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ISBN : 2070461939
Éditeur : Gallimard (05/02/2015)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 84 notes)
Résumé :
« Ettore Majorana m’est “tombé dessus” lorsque je commençais mes études de physique. À lui seul, il incarne la contradiction la plus radicale qui fût jamais apportée à tout ce qui est ordinairement considéré comme ordinaire chez les physiciens. Il est une singularité pure, qui a surgi dans l’Italie des années vingt, au moment où la physique venait d’accomplir sa révolution quantique et de découvrir l’atome.
« Né en 1906, Majorana fut un théoricien fulgurant. ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
Eric75
  29 mars 2015
Une fois n'est pas coutume, Étienne Klein a remisé au vestiaire sa blouse d'enseignant physicien pour endosser un trench-coat couleur mastic et un borsalino de détective privé... Car Monsieur Klein, cette fois-ci, nous raconte la surprenante enquête qu'il a menée personnellement, un essai digne des meilleurs polars noirs des années 30. C'est d'ailleurs dans ces années-là que se situe l'action principale de l'intrigue. Nous quittons (mais pas tout à fait) la hard science pour le hard boiled !
Ettore Majorana a tout d'un personnage de roman : physicien infiniment doué, il est présenté comme l'un des scientifiques les plus prometteurs de sa génération. Mais comme nul n'est parfait en ce bas monde, il est aussi perçu comme pathologiquement introverti, timide, et peu apte aux relations humaines. Sa fulgurante carrière de physicien des particules et ses idées d'avant-garde bousculeront pourtant la communauté scientifique italienne de l'époque (dont le prix Nobel Enrico Fermi) « avec la vivacité d'un météore » précise la plaque commémorative posée sur l'immeuble où il est né. Car, en effet, Ettore disparaît mystérieusement le 26 mars 1938. Il a alors 31 ans.
Sur les raisons de sa disparition, le mystère reste total. Son corps n'a jamais été retrouvé. Tout au plus peut-on, à l'instar de Sherlock Holmes, chercher à entrevoir la vérité après avoir examiné toutes les pistes et éliminé les hypothèses les plus saugrenus. On a presque tout dit sur la disparition de Majorana (et j'en rajoute un peu pour le fun) :
- Il s'est suicidé lors d'une traversée à bord d'un paquebot reliant Naples à Palerme, ou à son arrivée dans l'une de ces deux villes ;
- Il a trouvé refuge dans un monastère, où il a conservé l'anonymat pour le restant de ses jours ;
- Il s'est exilé en Argentine, à moins que ce ne soit au Venezuela (ça dépend des différents témoins qui prétendent l'avoir rencontré des années plus tard) ;
- Il a été enlevé par les services secrets d'un pays ennemi aux ressortissants à l'accent guttural pour travailler sur la bombe atomique ;
- Il a été enlevé par des extra-terrestres intéressés par ses travaux utilisés dans la mise au point de moteurs supraluminiques ;
- Il est devenu SDF, ne supportant pas l'idée d'avoir raté le prix Nobel ;
- Il a basculé dans une autre dimension, après la découverte d'une particule susceptible d'engendrer un excès de matière noire et de provoquer des trous de ver dans le continuum spatiotemporel…
Étienne Klein n'explore pas tous les scénarios exposés ici, loin s'en faut, mais son enquête, devenue obsessionnelle au fil du temps, le conduit quand même à se rendre en Italie, pour rencontrer les derniers témoins, la famille, pour visiter avec émotion les différents lieux fréquentés par le physicien, pour refaire le dernier trajet connu afin de mettre au clair ses idées par une ultime reconstitution, comme s'il devait élucider une scène de crime…
Étienne Klein n'apporte avec cette enquête aucun scoop de nature à révolutionner l'histoire des sciences. Il ne creuse pas les scénarios spéculatifs en laissant ce travail aux journalistes à sensation (les pistes argentine et vénézuélienne ont été récemment réactivées par des enquêtes italiennes) mais se contente simplement de remettre au goût du jour un physicien longtemps ignoré, et s'appuie, en bon scientifique, sur les faits avérés (à savoir les courriers et les témoignages directs authentifiés).
En annexe, le lecteur trouvera deux petits développements indispensables, de nature à satisfaire sa curiosité : une rapide présentation des contributions de Majorana à la physique quantique, montrant en quoi elles continuent d'intéresser la recherche actuelle (neutrino, antimatière, matière noire), et une thèse concernant l'un des motifs de la disparition du physicien : son refus de participer à la conception d'une bombe atomique dont il entrevoyait les conséquences irrémédiables.
Le lecteur exigeant pourra regretter l'absence d'explications scientifiques plus poussées sur les théories de Majorana ainsi que l'absence d'une démonstration plus convaincante levant le voile sur la disparition du savant. Des essayistes en tout genre nous abreuvent régulièrement de révélations tonitruantes et de vérités enfin révélées – sur l'identité de Jack l'éventreur, sur l'assassinat de JFK, sur l'authenticité du Saint-Suaire… – et on s'était un peu habitué à ça, même si chacune des théories invalidait la précédente. Rien de tel en science. Nul ne sait vraiment si les neutrinos se révèleront être « de Majorana » ou « de Dirac ». Nul ne peut prédire si des particules supersymétriques seront un jour découvertes dans le LHC. Nul ne sait dans quelle dimension cachée de l'espace-temps a atterri Majorana. Il n'empêche que le présent essai d'Étienne Klein, même s'il n'apporte pas toutes les réponses malgré l'imperméable et le chapeau mou, reste, comme toujours avec cet auteur, accessible à tous et passionnant de bout en bout.
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mosaique92
  15 mars 2015
Autant prévenir tout de suite : ce livre n'est pas une lecture légère. Mais, peu épais (208 pages, annexes et bibliographie comprises), il est passionnant et d'une grande richesse.
Majorana, dont j'ignorais le nom et l'existence avant d'entendre Etienne Klein en parler, est un génie dont ‘'les travaux ont porté sur les particules élémentaires, les forces nucléaires et l'antimatière. Certains ne furent compris que dans les années soixante. D'autres sont encore à déchiffrer. Cet authentique génie, de la trempe de Galilée et de Newton, avait «des dons qu'il était le seul au monde à posséder à son époque». Mais de tels dons ont leur contrepoids : Majorana ne savait pas vivre parmi les hommes, et c'est la pente pessimiste et tourmentée de son âme qui finit par l'emporter.'' (je cite l'auteur). Voilà, résumé en trois phrases, le contenu du livre.
Suivre cette destinée extraordinaire et fulgurante c'est :
- mettre un orteil dans des théories scientifiques auxquelles se référent de nos jours nombre de chercheurs (‘' les travaux de Majorana parlent aux chercheurs d'aujourd'hui, comme s'il leur avait intensément préparé le terrain, creusant des pistes auxquelles il est le seul à avoir songé.'') ; je l'avoue, certaines explications me sont passées un peu au-dessus de la tête car mes connaissances en physique sont très basiques et très incomplètes
- naviguer dans une époque (les années 1920/1930) de foisonnement dans le domaine scientifique (les prémices de la physique nucléaire) et de grands bouleversements politiques (la montée du fascisme en Italie où est né et vit Majorana et en Allemagne où il y effectue un séjour scientifique pendant quelques mois)
- côtoyer des scientifiques de renom et assister, au quotidien, à la vie de ces équipes de haut vol
- suivre la vie d'un être génial mais totalement inadapté au monde des hommes, désintéressé (il a volontairement laissé à des collègues la paternité de ses découvertes, ce qui a valu un prix Nobel à deux d'entre eux) et en recherche constante de ce que les autres humains ne voit pas (‘' le réel, le vrai, n'a rien à voir avec ce qui est concret et se laisse atteindre par des mathématiques très sophistiquées'' : il a inventé un langage pour décrire ce qui paraissait impossible ou n'était pas concevable à l'époque)
- être confronté à la solitude de plus en plus pesante d'un enfant surdoué (et donc décalé par rapport à son entourage), d'un élève surpassant ses maîtres et d'un jeune chercheur tellement en avance sur son époque qu'il est incompris (voire ignoré) de la majorité de ses congénères.
Enrico Fermi, directeur de l'Institut de Physique dans lequel Majorana entre en 1928 et prix Nobel de physique en 1938 (prix qu'il doit, en partie, aux travaux de Majorana), dit de ce dernier : ‘'Il existe diverses catégories d'hommes de science : les scientifiques de deuxième rang, hommes de la périphérie inaptes à se relier au centre même de la science, qui font simplement de leur mieux mais ne vont jamais bien loin ; les scientifiques de premier rang, qui parviennent à des découvertes de grande importance, fondamentales pour le développement de la science (pour info : Fermi se plaçait dans cette catégorie) ; enfin, les génies, de la trempe de Galilée et de Newton. Majorana est de ceux-là ; il a des dons qu'il est le seul au monde à posséder. Malheureusement, il lui manque ce qu'il est courant de trouver chez les autres hommes : le simple bon sens. Et sans ce pragmatisme ordinaire, la vie quotidienne peut facilement tourner au désastre''

Vous l'aurez compris : ce livre est un exposé (succinct) de théories scientifiques, une étude anthropologique et sociologique et un roman policier, l'auteur cherchant à éclaircir la disparition de Majorana. Et il n'est pas dénué d'humour : j'ai ri en lisant l'anecdote du scientifique qui, au lieu de sortir de l'ascenseur surchargé qui refuse de démarrer, saute au moment d'appuyer sur le bouton… et l'ascenseur démarre.
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GrandGousierGuerin
  18 février 2016
En écoutant Etienne Klein sur France Culture, j'ai eu envie de découvrir les talents littéraires de l'animateur, scientifique renommé et alpiniste chevronné. Et je suis tombé en arrêt sur ce livre qui proposait un audacieux jeu d'équilibriste entre le traité scientifique de vulgarisation et la biographie. de plus ce Majorana ne me disait rien de rien …. Illustre inconnu dont je me suis empressé de dévorer l'évocation par E Klein.
Ettore Majorana fait partie de ces étoiles filantes comme Evariste Gallois ou encore Mozart qui éblouissent le monde à leur passage mais se consument pour s'éteindre presque aussitôt. Son art à lui, c'est la physique atomique, quantique assortie d'une capacité de calcul hors du commun. Mais ce génie est pour le moins effacé et semble avoir désespérément cherché à effacer toutes traces de lui. Et ce notamment par sa disparition si énigmatique et au final si représentative de la vie de cet homme si peu fait pour la vie ordinaire.
Etienne Klein a su tenir mon intérêt tout au long de ce récit en réussissant le tour de force de mettre en perspective les travaux de Majorana et tout l'intérêt presque divinatoire qu'on lui donne actuellement. Un livre au final qui peut intéresser un large public, curieux et pas forcément expert en physique quantique.
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Luc_M
  26 janvier 2014
Etienne Klein nous parle de sa rencontre posthume avec Ettore Majorana, grand physicien du 20ème siècle, prophète en ses Terres.
Ici est dressé le portrait d'un être bien singulier, "a most peculiar man" de Simon & Garfunkel, un être de la trempe de Rimbaud, Evariste Galois, Mozart dans leurs domaines. Une "étoile filante".
Etienne Klein mêle dans ce livre confidences, éléments biographiques et vulgarisation. On y retrouve l'aventure scientifique du 20ème siècle autour de l'atome, et on y côtoie les plus grands : Einstein, Heisenberg, Ferri, Dirac, Bohr,… Et les notions y sont aussi abordées : la découverte du neutron, de la fission nucléaire, de la matière Noire, des neutrinos,…
Mais avant tout, on y lit l'admiration d'un grand scientifique envers un héros en son domaine, quasi-prophète, tombé dans l'oubli mais devançant ses contemporains sur bien des fronts. Admiration couplé d'une étrange fascination pour un être énigmatique, solitaire, taciturne, timide, orgueilleux, rationnel mais privé de bon sens, à l' "affection rare mais fidèle", dont l'énigme de sa disparition précoce - 31 ans - est restée insoluble.
"Retenez ce nom !" semble crier l'auteur. C'est fait. Maintenant, quoi ?
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VivianeB
  20 septembre 2015
C'est en véritable conteur qu'Etienne Klein nous parle de la physique, des atomes, des protons au travers de l'histoire d'un homme pour lequel il éprouve admiration et fascination. Au-delà des explications techniques que je n'ai pas comprises et sans chercher à comprendre, j'ai beaucoup aimé le portrait psychologique de Majorana, un génie de la science mais également un homme timide, replié sur lui-même et qui peut-être n'a pas su être un être humain du fait de son génie, tout simplement.
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critiques presse (4)
Lexpress   20 décembre 2013
"Penser n'équivaut pas à exister", tel est le douloureux constat que nous adresse Majorana depuis son refuge, loin des hommes. Etienne Klein nous le rend magnifiquement fraternel et signe un grand livre existentiel.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LaLibreBelgique   04 décembre 2013
Cet essai est aussi un vrai roman littéraire, existentiel, sur le mystère du génie humain. Etienne Klein est non seulement un brillant physicien [...] mais il est aussi un bon vulgarisateur, un écrivain de talent et un alpiniste confirmé ayant besoin de se frotter aux sommets pour, sans doute, mieux cerner la fragilité et la beauté humaine.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Telerama   04 décembre 2013
Le chercheur-détective interroge et déduit – mais la solution, au final, s'évapore. Peu importe, car cet échec a la poésie, la grâce d'un roman noir, de ceux qui effleurent sans jamais déflorer et nous laissent, comme l'auteur lui-même, sur un trottoir de Palerme, seuls avec notre admiration.
Lire la critique sur le site : Telerama
Liberation   01 octobre 2013
Loin d’une biographie classique ou d’un cours sur l’apport du physicien, ce livre en donne une image plus large.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
deuxquatredeuxdeuxquatredeux   29 juillet 2015
A Leipzig, Majorana lit Schopenhauer, l'homme d'un seul livre, Le Monde comme volonté et représentation. Le ténébreux philosophe y explique que la souffrance est le fond de toute vie et son propos ne peut que séduire ceux qui ont une sensibilité un peu plus aiguë que la moyenne à la souffrance universelle. On y trouve d'ailleurs l'une des phrases les plus tristes de toute l'histoire de la philosophie : " La vie oscille, comme un pendule, de droite à gauche, de la souffrance à l'ennui"... Il est difficile de concevoir que Majorana ait jamais pu s'ennuyer - trop haute température cérébrale -, mais il n'est pas difficile de l'imaginer amarré à son mal-être tout autant qu'à la physique.Et je préfère ne pas trop parler ici de la façon dont Schopenhauer (ce grand élaguer de la chasteté qui eut quelques liaisons mais fréquenta surtout les femmes par nécessité et "hygiène") conçoit l'amour. Sous sa plume, il devient une activité stéréotypée et cocasse qui concerne les seuls intérêts de l'espèce, laquelle veille à ce que se répète indéfiniment l'illusion de l'amour, nécessaire à la permanence de ses desseins aveugles. Difficile, sans doute de tomber amoureux avec un tel viatique en bandoulière...
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rkhettaouirkhettaoui   15 décembre 2013
Il a compris une chose essentielle ; il n’y a finalement que deux grandes possibilités de contact avec la réalité matérielle : le contact brut, direct, qui bute sur les choses, les soupèse et en infère leurs diverses propriétés ; et le contact « en miroir », qui, par un jeu de correspondance entre le visible et l’invisible, remplace la présence des choses par leur mise en concepts. C’est cette seconde sorte de contact, consistant à doubler la réalité matérielle par autre chose que son apparence première, à la sublimer en un jeu d’équations incompréhensibles pour le commun des mortels, qui donne toute sa puissance opératoire à la physique. Celle-ci vise à proposer de la matière concrète une représentation abstraite qui permettra, en retour, à l’issue d’une sorte de galipette, de la saisir en ce qu’elle est vraiment. En définitive, nos sens ne nous apprennent rien sur ce qui se trame en profondeur dans la matière, à l’abri de nos grossiers percepts.
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Luc_MLuc_M   26 janvier 2014
Dans sa bibliothèque se trouvait en bonne place Science et Méthode, d'Henri Poincaré, ans lequel on peut lire ces phrases : "Il suffit d'ouvrir les yeux pour voir que les conquêtes de l'industrie qui ont enrichi tant d'hommes pratiques n'auraient vu le jour si ces hommes pratiques avaient seuls existé, et s'ils n'avaient été devancés par des fous désintéressés qui sont morts pauvres, qui ne pensaient jamais à l'utile, et qui pourtant avaient un autre guide que leur caprice. C'est que, comme l'a dit Match, ces fous ont économisé à leurs successeurs la peine de penser."
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Eric75Eric75   30 mars 2015
Il invente pour l'occasion une nouvelle méthode de représentation des groupes qui lui fournit l'outil mathématique pour écrire une équation à la fois quantique et relativiste, valable pour toutes les particules élémentaires. Un pur chef-d’œuvre qui tient en neuf petites pages. Lorsque Wolfgang Pauli le découvrira, en 1940, lui qui d'ordinaire ne complimente personne déclarera être impressionné par sa puissance conceptuelle. Dans les années 1960, Eugene Wigner, croyant découvrir une nouvelle représentation des groupes, ne fera que redécouvrir ce que Majorana avait mis au jour. (...)
Cet article de 1932 sur le spin des particules a passé trente-cinq ans au cimetière des oublis avant d'être redécouvert et ressuscité, tel un Bel au bois dormant. Ainsi, Majorana a élaboré son propre idiome, qui se révèlera dans la seconde moitié su XXe siècle un espéranto de l'exactitude.
C'est à partir des années 1960 que son nom, associé à diverses notions, équations, particules ou théories, envahira presque tous les champs de la physique à mesure qu'elle se perfectionnera et gagnera en maturité : forces de Majorana, transition de Majorana, équation de Majorana, champ de Majorana, transformation de Majorana, algèbre de Majorana, neutrino de Majorana, fermions de Majorana, sphère de Majorana... On pourrait parler d'une « majoranisation » progressive de la physique.
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benelignebeneligne   13 juin 2015
Un livre qui sort de l'ordinaire pour nous conter l'histoire d'un homme extra-ordinaire. La fulgurante vie d' un jeune Italien surdoué qui atteint les sommets de la physique, mais telle une étoile filante, disparaît un jour, retournant dant un néant, un trou noir plein de neutrinos, qui en fait une légende.

Cette enquête nous mène dans l'Italie du début du 20è siècle, quand nombre de chercheurs trouvent de nouvelles voies dans le monde le l'infiniment petit, de l'invisible à l'oeil nu, avant les énormes machines du CERN qui montrent l'étrange et logique ballet des ions et atomes.

Il s'agit d'un monde inaccessible au commun des mortels mais qui permet actuellement, l'usage le l'imagerie médicale, de la téléphonie mobile, et hélas aussi des bombes à neutrons et à l'uranium 235.

Même si l'on ne comprend pas tout, loin de là, l'histoire est intéressante, palpitante, l'auteur va rencontrer des descendants du héros de cette épopée, et un neveu se nomme également Ettore Majorana pratiquant le même métier d' physicien, à croire qu'il y a une sorte de métempsycose.

Ce libre se lit de bout en bout, on n'y perd pas une miette, il rend la physique quantique poétique avec un vocabulaire qui évoque un monde parallèle, et si on va voir de quoi il retourne sur Internet, on peut voir de belles images lumineuses, des rayons laser, dés éclatements de molécules de toutes les couleurs...

J'ai vraiment aimé ce livre, et je le recommande même aux néophytes qui ne se souviennent peut-être pas des cours dy lycée qui de toutes façons n'avaient rien, en ce qui me concerne de bien touchant, mais j'admire aussi le côté philosophique de la matière (l'être et le néant par exemple).
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Videos de Étienne Klein (35) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Étienne Klein
Femme politique, ex secrétaire des Verts puis d'EELV, Cécile Duflot est aujourd'hui directrice générale d?Oxfam France, l'une des quatre ONG à l?initiative de la pétition "l?Affaire du siècle". Elle se confie sur son engagement dans une Masterclasse animée par Etienne Klein.
Une émission enregistrée le 12 janvier en direct et en public à l'occasion du Forum France Culture à la Sorbonne.
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