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Steven Sanders (Illustrateur)
EAN : 9781534300293
Éditeur : Image Comics (25/12/2016)

Note moyenne : 2/5 (sur 1 notes)
Résumé :
Abby Palmer and Dean Logan are two broken people with one thing in common: they're both victims of a brutal government mind control experiment--and they're the only two who escaped alive. Abby is a homeless drifter, and Dean is trying to outrun the horrors of his past when the program finds them again...and they become the other's only chance to survive. The program gifted them both with abilities beyond a normal human's imagination--and as Dean and Abby realize wha... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Presence
  03 mars 2017
Ce tome est le premier d'une série indépendante de toute autre. Il comprend les épisodes 1 à 4, initialement parus en 2016, écrits par Caitlin Kittredge, dessinés et encrés par Steven Sanders, avec une mise en couleurs de Paul Little. Il comprend un court texte d'introduction rédigé par Kittredge expliquant qu'elle a été contactée par Eric Stephenson, le responsable d'Image Comics. Ce dernier lui a proposé d'écrire une série sur un sujet de son choix, ce qui l'a un peu déstabilisée de prime abord. Mais elle assure qu'elle est très fière d'avoir la chance que son histoire qui lui tient le plus à coeur ait la chance d'être publiée.
Le récit commence en plein milieu de l'action. La lieutenant Abby Plamer et le jeune Dean Logan (facilement identifiable grâce à son iroquoise verte) sont adossés à une voiture qui leur sert de protection contre le tir nourri qu'ils essuient. Palmer riposte de temps à autre avec un pistolet. Excédé par la situation sans espoir, Dean Logan tente le tout pour le tout : il se relève visible par tous et projette les éclats de verre du pare-brise et des vitres sur les tireurs. 4 heures plus tôt, Abby Palmer assistait à une réunion de vétérans militaires, en compagnie du capitaine Charles Crandall. En plein échange, celui-ci s'est levé, a sorti son arme, a tué plusieurs personnes avant de la retourner contre lui pour se suicider.
Dean Logan a réussi à s'éloigner de l'affrontement, mais il est tombé sur Barrett Wilson, un des athlètes de l'université qu'il fréquente, qui l'insulte et le provoque, avec sa bande de copains. Dean s'en sort grâce à l'intervention de Kimiko Nakamura, une jeune femme à la répartie cinglante, et à la présence d'esprit providentielle. Elle l'emmène dans un endroit à l'écart de la ville pour qu'il soit en sécurité. Mais un groupe paramilitaire les retrouve et les attaque pour enlever Dean Logan. Ils sont lourdement armés. Fort heureusement Abby Palmer intervient et les sauve de la situation. Entretemps, elle s'est souvenu de bribes de son entraînement dans une base officieuse appelée Camp Cheshire, dans le cadre d'un mystérieux Programme.
Dans les années 2010, Image Comics pratique une politique éditoriale des plus séduisantes. Cet éditeur a diversifié son offre, laissant de côté les superhéros pour publier des séries s'inscrivant dans de nombreux genres différents, en faisant appel aussi bien à des nouveaux créateurs, qu'à d'autres possédant plus ou moins de notoriété. En ce qui concerne Caitlin Kittredge, le lecteur avait déjà pu apprécier sa série Coffin Hill publiée par Vertigo. Non seulement Image Comics publie ainsi de nombreuses séries constituant une incroyable alternative à l'hégémonie de DC et Marvel spécialisés dans les superhéros, mais en plus la majorité des premiers tomes est proposée à un prix très attractif ($9.99). le lecteur est ainsi tenté d'essayer un maximum de nouvelles séries, dont celle-ci. Il faut un peu de temps pour réussir à discerner la direction générale de Throwaways. le mot servant de titre renvoie à l'idée d'individus que l'on peut utiliser dans une mission et négliger par la suite jusqu'à les oublier, des agents jetables. La quatrième de couverture évoque un projet secret gouvernemental et des expériences parapsychiques.
La scénariste a pris le parti d'utiliser une structure narrative qui débute l'intrigue in media res, et de parsemer le récit au temps présent de quelques retours en arrière pour évoquer le passé d'un personnage ou d'un autre, assaisonné de quelques révélations sur les motivations ou les allégeances. le lecteur doit donc fournir un petit effort de mémoire pour pouvoir accoler les pièces du puzzle entre elles. Heureusement les personnages ont des allures bien marquées qui permettent de les reconnaître aisément. À l'évidence, Dean Logan ne peut être confondu avec personne d'autre, grâce à crête vert vif. Comme son nom l'indique, Kimiko Nakamura est un peu typée asiatique, et l'artiste lui dessine une garde-robe avec un parti pris esthétique marqué. Par contraste, Abby Palmer ne porte que des vêtements basiques et fonctionnels, et une coupe de cheveux tout aussi pratique. Les 2 autres femmes ayant un rôle important se distinguent avec autant de facilité, que ce soit la docteure Elizabeth Ostrander, plus âgée, avec un chignon, ou Alice une femme d'un âge incertain, mais albinos. de ce point de vue, Steven Sanders effectue un très bon travail de conception graphique des personnages.
L'intrigue promène les personnages dans différents endroits : les rues de San Francisco, une salle de réunion communautaire, une zone autour d'un bâtiment désaffecté, une base secrète, un campement en Afghanistan, le parapet d'un barrage réservoir, une maison dans une forêt. Très régulièrement Steven Sanders s'avère très convaincant pour décrire l'endroit où se déroule une scène. La grande pièce dans laquelle se tient la réunion des vétérans est banale dans son fonctionnalisme dépouillé. La zone urbaine laissée à l'abandon montre le béton craquelé et les tentes des personnes à la rue. Il y a quelques vues des rues San Francisco avec des devantures détaillées et des passants déambulant sur les trottoirs. L'état de la chambre de Colin (le fils de la docteure Elizabeth Ostrander) montre son état d'esprit. Les séquences en dehors de la zone urbaine montrent la route qui serpente au milieu des bois et des étendues d'eau. Par contraste, le lecteur soupire en voyant de nombreuses cases dans une scène, dépourvues d'arrière-plan, ou avec un rappel trop fruste d'un élément du décor. Il se lasse également du tangage incessant des angles de prise de vue, comme si le dessinateur était intimement convaincu que seuls des angles de vue changeants et improbables peuvent amener la variété nécessaire à une narration graphique. le lecteur se lasse d'autant plus vite de cet artifice de la narration visuelle, que régulièrement les proportions sont malmenées, et la perspective est mise à mal. En outre ces déplacements réguliers de l'angle de la prise de vue n'apportent rien au récit, ne viennent pas en souligner ou en renforcer un passage ou une idée.
Le lecteur s'engage dans le récit assez confiant dans les capacités à Caitlin Kittredge à raconter son histoire, et assez alléché par l'idée qu'elle a choisi un récit qui lui tient à coeur. Il constate donc une composante action, à base d'affrontements à l'arme à feu, ou d'affrontements physiques. En plus de ces séquences d'action, le récit participe du genre espionnage, avec une organisation gouvernementale qui a conduit des tests sur des agents n'ayant plus de valeur opérationnelle, avec une dose de pouvoirs parapsychiques, à commencer par la télékinésie. Les personnages sont essentiellement définis par un trait de caractère majeur. Dean Logan est dans une phase de rébellion contre l'autorité sous toutes ses formes. Abby Palmer a conservé toute sa discipline militaire et est toute entière tournée vers l'efficacité. La scénariste prend le temps de les étoffer un peu avec la relation conflictuelle entre Dean et son père, et les expérimentations douloureuses subies par Abby. Kimiko Nakamura a un caractère un peu plus joueur, moins psychorigide qu'Abby. le lecteur éprouve quand même des difficultés à ressentir de l'empathie pour ces individus très humaines (= imparfaits) mais mis en scène de manière un peu superficielle. Abby Palmer est juste un bon soldat, transformée en victime impuissante aux mains d'un professeur sadique (Paul) totalement unidimensionnel, au point d'en être réduit à un simple artifice narratif sans crédibilité. le face à face entre Dean Logan et son père suit des rails prédéterminés, sans que le lecteur n'éprouve l'envie de prendre parti pour l'un, ou même plus simplement contre l'autre.
Au cours de son récit, Caitlin Kittredge ne donne pratiquement aucune indication sur ces capacités parapsychiques. Certaines sont la conséquence d'expériences illicites et clandestines conduites par le gouvernement, mais ça ne dépasse pas ce stade du cliché éculé. Abby Palmer et Dean Logan constituent visiblement un enjeu majeur pour plusieurs factions ennemies, à commencer par ce mystérieux Programme du gouvernement américain. le lecteur n'en apprend pas plus sur les autres factions. La scénariste ne résiste pas à l'emploi d'un autre cliché affadi par l'usage répété, qui est celui d'une femme mystérieuse (Alice) qui en sait plus long que tout le monde et qui n'hésite pas à assassiner pour atteindre son objectif. le lecteur ne sait pas trop si Kittredge a voulu en mettre le plus possible en 4 épisodes pour être sûr que le lecteur reviendra lire la suite, et qu'elle n'a donc pas pu tout étoffer, ou si elle privilégie sciemment les mécanismes de l'intrigue aux dépends des personnages.
Il est difficile pour le lecteur de résister à l'envie de découvrir une nouvelle série Image Comics, du fait de la qualité globale de la production de cet éditeur et des prix attractifs pratiqués. Avec Throwaways, il découvre une nouvelle série relevant essentiellement du genre espionnage et complot, avec une touche de fantastique du fait des pouvoirs psychiques de certains personnages. La narration visuelle est compétente, mais avec quelques défauts de jeunesse, que ce soit dans le dosage des arrière-plans, ou dans une obsession de la variation du cadrage, sans justification narrative. L'intrigue est assez classique, avec des personnages différenciés, mais qui restent superficiels, et un enjeu qui reste bien mystérieux quant à l'affrontement de diverses factions qui restent aussi bien mystérieuses. Il n'est pas sûr que le lecteur ait envie de lire la suite, après ce premier tome.
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