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ISBN : 2253012793
Éditeur : Le Livre de Poche (31/01/1996)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 39 notes)
Résumé :
Dans La lumière qui s'éteint, le lecteur trouve matière à émotions fortes : l'amour, la guerre, la mort y sont évoqués sur un fond d'exotisme qui plaît aux amateurs de romans d'aventures. L'imaginaire et le réel y sont habilement mêlés. Le texte a le parfum de l'expérience vécue tout en faisant la part belle aux espérances irréalisées et peut-être irréalisables. Et surtout, au terme d'une existence agitée qui connaît les sommets de la gloire et les abîmes du désespo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Laerte
  15 mai 2014
J'avais lu ce livre il y a très longtemps et je viens de le relire.
Je me suis aperçu qu'il y a pas mal de misogynie dans ce bouquin.
En effet, le héros Dick, est amoureux depuis toujours d'une femme qui le tient à distance tout en l'utilisant pour ses ambitions artistiques. Certes, elle en a des remords, mais elle le fait quand même.
Une autre femme survient dans sa vie, mais c'est juste une fille intéressée qui se rapproche de lui dans le but de se donner un statut social.
Certes, c'est un roman écrit il y a environ 130 ou 140 ans et les mentalités étaient ce qu'elles étaient à cette époque, mais je pensais que Kipling avait des idées un peu plus avancées que ça.
Sinon, l'écriture est parfaite, dans le style de l'époque, évidemment.
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Wyoming
  10 mai 2018
Paru en 1890, ce roman de Kipling conserve toute son acuité et sa dimension philosophique et psychologique. La peinture, art majeur, est celui du héros de ce livre et il est entrain de perdre la vue, donc des conséquences qui vont l'atteindre au coeur de l'essence même de son existence. En même temps qu'il perd progressivement la vue, il perd aussi l'espoir d'un amour. le livre peut paraître long tant l'écriture est complexe et quelquefois difficile à suivre, c'est néanmoins une merveille de littérature.
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philteys
  02 novembre 2017
Au final, Dick n'est-il pas plus aveugle quand il voit qu'après avoir perdu la vue ? Amoureux d'une femme qui reste indifférente à ses sentiments, il perd tout entendement. Il se fourvoie dans son art (la peinture) en produisant ce qui plaît au public. Il délaisse ce qui le fait vibrer au profit de fausses sirènes qui l'enchantent mais finissent par le frustrer, bateau ivre au gré de courants illusoires. Aveugle, il se retrouvera un temps.Kipling est un véritable conteur, un peu misogyne par certains côtés, mais qui, par un style fluide, sait nous embarquer dans cette histoire somme toute assez sombre et désespérée.
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Gribouille_idf
  25 février 2015
Un roman qui prend le temps d'installer le lecteur dans son histoire. Peut-être trop. Un long et triste parcours d'un homme marié au malheur !
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Mordaid
  30 août 2017
Peut être mon livre préféré. Toute la magie de Kipling, conteur extraordinaire, s'exprime dans ce livre. Des description superbes, et un histoire poignante.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
genougenou   08 novembre 2013
Il ne put rien faire jusqu’à la fin de la semaine. Puis, vint un nouveau dimanche. C’était à la fois son désir et sa crainte que le retour de cette journée-là ; mais, depuis que les « cheveux rouges » avaient fait son portrait, la crainte l’emportait, décidément.

Maisie, une fois de plus, avait absolument dédaigné ses conseils. Moins que jamais, elle s’était condamnée à dessiner. Revenant à sa marotte, elle avait résolu de s’attaquer à une « tête de genre ». Dick eut peine à se contenir :

— C’était bien la peine de me demander mon avis !...

— Oh ! cette fois, vous verrez ! Ce sera un tableau ! un vrai tableau ! Je suis sûre que Kami me permettra de l’envoyer au Salon. Serez-vous content, alors ?

— Sans doute ! Mais vous n’aurez jamais le temps d’avoir terminé pour le Salon.

Maisie eut un instant d’hésitation. Elle semblait mal à l’aise.

— Nous partirons pour la France, un mois plus tôt, dit-elle enfin. J’ébaucherai ma toile ici, et je l’achèverai chez Kami.

Il sembla tout à coup à Dick que son cœur cessait de battre, et pour ne point perdre tout sang-froid, il dut se répéter mentalement que « la reine ne pouvait mal faire ». Mais son irritation ne cédait pas : « juste au moment où je croyais avoir fait quelques progrès dans son cœur, se disait-il, la voilà qui s’en retourne à la chasse aux papillons ! C’est à devenir fou ! »

Impossible, cependant, de discuter en présence des « cheveux rouges » ; Dick se borna pour le moment à jeter à Maisie un regard d’éloquent reproche.

— Je crois que vous avez tort, dit-il tout haut. Peut-on savoir quel sera votre sujet !

— Je l’ai pris dans un livre.

— Voilà déjà qui ne vaut rien ! Ce n’est pas dans les livres qu’on trouve ces choses-là.

— Je vais vous dire, fit tout à coup derrière lui l’impressionniste. L’autre jour, je lisais à Maisie un passage de la Cité de l’Épouvantable Nuit. Connaissez-vous ce poème ?

— Oui, un peu. Je retire ce que j’ai dit. Il y a des tableaux là-dedans !... Et, qu’est-ce qui a séduit sa fantaisie ?

— La description de la Mélancolie :

Les ailes repliées, comme celles d’un aigle puissant,
Mais trop faibles encore pour soulever le poids
De son orgueil et de sa force, nés de la terre...

« Et un peu plus loin... Maisie, voulez-vous préparer le thé, ma chère ?

Son front chargé de rêves et de pensées funestes,
Le trousseau de clés qu’elle porte, sa robe aux plis droits,

Nombreux, pressés et qui la font rigide,
Comme une cuirasse inflexible de métal bruni,
Ses pieds rudement chaussés pour fouler toutes les faiblesses...
+ Lire la suite
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zazimuthzazimuth   12 septembre 2010
A quoi bon avoir un ami, s'il faut lui faire signe pour qu'il regarde, et tout lui dire pour qu'il comprenne ? (p.141)
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zazimuthzazimuth   29 septembre 2010
Chacun de nous a sa peur particulière, la peur invincible, insurmontable, qui peut l'entraîner jusqu'à l'abdiction de toute dignité. (p.103)

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zazimuthzazimuth   12 septembre 2010
La vie est une guerre où il n'y a pas de remplaçants. (p.81)
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philteysphilteys   23 octobre 2017
Mais à partir du moment où nous nous mettons à penser aux applaudissements attendus, et à jouer notre rôle en regardant la galerie du coin de l’œil, nous perdons toute valeur, toute force et toute habileté. Au lieu de vous appliquer tranquillement à votre tâche, vous vous préoccupez sans cesse des impressions d'autrui, impressions qu'il n'est en votre pouvoir ni de créer, ni de modifier.
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Bande annonce du film Mowgli : La Légende de la jungle (2018), nouvelle adaptation cinématographique du Livre de la Jungle de Rudyard Kipling
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