues d'un héritage. Ce genre de bagarre n'est pas rare et il n'y a rien de magique ou particulièrement effrayant là-dedans.
Mais, je ne sais pas, il y a véritablement quelque chose qui se dégage de cette nouvelle, une ambiance lourde, pesante, palpable dès le tout début.
Ce n'est qu'au fil des pages, plus l'histoire avance et évolue, que l'on se rend véritablement compte de l'horreur qui est en train de se dérouler sous nos yeux. On fini par se retrouver empêtré dans un puit de folie et de peur où les murs suintent véritablement le malsain.
C'est absolument brillant, dirigé d'une main de maître et tout simplement fascinant.
C'est une longue nouvelle (179 pages) et pourtant, à aucun moment on ne s'ennuie, elle ne possède aucune longueur et dégage un attrait indéniable, aussi bien dans le travail de ses personnages (toujours aussi minutieux et réaliste) que dans l'enchaînement des évènements.
Un bijou de noirceur et de frissons.

Grand Chauffeur : Un auteur de romans policiers se rend dans une petite ville pour faire une séance de dédicaces. Sur le chemin de retour, elle se fait sauvagement violée et laissée pour morte dans un caniveau.
Avec beaucoup de peines, elle s'en sort et arrive à rentrer chez elle. A partir de ce moment-là, elle va commencer à organiser sa vengeance contre Grand Chauffeur.

Le "problème" parfois, avec Stephen King, c'est qu'il arrive à décrire les choses avec tellement de précisions que certaines scènes sont un supplice à lire. Je pense par exemple à la scène de viol dans Dôme, où j'ai éprouvé de véritables douleurs physiques lors de sa lecture. J'avoue avoir un eu un peu peur de réitérer l'expérience, mais heureusement, Grand Chauffeur se concentre bien plus sur les pensée de Tess et sa vendetta, que sur le viol en lui-même.
J'ai toujours été fascinée et émerveillée par la capacité de King à utiliser des narrateurs féminins. Il y a toujours une justesse et une telle authenticité dans les personnages, c'est bluffant. Cette nouvelle ne fait pas exception à la règles, et en tant que femme, je n'ai pu que me mettre à la place de Tess, tellement l'écriture est crédible.
Il y a beaucoup de force dans ce récit, il s'en dégage une rage puissante mais mesurée, lucide, comme celle qu'éprouve Tess. Et malgré l'horreur sans nom qu'elle vit et qu'elle s'apprête encore à vivre, c'est un réel plaisir (coupable ?) que l'on éprouve à cette lecture.
On attend le dénouement avec impatience en se demandant quel chemin il va prendre, tout en se pourléchant les lèvres en suivant le développement de l'intrigue.
Encore une réussite pour cette nouvelle !

Extension Claire : Un homme atteint d'un cancer, auquel il ne reste pas longtemps à vivre, tombe sur un drôle de personnage qui lui propose une extension de vie en échange d'argent ... et du nom d'une personne qu'il déteste.

Un nouvelle assez courte au développement rapide. Je ne vais pas m'étendre dessus car, au vu de sa longueur, je ne voudrais pas vous dévoiler le moindre élément de surprise (et Dieu sait qu'il y en a), mais sachez juste que, encore une fois, j'ai pris énormément de plaisir à sa lecture.
Jusqu'où cet homme est prêt à aller ? Jusqu'où peut-il les choses se laisser aller ? Peut-on vivre l'esprit tranquille quand le malheur des uns fait le bonheur des autres ?
Stephen King apporte ici une réponse surprenante dans un développement peu classique et assez inattendu !

Bon Ménage : Un couple de banlieusards, tout ce qu'il y a de plus banal, presque ennuyeux, mais on ne peut plus heureux et épanouis. le monde entier s'écroule autour de l'épouse quand elle découvre une boite appartenant à son mari, renfermant d'odieux secrets gardés dans le noir depuis plus de 30 ans. Que faire quand on découvre qu'on ne connaît pas l'homme avec qui on a partagé toute sa vie ?

Avec 1922, cette nouvelle-ci est ma favorite. Bien que 100% non-fantastique, j'ai trouvé qu'elle était la plus effrayante. Peut-être justement car elle est également un des plus réalistes ? En tout cas, elle fait mouche, et touche les parties les plus sombres de notre cerveau.
Elle interpelle, donne la nausée, des sueurs froides, nous questionne, nous fout une trouille bleue et nous plonge en pleine panique.
On ne peut qu'essayer de se mettre à la place de Darcy, en ressentant un mélange de frustration et de soulagement à l'idée de ne pouvoir y arriver.
Le développement de cette histoire est tout simplement extraordinaire, et je l'ai engloutie d'une traite avec des yeux agrandis par la fascination et l'angoisse.
Je ne vais pas m'attarder non plus pour ce récit, car il recèle des trésors d'étonnement et de surprises, mais vraiment, je ne peux que vous répéter encore et encore à quel point il m'a impressionnée, et à quel point il m'a plu et ce, dès les premières lignes.

Toutes ces nouvelles sont très différentes les unes des autres, mais ont en commun, au final, une chose.
Toutes, sans exceptions, nous emmène dans ce que la psyché humaine a de plus sombre et de plus malsain.
Plongez quelqu'un d'on ne peut plus ordinaire dans une situation dépassant l'entendement, et voyons ce qu'il se passe. Voici ce que Stephen King expérimente et nous montre ici, tel un scientifique un peu fou, bombant le torse de fierté devant ses petits monstres de laboratoire.
Ce recueil, dans son intégralité, est brillant ! Mélange savamment dosé de fascination morbide et de réalisme terrifiant, il saura aussi bien séduire les fans inconditionnels de King, comme les novices qui voudraient tenter l'aventure.
Alors, non, ce ne sont pas des récits fantastiques peuplés de fantômes et de monstres issus de l'imagination. C'est plus terrifiant encore.
Ces histoires mettent en avant les fantômes et les monstres qui dorment en nous, chez nos voisins, dans notre famille, chez nos amis. Et ne sont-ce point là les plus terrifiants de tous ?
Lien : http://archessia.over-blog.c..
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gruz
  18 juin 2014
Stephen King est un habitué des histoires tentaculaires tels que Dôme et ses 1 300 pages ou 22/11/63 et ses 450 feuilles resto/verso. Mais il sait aussi nous la faire courte comme avec ces quatre novellas "à la Différentes Saisons".
Autre traitement, autres récits. Là où avec ses romans, King met son talent d'écriture au profit d'une histoire profonde et fouillée, ici c'est un peu le contraire.
Quatre thèmes qui auraient pu être banals entre les mains d'un autre auteur, mais qui sont totalement sublimés par l'incroyable talent de conteur du grand Stephen.
Car le King n'a pas d'égal pour nous raconter des histoires avec une telle qualité d'écriture, si fluide et si expressive. Et pour ces novellas, franchement on est servi. C'est simple, en ce qui concerne ses recueils de récits, Nuit noire, étoiles mortes est un sommet. Un roc, un pic, un cap (comme disait l'autre).
Un roc, parce que ces histoires sont d'une telle violence psychologique qu'on a parfois l'impression de se prendre une montagne en pleine face.
Un pic, parce que c'est clairement une réussite majeure dans l'oeuvre foisonnante du romancier.
Un cap, parce ce recueil marque nettement l'orientation récente du King vers des thématiques profondément adultes, avec une émotion à fleur de peau.
Le King m'a retourné, chamboulé, bouleversé, dérangé grâce à sa capacité incroyable de nous propulser dans la peau de ses personnages. En quelques lignes, on EST le personnage, on est propulsé dans sa tête et on souffre avec lui (même si on ne pense pas toujours comme lui). C'est une capacité à créer l'empathie proprement stupéfiante.
Autre temps, autre époque : Différentes saisons proposait en son temps une variation sur le thème de la quête initiatique. Nuit noire, étoiles mortes (à l'image de son époque) nous plonge dans une éprouvante noirceur et brode sur le thème de la culpabilité.
Ces histoires, qui font la part belle à la psychologie, nous font vivre ce que des personnages ordinaires ressentent face à des situations extrêmes (comme l'auteur l'explique dans sa passionnante postface).
Quatre histoires douloureuses, des plongées en enfer, qui, la dernière page tournée, font réfléchir et restent présent à l'esprit un long (très long) moment.
A noter le bonus de la version poche, qui propose une cinquième nouvelle inédite datant de 2011, Un court récit d'une vingtaine de pages, bien mené. Une histoire qui met clairement mal à l'aise, dérangeante, sur les thématiques de l'amour et de la folie. Vraiment intéressante, à défaut d'être inoubliable comme les quatre autres.
Lien : http://gruznamur.wordpress.c..
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greg320i
  11 juillet 2014
L'honnêteté de l'auteur de nous en mettre plein la vue quant à la noirceur des nouvelles est bien respecté, soyez en assuré. le côté obscur, sûr, de nous avoir à l'usure.
Un vrai recueil 'à la dure' ,, quoi de plus normal donc que ce titre a été ajouté à la version poche: la fameuse cinquième inédite

Toutes signées du King et pourtant je pense (comme beaucoup à mon avis) Richard Bachmann évidemment ; tant l'âme maléfique de la plume nous tire les sentiments les plus vils et terribles à travers l'écriture de ces crimes commis ici en cinq nouvelles très noires ; semblables au fin fond de la pensée humaine, malsaine , dont les petits travers sont ici réajusté au grand jour,
Ce redoutable nom de pseudo qui nous a déjà asséné dans le passé ' Les régulateurs ' , un joli Chantier magistral ..et véritablement assassiné avec rage son Marche ou crève ,, rien que d'y resonger héé La Peau sur mes os se hérisse encore . Running Man ? Encore une course contre la mort .. bref la qualité historique d'un Bachmann ne peut que vous marquer.

Tirons donc ces nouvelles au hasard pour voir ce qu'il en découle, pas de préférence de toute façon: elles sont toutes aussi bonnes par leur saveurs exquises et premiums que dans le ton axé décadence et horreur de la réalité.
Alors hop , en route marcel pour ' Grand chauffeur ' avec le viol caractéristique et caustique d'une pauvre femme esseulée qui subit l'anarchie et la honte de l'acte immonde.
Résultat des courses de la lecture: Un direct à la figure pour le dégout de l'être et l'effroi que suscite la pensée cette torture psychologique.
Second acte , ça déménage avec ' Bon ménage ' où rien n'est plus sûr que votre insécurité quand on découvre le fait de vivre potentiellement avec un tueur en série. Moralité, à trop chercher la petite bête et fouiller là où l'on ne doit pas, héhé il faut s'attendre à de vilaines surprises.
Troisième surprise justement : ' Extension Claire ' : un titre étrange,bizarre mais un constat simple, rapide, précis et conçu pour vous rappelez le célèbre Bazaar de l'auteur.
Piqure de rappel si vous ne l'avez pas lu ? Vendre son âme au diable en échange de quelques services peut parfois prendre des mesures particulières voir très sévères et souvent irréversible . Avec un humour noir assuré et l'odeur d' horreur planant tout le long du périple de ce malheureux cancéreux devenu le chanceux heureux, l'inversion des rôles ici du destin chagrin est la subtilité savoureuse qui couronne le gâteau maudit servi à la sauce moisie. MIAM ! Un régal , mon petit Ferrero à moi .

1922 : Une date ? Une datte à vous mettre sous la dent si vous préférez.
Un Dolores Claiborne au masculin ! Pour du copié-collé sur les idées avec le puits, mâché remâché avec la machination de cacher cela vis-à-vis de la loi, craché-recraché sur la vengeance d'un membre du couple contre sa moitié malaimé ,, avec carrément la présence du fils dans le crime pour couronner l'originalité du matricide en surplus.
Un jus intarissable dont on ne demande qu'à être resservi Steevie ! Bien joué.

Mon avis final.
Nuit noires, Etoiles mortes est un ciel immense dans lequel passe encore les étoiles filantes de quelques anciennes (et bonnes) parties de lecture, un jeu pour toi Monsieur King : Certains n'y aurons vu que du feu , un beau et grand feu d'artifice .
Mais tu ne me la fait pas à moi Steevie, ,, je crois comprendre d'ailleurs que tes idées géniales marchent comme les bonbons : les succès sucés ou mâchés même après la date de péremption ont le goût intact du sucre , le sourire en plus de se souvenir de ces ficelles faciles.
Et pour le côté salé: Salivez d'en oubliez les bonnes mesures draconienne sur tel ou tel défaut (si vous en trouvez..) apprécier plutôt l'effet sale, salace et efficace de la dédicace dérangeante d'aimer tout cela . le mal vous veut du bien, acceptez-le, lisez le . Et relâchez vos instincts, , les intestins suivrons !
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frgi
  22 janvier 2017
Cela faisait pas mal d'année que je n'avais plus lu de nouvelles de Stephen King. Mon attente était donc à la hauteur de tout ce temps, d'autant plus que Stephen King est reconnu comme un des spécialistes du genre. Et force est de constater que je n'ai pas été déçu !
J'ai vraiment beaucoup aimé me plonger dans ces quatre histoires courtes. Enfin, entendons nous bien, la notion d'histoire courte est toute relative chez Stephen King, les deux premières de ce recueil font quant même chacune la taille d'un roman d'Amélie Nothomb.
Le sujet principal abordé dans ces quatre nouvelles est la vengeance. Comme à son habitude, King introduit un zeste de fantastique dans la première et la troisième d'entre-elles. Pour les autres, point de fantastique mais un final politiquement incorrect ... wouaw j'adore ce genre d'histoires dans lesquelles tout ne se passe pas et surtout ne se termine pas comme dans les contes de fées.
Tout cela pour dire que selon moi, ce recueil de nouvelles est un tout bon King politiquement incorrect tournant autour du thème de la vengeance et du remord. Des livres comme celui-là, j'en veux encore des tonnes Monsieur King !
PS : Outre la passion des livres, j'ai également celle des jeux de société. Dès lors, en cette année 2017, j'ai décider d'associer mes deux passions dans mes critiques. Je vais donc associer un jeu de société, auquel le livre m'a fait penser, à chacune de mes critiques. Libre à vous de lire ce petit supplément, ou pas !
Pour ce premier livre, j'ai pensé à "L'auberge sanglante", un jeu de Nicolas Robert édité par Pearl Games dans lequel les joueurs incarnent les membres d'une famille de cupides paysans du cru bien décidés à faire fortune qui ont mis au point un stratagème diabolique pour parvenir à leurs fins : investir dans une auberge pour détrousser ses clients et s'enrichir sans éveiller les soupçons des forces de l'ordre ! Que leur plan se déroule comme prévu ou non, une chose est certaine : tous les clients ne sortiront pas vivants de cette auberge...
Ceci ne vous fait pas penser à quelque chose que vous connaissez? Et oui, l'Auberge de Peyrebeille plus connue sous le nom de "Auberge Rouge".
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Tatooa
  04 janvier 2016
Je lis à peu près un Stephen King par an. Parfois bon, sans plus (Duma Key m'avait un brin déçue), parfois excellent. Celui-ci, c'est de la bombe !
Forcément, dans les nouvelles, le King va à l'essentiel. Point de ces longueurs qui parfois m'agacent dans ses romans.
Ici, ça frise la perfection.
Le thème des nouvelles de ce recueil est assez simple, dans le fond : "ça pourrait vous arriver aussi". C'est ça le thème. Et c'est-y quoi donc qui pourrait vous arriver aussi ? Tout bêtement de devenir un(e) assassin...
Pour ma part, je l'ai appris à la dure (non j'ai tué personne encore, mais une psychothérapie ça vous fait ressortir des trucs pas croyables, et il y a de mes pétages de plombs dont je me souviens encore, qui vous feraient froid dans le dos si je les racontais (je devrais peut-être me mettre à écrire, lol)), donc ça ne me surprend pas. Pour les gens qui s'en croient "incapables", ça risque de les choquer, c'est sûr.
1922 : c'est la nouvelle qui m'a le plus dégoûtée. Il est fort le King pour dégoûter, elle est vraiment "dégueu", et ses descriptions sont "révulsantes" !
"Grand Chauffeur" : c'est celle qui m'a le plus parlé, parce que je la comprends, Tess, ô combien je la comprends. Une vengeance comme la sienne me parle, j'ai toujours aimé les histoires de vengeances, "oeil pour oeil, dent pour dent" (Fan de Kill Bill et de Django Unchained, et oui), ça me fait kiffer, les vengeances qui sont mangées froides. Ce n'est pas très sain, j'essaie de m'améliorer, mais bon, j'aime ça. Arf !
"Extension Claire" : la plus "allumée", je l'ai trouvé marrante, je sais j'aurais pas du, je suis gravement ravagée... Probablement parce que c'est celle où je ne me suis pas sentie concernée, l'envie, la jalousie, ça, contrairement à la vengeance, ça ne me parle pas des masses...
"Bon ménage" : cette dernière nouvelle est assez glaçante, surtout quand on lit la postface et qu'on se rend compte que c'est basé sur "une histoire vraie". Gulp... Là aussi on comprend tout à fait comment Darcy en arrive là où elle en arrive, il y a de quoi, et pas d'autre façon de se sortir de sa situation. Coincée, elle est, quelque part, et c'est ça qui est terrible. En tant que mère, là aussi, je peux comprendre, voire envisager sa solution, s'il m'arrivait la même chose...
Bref, c'est un recueil de nouvelles qui vous cueillent, vous embarquent, vous retournent, et vous laissent K.O.
4-0 pour le King.

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critiques presse (5)
Telerama   04 juillet 2012
Stephen King revient à son laboratoire littéraire favori : les nouvelles. Si le format court ne lui fait jamais perdre son légendaire sens du récit, imagé, haletant, l'écriture, elle, y gagne en audace et en liberté.
Lire la critique sur le site : Telerama
Lexpress   20 avril 2012
On ne peut que s'incliner devant la redoutable efficacité de ces nouvelles noires comme la nuit.
Lire la critique sur le site : Lexpress
SciFiUniverse   11 avril 2012
Après Juste avant le crépuscule, Stephen King nous offre avec Nuit noir, étoiles mortes, un nouvel excellent recueil de nouvelles – ici, on pourrait plus qualifier ces textes de courts romans. L’auteur, en plongeant ses personnages principaux dans des situations cauchemardesques, nous parle, avec plus de sérieux qu’à l’habitude et une violence revendiquée, de la fragilité d’un quotidien qui peut, en une fraction de seconde, basculer dans l’horreur. Un Stephen King bien loin du Dôme. Un Stephen King « terrifiant».
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Lexpress   20 mars 2012
King nous prouve ici que "la noblesse ne réside pas tant dans la réussite que dans la tentative d'agir correctement... Et que ne pas le faire, ou refuser consciemment de relever le défi, c'est ouvrir la porte de l'enfer". Une démonstration effroyablement réussie.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeFigaro   08 mars 2012
L'histoire, inspirée d'un fait divers, donne des frissons dans le dos. Comme quoi il est inutile de convoquer des bestioles venues de nulle part, des goules et des loups-garous pour secouer joliment le lecteur!
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (72) Voir plus Ajouter une citation
frgifrgi   20 janvier 2017
"Un couple ressemble à une maison en construction permanente qui voit l'addition de nouvelles pièces chaque année. Après un an de mariage, c'est un cottage ; après vingt-sept ans de vie commune, une vaste demeure pleine de coins et de recoins. Il y a forcément des cachettes et des espaces de rangement, pour la plupart abandonnés et poussiéreux, dont certains contiennent quelques déplaisantes reliques que l'on préférerait ne jamais retrouver. Mais il n'y avait pas de quoi en faire un drame. Soit on jetait ces reliques, soit on les donnait aux Bonnes Œuvres."
+ Lire la suite
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bilodohbilodoh   12 septembre 2014
Un couple ressemble à une maison en construction permanente qui voit l’addition de nouvelles pièces chaque année. Après un an de mariage, c’est un cottage; après vingt-sept ans de vie commune, une vaste demeure pleine de coins et de recoins. Il y a forcément des cachettes et des espaces de rangement, pour la plupart abandonnés et poussiéreux, dont certains contiennent quelques déplaisantes reliques que l’on préférerait ne jamais retrouver.

(Bon ménage - Poche p.471)
+ Lire la suite
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bilodohbilodoh   11 septembre 2014
Quand le cancer est agressif, la chimio n’est pas pour le malade. C’est juste une surtaxe de souffrance qu’ont fait payer au patient pour qu’après sa mort, les toubibs et la famille puissent s’étreindre autour du cercueil en disant : « On a fait tout ce qu’on a pu. »
(Extension claire, Poche, p. 427)
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biokibioki   19 novembre 2012
Streeter regarda la table,n'y vit aucun article a vendre (mise a part la télé, peut être) et sourit. "je ne suis pas vraiment un client potentiel, monsieur...?
-George Dabiel", dit le rondouillard en se levant pour lui tendre une main toute aussi boudinée que sa personne.
Streeter la serra. "Dave Streeter. Et je ne peux pas vraiment être un client potentiel, vu que je n'ai aucune idée de ce que vous vendez. D'abord, j'ai cru que votre panneau disait extension capillaire.
-C'est de cheveux en plus que vous voulez? demanda Dabiel en l'évaluant du regard. Je demande sa parce que les vôtres ont l'air de ce raréfier.
-Et ils auront bientôt disparu, dit Streeter. Je suis en chimio...
-Oh, mince. Désolé.
-Merci. Mais je me demande a quoi peut bien servir la chimio..."
Il haussa les épaules. La facilité qu'il avait à confier ces choses à un inconnu le déconcertait. Il n'avait rien dit à ses enfants, mais Jane savait, bien sûr.
"Peu d'espoir?" Demanda Dabiel. Il y avait une sympathie toute simple dans sa voix -ni plus ni moins- et Streeter sentit ses yeux s'emplir de larmes. ( ...)
"Aucun, d'après ce que j'ai compris, répondit-il. Donc, j'imagine que la chimio n'est que...je sais pas,moi...
De la sélection artificielle?"
Streeter rit. "C'est exactement ça.
-Peut être que vous devriez envisager d'échanger la chimio contre une plus forte dose d'antalgiques. Ou alors, vous pourriez conclure un petit marché avec moi..
+ Lire la suite
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xx-Gloomystory-xxxx-Gloomystory-xx   18 août 2014
"Voici ce que j'ai appris en 1922 : le pire est toujours à venir. On croit avoir vu la chose la plus terrible, l'horreur monstrueuse et bien réelle qui est la coalescence de tous nos cauchemars et dont on ne se console qu'en se disant qu'il ne peut rien exister de pire. Et que, même s'il y a pire, notre esprit se brisera à sa vue, et demandera grâce. Mais il y a pire, l'esprit ne se brise pas et, d'une façon ou d'une autre, nous continuons. Nous pouvons saisir que pour nous toute joie s'est définitivement retirée du monde, que nos actes ont relégué hors de notre porté tout le gain que nous avions pu espérer en retirer, nous pouvons regretter de ne pas être celui qui est mort - mais nous continuons malgré tout à avancer. Parce qu'il n'y a rien d'autre à faire."
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