AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2351780833
Éditeur : Gallmeister (05/02/2015)
Résumé :
Un soldat en Irak doit abattre des chiens qui se nourrissent de cadavres, puis, quelques mois après, reprendre place sur son canapé dans une banlieue résidentielle où femme et labrador l’attendent. Un marine affecté aux “Affaires mortuaires” identifie, transporte et inhume des combattants indistinctement Irakiens et Américains. Pendant ce temps, un jeune officier se voit assigner la tâche absurde d’améliorer la vie des civils en leur apprenant à jouer au base-ball. ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
Sando
  24 avril 2015
Qu'ils soient soldat, aumônier ou artilleur, homme de terrain ou employé administratif, chacun des douze narrateurs de « Fin de mission » a vécu la guerre en Irak à sa façon et n'est pas ressorti indemne de son expérience...

A travers leurs regards, Phil Klay nous dépeint avec talent la réalité d'un monde en guerre, dans lequel la violence côtoie la peur, l'absurde se heurte à la raison et où le dégoût se mêle bien souvent à l'incompréhension. Douze histoires impressionnantes de réalisme, qui ne cherchent pas à cacher la misère d'un pays en souffrance, ni l'horreur d'un quotidien où meurent des innocents, où il faut tuer pour ne pas crever, où l'on devient un héros au prix de sa vie…

Dénonçant aussi bien la bêtise de certains dirigeants américains, qui mettent en danger la vie de soldats par leur simple incompétence, que la barbarie des insurgés qui torturent et abandonnent des innocents à la mort, l'auteur nous offre une vision très nuancée de la guerre, sans manichéisme. Il nous parle de toutes ces vies détruites et bouleversées, de l'incapacité à se reconstruire quand on a connu l'horreur des combats et côtoyé la mort d'aussi près.

Loin d'offrir une vision esthétisée de la guerre, comme on en trouve souvent dans les films et les romans, l'auteur opte pour un réalisme glaçant. Ici, les cadavres pourrissent dans les rues, dévorés par les chiens errants, les mines n'attendent que votre passage pour exploser, la peur vous prend et ne vous lâche plus, agissant directement sur vos sphincters... Alors, pour calmer les tensions, il y a les nuits blanches à jouer sur la Nintendo, les bordels et leurs maladies vénériennes et les histoires qu'on se raconte pour se donner du courage…

En tant qu'ancien Marine ayant servi en Irak, Phil Klay nous parle d'un univers qu'il connait bien, nous offrant, à travers ce recueil sublime et intense de douze nouvelles, un regard à la fois lucide et averti sur la guerre. La narration à la première personne nous plonge directement dans la tête de ces soldats engagés au nom de l'honneur et de la gloire. Une narration d'autant plus vivante et effrayante qu'elle est réaliste et sans pathos. Une écriture brute, franche et sans langue de bois, mais qui n'est pas dépourvue de beauté et d'humour. Phil Klay parvient à éviter tout jugement de valeur et ne tombe pas dans un discours pro-américain de l'engagement, préférant évoquer la description du quotidien de l'armée vu de l'intérieur. Un recueil passionnant et saisissant, qui a valu à son auteur de recevoir un National Book Award amplement mérité ! A lire absolument !

Challenge Variétés : Un livre qui se déroule dans un autre pays
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          423
carre
  08 octobre 2016
Ce recueil de nouvelles signé Phil Klay nous emmène sur les champs de guerre d'Irak et d'Afghanistan. Lui même ancien du corps de marine, Klay raconte le quotidien de ces soldats engagés dans des conflits qui font la fierté de l'Amérique mais qui porte un regard lucide, glaçant sur les blessures psychologiques à la fin de ces missions. La peur, la bravoure, l'absurdité des combats, la difficulté de retrouver les siens après le chaos du terrain, Phil Klay dans un style très réalisme qui fait froid dans le dos, décrit aussi l'impossibilité de compréhension des proches, les horreurs vécues et la difficulté de la réinsertion quand autant d'images terrifiantes hantent la mémoire des soldats.
Klay n'évite rien, ces portraits sont aussi touchants que terrifiants. Fin de Mission mais surtout début d'auteur remarquable.
Commenter  J’apprécie          370
Renod
  26 mai 2015
Ce premier livre de Phil Klay a été couronné par l'un des prix littéraires les plus prestigieux des Etats-Unis : le National Book Award. Autre reconnaissance, lors de sa parution en France, aux éditions Gallmeister, le recueil a reçu les louanges d'un certain Columm Mc Cann en une du « Monde des Livres ». Je viens modestement prolonger cette série de consécrations en lui décernant 5 étoiles rutilantes sur Babelio.
Phil Klay est un ancien soldat du Corps des Marines qui a effectué une mission de treize mois en Irak entre 2007 et 2008. Une fois démobilisé, il a intégré l'université de New York, dans le cadre d'un programme d'aide aux vétérans, où il a suivi des ateliers d'écriture. J'ouvre une parenthèse : de nombreux écrivains américains de qualité sont issus de ou enseignent dans ces ateliers de « creative writing », ce qui est une preuve de l'importance et de la qualité de ces filières, fin de la parenthèse ! Offrir cet apprentissage à un vétéran a une double utilité. D'une part, écrire a une fonction cathartique – au sens psychanalytique – pour son auteur qui peut ainsi extérioriser et purger ces treize mois lourds d'expériences traumatisantes. D'autre part, ce témoignage sur un conflit récent a une valeur historique et représente un éclairage sur l'état d'esprit des belligérants.
Depuis les origines de la littérature, la guerre a été l'un des thèmes les plus souvent traités. Seule la puissance de l'écrit permet de retranscrire la complexité d'une guerre. Pour établir une compraison, nous pouvons prendre un exemple cinématographique récent sur le thème de l'Irak :« American Sniper ». Dans une scène, le tireur d'élite incarné Bradley Cooper connaît un moment d'hésitation avant d'abattre un enfant qui se lance vers un convoi américain armé d'une charge explosive. L'instant de doute est rendu de manière simpliste quand le texte permet de rendre la longue digestion morale, toute en remords et en culpabilité, de ce type d'acte. le choix d'un recueil de douze nouvelles participe à la volonté de peindre la guerre dans toute sa complexité en permettant la multiplication des points de vue. Parmi la foule de personnages, nous trouvons bien évidemment le combattant, mais aussi l'officier qui traite les questions administratives, l'artilleur éloigné de plusieurs kilomètres de ses cibles, l'aumônier, les soldats du génie chargés de l'entretien des routes, ceux chargé de la propagande ou de ramasser les corps, les agents qui participent à la reconstruction et à la réanimation de l'économie locale, les gueules cassées…
Les thèmes traités sont nombreux. Phil Klay évoque la difficulté du retour à la vie civile dans un monde normal où le soldat se sent étranger, au milieu d'individus avides de témoignages sordides ou qui opposent au vétéran leur condamnation politique du conflit. L'auteur aborde également le questionnement moral du prêtre qui reçoit les confessions de soldats lui indiquant que les « règles d'engagement » ne sont pas toujours respectées et que certains officiers appellent à une violence démesurée sur le terrain. Derrière les fanfaronnades et l'esprit bourrin des marines, Klay fait remonter les atermoiements des soldats face à leur premier tué : il y a ceux qui refusent d'en assumer la responsabilité, ceux qui veulent voir le résultat de leurs tirs, ceux qui compatissent avec leur victime et ressentent des remords. L'auteur montre aussi le quotidien des soldats : la misère sexuelle au cours de la mission mais aussi à leur retour, le stress des déplacements avec l'omniprésence des engins explosifs EEI sur les routes. Dans une courte nouvelle, la guerre est transcrite en termes bruts, ceux utilisés au quotidien, du jargon administratif et opérationnel riche en acronymes (un glossaire aurait d'ailleurs été bien utile au lecteur!). La mascarade de la reconstruction est aussi dénoncée, entre corruption de barons locaux et mise en place de directives inadaptées à la réalité, dans une société écrasée par la violence et les conflits communautaires.
Ces nouvelles présentent de multiples points de vue d'un seul camp : celui de l'armée américaine. Une oeuvre du même acabit avec le regard irakien serait appréciable. Ces textes d'une grande qualité permettent une prise de conscience de la complexité d'un conflit. Phil Klay maîtrise parfaitement l'art de la nouvelle. Un recueil remarquable qui permet d'approndir sa connaissance d'une guerre surmédiatisée dont nous n'avons retenu que les images des journalistes "embedded" et que nous avons déjà commencé à oublier.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          152
domeva
  07 février 2015
Ce livre m'a été envoyé par masse critique et je me réjouis d'en partager la découverte.Il s'agit d'un recueil de nouvelles écrit par un trentenaire vétéran du Corps des Marines.
Dans chacune de ces histoires,je suis immédiatement entrée dans le corps,dans la tête du personnage,héros de celle ci.J'ai ressenti,suivant les situations racontées avec le réalisme du vécu,de la colère,de la haine,un immense chagrin,du dégoût,de la peur,une réelle admiration pour ces héros qui le sont devenus parfois malgré eux,dont les actes du quotidien de la guerre seront souvent ignorés,parfois mal compris s'ils réussissent à rentrer chez eux.
Quelle souffrance aussi ,pour eux,de ne pas pouvoir tout simplement oublier ce qu'ils ont fait,vécu,et de comprendre qu'on ne va les "considérer" que s'ils rapportent des faits bien sanglants grâce auxquels on pourra s'apitoyer sur leur souffrance,surtout si les séquelles en sont bien visibles!
L'auteur n'est pas tendre avec ceux des officiers dont le manque d'intelligence ou l'ambition ont entraîné la mort d'hommes qui n'avaient comme tort que de participer à une guerre dont ils n'étaient que des pions.
Je ne vois pas l'intérêt de rapporter une à une,dans chacune de ces nouvelles,tout ce qui m'a touchée,convaincue.Si on ne lit pas cet ouvrage,on ne peux pas s'en faire vraiment une idée.
Je suis éblouie par le talent de cet auteur qui a su transformer son expérience de la guerre en acte positif d'écriture et peut-être amener les civils à comprendre pourquoi le combattants ont tant de mal à reprendre une vie "normale" après.
Qu'on soit pour ou contre la nécessité de telles guerres,on comprend en lisant ces nouvelles que tous ces hommes ont exploré le pire et le meilleur d'eux-mêmes et qu'ils n'en sortent jamais innocents
ENORME BRAVO à Phil Klay.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          212
strummer
  15 février 2015
Reçu dans le cadre de masse critique, hasard, coïncidence la dernière fois j'avais reçu Compagnie K de William March de la même maison d'édition Gallmeister et traitant du même sujet, la guerre. D'ailleurs l'excellent livre de March est mentionné dans l'excellent livre de Klay (page 255).
Mon dieu, ce livre est bon !
Constitué de 12 nouvelles, écrites à la première personne, Phil Klay met la focale sur les hommes, les détails dont ne parlent jamais les médias, ici la guerre n'est pas aseptisée, quand on tue un homme son cadavre pourri, on a des remords, on veut voir sa dépouille, les chiens errants lapent du sang, quand on bombarde une maison, il y a des cadavres dedans, ici c'est l'anti guerre du Golfe, première du nom, avec ses frappes chirurgicales
L'aumônier en vient à perdre la foi, les anciens combattants font se pâmer les filles, ils tuent des gens et le soir ils jouent aux Pokémon.
Il y a une brigade qui est chargée de ramasser la viande froide et qui conseille à un jeune soldat de 19 ans, tout juste marié,(pour que sa femme touche sa pension. s'il meurt) ; de mettre son alliance autour de son cou, car enlever une bague sur le doigt d'un mort, n'est pas une tâche facile.
Il y a une brigade dont le job est de réparer les nids de poule sur la route, une autre qui balance des obus de 65 kilos à 10 km de distance et qui se demande si le mec qui a porté l'obus est responsable de la mort des tués.
Un milliardaire veut venir en aide aux irakiens en leur apprenant à jouer au Baseball.
Et ça continue, et à la fin on est déçu que ça se termine parce que le rythme est tellement soutenu qu'on ne voit pas la lecture passer.
Il y a une nouvelle hallucinante dans laquelle on découvre que des marines se baladent dans les rues en hurlant des insanités à la population pour qu'elle sorte révoltée et qu'ils puissent engager le combat, certains gradés sont réellement tarés, des engagés fuient la misère en s'engageant dans les Marines, c'est tout un pays, une société, un système qui se prend une grosse claque dans la gueule.
C'est réellement très complet, très sombre, très réaliste, très cru et ce jeune auteur est lettré.
Ce n'est pas manichéen, pas d'anti et de pro guerre, chaque homme engagé à des niveaux différents doit vivre avec les horreurs vues et ou ressenties. du combat sur le terrain, au retour au pays, les hommes tués, les remords, la culpabilité.
Là, il faut foncer, parce que cet auteur livre un premier roman assez exceptionnel et encore une fois Gallmesiter frappe fort, dans la découverte de nouveaux talents.
Pour vous en convaincre, une petite citation, on pourrait citer tout le livre :
"La vraie vie et les autocollants de pare-chocs, ça fait deux, alors, n'oubliez pas : si vous dites trop la vérité, personne ne vous croira."
Allez encore trois :
- Ce ne sera pas un problème, dit-il. L'Irak manque de beaucoup de choses, mais pas de veuves.
On a pris ma prime de combat et on a acheté des tas de choses. C'est comme ça que l'Amérique riposte aux terroristes.
- Vingt siècles de christianisme. On pourrait penser qu'on a retenu quelque chose. (Je tripotais la petite croix). Dans ce monde, Il ne nous promet qu'une seule chose ; que nous ne souffrions pas seuls.
Peut-être manque-t'il des notes en bas de page pour expliquer le jargon militaire utilisé.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140

critiques presse (6)
Actualitte   10 mars 2015
Brillant, déconcertant ou glaçant, cet ensemble de nouvelles interpelle et interroge, va bien au-delà de l'opposition pour ou contre la guerre.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LeSoir   10 mars 2015
En douze nouvelles, Phil Klay traduit l’expérience de la guerre d’Irak. Impressionnant.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Telerama   18 février 2015
La guerre en Irak, par un tout jeune vétéran. En douze nouvelles coups de poing, Phil Klay dit la fureur des combats, les longs moments d'ennui. Et surtout la difficulté à reprendre place dans le choeur des hommes.
Lire la critique sur le site : Telerama
Liberation   16 février 2015
Les narrateurs de Phil Klay composent chacun à leur manière avec la guerre (l’un est aumônier, un autre dans les services mortuaires, un autre encore chargé d’introduire le base-ball en Irak), l’humour se mêle à l’abomination des situations. Il y a les hommes qui tuent pour la première fois, ceux qui voudraient calculer la part de responsabilité de chacun dans un tir d’artillerie.
Lire la critique sur le site : Liberation
LaLibreBelgique   12 février 2015
De janvier 2007 à février 2008, Phil Klay a servi, au sein du corps des marines, dans la province irakienne d’Anbar. De cette expérience, il a tiré douze nouvelles d’une belle intensité, rassemblées sous le titre "Fin de mission" ("Redeployment"). Ce recueil lui a valu le National Book Award 2014 et l’attention de Barack Obama, qui a recommandé tout récemment sa lecture sur CNN.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Lexpress   05 février 2015
Le plus étonnant, avec Fin de mission (Redeployment, en anglais), qui restera comme l'un des grands livres de guerre, c'est que, au terme de ces 300 pages musclées de fureur et de folie humaines, vous en redemandez. Serait-ce dû à l'intelligence de coeur de l'auteur, à l'impartialité de son ton et à la notable propension à douter de ses personnages ?
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
Alice_Alice_   16 juin 2015
Levin avait été touché au cou. Son gilet pare-balles n'aurait rien changé. Mais j'imagine que pour le sergent-major, comme pour la plupart des gens, il fallait qu'il y ait une certaine rationalité dans la mort. Une raison pour chaque victime. J'avais vu la même piètre théodicée lors d'enterrements civils. En cas de maladie pulmonaire, le défunt était certainement fumeur. En cas de maladie cardiaque, c'était un amateur de viande rouge. Il fallait une sorte de causalité, même la plus ténue, pour aseptiser tout cela. Comme si la mortalité était un jeu avec des règles, où l'univers était rationnel et où le Dieu qui le supervisait nous manœuvrait comme des pions sur un échiquier, les doigts enfoncés dans les flancs du monde.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
CDIAdCCDIAdC   07 septembre 2015
- Si un véhicule roule vers vous à grande vitesse, disait l'instructeur aux Marines rassemblés, il se pourrait qu'il s'agisse d'un attentat-suicide, mais ce pourrait aussi être simplement un Irakien agacé et affolé qui essaie d'arriver à l'heure à son travail. Si les deux premières mesures de la riposte graduée ne donnent rien, vous pouvez tirer une balle devant le voiture, en essayant de ne pas blesser...
A cet instant, le colonel se leva d'un bond et arrêta le cours.
- Quand nous tirons, nous tirons pour tuer.
Les Marines rugirent d'approbation.
- Je ne veux pas qu'un de mes Marines se fasse tuer parce qu'il a hésité, poursuivit le colonel. Les Marines ne tirent pas de coup de semonce.
L'instructeur, un capitaine, en resta médusé. On ne contredit pas un lieutenant-colonel, surtout devant ses hommes, et il ne dit rien, mais l'unité tout entière venait d'apprendre à ne pas tenir compte des règles du corps expéditionnaire des Marines. Les soldats avaient bien reçu le message. Tuez.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Charybde2Charybde2   02 mai 2015
Vicar dormait la tête sur mes genoux, se réveillant chaque fois que je tendais la main pour lui donner de petits morceaux de salami. Le vétérinaire avait dit à Cheryl que c’était mauvais pour lui, mais il avait bien droit à quelque chose de bon. Souvent, quand le le caressais, je touchais une de ses tumeurs et ça devait lui faire mal. On avait l’impression que tout lui faisait mal, remuer la queue, manger sa pâtée. Marcher. Rester assis. Et quand il vomissait, ce qui arrivait un jour sur deux, il avait des hauts-le-cœur comme s’il était en train de s’étrangler, accélérant pendant une bonne vingtaine de secondes avant que quelque chose ne sorte. Ce qui m’inquiétait, c’était le bruit. Ça ne me faisait rien de nettoyer le tapis.
Et puis Cheryl rentrait, nous regardait en secouant la tête puis dans un sourire, elle disait :
– Eh ben, vous faites une belle équipe, tous les deux.
Je voulais avoir Vicar près de moi, mais je ne supportais pas de le regarder. Je pense que c’est pour ça que j’ai laissé Cheryl me traîner hors de la maison, ce week-end là. On a pris ma prime de combat et on acheté des tas de choses. C’est comme ça que l’Amérique riposte aux terroristes.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
trust_metrust_me   30 janvier 2015
Tout le monde présumait que mon âme était profondément marquée par ma rencontre avec le Réel : le monde-tel-qu’il-est, dur, sans fard, violent, loin de la bulle protectrice de l’Amérique et du monde universitaire, un séjour au Cœur des Ténèbres qui, s’il ne vous détruit pas, vous rend plus triste et plus sage. C’est des conneries, bien sûr.
Commenter  J’apprécie          110
LireEcouterVoirLireEcouterVoir   18 janvier 2016
Il y a deux façons de raconter l'histoire. La drôle et la triste. Les mecs aiment bien la drôle, avec beaucoup de sang partout, et un sourire sur votre visage, quand vous arrivez à la fin. Les filles aiment bien la triste, avec un regard qui se perd dans le lointain tandis que vous contemplez les horreurs de la guerre qu'elles ne peuvent pas vraiment voir. Mais quelle que soit la façon, l'histoire est la même. Il y a ce lieutenant-colonel, en visite au centre gouvernemental, qui s'amène, il voit deux marines en train de s'activer autour d'une housse mortuaire et il décide d'aller leur donner un coup de main, histoire de leur montrer que c'est un type sympa.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Videos de Phil Klay (20) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Phil Klay
Phil Klay - Fin de mission .Phil Klay vous présente son ouvrage "Fin de mission" aux éditions Gallmeister. Traduit de l'américain par François Happe. Retrouvez le livre : http://www.mollat.com/livres/klay-phil-fin-mission-9782351780831.html Notes de Musique : Cryptonite by Hellmood B. Ware. Free Music Archive. www.mollat.com Retrouvez la librairie Mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat You Tube : https://www.youtube.com/user/LibrairieMollat Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
+ Lire la suite
Livres les plus populaires de la semaine Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle




Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
1086 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre