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Critiques sur Le Secret de Pembrooke Park (54)
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Fifrildi
  03 mars 2016
Dans l'ensemble j'ai trouvé l'intrigue fort bien ficelée. Tout au long de l'histoire un bon équilibre a été maintenu entre la romance et le mystère. Progressivement on devine… on croit deviner (héhéhé)… et finalement on découvre un à un tous les secrets de la famille Pembrooke.

Le personnage d'Abigail Foster est très attachant (tout comme celui de William Chapman). C'est une femme courageuse et pragmatique. Elle a lu les livres de Jane Austen( Orgueil et préjugés Raison et sentimentsMansfield Park & Persuasion) et des romans gothiques dont le « récit d'un cruel moine poursuivant une innocente jeune femme » (Le Moine de M.G. Lewis).

J'ai particulièrement aimé le passage où on découvre le trésor de Robert Pembrooke…

Il y a quand même 704 p. (édition du Grand Livre du Mois) une bonne brique.

Un très bon moment de lecture.
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LillyMaya
  06 juin 2017
Une ambiance austinienne et légèrement downtonesque...un secret bien gardé...des amours contrariées...un grand manoir mystérieux composent entre autre les ingrédients de ce roman qui se lit tout seul.

J'ai même eu l'impression d'y voir un petit clin d'oeil à Anne of Green Gables, à travers le prénom de Gilbert, et les plans réalisés par Abigail de sa future maison de rêve ^^

C'est agréable de retrouver l'ambiance de ces années là. Tout ce protocole, ces bals, ces invitations...La description de la vie en générale dans la bonne société du début XIXe siècle.

Le personnage d'Abigail est attachant, elle a la tête sur les épaules et des talents d'organisation et de gestionnaire...et une âme romantique.

J'ai également beaucoup aimé le personnage de William qui surprend la congrégation avec ses sermons modernes, et trop courts pour certains de ses paroissiens !

J'ai trouvé les personnages crédibles, l'histoire est mystérieuse et passionnante.

J'ai eu un peu peur au début
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cici899
  02 mars 2017
Je referme ce livre avec un sentiment très agréable.
Pourtant ce n'était pas gagné au premier abord car j'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire. Mais je pense que c'est à cause des circonstances de lecture plutôt qu'au récit en lui-même. Je m'explique : j'avais pris ce livre pour les « pauses », c'est-à-dire que je lisais 5min dans le métro, 10min dans le train, un petit peu sur le temps de midi, etc. Et donc je n'avançais pas très vite.
Heureusement, tout est bien qui finit bien, je me suis prise d'intérêt pour les personnages, leur petite vie et leurs petits secrets. Ils sont tous très attachants.
L'histoire est assez bien ficelée, et si il s'agit d'une romance, je trouve qu'elle est justement dosée. On ne tombe pas dans la mièvrerie et le romantisme dégoulinant tout au long du roman. Il y a beaucoup de retenue dans l’écriture de Julie Klassen.
La couverture est vraiment très jolie même si elle ne correspond pas tellement au caractère de l’héroïne qui est une jeune femme très réfléchie et posée.

Challenge PAVES 2016 - 2017
Challenge MULTI-DEFIS 2017
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ladythat
  25 avril 2016
Abigail Foster est une jeune femme pragmatique et sensée auprès de qui ses parents prennent souvent conseils. Aussi lorsqu'ils se retrouvent ruinés suite à un mauvais investissement qu'elle avait conseillé, elle tente de se racheter en encourageant sa famille à accepter l'offre mystérieuse d'un notaire de s'installer dans un grand manoir abandonné, Pembrooke Park. Loin du tumulte de Londres où la Saison bat son plein, Abigail apprend à vivre plus simplement tout en tentant de lever les mystères qui entourent le manoir et ses anciens habitants.

Abigail est une héroïne sensible et forte que l'on prend plaisir à suivre, espérant avec elle lever le voile sur les secrets que renferme Pembrooke Park, tout en lui souhaitant un dénouement sentimental des plus heureux. Entourée de personnages aussi intéressants que déterminés, Abigail essaie de comprendre la nature de ses sentiments pour chacun. Entre un ami d'enfance qui passe de désintéressé à amoureux éperdu, un vicaire aussi passionnant que passionné et un cousin éloigné aussi sombre que séduisant, Abigail cherche en qui placer sa confiance et à qui donner son coeur.

Le secret de Pembrooke Park est un roman passionnant qui mêle le romantisme et le gothique. On y retrouve une intrigue romanesque digne de Jane Austen associée à une ambiance plus sombre comme dans Jane Eyre de Charlotte Brontë. L'écriture est fluide, agréable et porte le lecteur avec aisance dans les méandres de Pembrooke Park. L'envie de comprendre quels sont les secrets et mystères du manoir reste présente d'un bout à l'autre du récit, nous poussant à émettre des hypothèses, les défaire et en refaire. Julie Klassen est un auteur moderne à découvrir pour la qualité de son écriture et pour l'intelligence de son intrigue.
Lien : https://sirthisandladythat.w..
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Maeli-chan
  25 octobre 2017
Généralement je lis très peu de romances, les Colen Hoover par exemple c'est pas mon truc, mais il y a quelques exceptions: si la romance est associée à un autre genre littéraire et qu'elle ne prend pas trop de place dans l'histoire ou encore, si cette dernière se passe au 19e siècle.

J'aime les romances qui se passent à cette époque parce que je suis sûre au moins que les protagonistes ne vont pas se jeter dessus dès la première rencontre. Il existe tout un protocole et une éthique qui imposent que les jeunes gens apprennent à se connaître avant d'aller au lit.




Bref, après cette longue introduction, de quoi parle ce roman ? C'est l'histoire d'Abigail dont la famille, après un mauvais placement, est en faillite. Se sentant responsable de ce drame familial, elle cherche tout les moyens pour maintenir les finances à flot. Un jour, arrive un notaire qui lui propose avec son père de vivre pendant un an dans le manoir de Pembrooke Park. C'est une aubaine pour la famille qui était obligée de déménager.


Arrivés sur place, tout semble croire que les anciens propriétaires sont partis dans la précipitation, il reste même du thé dans une tasse. Obligée de rester seule avec les domestiques pour tout remettre en ordre, Abigail va faire connaissance avec ses voisins et en apprendre plus sur la demeure où elle vit.

Il paraîtrait que la demeure cache un trésor.... Et quels sont ces bruits que la jeune femme entend la nuit....?




Ce fût une excellente lecture, bien plus que la romance qui se met en place, c'est vraiment le mystère de cette maison qui m'a captivé. Je ne pouvais pas lâcher ce roman. Rajoutez à cela les intrigues et les mystères de chacun et j'étais totalement conquise. Je l'ai déjà dit mais j'affectionne beaucoup l'époque du 19e siècle londonien, les robes style empire, l'architecture, le protocole.... C'était donc avec plaisir que j'ai retrouvé ces codes dans ma lecture.


Les mystères qui entourent le manoir sont si complexes et bien ficelés que je n'ai pas réussi à percer le secret avant la fin. Ça faisait bien longtemps que je ne décelais pas les ficelles de l'intrigue.


Pour ce qui est de la romance, elle est plutôt soft. Comme je le disais précédemment les personnages ne se lèchent pas la glotte toute les 30 secondes et c'est agréable. de plus, elle ne s'impose pas dans le récit, Abigail ne devient pas complètement niaise parce qu'un beau mâle lui tourne autour. Elle a d'autres préoccupations et ça c'est chouette. Il faut dire aussi qu'elle ne voit pas forcément quand un homme a flashé sur elle donc...

Je dirais que c'était une romance prévisible et mignonne sans plus. Heureusement qu'il n'y avait pas que cela sinon le roman aurait été bien morne.




J'ai bien aimé Abigail, c'est une jeune femme intelligente, gentille prête à tout pour aider les autres. Par contre son comportement quand elle est en présence de sa soeur, m'a déplu. Elle s'efface complètement face à la beauté de sa petite soeur. D'ailleurs la cadette le sait bien et en joue ce qui me l'a rendu antipathique.


William Chapman est le personnage masculin idéal je dirais. Beau, drôle, un poil taquin, je l'ai trouvé irrésistible.


Les autres personnes sont aussi bien construits, certains plus complexes que d'autres à cause de leurs secrets. Dans l'ensemble, ils représentent l'image que l'on se fait des petits villages où les conflits se règlent entre personne du village et personne d'autre, où les étrangers sont regardés d'un oeil méfiant. Ils sont accueillants mais pas près à tout partager avec vous.




En bref, c'était une agréable lecture, s'il n'avait pas été le choix du book club de Livraddict, je serais passée à côté et ça aurait été dommage. Bien que cela soit une romance historique, la romance ne prend pas trop de place dans l'histoire et laisse le mystère du manoir Pembrooke intriguait les lecteurs.

Une histoire pleine de mystères avec une touche de romance je dis oui !
Lien : https://le-coin-lecture-emil..
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AudreyMarie
  27 mai 2017
Je viens à l'instant de terminer cette petite merveille.
Trois jours c'est ce qu'il m'aura fallu pour arriver à la dernière page.
J'ai veillé extrêmement tard et ait emmené ce roman sur mon lieu de travail pour l'ouvrir pendant les pauses. Et au réveil ma première pensée était : Mon livre !

Autant vous dire que j'ai adoré ce roman, d'une auteure que je découvre avec plaisir !
Julie Klassen vous tient en haleine du début à la fin, avec une plume simple mais efficace, des rebondissements à tout instant, des mystères, des secrets, de l'amour, des joies, des peines, de l'étonnement .... vraiment époustouflant.

En lisant la quatrième de couverture j'avais peur de tomber sur un roman "déjà vu, déjà lu". Et pourtant, il ne ressemble à aucun autre (du moins aucun autre que j'ai lu!)

J'avais hâte de le finir, et en même temps je suis extrêmement déçue de quitter ce décor et ces personnages. Je pense que cette sensation est définitivement le signe d'un coup de coeur !
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LadyRomance
  19 janvier 2017
J'ai réellement pris beaucoup de plaisir à lire Pembrooke Park de Julie Klassen. Je l'ai trouvé original par rapport à d'autres romans de ce style. Il a la particularité de mener aussi bien des intrigues amoureuses que des événements mystérieux relatifs à des drames et secrets familiaux.

L'histoire est celle d'une jeune femme prénommée Abigail et de sa famille qui doivent quitter leur haut train de vie à Londres, le père ayant tout perdu dans un investissement. Abigail, la fille aînée, se sent en partie responsable car elle l'y avait encouragé, persuadée que ce placement serait fructueux.

C'est un membre éloigné de la famille, un mystérieux exécuteur testamentaire, qui leur propose de vivre à Pembrooke Park pour au moins une année souhaitant que le lieu soit habité pour lui redonner vie après vingt ans d'abandon, les frais relatifs au manoir étant financé par cette personne.
J'ai adoré le lieu. C'est un des plus beaux qui m'ait été donné de lire si ce n'est le plus beau. J'adorerais vivre dans un endroit pareil. Pembrooke Park m'a paru tel un personnage à part entière tant sa place est prépondérante dans l'histoire. Il y a le superbe manoir avec sa petite église attenante, la rivière passant à proximité et un immense parc aux abords duquel se trouve une magnifique clairière avec le charmant cottage de la famille de l'intendant. Un lieu idyllique ! Ce fut un véritable plaisir d'y voir évolué les personnages. Et puis, il y a tous ces mystères : des craquements, des lamentations spectrales, un fantôme sans visage qui rôderait et surtout l'ancienne rumeur d'un trésor caché dans le manoir et de sa pièce secrète.
Tous les personnages sont bien dessinés avec leur propre personnalité et on s'attache à toute cette petite communauté de gens plus riches ou plus modestes. Je trouve très intéressant que plusieurs personnages aient eu un rôle très important et une vraie personnalité à offrir dans des genres très différents. Les personnages secondaires sont très soignés et j'ai particulièrement aimé celui de l'adorable et réservée Eleanor, ainsi que la sympathique et touchante Hariet.
J'ai beaucoup aimé l'héroïne, Abigail, pragmatique, intelligente, joviale et curieuse. Sans pourtant véritablement le chercher, mais par une grande curiosité naturelle, elle mène, mine de rien, sa petite enquête tout en finesse et amabilité. Elle vient apporter une grande fraîcheur et de la vie à toute cette communauté.
Abigail est extrêmement serviable envers sa famille. Elle prend en main tout ce qui est organisation et logistique. Sa famille se repose totalement sur elle. Elle est d'un caractère effacé face à sa soeur qui est considérée comme une grande beauté a qui tout est dû, alors qu'Abigail, forte de son altruisme et son humilité, donne de façon naturelle. Cela lui confère un certain sérieux.
Ce qui aurait été parfait, c'est un peu plus d'humour et de fantaisie pour venir agrémenter le tout. le roman en aurait été sublimé et l'aurait rendu plus divertissant encore.
Ce fut pour moi une lecture très agréable dans un lieu magnifique au début du XIXè siècle. C'est le genre de roman que j'adorerais voir à l'écran en images...
Et pour ne rien gâcher, j'ai trouvé la couverture et la reliure avec les couleurs assorties très belles, ce qui en fait un très bel objet. C'est devenu un roman chouchou pour moi pour la jolie romance des héros, pour les intrigues concernant les autres personnages et toute cette ambiance mystérieuse.
C'est une délectation, un roman qui se sirote et permet avec ses 700 pages de passer un sacré bon moment lové dans son fauteuil.
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Chabouquine38
  23 mars 2020
Que dire sur ce roman... déjà que ce fut un véritable coup de coeur. C'est la première fois que le lire un livre de l'autrice et j'ai totalement été séduite par sa plume légère, fluide et prenante.

Dès les premières pages, j'ai été happé par l'histoire. Suivre Abigail dans sa nouvelle vie fut un vrai délice. L'autrice dépeint à merveille son décors et l'ambiance sombre et angoissante tout le long du roman. Plus d'une fois, je me suis retrouvé à redouté des passages avec l'héroïne, angoissant avec elle quand des événements étranges planait autour d'elle.
Sans parler des nombreux mystères qui plane autour du château. Comme, qui est cette silhouette qui rode autour du château ? Qu'elle est ce trésor cacher dans une pièce secrète de ce dernier ? Qui est l'auteur des mystérieuses lettre que reçois Abby ? Que de question que l'autrice prend plaisir à cacher. Elle se régale à nous mener ou elle le souhaite, nous plongeant dans la perplexité et nous menant vers de fausse piste.

Bref, ce fut une sublime découverte, et je lirais avec grand plaisir un autre roman de Julie Klassen
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Pois0n
  30 décembre 2019
Le Secret de Pembrooke Park fait partie de ces livres qui perdent un peu de leur intérêt à la relecture : en effet, le gros de l'intrigue étant basé sur les mystères de la maison et les secrets d'une bonne partie des protagonistes, une fois que « l'on sait », plus de suspense ! … Et pourtant, suite à cette seconde lecture sans surprises, d'autant que mes souvenirs du livre étaient encore assez nets, j'ai rehaussé ma note.

Était-ce le rythme, il est vrai assez lent, qui m'avait ennuyé il y a de ça quatre ans ? Le doute est permis, mais je n'y crois pas trop : la plume de Julie Klassen est maîtrisée, et, à défaut de vrais rebondissements, son histoire est parsemée de nouveaux indices de façon suffisamment régulière pour que l'on aie le sentiment qu'Aibigail progresse en continu dans ses découvertes. En outre, le mystère entourant Pembrooke Park a beau se partager le devant de la scène avec la romance, celle-ci n'est clairement pas l'enjeu du récit. M'attendais-je tout simplement à autre chose à l'époque, peut-être plus de chasse au trésor et moins de blabla ? Difficile à dire. Toujours est-il que Le Secret de Pembrooke Park s'avère assez atypique dans son genre. Les amateurs de romance pure resteront sans doute sur leur faim, ceux de mystère la trouveront encore trop présente... mais, quand on aime les deux, quel régal que ce roman ! Dans une atmosphère de campagne anglaise envoûtante, ce manoir isolé et trop longtemps abandonné a vu bien des drames naître entre ses murs... dommage que ceux-ci ne puissent pas parler ! Le suspense est ainsi bel et bien présent, au fur et à mesure que les langues se délient, faisant ressurgir la vérité et ébranlant la tranquillité du présent. La narration, fluide, fait que l'on enchaîne facilement les chapitres et le livre se lit très rapidement. Il faut dire que sa mise en page, très aérée, le fait paraître bien plus gros qu'il ne l'est en réalité.

Alors, la faute aux (très) nombreuses allusions à la religion, qui, déjà, m'avaient lourdé ? Plus vraisemblablement. Les références sont absolument partout, les personnages prient à de nombreuses reprises, on a même droit à des bouts de sermons entiers, certes intégrés à l'intrigue mais qui auraient très bien pu être résumés en deux lignes... Par chance, depuis ma première lecture, j'ai un peu mieux découvert le paysage éditorial américain et les soupçons n'ont pas tardé à s'accumuler... Renseignements pris, sans surprise, nous sommes bien en présence d'une « inspirational romance ». Sans doute l'éditeur français a-t-il jugé préférable de retirer prudemment cette étiquette pour ne pas ruiner les chances du titre chez nous. Toujours est-il qu'il est donc difficile de reprocher cet aspect au récit, même s'il est parfois envahissant. Le fait qu'un des personnages soit pasteur permet au moins de justifier sa présence au sein de l'histoire...

Pour en venir aux personnages, il faut reconnaître que ceux-ci manquent un peu de charisme. Abigail, présentée comme étant une jeune femme au physique banal mais à l'esprit vif, se révèle tout de même assez cruche par moments et fait tourner pas moins de trois têtes à la fois (spoiler : dans la vraie vie, ça n'arrive jamais). L'attitude d'autres protagonistes crie pourtant « youhou regarde, on se comporte bizarrement et on a des choses à cacher », mais Abigail n'y voit que du feu, tout comme le voisinage depuis vingt ans. Mouais.
Les trois prétendants d'Abigail ne font pas particulièrement rêver : le comportement rentre-dedans particulièrement désagréable de deux d'entre eux incite tout naturellement à préférer le troisième, même s'il n'a rien de spécial.
En revanche, les relations compliquées des familles représentées sont assez plaisantes à suivre : entre la petite soeur certes sans mauvaise intention mais orgueilleuse, la famille entière déléguant ses responsabilités à l'aînée, un père surprotecteur, un autre violent, le clan aimant et soudé... toutes les déclinaisons y passent. C'est crédible, les nombreux protagonistes apportent un peu de couleur au récit, et leurs histoires s'entremêlent, tantôt pour tisser le fil rouge du roman, tantôt pour l'agrémenter. Tous ne sont pas énormément développés, mais ce n'est pas forcément plus mal, l'autrice s'étant focalisée sur l'essentiel... qui est déjà bien assez compliqué comme ça !
Au final, on s'attache tout compte fait assez facilement à tout ce petit monde.

Si le Secret de Pembrooke Park n'est donc pas sans défauts, il demeure tout de même une très bonne lecture, plaisante d'un bout à l'autre et sans temps morts !
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celinedr
  28 août 2017
« Julie Klassen aime tout ce qui a un lien avec le prénom Jane : Jane Eyre, Jane Austen… » nous renseigne la biographie de l'auteure. Eh bien moi aussi !  Je trouve que Jane Eyre est un chef d'oeuvre et j'affectionne tout particulièrement les romans de Jane Austen.
Et pourtant, je n'apprécie pas vraiment les romances historiques…sauf celles-ci ! Paradoxal, je l'avoue. Enfin, c'est ce dont j'étais persuadée avant d'être littéralement happée par cette sublime couverture et d'avoir la curiosité de vouloir en savoir un peu plus. Comme quoi, la curiosité est une grande qualité en littérature. Et puis, généraliser, catégoriser…non merci ! Si je m'étais contentée de regarder le genre littéraire de le secret de Pembrooke Park, je serais passée à côté de ce roman qui m'a complètement transportée dans l'Angleterre du 19ème siècle. Un pays et une époque que je trouve enchanteurs en littérature. Pendant quelques jours, plusieurs heures par jour, j'ai arpenté les rues du Londres d'antan, j'ai déambulé dans les pièces du domaine de Pembrooke Park dont des images emplissaient ma tête au fil des descriptions. Il est aisé pour le lecteur de visualiser le lieu tant il est décrit à la perfection. Plus appréciable encore que des descriptions : une ambiance.
Je portais les robes de Miss Foster et de sa jeune soeur Louisa. J'allais au bal. Je vivais la nouvelle vie d'Abigail à ses côtés. D'ailleurs, je me suis fortement attachée au personnage principal : une femme solide, qui a la tête sur les épaules et n'hésite pas à prendre des initiatives plutôt osées pour l'époque. J'ai été émue par la douceur des Chapman père et fils, agacée par l'assurance de Louisa et enchantée par le fait que les conventions sociales n'étaient pas toujours respectées à la lettre…
 
J'ai adoré l'ambiance que l'auteure a su recréer sans en faire pour autant une pâle copie des romans de l'époque. Les balades bucoliques, les promenades à cheval, les escapades à la rivière, les tasses de thé partagées…Et puis, il y a ce mystère qui plane tout au long de l'oeuvre, et dont on découvre peu à peu les arcanes. L'intrigue est dévoilée au fil des pages (des silhouettes qui se dessinent dans l'ombre, des rumeurs qui ne cessent de grandir, des comportements inquiétants…) entrecoupée, sans, ni trop ni pas assez de péripéties et de romantisme. Un juste dosage de tous ces ingrédients donne une très belle recette appelée le secret de Pembrooke Park.
Bref, rien ne m'a laissée indifférente !
J'ai voyagé, avec ce magnifique roman, et dans le temps, et dans l'espace. Un délicieux voyage littéraire qui m'a donné envie de me replonger dans les romans de Jane Austen. Et c'est ce que j'aime dans la lecture : cette faculté qu'elle a de nous faire rebondir de livre en livre.
Un grand merci donc à la GrosseOp 2017, qui grâce aux petits prix pratiqués, m'a permis de découvrir d'autres horizons littéraires.
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