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ISBN : 0141024534
Éditeur : Penguin (01/05/2008)

Note moyenne : 4.46/5 (sur 172 notes)
Résumé :
Qu'y a-t-il de commun entre le coup d'Etat de Pinochet au Chili en 1973, le massacre de la place Tiananmen en 1989, l'effondrement de l'Union soviétique, le naufrage de l'épopée Solidarnosc en Pologne, les difficultés rencontrées par Mandela dans l'Afrique du Sud post-apartheid, les attentats du 11 septembre, la guerre en Irak, le tsunami qui dévasta les côtes du Sri Lanka en 2004, le cyclone Katrina, l'année suivante, la pratique de la torture partout et en tous li... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
Horizon_du_plomb
  10 mai 2019
«  Nous ne savions pas ce que personne ne pouvait nier.  »
« Autrement dit, la présence de celui-ci, durant la première année de l'expérience économique en Irak, n'avait été qu'un mirage — il y avait eu non pas un gouvernement, mais un simple entonnoir par où s'engouffraient l'argent des contribuables américains et les pétrodollars irakiens, au profit des sociétés étrangères, en marge de toute loi. À cet égard, l'Irak fut l'expression la plus extrême de la contre-révolution anti-étatiste — un État « coquille vide » ou, comme les tribunaux finirent par l'établir, il n'y avait pas d'État du tout. »
Je me souviens d'un jeu de rôle « Cyberpunk 2020 » auquel j'ai joué dans les années nonante (le cyberpunk date des années 80). Comme les analystes nous le prédisaient déjà pour le futur, les états n'existaient plus et avaient laissé place aux corporates (multinationales dont les omniprésentes firmes pharmaceutiques) qui étaient protégés par des milices cyberaméliorées tandis que les pauvres étaient relégués dans la misère et la pollution ou dans le cyberespace où régnaient les hackers. Ce n'est pas ce monde imaginaire que nous décrit Klein dans son livre mais c'est bien le nôtre et il n'est pas si différent. Ce livre est effrayant, choquant, mais capital.
«  Le meilleur moment pour investir, c'est quand il y a encore du sang sur le sol.  »
« À certains égards, les récits touchant la corruption et les portes à tambour donnent une fausse impression : ils laissent en effet entendre qu'il existe une ligne de démarcation nette entre l'État et le complexe du capitalisme du désastre, alors que cette dernière s'est depuis longtemps estompée. » (Pareil évidemment pour les scandales financiers en épouvantail)
Le livre va directement au cœur des choses. Il va nous expliquer les nouvelles façons qu'a trouvé le capitalisme sauvage pour trouver de nouveaux marchés et assurer sa croissance, en faisant table rase du passé tout en créant des gouffres d'inégalités. Il nous montre aussi cette dystopie où la politique, c'est le profit, les privatisations et les dérèglements. Évidemment, on va nous parler copinages, trafics d'influence, conflits d'intérêt, le tout enrobé d'experts en communication aux lexiques impressionnants. Klein parle des techniques d'économie mais tout cela reste très abordable et n'équivaut pas à des cours poussés en économie (que j'ai aussi eu à l'université pendant deux ans et je peux confirmer l'endoctrinement qu'on peut y avoir comme pour l'école de Chicago. Je me souviens encore de ce professeur d'histoire économique qui nous faisait lire le Capital [dans lequel Marx explique bien la nécessité d'idéologues justifiant le système], prétendait que l'Afrique était le dernier continent en friche pour les marchés, tout en montrant dans son cours que le capitalisme avait besoin de la démocratie pour être pleinement opérationnel).
« L'aveuglement néocolonial est un thème récurrent de la guerre contre le terrorisme. »
«  C'est un fil continu — ceux qui ont dépossédé les Indiens de leurs terres continuent de nous opprimer en nous imposant des structures féodales. (…) Il faut se rappeler que l'oligarchie elle-même est sous la tutelle des mêmes monopoles — Ford Motors, Monsanto, Philip Morris. C'est la structure qu'il faut changer. C'est ça que je suis venu dire. Voilà tout. »
Ce qui est à la fois fascinant et effrayant, c'est qu'on a l'impression générale de voir l'émergence d'un esclavagisme moderne sous couvert de gestion de crises et pouvoir spéciaux, bref d'une nouvelle idéologie qui se justifie pour « préserver la société ». On peut d'ailleurs aussi se demander à quel point cette attitude de « nouveaux marchés » complètement inhumains n'est pas que le prolongement d'un post-colonialisme généralisé, y compris à l'intérieur de nos pays par l'émergence de nouvelles frontières.
« Jour après jour, il paie des entrepreneurs privés chargés d'élaborer des projets détaillés de reconstruction de 25 pays différents, du Venezuela à l'Iran, qui risquent, pour une raison ou une autre, d'être la cible des foudres destructrices des États-Unis. » « Dans des « contrats pré-signés », on trouve déjà le nom d'entreprises et d'experts-conseils prêts à entrer en action aux premiers signes d'un désastre. Pour l'administration Bush, il s'agit d'une évolution naturelle : après s'être arrogé le droit de causer une destruction illimitée par mesure de précaution, elle réclame celui de créer la reconstruction préemptive — rebâtir des endroits qui n'ont pas encore été détruits. »
Sur la partie en Amérique Latine, j'ai aimé comme l'auteure ose remettre à sa place l'implication d'Amnesty International. La partie sur le Sri Lanka m'a rappelé mes lectures récentes de « Wave » et « Jours barbares ».
« Sous la gouverne du Likoud, l'État d'Israël se présenta comme un État sécuritaire modèle à la fine pointe de la technologie, occupé depuis des décennies à se défendre contre les menaces arabes et musulmanes — bref, comme un vaste showroom. »
Mention spéciale à l'histoire revisitée d'Israël: « état apartheid au désastre permanent » qui n'est pas sans évoquer des dystopies spéculatives et leurs effrayantes potentialités futures. Je réfléchissais d'ailleurs en me disant que si on considère le système comme un vase clos, une crise globale favorise les comportements d'entraide presque par sélection naturelle mais je me suis rendu compte que si l'évacuation de la planète était nécessaire, ce serait sans doute les nantis qui auraient leurs tickets, hypothèse qui contredit la prédominance du facteur entraide.
«  Si pour l'essentiel nos élites politiques et économiques font preuve d'un grand optimisme dans le dossier du réchauffement climatique, c'est peut-être parce qu'elles sont raisonnablement certaines d'échapper elles-mêmes à la plupart des inconvénients. »
Quelque part, ce livre n'a rien de neuf, la peur est un moteur de l'activité humaine mais on (ou du moins la majorité de la pyramide des richesses) oublie trop souvent le point de vue du (très) riche, qui se satisfait trop vite de ses richesses, en veut toujours plus, mais surtout craint la masse des « pauvres » qu'il perçoit tellement différents que presque comme une « race » différente, un masse rapace qui ne voudrait que prendre ce qui lui appartient, qui ne serait pas capable de s'élever « comme le riche l'a fait » et donc serait naturellement destinée à trimer, souffrir. Ce point de vue ploutocrate, cette idéologie nombriliste, est sans doute à la base de la plupart des comportements sans scrupules des néolibéraux.
« L'avantage principal, c'est que l'ALBA (L'Alliance bolivarienne pour les Amériques ) est essentiellement un régime de troc en vertu duquel les pays participants décident eux-mêmes de la valeur des produits ou des services au lieu de laisser les traders de New York de Chicago ou de Londres fixer les prix à leur place. »
La conclusion du livre rappelle beaucoup « Rêver l'obscur ». L'auteure esquisse des solutions qui passent toutes par le lien (et donc la mémoire collective), des actes directs qui participent à la démocratie au quotidien, donnent le pouvoir aux gens sur place, qui connaissent au mieux leurs intérêts, les responsabilisent et leur redonnent confiance. Certains appellent cela résilience.
Selon moi, indépendamment de la tendance politique du lecteur et même s'il lui prendra sans doute du temps, ce livre fait tout simplement partie des livres à avoir lu une fois dans sa vie. Certaines dystopies hollywoodiennes ont un succès fou auprès des ados, on devrait probablement leur faire lire plus sur le capitalisme (du pain et des jeux disaient-ils).
«  Ce qu'il faut, c'est changer la formation des hommes.  »
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Celkana
  04 avril 2015
Un livre a surtout mettre entre toutes les mains!
Naomi Klein nous décrit comment les grandes institutions (FMI, Banque mondiale) censées aider les pays pauvres ou en difficultés ne font finalement que les enfoncer encore plus dans la misère en leur imposant des mesures terribles et contraires à une économie stable et juste; comment nos hommes politiques sont à la botte des industriels et autres entrepreneurs qui n'en veulent qu'à l'argent public mais pour leurs propres poches; comment les stratégies du choc et de l'effroi ont servis les intérêts personnels au détriment d'une population qui n'avait rien demandé...
Ce livre est lui-même un choc, mais indispensable à parcourir pour enfin ouvrir les yeux sur ce qu'on ressent, qu'on peut deviner, mais sur lequel nous n'avions pas vraiment d'exemples et recherches faites. Naomi Klein l'a fait pour nous et cela devrait permettre de mettre en branle une riposte populaire. Celle-ci existe déjà dans les pays qui ont du subir ces terribles moments de dictatures ou de guerre, mais il faut aussi qu'elle se mette en place dans les pays plus épargnés, si l'on peut dire...
C'est pour cela que ce livre doit être mis entre toutes les mains, en parler, en débattre mais le diffuser!!!
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ChatDuCheshire
  06 juillet 2015
Quel est le point commun entre la technique de reconditionnement psychologique par la voie de chocs (utilisée notamment par des services de renseignement) et les énormes mutations économiques de ces quarante dernières années voyant l'hyper-capitalisme financier se répandre partout sur la planète ? Réponse dans ce livre de Naomi Klein, cette excellente journaliste canadienne récompensée par le Prix Pulitzer.
Ayant eu accès à des documents longtemps classés top secret, la journaliste met en évidence comment les USA ont fait en sorte de répandre dans le monde les idées de l'Ecole de Chicago (Milton Friedman et consorts), lesquelles se sont imposées petit à petit à la fin des "trente glorieuses" et, particulièrement, à partir du choc pétrolier et des soubresauts subis par le dollar au cours des années 70. Bien sûr les deux ambassadeurs "par excellence" de ces idées furent, à cette époque, Ronald Reagan aux USA et Margaret Thatcher au Royaume-Uni, ces deux pays ayant une histoire et une culture commune de même que, last but not least, les marchés financiers les plus puissants de la planète qu'il importait de développer plus encore.
Par conséquent un aspect de la politique que d'aucuns dépeignent de "vassalité" des USA a consisté à faire en sorte, notamment via son allié (certains disent: son caniche) britannique en Europe mais aussi par des méthodes nettement moins avouables (rôle de la CIA dans l'instauration de dictatures hyper-capitalistes en Amérique latine, notamment), d'imposer un régime économique qui ferait du monde son "marché", tout en protégeant leur propre économie par des barrières protectionnistes (faut pas déconner quand même...).
A cet égard la thérapie du choc fut transposée sur le plan économique, avec des succès très discutables, dans divers pays, notamment en Amérique latine (déjà évoquée) mais aussi dans l'Afrique du Sud post-apartheid et dans les pays d'Europe sortant de décades de communisme et d'économie planifiée.
Au rang des méthodes plus douces la dispersion de la "bonne parole" étasunienne fut également assurée par la formation de milliers d'étudiants étrangers bénéficiant de bourses fédérales.
Klein montre que, prudents, les étasuniens se gardèrent, dans un premier temps, d'appliquer ces méthodes de choc chez eux mais n'hésitèrent plus à le faire au cours des années plus récentes, notamment à l'occasion de l'ouragan Katrina à New Orleans, qui permit de mener à bien une politique de gentrification de la région dont on réussit à chasser une bonne part des habitants noirs ou à revenus modestes.
Je l'ai lu en anglais en vacances et je ne le conseillerais pas car ce livre vous accroche comme un roman mais, en même temps, tout ceci est tellement déprimant (le cynisme, la cupidité du genre humain qui ne connaissent décidément pas de limites) que cela vous gâche une partie du plaisir de vos vacances.
Néanmoins à lire absolument pour comprendre, du moins selon une perspective (one view on the cathedral, comme aiment à le dire les étasuniens), ce qui nous arrive aujourd'hui.
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tolbiac
  07 mars 2013
Tiens aucune critique pour cet essais?
Étonnant, puisqu'on est face à 50 ans de notre histoire contemporaine. Ce n'est pas prise de tête, ni gonflant. .Ok ça parle d"économie. Mais ça raconte bien la mise en place du néo-libéralisme. C'est une enquête captivante du fonctionnement de notre monde moderne. Klein fait oeuvre d'humanité en déposant à nos pieds ce poignant témoignage qui l'ensemble des mouvements sociaux et libérales de la planète. C'est facile à lire, fascinant, révoltant, surprenant. On sort de là changé. Différent et notre regard à jamais ouvert d'une autre manière... Et pour info je ne connais rien à l'économie... Et là, j'apprends, je comprends... Et c'est limpide, fou, génialement bien expliqué... Presque le livre de la dernière décennie... Mais je n'irais pas jusqu'à là... Quoique j'hésite...
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CharlesEdouard
  22 janvier 2019
"Ordo ab chao : l'ordre naît du chaos" si l'on devait écrire une seule phrase concernant "la stratégie du choc" ce serait peut-être celle-çi
Un livre d'une grande richesse au niveau des recherches, analyses..
au même rang que ceux de Noam Chomsky, ce n'est pas par hasard s'ils ont collaboré pour ce livre : "11 septembre 2001, La fin de « La fin de l'histoire »".
L'enquête commence avec les expériences qu'on effectué des agents de la CIA : privation sensorielle, etc. Cela doit peut-être continuer en notre époque, voir pour info : "KUBARK le manuel secret de manipulation mentale et de torture psychologique de la CIA."
Naomi Klein (journaliste canadienne) expose ensuite sa théorie avec comme exemples pour étayer ses écrits, des événements historiques. (catastrophes naturelles, changements de régime, attentats), qui conduisent à des chocs psychologiques, permettent aux capitalistes d'appliquer leurs lois.
Après les 700 pages lus, j'ai eu envie de me documenter un peu plus sur le sujet, et je suis "tombé" sur des livres tels que "Gouverner par le chaos - Ingénierie sociale et mondialisation" (Anonyme). "L'insurrection qui vient" (Comité invisible). ou encore l'excellente bande dessinée : "Une histoire populaire de l'empire américain". (Paul M. Buhle et
Howard Zinn).
Je recommande cette lecture pour ceux et celles, souhaitent comprendre un peu mieux les rouages de la géopolitique.
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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
PumpkinPumpkin   22 août 2010
Voici quelques chiffres qui donnent une idée de l'ampleur de la transformation : en 2003, le gouvernement des Etats-Unis passa 3.512 marchés avec des sociétés chargées d'exécuter des fonctions liées à la sécurité ; au cours de la période de 22 mois ayant pris fin en août 2006, la sécurité intérieure au sens large - d'une importance économique négligeable avant 2001 - vaut aujourd' hui 200 milliards de dollars. En 2006, les dépenses du gouvernement des Etats-Unis dans le domaine de la sécurité se chiffraient à environ 545 $ par foyer.
Et il n'est ici question que de la guerre au terrorisme en sol américain. Les gros bénéfices viennent des guerres menées à l'étranger. Sans tenir compte des fournisseurs d'armement, dont les profits ont monté en flèche grâce à la guerre en Irak, la prestation de services à l'armée des Etats-Unis est aujourd' hui l'une des économies tertiaires qui connaît la croissance la plus rapide du monde.
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alzaiaalzaia   03 septembre 2014
F.D Roosevelt lorsqu'il rencontrait des organisations sociales ou syndicales qui proposaient des mesures sociales écoutait longuement puis répondait : Descendez dans la rue et obligez moi à le faire. En 1937 année charnière pour le New Deal, combien eut-il de grèves ? 4740 ... Combien eut-il de grève en 2007 ? 21 !

Celà nous enseigne que si nous voulons des réponses à cette "crise" économique pour un monde plus sains, plus juste, plus pacifique, il va falloir descendre dans la rue et les obliger à le faire.

(extrait de sa conférence que je retranscris en "citation")
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Horizon_du_plombHorizon_du_plomb   10 mai 2019
En effectuant des recherches sur les expériences menées par Ewen Cameron sur les électrochocs dans les années 1950, je tombai sur une observation d’un de ses collègues un psychiatre nommé Fred Lowy : « Les freudiens ont mis au point toutes sortes de méthodes subtiles pour peler l’oignon et parvenir au noyau du problème, dit-il. Cameron, lui, voulait y pénétrer de force, et tant pis pour les couches extérieures. Or, comme il s’en est plus tard lui-même rendu compte, il n’y a rien d’autre que des couches extérieures. » Cameron croyait pouvoir se frayer un passage jusqu’au noyau de ses patients, à coups de dynamite s’il le fallait, et tout recommencer depuis le début : il rêvait de créer de toutes nouvelles personnalités. Mais ses patients ne renaissaient pas : ils étaient désorientés, blessés, brisés. 

Les architectes de la thérapie de choc irakienne firent sauter les couches extérieures, eux aussi, dans l’intention d’accéder à une sorte de page blanche insaisissable sur laquelle édifier leur nouveau pays modèle. À la place, ils ne trouvèrent que des amas de gravats (qu’ils avaient eux-mêmes créés) et des millions de gens physiquement et psychologiquement déstructurés — par Saddam, par la guerre, par leur faction rivale. Les capitalistes du désastre de Bush n’ont pas nettoyé l’Irak ; ils l’ont simplement secoué. Au lieu d’une tabula rasa débarrassée de l’histoire, ils ont mis au jour d’anciennes rivalités qui, ramenées à la surface, se mêlent aux vendettas provoquées par chaque nouvel attentat — contre une mosquée à Karbala ou à Samarra, un marché, un ministère, un hôpital. Les pays sont comme les gens : il ne suffit pas d’un choc violent pour les réinitialiser. Ils ne font que se casser en morceaux et se casser encore.
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CelkanaCelkana   16 mars 2015
Ils se rendirent en délégation au bureau du représentant du Fonds monétaire international en Bolivie pour lui faire part de leur intention. La réponse de ce dernier fut à la fois enthousiaste et troublante:"C'est l'accomplissement du rêve de tous les fonctionnaires du FMI. En cas d'échec, heureusement, je bénéficie de l'immunité diplomatique et je n'aurais qu'à sauter dans un avion pour m'enfuir."
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samaudruzsamaudruz   26 juillet 2019
Dans la logique économique de l’école de Chicago, l’État fait figure de territoire colonial que l’entreprise conquistador pille avec la même détermination et la même énergie impitoyables que mettaient ses prédécesseurs à rapporter chez eux l’or et l’argent des Andes. Là où Smith voyait les terres vertes fertiles des pampas et des prairies transformées en pâturages rentables, Wall Street voit le réseau téléphonique chilien, la compagnie aérienne de l’Argentine, les champs pétrolifères de la Russie, les aqueducs de la Bolivie, les ondes publiques des États-Unis et les usines de la Pologne — bâtis par le public, puis vendus pour une bouchée de pain — comme autant d’occasions à la mesure de ces terres verdoyantes. Il ne faut pas oublier non plus les trésors qu’on crée de toutes pièces en obtenant de l’État qu’il brevette ou fixe le prix de formes de vie et de ressources naturelles qu’on n’avait jamais osé envisager comme des produits — les semences, les gènes et même le carbone présent dans l’atmosphère terrestre.
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Videos de Naomi Klein (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Naomi Klein
JOHANN HARI est un écrivain et essayiste britannique qui a lui-même souffert de dépression et expérimenté des antidépresseurs. ?? Lire un extrait du livre ?? https://www.actes-sud.fr/catalogue/sciences/chaque-depression-un-sens
????? NAOMI KLEIN : « Johann Hari nous a concocté un livre explosif sur l?épidémie de désespoir qui sévit de nos jours. Oui, cet ouvrage traite de la dépression, mais il dit aussi beaucoup de notre façon de vivre ? et des ravages que l?isolement perpétuel dans lequel nous nous trouvons produit sur la santé mentale collective et le bien-être en général. Je suis convaincue que plus ce livre trouvera de lecteurs, mieux le monde se portera. »
+ Lire la suite
>Systèmes et théories>Systèmes économiques>Economie libérale, Capitalisme (42)
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