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ISBN : 2277223336
Éditeur : J'ai Lu (04/01/1999)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 24 notes)
Résumé :
Ce recueil de quarante nouvelles trace un portrait savoureux des Indes britanniques au tournant du siècle. Sur un mode caustique, Kipling fait vivre une galerie de personnages tiraillés entre leur conformisme, leurs inclinations et leur volonté d exister. Premier recueil de leur auteur, les Simples contes des collines comptèrent notamment parmi leurs admirateurs Jorge Luis Borges, qui s en inspira pour son Rapport de Brodie.
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Palmyre
  14 décembre 2013
Challenge Nobel 2013/2014
Petits contes sur la vie coloniale en Inde. Un personnage avec une forte personnalité: Mistress Hauksbee.
Première déception de ce challenge. J'ai apprécié le premier conte de ce recueil. Mais pour les suivants, je n'ai pas accroché. Pourtant j'ai tenté malgré tout d'aller au bout de l'ouvrage espérant trouver un conte qui convienne plus à mon goût, mais en vain. Je pense que c'est le style moralisateur qui m'a déplu. Ou il est possible que je n'ai pas choisi ce livre à un moment idéal pour le lire.
Quoiqu'il en soit, je ne souhaite pas rester sur un échec, je choisirai donc un autre livre de cet auteur pour ne pas rester sur une impression mitigée.
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5Arabella
  30 avril 2018
Rudyard Kipling, entre grâce à son père, à la Civil and Military Gazette de Lahore, à l'âge de 17 ans. Pour cette revue, il va rédiger un certain nombre de nouvelles, un certain nombre d'entre elles, écrites entre 1886 et 1887 vont constituer l'essentiel du recueil Simples contes des collines, publié en 1888. Ces nouvelles auront du succès, et vont d'emblée lancer la carrière de Kipling.
Il s'agit de quarante nouvelles, courtes, juste quelques pages. La publication dans la Civil and Military Gazette imposait un format court. Les nouvelles se passent aux Indes, plusieurs à Simla, qui est située en montagne, et réputée d'un climat plus propice pendant les grandes chaleurs. Les personnages sont des Britanniques essentiellement, les Indiens présents le sont plutôt au second plan. Nous avons donc un tableau de la société anglo-indienne de la fin du XIXe siècle, de ses usages, de ses habitudes, de ses façons de penser, de ses travers, de ses ridicules, de ses préjugés. Et du regard condescendant voire méprisant qu'elle porte sur les Indiens. Certains personnages sont récurrents, reviennent dans plusieurs textes : Mrs. Hauksbee, le policier Strickland par exemple.
Très célèbre à son époque (lauréat d'un des premiers prix Nobel de littérature), Kipling est un peu passé de mode maintenant, connu essentiellement pour le livre de la jungle, ou plutôt par la célèbre adaptation faite par Disney. Une image un peu désuète, d'un chantre d'une société coloniale obsolète lui colle un peu à la peau. Mes seules lecture de lui étaient jusqu'à présent le livre de la jungle et le second livre de la jungle, faites dans l'enfance, et qui très honnêtement ne m'ont pas laissé un grand souvenir. A cause d'une lecture de quatre de ces nouvelles proposée au musée Guimet (lecture faite par Alexandra Steward) j'ai eu envie de m'y plonger.
Je ne peux pas dire que ces textes m'ont enchanté. le format court n'est sans doute pas propice au complexe, au construit. Il s'agit en quelques pages de dessiner un personnage, de trouver une anecdote, une chute qui permet de conclure rapidement l'intrigue. Kipling y montre une indéniable efficacité, dans une grande économie de moyens. C'est assez cruel, il n'est pas vraiment tendre pour ses personnages, et montre surtout leurs travers et ridicules. Lu à la file, c'est un peu répétitif (même s'il y a une vraie invention dans les intrigues) et surtout cela manque un peu d'humanité, d'empathie avec ses personnages, qui peuvent avoir un côté type, plus qu'être des vraies personnes. Cela dit, on sent une vraie fascination pour l'Inde, pour sa magie, ses mystères, qui par contraste, font peut-être de ces personnages, souvent des petits fonctionnaires à l'univers mental étroit, ces créatures un peu falotes. Ils ne sont pas à la mesure du pays où ils sont amené à vivre en quelque sorte. Ce qui peut annoncer leur départ prochain. Malgré ce pressentiment, Kipling reste un homme de son milieu, de sa culture, un membre de la bonne société, dont au final il accepte les codes et les impératifs, et il y a là un côté daté. Par exemple la vision de la femme, des relations entre les deux sexes, que véhiculent ces textes, semble vraiment totalement dépassée, caricaturale.
Mais je dois admettre que la lecture à laquelle j'ai assisté était plus convaincante, peut être parce qu'Alexandre Steward aime visiblement ces textes et en donné une lecture très vivante et investie. Peut être aussi que le choix des textes était judicieux, ou qu'à petites doses, cela passe mieux. Cela me donne envie de retenter autre chose de l'auteur, d'autant plus qu'il s'agit d'un texte de jeunesse, d'un premier essai dans la fiction, et qu'un voyage en Inde est tout de même toujours tentant.
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Taraxacum
  08 juillet 2013
Quand Kipling publia "Simples contes des collines", la société très fermée et si particulière des Indes Britanniques trouva la plaisanterie un peu saumâtre. Qu'il peigne les indigènes, soit, mais dans Mistress Hauksbee, dans les Bremmil, dans tous les civils et militaires que l'auteur décrit, les gens se reconnaissaient, avec bien des grincements de dents. A lire ces contes, on comprend mieux: Kipling est sans concession, quoique empli de pitié pour les plus malheureux, et ses personnages sont examinés sans pitié par sa plume.
Quarante nouvelles, très courtes, quarante histoires situées dans les Indes aujourd'hui disparues qu'était la société anglaise expatriée, un microcosme très particulier, souvent féroce, et qui, sous les dehors de l'humour de ces contes, ne ressort pas vraiment grandi.
Cela se dévore très facilement, avec beaucoup de plaisir, et c'est tour à tour drôle et tragique. (Autant être honnête, j'ai du chercher un mouchoir en lisant "Lancé à l'aventure".)
Un excellent miroir d'une époque disparue et une plume délicieuse, à recommander à tous les lecteurs curieux!

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VampCruci
  15 novembre 2015
Histoires très divertissantes, qui donnent envie d'en lire plus de l'auteur. Pour une raison que je ne m'explique pas, j'ai quand même traîné sur la lecture, en tout plus de trois semaines, donc je ne peux pas crier au génie non plus.
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moravia
  19 février 2013
A lire par petites touches.
Dans l'édition Nelson cela rajoute au plaisir.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
migdalmigdal   11 février 2018
Nous sommes une caste supérieure, une race éclairée, et le mariage entre enfants est chose révoltante.

Il en résulte parfois de singulières conséquences. Néanmoins la manière de voir des Hindous, qui est identique à la manière de voir des gens du continent, identique à la manière de voir primitive,—et qui consiste à arranger des mariages sans avoir égard aux inclinations personnelles des conjoints, — cette manière de voir est juste.

Qu'on y réfléchisse une minute, et l'on verra qu'il doit en être ainsi, à moins, naturellement, que vous ne croyiez aux « affinités ».

Et dans ce cas, vous ferez mieux de ne pas lire ce récit.

Un homme qui n'a jamais été marié, un homme auquel on ne peut s'en rapporter pour choisir au premier coup d'œil un cheval de valeur bien ordinaire, un homme dont la cervelle est échauffée et bouleversée par des visions de bonheur domestique peut-il être abandonné à lui-même pour le choix d'une femme.

II a beau faire, il ne peut voir droit, penser droit, et tout cela se retrouve dans les imaginations d'une jeune fille.

Mais quand ce sont des gens murs, mariés, prudents qui arrangent une union entre un jeune garçon et une fillette, ils le font d'une manière raisonnable, en tenant compte de l'avenir, et par la suite le jeune couple vit heureux.

Chacun sait cela.

Parlons sérieusement.

Le gouveniement devrait établir un ministère matrimonial, pourvu d'un personnel capable, avec un jury de matrones, un juge de cour suprême, un chapelain-doyen, et un avertissement solennel, sous la forme d'un mariage d'inclination ayant mal tourné qui serait enchaîné aux arbres de la cour.
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PalmyrePalmyre   26 octobre 2013
Après le mariage, il se produit une réaction, tantôt forte, tantôt faible, mais il s'en produit une tôt ou tard, et il faut que chacun des conjoints suive la marée, s'il désire que le reste de la vie se passe au gré du courant.
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gillgill   09 novembre 2012
De toutes les stations climatiques nichées dans les fraîches collines boisées qui forment les contreforts de l' Himalaya, la ville de Simla est une des plus fréquentées.
L'été, elle voit affluer les européens qui fuient la chaleur de la plaine et si, l'hiver, elle doit vivre sur ses propres ressources, l'existence n'y manque pas de distractions.
L'apparition d'une Mrs Hauksbee réveillerait les plus endormis. Il est vrai qu'elle est surnommée "le pétrel des tempêtes". Toute la société de Simla compte les points dans son duel avec Mr Bremmil. Pourtant Mrs Hauksbee n'est pas foncièrement mauvaise puisqu'elle sauve le pauvre Puffles, englué dans des fiançailles compromettantes pour sa carrière.
Ainsi s'égrène la chronique de Simla, dont les héros sont les anglais civils ou militaires du temps où la reine Victoria était impératrice des Indes. Kipling relate tout à trac les mésaventures des uns qui sont parfois la chance des autres dans ces contes célèbres dont la "simplicité" n'exclut ni le rare talent d'observateur, ni la malice ou la gaieté.
(quatrième de couverture de l'édition de poche parue en 1976)
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VampCruciVampCruci   15 novembre 2015
Vous pensez peut-être qu'on ne saurait aller bien loin en prenant le cochon comme point de départ.
Cela dépend uniquement de la façon dont vous vous mettez à la besogne.
Pinnecoffin, appartenant au service civil et voulant traiter son sujet à fond, commença par écrire un essai sur le cochon primitif, la mythologie du cochon, et le cochon dravidien.
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5Arabella5Arabella   29 avril 2018
Nous sommes une caste supérieure, une race éclairée, et le mariage entre enfants est chose révoltante.
Il en résulte parfois de singulières conséquences.
Néanmoins, la manière de voir des Hindous, qui est identique à la manière de voir des gens du continent, identique à la manière de voir primitive - et qui consiste à arranger des mariages sana avoir égard aux inclinations personnelles des conjoints - , cette manière de voir est juste.
Qu'on y réfléchisse une minute, et l'on verra qu'il doit en être ainsi, à moins, naturellement, que vous ne croyez aux "affinités".
Et dans ce cas, vous ferez mieux de ne pas lire ce récit.
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Vidéo de Rudyard Kipling
Bande annonce du film Mowgli : La Légende de la jungle (2018), nouvelle adaptation cinématographique du Livre de la Jungle de Rudyard Kipling
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