AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Michel Lederer (Autre)
ISBN : 207042684X
Éditeur : Gallimard (06/03/2003)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 32 notes)
Résumé :
Lointains descendants d'une diaspora humaine, les habitants de Geta, une planète aride et inhospitalière, ont adapté leur existence à ce milieu hostile en brisant l'ultime tabou. L'anthropophagie est devenue pour eux plus qu'un rite: une obligation religieuse, un moyen de survivre. Dans cet univers où la lutte pour le pouvoir passe par la sélection génétique, une cellule conjugale de cinq personnes - le chiffre idéal - tombe collectivement amoureuse d'une femme qu'e... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
finitysend
  22 novembre 2016
Attention : O E V N I ( objet ethnologique volant non identifié ) …
Un roman vraiment à part dans le champ de la science-fiction ( - A PART - ) .. . Un texte parfaitement recommandable aux lecteurs exigeants et enracinés dans le « main Stream « le plus exigent sur le fond et la forme .
L'auteur était enseignant en mathématiques à l'université Mac Gill de Montréal ( anglophone donc ... ) ainsi que chercheur réputé en mathématiques fondamentales. Il a malheureusement peu écrit et c'est fort dommage pour les amateurs de science-fiction .
Ce roman est une pure merveille car c'est un texte d'une exigence incomparable .
Mais c'est 700 pages intenses qui demandent quasiment du travail au lecteur , qui ne sera pas vraiment en mode : doigts de pieds en éventail , pendant cette lecture quelquefois ardue mais riche et copieusement enracinée dans l'action .
On Peut comparer ( vaguement ) Parade nuptiale , aux romans d'Ursula le Guin ( le cycle de l'oekoumène ) pour sa dimension quasiment ethnologique .
kingsbury nous confrontes à un monde lointain .. très lointain car , loin dans le futur , loin dans l'espace et loin de nous culturellement parlant .
Des hommes ont jadis colonisé la planète Géta . Ils ont oublié leur origine ( en grande partie ) et ils ont développé une société très particulière du fait des contraintes du milieux .
Aucune des plantes ou aucune des protéines native de Géta , ne sont comestibles pour l'homme alors que la civilisation a globalement régressée depuis l'arrivée des premiers colons .
Il demeure néanmoins certains paradoxes du point de vue des savoirs et des technologies qui créent une société assez déroutante , avec par exemple , la maitrise étonnante d'une science génétique et du clonage .Le vent est une énergie primordiale au quotidien de même que les armes blanches ..
Ce monde possède une remarquable mythologie de l'arrivée , et des religions et des modes de vie tout à fait spécifiques qui viendront surprendre et intéresser le lecteur après l'avoir surpris certes , mais peut-être même surtout , après l'avoir choqué ou mis mal à l'aise .
La faune , la flore et les saisons de ce monde sont discrètement posées par l'auteur et elles sont intégrées à la trame narrative de ce texte de façons subtiles et variées et cet aspect du dépaysement est subtilement intense tout en étant assez discret malgré tout .
En fait , je dirais que la planète Géta habite autant les personnages , que les personnages l' habitent .
Le lecteur doit en effet , s'adapter à un univers déroutant et à un univers et à des personnages d'une extrême richesse .
Ce monde possède en effet une texture très dense et tous les détails sont amenés de façons habiles et progressives et de fait cet univers est terriblement particulier et pas toujours à l'avenant d'ailleurs ? mais il affiche un rare ( vraiment rare ) parfum de réalité .
La narration est intense et les informations à assimiler sont nombreuses et complexes , pour le plus grand plaisir du lecteur , tout en sachant que cela rend ce long roman déroutant et difficile d'accès .
Il y a une intrigue très ramifiée et très fouillée qui se nourrie de bruits de guerres , de querelles politiques , d'amour , de science historique , de religions , d'affaires de familles , de rivalités de castes ...
C'est un grand roman de science-fiction c'est aussi de la littérature de haut vol . Inscrit dans un texte long et complexe . Il faut se donner le temps d'entrer dedans et ce n'est pas facile , malgré ses énormes qualités , par exemple : l'action soutenue , les intrigues intéressantes et depaysantes , et enfin : la crédibilité palpable et véritablement accomplie des personnages.
Le mode de vie des hommes , façonné par ce monde aux milieux exigeants , plonge le lecteur dans des coutumes déroutantes comme : le cannibalisme rituel et alimentaire , des règles matrimoniales particulières et minutieuses , comme la polyandrie , des fonctionnements politiques tout à fait déroutants et subtils , des scarifications et des initiations associés à des rites de passages , un statut de femmes libres et influentes , pour certaines , pour d'autres un statut d'outils au sens propre .
C'est de l'ethno SF ( aboutie ) et c'est un roman quasiment unique de ce fait , d'autant plus que la faune et la flore de cette planète sont très sérieusement décrites de manières pointues et quelles imprègnent profondément le récit et de là : l'esprit du lecteur également .
Ce roman possède des qualités littéraires certaines et il est tout à fait à même de séduire le lecteur le plus exigent .
PS : Je recommande de commencer la lecture par l'épilogue , qui se trouve à la fin du roman , car cela aidera grandement le lecteur à appréhender ce monde déroutant et assez difficile d'abord malgré certains aspects très émouvants ou grandioses et épiques même .
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          6110
lecassin
  11 décembre 2013
Nous sommes sur l'inhospitalière planète Geta , dans un futur indéfini, Geta ou vivent les lointains descendants d'une partie de la diaspora humaine aura trouvé refuge ; et s'est organisée, autour de ses connaissances, ou de ce qu'il en reste : une société basée sur la conception génétiquement modifiée et le cannibalisme. La biologie n'a pas de secrets pour cette étrange population, alors que technique et technologie lui est parfaitement inconnue au point d'avoir oublié jusqu'à la bicyclette, à la manière dont l'humanité perdit le nombre π pourtant connu des égyptiens pour ne le retrouver que bien plus tard…
Côté religion, on adore le Dieu soleil : des rites anthropophages…
Quant aux rites de constitution de la cellule familiale idéale, ils constituent avec leurs conséquences le thème porteur d'une grande partie de l'intrigue et ne seront pas dévoilés ici.
Le cadre est posé, ou presque. Ajoutons que Geta est une planète dont végétaux et animaux sont toxiques pour l'homme…une guerre menace…sur fond de contestation du pouvoir en place.

Pour faire écho à la plupart de mes connaissances ayant lu ce pavé de quasiment 600pages : voilà un ouvrage atypique de science-fiction/fantasy… mais malgré tout, d'une lecture facile, si l'on n'est pas d'entrée dégouté par les pratiques de survie de « ce regroupement humain ». Ajoutons quelques dialogues un peu décousus, des noms de personnages difficiles à mémoriser… on se laisse tout de même attraper par la narration ; en tout cas ce fut le cas pour moi…
Donald Kingsbury, Professeur de mathématiques et chercheur en mathématiques fondamentales n'a que très peu écrit, et c'est bien dommage, tant le dépaysement est total (et c'est le moins que l'on puisse dire) dans ce « Parade nuptiale ».
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          210
Beatson
  16 octobre 2018
Tout au long de ma lecture, j'ai eu un avis très mitigé.
D'un côté un monde assez original socialement parlant avec des familles à plusieurs époux(ses), des pratiques assez curieuses comme le fait de manger les morts lors de banquet funéraire, un dieu qui ressemble plus à un satellite ayant un rapport avec notre Terre (bien que cela restera un mystère), une congrégation de femmes espionnes et manipulatrices aux visages changeant, une connaissance des génomes et de la manipulation génétique très poussée, …. et c'est peut-être là que s'arrête mon engouement car une société où la science génétique a atteint des sommets mais qui ne comprend pas grand chose à l'électricité, ne connaît même pas une machine pour se déplacer, balbutie dans la communication filaire, etc.... cela m'a questionné pendant tout le roman.
Si on ne s'arrête pas à cet aspect qui m'a paru incohérent, le reste du roman est assez passionnant avec une découverte progressive de l'histoire de la terre (oui, c'est un peu curieux), une analyse de l'agressivité humaine au cours l'histoire, de l'usage des armes et de la tyrannie (des personnages comme Napoléon et surtout Lénine en prennent plein leur grade) qui se veut avec du recul puisque vue par une société aux moeurs et à la culture très différente. Nous n'aurons pas l'explication de la relation qui nous lie nous terriens avec ce monde, et l'origine de ce monde et de son passé resteront un peu mystèrieux.
En résumé,j'ai beaucoup aimé les personnages, l'aspect tribal assez poussé, un mélange de Fantasy-Fiction, les relations sociales étranges, ... mais beaucoup moins l'aspect hard-science qui m'a paru incohérent.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170
basileusa
  07 septembre 2014
Voilà une lecture qui change un peu ! J'ai mis un peu plus de temps à le lire car il demande une lecture plus exigeante mais ça en vaut vraiment la peine. Il chamboule un peu nos codes , rien qu'avec ses cellules familiales qui peuvent comporter jusqu'à 6 individus ,souvent 3 hommes /3 femmes qui sont mariés ensemble . Bon ensuite la survie passe par le cannibalisme .Des individus jugés "plus faibles" se sacrifient pour les autres et on élève certains bébés pour ça aussi.
On suit une cellule conjugale qui recherche une nouvelle femme et ,qui va se retrouver au coeur des intrigues politiques et de la guerre sur Geta.
Ce roman mêle l'amour à la politique ,à la guerre ...il est très original et j'ai vraiment bien aimé ! Beaucoup de surprises et de revirements nous tiennent en haleine.
Commenter  J’apprécie          142
mazuay
  30 novembre 2010
Kingsbury nous plonge ici dans la vie d'une cellule familiale, dans un endroit qui pourrait être une planète colonisée par les humains et ayant développé une civilisation, hum, nouvelle. En fait il s'agit du parcours initiatique des membres de cette cellule vers un idéal familial, avec toutes les contraintes associées : antériorités des individus, vie professionnelle, ... Si on accepte tel quel le contexte d'une société anthropophage, polygame et polyandre, on peut alors se concentrer sur les théories politiques et religieuses sous-jacentes. Ce roman est vraiment très intéressant.
Lien : http://question-sf.over-blog..
Commenter  J’apprécie          20
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
finitysendfinitysend   09 janvier 2014
Ces machines kaièl atteignaient leur maturité sexuelle alors qu'un enfant normal apprenait tout juste à marcher et elles recevaient aussitôt leur premier embryon .La seconde couvée se composait toujours de jumeaux et la troisième ,lorsqu'elles étaient devenues adultes, de triplés .A l'âge où les autres femmes voyaient leurs seins s'épanouir ,les machines étaient déjà usées et bonnes pour la boucherie .
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          210
BeatsonBeatson   06 octobre 2018
Il s’appelait Lénine et il chevauchait une grande machine à vapeur dans le but de détourner à son profit le soulèvement socialiste de la Russie et de détruire cet embryon naissant par une terreur néchaïevienne systématique afin de nourrir son propre avenir de carton-pâte.
......
Mort au Tsar déchu ! Mort au Tsar vendu aux capitalistes et qui tremble devant les socialistes ! Longue vie au nouveau Tsar ! Longue vie au Héros des travailleurs qui tue capitalistes comme socialistes, qui redistribue toutes les terres à l’État, qui replonge dans l’esclavage les paysans libérés ! Mort à la vieille aristocratie corrompue et faible ! Vive la nouvelle aristocratie corrompue et forte !
........
En définitive, Lénine n’eut rien d’autre à offrir que la restauration. Il élimina le tsar en devenant tsar.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
BeatsonBeatson   14 octobre 2018
Chapitre 63
1. Sans l’aide des autres, l’avenir de tout être humain ne renferme que peu de solutions de rechange.
2. Cette aide peut être :
a. mutuelle comme dans la coopération,
b. forcée comme dans l’utilisation d’esclaves.
3. L’individualiste, l’homme qui n’a nulle intention de se pencher sur les objectifs des autres, car il n’a nulle intention de transiger sur les siens, peut devenir :
a. un ermite aux objectifs limités,
b. un tyran entouré d’esclaves avec la révolte pour avenir et l’hostilité cachée pour présent.
4. L’être humain peut choisir la voie de l’aide mutuelle et il n’aura ainsi aucun objectif défini, car il se penchera constamment sur les objectifs des autres et modifiera les siens en conséquence. Cette voie sinueuse conduit à la perte de l’individualité, mais celui qui l’emprunte trouvera toujours un terrain semé de riches choix d’avenirs et c’est pourquoi ses gains seront plus importants que ses pertes.
Le Premier Prophète Tae ran-Kaïel dans Négociations.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
lecassinlecassin   11 décembre 2013
Certains d’entre nous apportent leur contribution à la race par la Mort, d’autres par la Vie. Il en a toujours été ainsi.
Commenter  J’apprécie          130
BeatsonBeatson   16 octobre 2018
La vengeance est un jeu de patience pour qui sait maîtriser ses passions. 
Commenter  J’apprécie          90
autres livres classés : science-fictionVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Les plus grands classiques de la science-fiction

Qui a écrit 1984

George Orwell
Aldous Huxley
H.G. Wells
Pierre Boulle

10 questions
2755 lecteurs ont répondu
Thèmes : science-fictionCréer un quiz sur ce livre