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ISBN : 275602872X
Éditeur : Delcourt (15/02/2012)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 294 notes)
Résumé :
Malgré l’horreur des récents événements, les rescapés d’Alexandria surmontent leur douleur et se concentrent déjà sur la reconstruction psychologique et physique de leur communauté.
Andrea supervise l’enseignement du tir à l’ensemble des survivants, Abraham dirige l’équipe chargée de fortifier l’enceinte de la ville et Rick… Rick est sans doute celui qui a le plus de mal à se remettre. Et pour cause
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Critiques, Analyses & Avis (36) Voir plus Ajouter une critique
Dionysos89
  03 janvier 2013
Quel meilleur titre aurait-on pu trouver pour un tel tome de transition que « Deuil et Espoir » ? Aucun assurément, car avec ce quinzième tome, la série Walking Dead de Robert Kirkman et Charlie Adlard fait le bilan de l'avant, se projette vers l'après, mais n'avance pas beaucoup.
Il faut désormais s'y habituer, la série prend un tome de repos après chaque tome d'action. Donc, calculons rapidement : un tome suivi d'un autre, ça fait deux. Donc tous les deux tomes, nos personnages parlent à n'en plus finir ! CQFD. Sans rire, on peut voir ce quinzième tome comme le treizième, mais en mieux… peu ou en tout cas moins d'action, beaucoup de dialogues, plus de social disons (amours, disputes, etc.), mais sans forcément de réflexions importantes sur le processus qui a déclenché la renaissance des morts, phénomène qui ne sera d'ailleurs peut-être jamais expliqué.
Malgré tout, l'ensemble se laisse évidemment bien lire, on attend toujours plus de nos survivants préférés et surtout de leur « deus ex machina », Robert Kirkman. L'accent est mis ici sur la survie organisée : à nouveau, il est question de se fortifier, de prendre en compte l'avis de chacun, de voir l'avenir en grand, en beau, en rose. La fin de ce tome, un peu à l'eau de rose, montre bien que le rythme se ralentit et que les problèmes devront se diversifier encore davantage pour ne pas embourber le lecteur dans un ennui, mortel pour l'intérêt de la série. Prudence donc, mais j'ai confiance dans le talent de Kirkman pour cela. Par contre, à y regarder avec un peu de recul, je trouve encore beaucoup de défauts au dessin, surtout quand il s'agit de dessins récurrents ou de détails anecdotiques (rien à redire quand il s'agit, par contre, de planches d'envergure, illustrant un événement capital) : le couple de personnages qui pâtit le plus du trait de Charlie Adlard, c'est Maggie-Glenn, elle ressemble de moins en moins à une femme, lui ressemble de moins en moins à un Asiatique. C'est sûrement le fan pointilleux et trop demandeur qui parle, mais c'est dommage de laisser filer un peu son talent sur une série aussi fameuse.
Un tome intéressant donc, qui nous laisse le temps de réfléchir sur nos personnages préférés, sur les conséquences de leurs actes, sur l'intérêt à porter à la suite de cette série. Bref de la réflexion, mais de la bonne et de l'utile ! On en veut d'autre !
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garrytopper9
  16 novembre 2014
Après le carnage de l'épisode précédent, on panse les blessures, et Rick se met de nouveau à espérer, mais sans penser qu'il laisse la communauté entre les mains de Nicholas qui est toujours sous le choc de l'attaque du dernier tome...
On s'attarde ici sur les relations entre les différents protagonistes, qui sont très intéressantes.
C'est toujours très bavard, chacun développant ses sentiments à chaque conversation, mais ça permet d'entrer pleinement dans l'état d'esprit de chaque personnage et encore une fois, les sentiments affichés sont toujours réalistes et logiques.
Et même sans (ou presque) zombies, il se passe toujours quelque chose de fort pour nous tenir en haleine. que ce soit les conflits ou liaisons entre deux personnages, ou une révolte qui couve, ou une nouvelle (et terrible) épreuve pour Rick à la sortie de coma de son fils...
Je pense que nous sommes à un tournant avec le personnage de Rick qui a compris les erreurs passées et veut que la communauté s'entraide et s'organise. On sent que le but ultime de Kirkman est bien de recréer une société, avec ses codes et ses règles, mais une vraie société, et Rick semble être l'étendard parfait de ce renouveau.
Côté dessin, c'est pas encore ça mais je dirais qu'Adlard progresse, notamment avec le visage du petit Carl qui semble moins gros que d'habitude. Andréa a enfin droit a sa cicatrice bien visible car parfois on avait l'impression qu'elle s'estompait.
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Presence
  19 juin 2017
Ce tome fait suite à Piègés ! (épisodes 79 à 84) qu'il faut avoir lu avant. Dans la mesure où il s'agit d'une histoire suivant les personnages sur le long terme, il vaut mieux avoir commencé par le premier tome. Celui-ci comprend les épisodes 85 à 90, initialement parus en 2011, écrits par Robert Kirkman, dessinés et encrés par Charlie Adlard, les nuances de gris ayant été apposées par Cliff Rathburn.
Il est temps pour les survivants de se livrer à la déplaisante tâche de nettoyage : brûler les cadavres des zombies encombrants les rues de la zone pavillonnaire d'Alexandria. Pendant ce temps-là, Rick est au chevet de son fils qui est dans le coma. Puis le temps est venu pour plusieurs personnages de mettre les choses au point. Spencer essaye de renouer le contact avec Andrea. Maggie Greene explique ce qu'elle ressent à Glenn. Rosita Espinosa explique à Abraham Ford qu'elle a bien compris ce qui se passe avec Holly. Rick Grimes avoue à la docteure Denise Cloyd ce qu'il a fait subir à Jessie à cause de Ron. le temps est venu d'enterrer les morts.
À la suite de la cérémonie funèbre, Rick Grimes s'adresse à une partie de la communauté et explique comment il envisage la suite. Il ne fait plus aucun doute qu'il est devenu le chef de cette communauté. Il leur propose de voir les choses à plus long terme. Cela passe par renforcer la clôture, s'entraîner au tir, recommencer à fouiller les alentours pour voir s'il reste des choses récupérables, et envisager des fortifications. Rosita Espinosa finit par emménager avec quelqu'un d'autre assez inattendu. La docteure s'avère incapable de se prononcer quant au pronostic de Carl. Nicholas supporte de plus ne plus mal sa position subalterne de manoeuvre. Spencer effectue une deuxième tentative de rabibochage avec Andrea.
Décidément, Robert Kirkman continue de bien faire son travail en maintenant le lecteur dans l'expectative. En effet ce dernier n'avait aucune idée de la tournure que prendrait les événements après la survenance d'une vague de zombies dans le tome précédent. le scénariste a une fois de plus accablé son personnage principal, en s'attaquant à son fils de manière ignoble, dans le tome précédent. Mais il en rajoute encore une couche du fait que Rick a dû trancher la main d'un autre personnage également dans le tome précédent, ce qui fait l'objet d'un développement sous forme de confession dans ce tome. En fonction de sa sensibilité, le lecteur peut réagir de 2 manières. Il peut éprouver une forte empathie pour cet individu à nouveau accablé par un traumatisme conçu sur mesure pour l'éprouver au plus profond de son âme, et s'inquiéter des conséquences des mécanismes psychologiques de défense qu'il est obligé de mettre en place. Charlie Adlard représente Rick avec un visage impassible comme s'il était au-delà de ressentir une émotion, au-delà de sa capacité d'accablement.
D'un autre côté, le dessinateur continue d'exagérer les représentations des émotions, et Denise Cloyd se retrouve à verser une rivière de larmes en continu, avec chacun de ses yeux, la bouche grande ouverte comme si elle n'avait jamais rien vécu de pire. Une tel jeu d'acteur attire également l'attention du lecteur sur le tourment trop taillé sur mesure pour Rick, sur l'intention de l'auteur de le faire souffrir de la pire manière possible, en l'atteignant par son fils et son infirmité. À côté de ça, les auteurs savent aussi mettre en scène des moments personnels plus fins et plus crédibles qui viennent enrichir les personnages. le face-à-face initial entre Abraham Ford et Rosita Espinosa ressemble fort à une dispute matrimoniale basique avec la jeune femme blessée dans son amour propre, Adlard n'oubliant pas de lui donner un regard embué. Abraham Ford se tient devant elle comme un idiot ne sachant pas quelle attitude adopter, dépourvu de tout sentiment culpabilité, les bras ballants, mais quand même désolé d'avoir froissé ses sentiments. Fort heureusement, la suite s'avère moins cliché. Rosita n'hésite pas longtemps pour choisir le compagnon suivant, et Adlard lui fait lever les yeux au ciel quand l'heureux élu ne comprend pas ce qu'elle sous-entend, pour un regard aussi éloquent que rigolo. de son côté, Abraham Ford va trouver son amante, et lui explique ce qui l'a attiré en elle, là encore le langage corporel montrant que l'homme se conduit comme un nigaud, et que la femme est beaucoup plus mature et pragmatique dans sa réaction. Adlard et Kirkman inversent le schéma de la femme trompée et de l'homme coureur de jupons, en tournant en ridicule les 2 personnages masculins avec beaucoup de conviction.
L'un des autres points d'ancrage émotionnel réside dans la relation entre Rick Grimes et son fils Carl. le lecteur a bien compris que Kirkman a choisi d'atteindre son protagoniste principal par ce qu'il lui reste de plus cher. Il n'est pas forcément convaincu par le naturel d'une démarche si calculée. Il n'est pas forcément d'accord pour se laisser embarquer dans ce rebondissement. Il a bien vu la blessure atroce infligée à Carl, encore plus angoissante du fait du dessin manquant de détails d'Adlard, constant dans sa manière de représenter les choses. du coup, le lecteur prend du recul quant à l'évolution que Kirkman va donner à cette situation. Ce dernier se révèle plus fin que prévu, en prolongeant le suspense par une prise de conscience progressive, et par une impossibilité d'établir un diagnostic pérenne. Rick Grimes n'en souffre que plus, en particulier en se tourmentant sur l'étendue des séquelles. Contre toute attente, cette évolution naturaliste redonne de la crédibilité à ce rebondissement, en ramenant les conséquences de cette blessure dans un déroulement ordinaire, les proches se morfondant en ne sachant pas comment va évoluer la situation. Kirkman tourmente encore un peu Rick, et Adlard joue avec les attentes du lecteur avec un langage corporel ambigu.
Même s'il ne souhaite pas forcément s'impliquer émotionnellement dans ces souffrances, le lecteur se retrouve quand même happé par la question de l'avenir. A priori, il ne sait pas si le passage des zombies dans le tome précédent a mis fin à tout espoir de s'installer durablement dans cette zone pavillonnaire, ou s'il existe une autre possibilité. Il constate que Rick Grimes a repris la responsabilité de penser à la suite pour le bien commun. le tome précédent l'avait réinstauré comme chef de la communauté, et avait légitimé les rescapés du site de la prison du fait de leur expérience en survie à l'extérieur. Néanmoins, le lecteur peut constater que le scénariste continue à avancer plutôt que de donner l'impression de recommencer, et de tourner en rond. Cette fois-ci, Rick Grimes organise de lui-même une réunion d'information à destination d'autres membres de la communauté, quant à ses intentions. Charlie Adlard se retrouve un peu coincé du point de visuel. Il montre Rick s'adressant à 7 personnes dans le salon d'un pavillon, et puis le lecteur voit que tous les membres de la communauté accomplissent les tâches décidées par Rick. Un peu après, un individu indique qu'il a encore du mal à reconnaître tous les habitants d'Alexandria, ce qui fait tiquer le lecteur. Ce que montrent les dessins de Charlie Adlard, c'est une zone pavillonnaire de faible envergure qui ne semble pas contenir des dizaines d'habitants. En outre, une partie significative d'entre eux a péri dans l'attaque du tome précédent. Tout cela conduit le lecteur à s'interroger sur le nombre total de la population d'Alexandria, sans pouvoir répondre de manière satisfaisante à cette question.
Au-delà de ce détail, Robert Kirkman recommence à aborder de front la question de l'avenir. Il fait s'exprimer de façon claire Rick Grimes à ce sujet. de manière un peu schizophrénique, ce dernier angoisse à l'idée de l'évolution de l'état de santé de son fils dans le coma, et en même temps envisage d'une autre manière sa responsabilité vis-à-vis de la communauté. Pendant tout le tome, il n'arrive pas bien à déterminer le comportement qu'il souhaite adopter vis-à-vis de son fils. Depuis le début, le scénariste a montré que Rick est autant motivé par le salut de sa famille, que par son sens de la responsabilité pour les autres. Cela induit qu'il agit pour protéger les siens, mais qu'il passe beaucoup de temps à réaliser des tâches pour le bien commun, consacrant finalement plus de temps pour accomplir ses missions de chef, que pour s'occuper par exemple de Carl. Au-delà de ce comportement quelque peu schizophrénique, Rick explique à Andrea, au cours d'une discussion dont Robert Kirkman a le secret (c'est-à-dire une sorte d'exposé bien construit) qu'il a compris que la meilleure façon d'assurer le bonheur de son fils Carl est d'oeuvrer pour le bien de la communauté. Déjà dans le tome précédent, le lecteur sentait que plusieurs personnages étaient en mesure de penser leur vie à un terme plus long que simplement celui du lendemain. La preuve manifeste de ce changement de rapport au temps se trouve dans une remarque anodine, quand Rick Grimes indique à son interlocutrice qu'il lui arrive de penser à Shane et de regretter son absence. Cette remarque montre qu'il a également le temps de repenser au passé.
Le changement de Rick Grimes ne s'arrête pas à s'autoriser à faire des projets à moyen terme. Il envisage également différemment la façon de s'organiser. Précédemment, lorsque son groupe était arrivé dans la prison, ils l'avaient prise comme un refuge, un endroit fortifié qu'il convenait de nettoyer. La zone résidentielle d'Alexandria se conçoit un peu différemment. Il s'agit d'abord d'un lieu où il fait bon vivre, et ensuite d'un lieu qu'il convient de protéger, de fortifier. Cette fois-ci, Rick Grimes envisage le lieu où il se trouve comme le centre à partir duquel il convient de s'établir. Ce point de vue, combiné à la possibilité de penser les projets à plusieurs jours, plus semaines dans le temps, l'incite également à repenser sa façon de se conduire, sa façon de se comporter en chef. le changement est stupéfiant : Rick Grimes demande l'avis de différentes personnes, et leur fait confiance dans leur spécialité. Par exemple il laisse Andrea s'occuper de la formation d'autres membres de la communauté, à la manipulation des armes à feu, ou encore il laisse Abraham Ford se charger de nettoyer le périmètre autour de la zone clôturée. Même en prenant en compte son inquiétude vis-à-vis de son fils, les dessins montrent que son langage corporel est plus détendu.
Fidèle à son thème principal, Robert Kirkman continue de sonder les mécanismes de la société. Comme ce fut déjà le cas lors du séjour dans la prison, d'autres voix que celles de Rick Grimes se font entendre, d'autres individus ont d'autres idées. Cette fois-ci, il s'agit d'un dénommé Nicholas, membre de la communauté d'Alexandria avant que Rick Grimes et les autres n'y soient accueillis. Au début, le lecteur le prend comme râleur pour le principe, un jaloux estimant avoir été évincé par la prise de pouvoir de Rick Grimes, individu arrivé sur le tard et placé par les circonstances, sans réelle légitimité. Il avait d'ailleurs déjà râlé et tenté de rameuter du monde autour de lui dans un tome précédent. En quelques gros plans bien croqués, Charlie Adlard montre un individu aigri, soupçonneux, masquant une partie de sa tête sous sa capuche. le scénariste prend le lecteur au dépourvu, d'abord avec une séquence dont il a le secret, lourdement appuyée par la mise en scène de l'artiste, puis par une mise à jour de ses motivations. Ces dernières sont à la fois très pragmatiques (pourquoi serait-ce à lui d'effectuer les basses besognes ?), mais aussi d'une portée politique fracassante. Pourquoi se retrouve-t-il à nouveau au bas de l'échelle sociale ? Avec cette simple question, c'est toute l'ampleur de la reconstitution d'une société sur des bases meilleures qui apparaît.
Comme toujours quand il s'agit d'un tome de construction, le lecteur a tendance à se concentrer sur les développements de l'intrigue pour essayer d'en anticiper les conséquences, plus que sur les dessins. Comme d'habitude, Charlie Aldard ne démérite pas, malgré sa propension à insister trop sur les gros plans, dépourvus d'arrière-plan. Outre les postures parlantes des personnages et les environnements très pragmatiques, l'artiste a à nouveau fort à faire en termes de mise en scène. Parmi les séquences les plus réussies, il y a le bûcher sur lequel sont jetés les cadavres de zombies, le lecteur peut voir le dégoût des individus affectés à alimenter ce charnier. Adlard rend admirablement bien compte de la vulnérabilité de Carl sur son lit d'hôpital. Il prend visiblement plaisir à donner de la texture à la matière cervicale en train de gicler du crâne des zombies abattus à bout portant. En quelques cases, il sait fait apparaître la résolution de Rosita Espinosa d'abord face à Abraham, puis face à celui chez qui elle déclare vouloir emménager. Sa mise en scène de la mise en joue d'un récalcitrant par plusieurs personnes proches de Rick ne laisse planer aucun doute sur la nature du rapport de force, sur le fait que leur volonté sera appliquée sans choix démocratique, un grand moment de tension dramatique et de suspense.
Ce quinzième tome développe une nouvelle voie pour la communauté de Rick Grimes, pour celle étendue d'Alexandria. Toujours bien appuyé par Charlie Adlard (parfois un peu trop lourdement), Robert Kirkman passe à une autre phase, dans laquelle il est possible d'envisager de construire une société durable. Les personnages ont depuis longtemps perdu tout espoir de revenir à l'état antérieur, mais ils peuvent envisager de construire sur le moyen terme, à l'échelle de plusieurs semaines et même plusieurs mois. du coup, d'autres questions de gouvernances se posent, pas plus faciles que les précédentes, toute relative à la force née du nombre.
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boudicca
  29 janvier 2013
Après un quatorzième album fort tant en émotion qu'en action, Kirkman, comme à son habitude, fait redescendre la pression dans ce quinzième tome de la série « Walking dead » qui se révèle fort heureusement plus calme et moins intense que le précédent. Et pourtant aucune trace d'ennui ou ne serait-ce que le début d'une petite perte d'intérêt. C'est avec un plaisir intact depuis le premier volume que l'on retrouve Rick, Andréa, Glenn et les autres dans ce monde totalement chamboulé par l'épidémie de morts-vivants. Encore une fois nos survivants ont été durement touchés, preuve s'il en fallait une que malgré leur lourde expérience du monde du dehors, personne n'est vraiment à l'abri. Faire son deuil n'est jamais chose aisée, seulement pas question de craquer maintenant et de renoncer à cet endroit providentiel que la communauté avait jusque là réussi à protéger. Il faut à présent reconstruire et pour la première fois peut-être depuis le début de la série on aperçoit une vraie petite lueur d'espoir à mesure que Rick développe une vision plus large: il ne s'agit plus seulement de survivre mais de véritablement construire quelque chose, enfin.
Tout est loin d'être rose cela dit. Rick se retrouve ainsi de nouveau confronté à ses démons intérieurs tandis que Maggie supporte de plus en plus mal de voir Glenn se mettre en danger aussi souvent à l'extérieur de l'enceinte et qu'Abraham délaisse sa compagne pour se rapprocher d'une autre femme. de fortes dissensions se font également sentir au sein de la communauté, certains ne voyant pas d'un très bon oeil cet ascendant que Rick et son groupe ont pris sur les habitant d'origine, et ce si peu de temps. Notre leader voit ainsi à nouveau son autorité contestée, et s'il semble avoir un peu refait surface il se pourrait bien que sa patience vienne à s'épuiser un jour ou l'autre... Comme souvent dans les tomes les plus calmes de la série l'introspection et l'évolution des relations entre les différents protagonistes remplacent ici l'action pure et dure, et ce n'est pas un mal puisque c'est après tout ce qui rend les personnages de Kirkman aussi attachants depuis maintenant quinze tomes.
Sans surprise ce « Deuil et espoir » se révèle donc aussi réussi que ses prédécesseurs et on le referme avec toujours la même envie, se ruer sur l'album suivant. D'autant plus que le cliffhanger de fin est ici des plus... perturbant...
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Natacha851
  17 août 2014
Après la tempête, le beau temps...enfin...c'est beaucoup dire dans Walking Dead.

Disons que c'est le moment d'enterrer les morts...enfin...de les brûler, de soigner les blessés, de balayer son porche des quelques bras et jambes qui traînent encore, de faire une petite introspection et de réfléchir à sécuriser encore mieux le petit village.
Donc pas vraiment d'action mais ce serait sadique d'en demander encore après les récents événements relatés dans le tome précédent.
Non, là c'est le moment aux personnages de souffler et de panser leurs plaies.
C'est aussi le moment des scènes de ménage, des pleurs, des noms d'oiseaux et de nouveaux rapprochements.
Bah oui, il n'y a pas que la mort dans la vie, il y a aussi l'amour. Un concept qu'on aurait presque tendance à oublier dans cette série et qui semble donc incongru dans une critique la concernant.
Ce tome 15 ne sera pas forcément celui que je garderai en mémoire.
L'intérêt de ce tome est d'avancer les intrigues amoureuses dans le groupe, de prendre des nouvelles de Carl et permet à son père de se poser des questions sur son fils, de donner une nouvelle impulsion dans le village pour l'améliorer et l'intérêt de ces nouvelles défenses va être sûrement vérifié dans les tomes à venir.
Généralement, j'apprécie ces moments d'accalmie mais pas celui-là.
Pourtant, les idées proposées m'ont plu mais c'était peut-être un peu trop d'un coup. Résultat : trop de blabla.
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Les critiques presse (2)
ActuaBD   06 mars 2012
Un album qui fait redescendre la pression et accorde du repos à ses protagonistes.

Lire la critique sur le site : ActuaBD
Sceneario   23 janvier 2012
Deuil & Espoir est une nouvelle réussite, un tome important dans la saga Walking Dead. […] Le monde ne sera plus comme avant, avec Walking Dead !
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations & extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
garrytopper9garrytopper9   16 novembre 2014
Ce que j’ai fait…je me disais que c’était pour le bien de ma famille…mais j’oubliais le plus important pour survivre dans ce monde. La communauté.
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Dionysos89Dionysos89   06 janvier 2013
La mort n’a plus le même effet qu’avant, tu sais ?… Tu ne crois pas qu’il serait temps de revenir à la vie ?

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balrogbalrog   20 janvier 2014
Être triste, ce n'est pas une faiblesse. C'est la vie, ça ne se contrôle pas.
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bdelhaussebdelhausse   05 janvier 2016
Tu ne comprends pas. Je n'avais pas besoin de le tuer. J'en avais envie, et pendant que je lui parlais, je me disais que ça serait facile de l'abattre, là, comme ça. Je voulais le tuer parce qu'il était minable... il ne servait à rien. (p.134)
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Natacha851Natacha851   17 août 2014
Tu sais ce qui craint...c'est que le téléphone ne marche plus. C'est le genre de détail qui me manque le plus.
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Videos de Robert Kirkman (56) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Robert Kirkman
Stop motion réalisé pour la sortie du tome 28 de Walking Dead.
Pour acheter le livre :
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Résumé Avec Robert Kirkman et Charlie Adlard, la série phénomène va de rebondissements en rebondissements ! Les survivants emmenés par Rick Grimes trouvent face à eux le pire des dangers? Et ce ne sont pas les zombies !
La Colline a été dévastée et la communauté qui l?habitait a dû fuir les lieux, sous l?impulsion
de Maggie. Dwight a rejoint Rick, en lui affirmant que les Chuchoteurs ont été anéantis. Malheureusement, même si Beta ? qui a pris la tête des Chuchoteurs ? a perdu une bataille, il lance une horde de rôdeurs sur Alexandria. La guerre est peut-être terminée, mais la survie d?Alexandria est en jeu?
En savoir plus : http://www.editions-delcourt.fr/serie/walking-dead-28-vainqueurs.html
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