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Martine Béquié (Traducteur)
ISBN : 2743600330
Éditeur : Payot et Rivages (16/02/1996)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 252 notes)
Résumé :
Quand Turtle Greer, six ans, est témoin d'un accident insolite près d'un barrage, son insistance à raconter ce qu'elle a vu et la confiance que sa mère a en elle sauvent un homme et font d'elle... une vedette de télé.

Cette célébrité va obliger Turtle et sa mère, Taylor, à fuir. Kentucky, Oklahoma, jusqu'à Las Vegas. Passé et futur s'entrecroisent pour la petite fille cherokee adoptée.

La grand-mère, Alice, déjà présente dans L'Arbre ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
Shan_Ze
  17 mai 2017
3 ans après L'arbre aux haricots, on retrouve Taylor et Turtle. Elle a maintenant 6 ans et grâce à elle, un homme, tombé dans un trou, est sauvé. Mais ce sauvetage va amener Annawake, une jeune avocate, à s'intéresser à leur cas et contraindre Taylor et Turtle à fuir vers Las Vegas.
J'avais aimé L'arbre aux haricots, la suite est dans la même veine ! On découvre des nouveaux personnages, un peuple ; on apprécie un peu plus la relation entre Taylor et Turtle et on rit beaucoup ! J'ai eu un peu de mal aussi à comprendre Annawake. Ca reste un roman joyeux, qui s'essouffle par moments et mais qui ne laisse pas insensible.
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Srafina
  09 mars 2017
« Les cochons au paradis » est la suite de « L'arbre aux haricots » : dommage je n'ai pas encore lu ce dernier, mais je ne tarderai pas à le faire, tellement ce deuxième tome m'a plu. Il peut paraître au début longuet, descriptif, mais on se laisse emporter par le style et l'écriture de Barbara Kingsolver qui est bien poétique à certains moments, les mots en tout cas nous emportent.
On y trouve une petite fille aux origines cherokee et sa maman adoptive Taylor dans une Amérique différente de celle dont on nous renvoie sans cesse l'image : l'Amérique du quotidien. On y parle aussi du problème des Indiens à garder leurs enfants : le dilemme posé dans ce livre : rendre Turtle à sa tribu ou la laisser avec sa mère adoptive qui l'aime et l'a sauvé de l'indicible.
Tous les personnages sont attachants et on suit Taylor et Turtle dans leur fuite avec inquiétude en ce demandant où tout cela va les mener.
J'ai vraiment beaucoup aimé ce livre et je le recommande.
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inclassable1
  17 novembre 2014
Taylor a une absolue confiance en sa fille adoptive Turtle, et lorsque celle-ci lui raconte avoir vu un homme tomber dans le déversoir du barrage Hoover dans le Grand Canyon, elle fait aussitôt demi-tour avec sa voiture et remue ciel et terre pour convaincre les autorités d'envoyer une équipe de secours dans ce fameux déversoir (qui compte-tenu de la pénurie d'eau ne sert absolument à rien)…cet épisode se terminera chez Oprah Winfrey, la jeune Turtle, enfant cheyenne, devient une star pour quelques instants.
Mais Annawake, cheyenne elle aussi, avocate stagiaire et dont le frère jumeau Gabriel été adopté par des Blancs, regarde la télé, s'interroge sur la légalité de l'adoption de Turtle et va débarquer dans la vie de Taylor et Turtle, à Tucson.
Celles-ci prennent alors la fuite pour échapper à Annawake, un temps accompagnées par Alice, mère de Taylor, qui rejoindra ensuite le territoire Cheyenne pour tenter de trouver une solution.
Ce roman est constitué non seulement de réelles et prégnantes problématiques sociales, politiques, environnementales et plus vastement humaines, mais aussi et au-delà par une tentative de dialogue entre les individus pris en tant que tel et la communauté dont ils font partie.
La question principale soulevée par Les cochons au Paradis concerne la famille, plutôt les différentes notions de famille et met en relief la famille nucléaire qui nous est familière (quoique le modèle mis en avant par Barbara Kingsolver exclut quelque peu les hommes, enfin ceux qui ne parlent pas) et la famille élargie au sens Amérindien : oncles, tantes, frères, grands-parents mais aussi communauté.
Barbara Kingsolver ne condamne pas l'un ou l'autre modèle, mais elle plaide pour un respect du modèle Cheyenne, les fait dialoguer et illustre tant avec la famille de Millie, la soeur d'Annawake, qu'avec Turtle, ce que pourrait être une organisation familiale de compromis.
Plus loin que la famille, c'est l'organisation sociale de la société occidentale versus des modes de vie plus collectifs qui est là dénoncée, et plus précisément l'incompréhension du monde blanc envers les Amérindiens, provoquant un choc culturel illustré par les trajectoires inverses de Gabriel, frère d'Annawake, adopté par des Blancs et qui passe son temps en prison, et par celle de Barbie, copie conforme du modèle en celluloïd, qui accompagnant un temps la famille Greer, va quitter le navire en embarquant les quelques dollars qui restaient à Taylor. Sans oublier Cash, qui après avoir tenté vainement de réussir dans le monde blanc, rejoint sa communauté dans laquelle il est accueilli comme s'il était parti la veille.
Plus loin que l'organisation sociale, l'organisation humaine de l'Amérique et son rapport marchand avec la nature est mise en cause ; alors qu'elle est une composante essentielle de la vie des Cherokee, la nature est utilisée sans souci du lendemain pour fournir de la lumière à Las Vegas, de l'eau à Los Angeles (cette ville ne disparaîtra pas à cause d'un tremblement de terre mais parce qu'il n'y aura plus d'eau).
Avant la famille, avant l'organisation sociale et humaine, les rapports entre les hommes et les femmes sont aussi le coeur de ce roman.
Alice a quitté son époux silencieux Harland et sa télévision fétiche ; Taylor vit avec Jax mais n'est pas sûre d'avoir besoin de lui qui va, pendant son absence, trouver le moyen d'avoir une relation sexuelle avec la propriétaire de sa maison. Annawake vit avec son ex belle-soeur.
Le parcours de ces trois femmes indépendantes, courageuses, responsables, d'abord seules puis progressivement entourées affectivement par d'autres femmes, démontre que la vie d'une femme ne doit pas être consubstantielle à la présence d'un homme.
Mais avant tout, Les cochons au paradis est un roman intense, honnête, chaleureux et plein d'humour dans lequel les personnages principaux sont moins décrits par l'auteur que ressentis par le lecteur, qui permet de découvrir les difficultés auxquelles est confronté le peuple Cheyenne, mais, et c'est remarquable, propose aussi un futur.

Lien : http://occasionlivres.canalb..
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Josephine2
  03 août 2015
Dans ce roman, on retrouve Turtle Greer âgée de 6 ans et Taylor, sa mère adoptive. Elles vivent avec Jax, musicien . Lors d'une promenade, Turtle voit un homme tomber d'un barrage. Taylor met tout en oeuvre pour que l'on croie Turtle et elles vont finir par convaincre un responsable du barrage de son histoire et elles vont ainsi sauver Lucky Buster.
Elles passeront à la télévision, à la célèbre émission d'Oprah Winfrey. A la suite de cette émission, Annawake Fourkiller, Cherokee et travaillant pour un bureau Indien, reconnait une enfant Cherokee en la personne de Turtle.
Taylor et Turtle, après un contact avec Annawake Fourkiller, qui remet en question l'adoption de Turtle, s'enfuiront.
Que vont-elles devenir ? Pourront-elles toujours fuir et avec quel argent ?
Cette deuxième partie nous tient en haleine. On a peur que Turtle soit séparée de Taylor.
Le seul petit bémol que je pourrais faire, c'est que cela se termine en Happy End et l'histoire de la mère de Taylor qui tombe amoureuse d'un personnage important pour Taylor et Turtle est un peu invraisemblable.
Cela mis à part, Je recommande cette lecture qui m'a permis de passer un agréable moment.
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pyrouette
  13 octobre 2013
C'est juste une formidable histoire d'amour entre une mère et sa fille. Taylor repart avec sa petite fille qu'une juriste menace de lui enlever. Elle repart dans sa vieille voiture, avec rien ou si peu, traverse une partie du pays, mais voilà. Quand on part de chez ses parents on a l'insouciance de ses jeunes années. Taylor est maintenant une maman responsable et aimante. Elle trouve appartement et travail précaire qui ne lui permettent pas de vivre décemment. Sa mère viendra la rejoindre et repartira pour essayer d'arranger le dossier administratif. Pendant ce temps Taylor perd son optimisme. Sa fillette l'attend dans la voiture quand elle travaille et elles ne mangent que du beurre de cacahuète. Elle prend conscience de la misère dans laquelle elle a entraîné Turtle et préfère rejoindre sa mère pour affronter les autorités compétentes. Je suis toujours aussi fan, quelques heures de dépaysement, d'amour, d'amitié, de bons sentiments. Ça fait un bien fou !
Lien : http://pyrouette.canalblog.c..
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
mamansand72mamansand72   22 octobre 2015
Annawake s’essuie le visage du revers du poignet, et regarde Alice. « Je vous concède que Turtle a été abandonnée. Elle n’a pas été volée. Elle a été perdue et trouvée. Ce n’est pas la première fois qu’un parent indien abandonne un enfant, je suis obligée de vous accorder ça. Mais notre législation voit les choses ainsi : la mère ou le père n’ont pas ce droit. »
Alice tend un mouchoir à Annawake. Les jeunes n’en ont jamais sur eux. Annawake plie et déplie le carré de coton sur ses genoux. « Nous voyons tant d’images négatives de nous-mêmes, Alice. Surtout en dehors des réserves. Parfois, les filles partent pour la ville. Elles s’imaginent sans doute qu’elles vont apprendre à être blondes, mais elles développent un tel mépris d’elles-mêmes qu’elles abandonnent leurs bébés dans des hôpitaux ou à l’aide sociale. Ou dans un parking. Plutôt que de s’en remettre à la famille.
- C’est triste dit Alice. Mais si vous enlevez à Turtle la seule maman qu’elle connaisse, vous allez briser deux vies.
- Je le sais. » Annawake a baissé la tête. Elle ramène derrière son oreille une mèche qui retombe immédiatement. « Je pourrais aussi vous dire que des vies brisées retrouveraient leur sens. Il n’y a pas de réponse facile. Je fais tout mon possible pour éviter de faire intervenir la loi. J’avais plus ou moins trouvé une solution, mais ça n’a pas l’air de marcher. » Elle observe attentivement Alice à nouveau, comme si elle attendait quelque chose.
- « Que dit la loi ?
- C’est simple. La Charte des droits de l’enfant indien dit qu’un enfant doit être placé dans sa famille s’il en a une, ou chez d’autres membres de sa tribu, ou, troisième possibilité, avec un membre d’une autre tribu indienne. La loi est claire.
- Et votre conscience ? » demande Alice
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VALENTYNEVALENTYNE   26 décembre 2014

Jax prend appui sur un coude et se met à lui montrer des constellations : La Grande Ourse, qu’Annawake connaît depuis qu’elle a appris à marcher, et les Pléiades.
- Les quoi?
- Pléiades. Les sept sœurs.
Elle avale une longue gorgée de bière et grimace en direction du ciel. « Vous autres, vous devez avoir de meilleurs yeux que nous. En Cherokee, il n’y en a que six. Les six mauvais garçons. Anitsutsa.
- Anitsutsa ?
- Oui. Ou disihgwa, les cochons. Les six cochons au paradis.
- Désolé, mais vous me faites marcher.
- Pas du tout. C’est l’histoire de six garçons qui ne voulaient pas faire leur travail. Ils refusaient de récolter le maïs, de réparer le toit de leur mère, de s’occuper des préparatifs des cérémonies – il y a toujours des choses à faire pour les cérémonies, ramasser du bois, réparer les abris, des choses comme ça. Ils n’avaient pas l’esprit communautaire, si vous voulez.
- Alors ils ont été changés en cochon.
- Attendez, ne brûlez pas les étapes. C’est eux qui se sont changés en cochons. Vous comprenez, la seule chose qui les intéressait, c’était de jouer à la balle et de s’amuser. Toute la journée. Alors les mères en ont eu assez. Un jour, elles se sont réunies et elles ont rassemblé toutes leurs balles de sgwalesdi. Ce sont des balles de cuir grosses comme ça. Annawake soulève un abricot vert. Avec du poil à l’intérieur. animal ou humain, je ne sais pas trop. ils ont mis les balles dans une marmite et les ont fait cuire.
- Miam, Miam, fait Jax.
Elle jette l’abricot, en faisant attention de ne rien viser. « Bien, les garçons rentrent donc pour déjeuner après avoir joué toute la matinée, et leurs mères leur disent : « Voici votre soupe! » et elles versent les vieilles balles cuites toutes trempées dans leurs assiettes. Les garçons se mettent en colère. » C’est tout juste bon pour des cochons » , et ils s’en retournent au lieu de cérémonie, et se mettent à courir autour du terrain de jeux, en demandant aux esprits de les écouter, leur criant que leurs mères les traitent comme des cochons. Et les esprits les ont écoutés, je suppose. Ils se sont sans doute dit : « une mère sait ce qu’il faut » , et ils ont changé les garçons en cochons. Ils ont continué à courir de plus en plus vite jusqu’à ne plus être que des ombres. Puis leurs petits sabots ont quitté le sol, ils sont montés au ciel et ils y sont toujours.
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mamansand72mamansand72   22 octobre 2015
« Ça se fait aujourd’hui. De mettre des cœurs, des foies tout neufs sur les gens, fait remarquer Alice.
- Je sais. Mais je trouve pas ça bien, d’échanger des pièces avec les morts juste pour rester là à embêter les jeunes. Quand on est usé, je dis que c’est le signe qu’il est temps de partir.
- Je suis bien d’accord », dit Alice. Elle remarque une fleur qui pousse dans le fossé, on dirait une fleur de pissenlit qui aurait perdu la raison. Elle est aussi grosse qu’une tête d’enfant.

« Posez-moi la question dans dix ans, je chanterai peut-être un autre refrain, poursuit Cash en riant.
- Je sais, c’est dur d’admettre qu’on est vieux, pas vrai ? Souvent je me dis comment est-ce que c’est arrivé ? Soixante et un ans ! Quand j’étais jeune, je regardais les gens de cet âge et je pensais qu’ils devaient se sentir différents au fond d’eux-mêmes. Aussi différents de moi qu’un chien, ou un cheval. Je croyais que ça devait leur sembler tout naturel d’être ridés et courbés, au bout du rouleau.
- Et pourtant, on ne sent pas comme ça, n’est-ce pas ?
- Non, dit Alice en passant la main dans ses cheveux courts. On se sent normal. »
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mamansand72mamansand72   22 octobre 2015
Depuis quelques jours Taylor voit des Indiens partout : un profil de chef indien sur une Pontiac. Une petite fille au regard innocent sur la paquet de margarine à l’huile de maïs. La caricature au nez crochu, mascotte des Indiens de Cleveland. Taylor se demande à quoi pensait Annawake quand elle a dit qu’il ne fallait pas que Turtle perde le contact avec son côté indien. Pas à des plumes, tout de même, mais alors à quoi ? Taylor elle aussi est en partie indienne, Alice autrefois lui parlait souvent d’une arrière-grand-mère cherokee. Qui n’a pas un ancêtre indien au fond de ses tiroirs ? Même Elvis Presley en avait un. Où situer la frontière ? Peut-être qu’être Indien n’est pas si facile à définir, pas plus que ne l’est le fait d’être blanc.
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pyrouettepyrouette   13 octobre 2013
Chacun a ses problèmes et ses raisons de vouloir repartir à zéro. Les gens sont toujours curieux de connaître les détails, mais à mon avis c’est juste parce qu’on espère que la vie des autres est plus catastrophiques que la nôtre.
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