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Daphné Bernard (Traducteur)
ISBN : 2714446418
Éditeur : Belfond (20/05/2010)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 495 notes)
Résumé :
Lara, vingt-sept ans, est dans une mauvaise passe: son fiancé est parti tomber amoureux d'une autre, son associée fait la fête sur une plage à Bali pendant que leur business de recrutement frôle dangereusement la faillite, et la voilà forcée d'assister à la crémation d'une très vieille grand-tante qu'elle a dû voir cinq fois tout au plus.

Heureusement, Lara n'est pas seule. Car voici que surgit Sadie: une fille épatante, tout droit sortie des années v... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (83) Voir plus Ajouter une critique
Phoenicia
  22 juin 2018
Une relecture qui fait du bien! de temps en temps, il est bon de se plonger dans les récits légers et drôles de Sophie Kinsella. Sur bien des points, Très Chère Sadie correspond à la recette habituelle : un loseuses pour qui on a de l'empathie, une famille particulière, un prétendant souvent très riche et craquant (forcément!) et une narration interne très distrayante qui ne manque pas de nous faire sourire, surtout quand l'héroïne s'emmêle les pinceaux dans ses mensonges et gaffes. Pour autant Très Chère Sadie sort du lot avec son côté fantastique. L'histoire ne tourne plus autour d'une fille mais bel et bien de deux, sauf que l'une d'entre elles est un fantôme plein de peps tout droit sorti des années 20. Et le personnage de Sadie a bel et bien pour ambition de bouger Lara dans ses habitudes!
Une lecture que je recommande pour tous les amateurs de chick-lit! Merci à @JohannaMedici de me l'avoir pioché dans le cadre de Pioche dans ma PAL juin 2018.
Pioche dans ma PAL juin 2018
Challenge Pavés 2018
Challenge Multi-défis 2018
Challenge 50 objets
Challenge le tour du Scrabble en 80 jours.
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Escapist
  22 février 2015
Lorsque l'on entame la lecture d'un chick lit, on s'attend inévitablement à immerger dans un monde haut en couleurs, ponctué d'expressions pétillantes et de situations rocambolesques. Et "Très chère Sadie » ne fait pas exception à la règle. Dès la première page où l'humour coule à flot comme le champagne, le ton est donné et c'est avec un certain plaisir ponctué d'une once de curiosité que l'on tourne à une cadence effrénée les pages de ce roman que l'on finit par dévorer.
C'est dans le Londres contemporain, celui régis par les affaires et la dure loi du marché du travail, que s'inscrit cette histoire. On immerge alors dans la vie de Lara Lington, jeune femme malmenée par les tracas du quotidien, dont la vie semble aller de mal en pis. Entre travail épuisant, amour décevant et famille aliénée, on a comme l'impression d'assister à une caricature de notre propre vie. Mais cette sensation amusante de déjà-vu et vite surpassée par la touche fantastique (et fantaisiste) de l'ouvrage : celle de l'arrivée impromptue d'un fantôme. Et quoi de plus logique que d'avoir à faire à celui de cette vieille grand-tante inconnue que l'on rencontre pour la première fois à sa propre incinération ? Entre conjonctures loufoques et répliques cinglantes, le roman s'emporte vite dans un flot de situations étonnantes et toujours désopilantes. Car lorsque le monde des années 2010 rencontre celui des années 20, on assiste à un singulier choc entre deux cultures tout à la fois très similaires et dissemblables. Car il s'avère que cette vieille grand-tante emportée à l'âge canonique de cent cinq ans fut le témoin de l'une des périodes les plus libérées de notre histoire, et actrice de ce vent de folie qui souffla sur le début du XXe siècle. Insouciante, extravagante, extravertie, excessive… sa vie est à l'image de ces adjectifs : une existence dans la démesure où la modération n'a pas sa place. Sadie, fashionista avant l'heure des années folles, est une sorte de mini-tornade qui vient achever de bouleverser la vie déjà houleuse de notre jeune héroïne. Excitée et un brin hautaine, elle entraîne alors Lara dans une chasse au trésor, en quête d'un fabuleux sautoir en perles dont la valeur lui est inestimable. Les deux générations, bon gré mal gré, sont entraînées dans une avalanche de catastrophes et bousculent toutes les conventions pour parvenir à leur but. A la lecture de certaines situations, on ne peut quand même s'empêcher de reprocher une pointe d'exagération à Sophie Kinsella. Mais ces hypertrophies sont nuancées par des remarques plus raisonnables qui soulignent la prise de conscience par l'héroïne de l'incongru des situations.
Au final, ce roman n'est pas seulement un chick lit que l'on lit par pure détente, mais une jolie vision sur les liens familiaux qui, tels le roseau, plient mais ne rompent jamais. On s'attache rapidement les personnages, on rit des péripéties successives qui s'enchaînent à un rythme endiablé, on s'attendrie sur les sentiments de certains protagonistes et l'on s'insurge face à l'arrogance et au sans-gêne d'autres. Cette histoire est surtout une bonne occasion d'effectuer un saut dans le passé pour se délecter de la richesse et la frivolité de la vie des années 20, une époque étrangement peu remise à l'honneur dans la littérature. le parallèle avec « Gatsby le Magnifique » est de fait inévitable et l'on retrouve bien le même thème abordé dans « Très chère Sadie » bien qu'avec plus de légèreté et de familiarité. Il n'empêche que notre imagination s'éblouie sur les facettes des diamants qui viennent orner les cous graciles, sur les plumes qui parent les coiffures incroyables et sur les milliers de paillettes qui s'échappent des tenues inouïes. On danse au rythme endiablé du charleston, on se trémousse sur les airs jazzy enfiévrés et l'on savoure chaque moment innocent de la vie. Tout au long du roman, c'est l'occasion pour Sadie de se remémorer sa vie passée et de témoigner de la futilité et de la vanité qui se sont abattus sur les années folles. de l'élégance et la prestance des hommes, de la coquetterie excessive et des poses extravagantes des femmes, rien n'est épargné dans ce roman et l'on soulignera les recherches poussées de l'auteur. Un travail si approfondis qu'il donne l'impression que Sophie Kinsella a connu personnellement cette époque échevelée. L'exotisme est omniprésent à ce roman et l'on en vient à voir dans le fantôme de Sadie, cette résurgence frivole du passé, l'accomplissement de nos plus secrets désirs. Carpe diem est son credo et chaque situation est l'occasion pour elle de pousser Lara à dépasser les conventions strictes de notre civilisation contemporaine. S'il fallait retenir une sorte de mini-morale à ce roman, elle se définirait en deux termes : oser et profiter. Lara, à laquelle on s'identifie grâce à la narration interne, devient l'exemple de la fusion de ces deux mondes : celui, austère, de nos jour et celui, enjoué et décalé, des années 20. Et l'on se rend vite à cette conclusion : chacun a besoin de son lot de fantaisie et de folie pour vivre pleinement sa vie, en dehors de toute convention.
Mais plus qu'un hommage aux années folles, « Très chère Sadie » est aussi un ouvrage qui témoigne d'un simple constat : derrière chaque personne, âgée en apparence, ce cache un témoignage de la vie passée et d'une jeunesse fébrile. Ne pas se laisser tromper par les apparences car elles peuvent receler bien des surprises. En définitive, Sadie est une personne dynamique et hardie, mais aussi une femme au coeur meurtri et qui cache sa peine derrière un voile d'arrogance et d'insouciance comme tant de personnes ont tendance à le faire. Derrière la recherche assidue et les courses éperdues derrière son collier se cache un véritable mystère et une belle histoire d'amour perdu. Même si les situations laissent bien souvent présager ce qu'il adviendra des personnages par la suite, on est curieux de découvrir quel chemin vont prendre les problèmes pour se résoudre.
Pour une lecture légère, rafraîchissante et reposante, « Très chère Sadie » est une valeur sûre où l'humour se partage la page avec cocasse et évasion. Ce livre ne se lit ni pour son suspens ni pour son esthétique littéraire, mais pour son ironie piquante et son exotique gaieté, pour ses tournures burlesques et ses personnages attachants mais surtout, et avant tout, pour la magique atmosphère qui règne sous les parures étincelantes et scintillantes des années rugissantes.
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LadyM
  31 décembre 2012
De la neige qui dégringole, le Pc à côté du chauffage, une tasse de café... Quoi de mieux pour écrire une chronique ? Qui plus est d'un livre que j'ai beaucoup apprécié ! Un Chick-Lit ce qui est assez rare.
Nous voilà embarqué dans les aventures de Lara et Sadie. A l'enterrement de sa grand-tante, Lara s'est mise à voir la défunte mais celle-ci à le corps de ses 20 ans. Commence alors une course pour retrouver le collier de Sadie, d'actions en actions, Lara va découvrir un secret plus qu'inavouable ...
La première des choses qui m'a frappé dans ce roman c'est sa vitesse. En effet l'auteur nous embarque dans moultes actions avec Lara, ce rythme effréné m'a fait terminer ce bouquin en seulement deux jours ! Ici pas de longues descriptions, tout est synthétique, propre. Ce qui m'a aussi doublement plu, c'est que l'auteur place ses personnages à Londres et non aux USA comme c'est souvent le cas dans des Chick-Lit. Changer de décors fait un bien fou, l'auteur nous entraîne dans un dédales de rues, de lieux Londoniens que nous ne connaissont pas forcément. Je ne soupçonnais pas Londres aussi vintage, pittoresque !
Un autre point fort : je me suis attachée très vite aux personnages. Sadie et Lara sont à l'opposée l'une de l'autre, Sadie est vivace, optimiste, forte, Lara est plus à se morfondre, malheureuse. Les deux réunies c'est un cocktail explosif de rire et d'actions.
Bien que la fin soit assez prévisible -surtout de découvrir le pourquoi et le qui-, ce livre nous entraîne dans une histoire d'amour aux couleurs vintage, aux habits des années 20, et où les gros poissons du marketing cachent parfois de lourds secrets.
Passons à un point un peu plus négatif ... le retour de la "meilleure amie" de Lara, qui l'a larguée elle et leur entreprise pour un garçon. Dès que celle-ci est revenue le manque de réaction de Lara m'a très énervée. Au lieu de lui sauter au cou, elle préfère se taire et jouer la surprise... Un peu plus de mordant !
Pour résumé : Un roman en fond léger, drôle, émouvant aussi. Les deux personnages se lient d'une amitié profonde même s'ils sont de génération différentes. La tolérance, l'ambition et la famille sont les clés de voûtes de ce Chick-Lit vintage. Je me suis vraiment vus les personnages danser le Charleston, Lara avec une plume dans les cheveux. Très chères Sadie est un récit drôle où l'on ne s'ennuie pas une seconde.
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XS
  09 mai 2018
La Sadie du titre, c'est l'arrière grand-tante de Lara, l'héroïne. Sadie vient de mourir centenaire et Lara doit assister à son enterrement, avec une motivation très modérée compte tenu de sa situation personnelle frôlant la bérézina : co-fondatrice d'une entreprise de chasseurs de tête en perdition, elle fait une légère fixation sur son ex, par qui elle a été plaquée plusieurs mois auparavant.
Lors de cette cérémonie d'enterrement Lara va faire connaissance d'un fantôme, fantôme qui va la mener par le bout du nez tout au long du roman, ce qui, je ne pense pas spoiler mais je masque quand même .
Rien de bien transcendant n'est-ce pas ? Il y a cependant des trouvailles intéressantes dans ce livre : non pas les scènes soi-disant cocasses qui tombent à plat – franchement, Bridget Jones est plusieurs crans au-dessus -, non pas l'histoire d'amour, mais la critique saignante des bonimenteurs de rêves tape dans le mille. Par le biais de l'oncle de Lara, personnage richissime à qui tout réussit, qui fait passer le reste de la famille pour des ratés, l'auteur se montre acérée et un brin cruelle : vivant fort bien de l'animation de séminaires basé sur le mythe du self made man, parti de rien, adepte du discours ‘si tu veux, tu peux', il plume allégrement les pauvres âmes en recherche d'un futur meilleur. La peinture que Sophie Kinsella en fait est bien pensée. .
Qui plus est, la réflexion sur le vieillissement, menée par Sadie le fantôme restée jeune face au souvenir de Sadie la vieille grand-tante décédée, est peu courante dans ce genre de roman.
En résumé, c'est un roman moins passe partout que ce que je craignais, un moment de lecture pas désagréable pour la découverte de l'univers de Sophie Kinsella.
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Musardise
  12 mars 2015
Voilà un roman qui se lit facilement et qui nous sort un peu de la routine habituelle de Sophie Kinsella, qui, disons-le d'emblée, se repose sur ses lauriers et produit depuis plusieurs années des romans de plus en plus médiocres (non pas que je l'aie jamais considérée comme extrêmement talentueuse, mais il y a des limites à tout).
Donc, un brin d'originalité dans ce roman, d'abord parce qu'il s'agit d'une histoire (gentille) de revenant, où une jeune femme de notre époque se voit hantée par une grand-tante qui vient de mourir. Ensuite parce que, pour une fois, et il est important de le noter, Sophie Kinsella nous évite l'insupportable héros dont elle raffole, macho, prétentieux et autoritaire, mais qui fait fondre toutes ses héroïnes (et m'exaspère au plus haut point). L'histoire de Sadie et Lara, qui vont trouver chacune l'épanouissement à leur manière, mais ensemble, se lit donc avec un certain plaisir.
Pour autant, ça reste de la chick lit, genre dont la qualité d'écriture est rarement d'un très bon niveau, et l'intérêt du sujet en général quasi nul. Celui-ci serait donc à porter plutôt en haut du panier, loin sous "Le journal de Bridget Jones", certes, mais bien au-dessus du reste de la production habituelle. Une lecture facile et agréable, c'est ce qu'on demande à la chick lit. Ici, le contrat est rempli.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
Lilou789Lilou789   13 août 2014
Soudain, j'ai la gorge serrée. Au fond d'elles-mêmes, ces femmes sont toutes des Sadie. Elles ont toutes vingt ans. Cheveux blancs et peaux ridées ne sont qu'une façade. L'homme à la bouteille d'oxygène devait être un bourreau des cœurs. La femme aux yeux chassieux était espiègle et jouait des tours à ses copines. Jeunes, ils ont tous eu des histoires d'amour, des amis, fréquenté des dancings : ils avaient la vie devant eux...
Soudain, je les vois dans leur jeunesse. Pleins d'énergie, quittant leur corps actuel, se débarrassant de leur enveloppe usée pour danser ensemble. Ils se lancent dans un charleston effréné, lançant leurs jambes en l'air, secouant leurs cheveux, rejetant la tête en arrière, riant comme des fous...
Je bats des cils. Ma vision disparaît.
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calerncalern   27 juillet 2014
- Elle a vécu cent cinq ans, un véritable exploit. Mais elle aurait détesté qu'on se souvienne d'elle pour cette seule raison. Car, au fond d'elle même, elle a toujours eu vingt-trois ans. Sa vie a été trépidante. Elle adorait danser le charleston, boire des cocktails, conduire à toute vitesse, mettre plein de rouge à lèvres, fumer des cibiches et jouer à zizi-panpan.

Je souhaite de tout mon cœur que personne ne sache ce que veut dire zizi-panpan. Dieu merci, ça passe. Les gens hoche de la tête comme si j'avais déclaré qu'elle aimait jardiner.
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marielitenpyjamamarielitenpyjama   25 février 2015
Parfois, j'aimerais bien être une graine de pissenlit, sans famille, sans passé, débarquant sans préavis comme un mouton de poussière sous un meuble.
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NauNau   18 juillet 2018
Enfin, vous imaginez un fantôme rodant dans votre chambre pendant que...vous faites plus amples connaissance avec votre petit ami ? Je vois le tableau d'ici. Les commentaires de Sadie pendant la chose me rendraient dingue. Mais elle, elle ne serait pas gênée. Elle nous observerait. Et elle évaluerait nos performances. Ou nous assénerait que de son temps c'était bien mieux.
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LilligribouilleLilligribouille   21 août 2013
Si une histoire d'amour est à sens unique, ce n'est jamais qu'une question sans réponse. Tu ne peux pas vivre en attendant la réponse.
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