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EAN : 9782072916717
64 pages
Gallimard (02/07/2020)
3.98/5   115 notes
Résumé :
"L’air du temps, en accusant la science de n’être qu’un récit parmi d’autres, l’invite à davantage de modestie. On la prie de bien vouloir gentiment "rentrer dans le rang" en acceptant de se mettre sous la coupe de l’opinion."
Étienne Klein

La philosophie des Lumières défendait l’idée que la souveraineté d’un peuple libre se heurte à une limite, celle de la vérité, sur laquelle elle ne saurait avoir de prise : les « vérités scientifiques », en... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
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Hugo
  06 janvier 2021
Etienne Klein, tiens-toi bien… à ne pas si méprendre avec la célèbre maxime musicale : « ♫Étienne, Étienne, oh tiens le bien… ♫ » qui n'est qu'une métaphore de qui a la plus grande ???? Moment de solitude, mais passons….

Étienne Klein, l'auteur de ce tract est donc un physicien, « quantitien », ingénieur, philosophe des sciences, vulgarisateur et auteur…. Rien que ça déjà, c'est plus Neymar que tu veux dans ton équipe de champion mais Étienne… Enfin si t'es curieux et pas trop porté sur les tendances capillaires du ridicule… Bref le mec parle vulgairement bien, et il écrit littérairement bien à l'échelle des plus novices d'entre nous dans les domaines qui sont les siens, et non les seins qui sont les miens, je le répète, la seule équation que je suis capable de comprendre reste la théorie orgasmique du .G
.G=( . )( .) + « (.) + ).( + 00===D –-
Enfin bref, moi je suis curieux, j'ai toujours été curieux, pourquoi, je n'en sais rien, des complexes certainement liés à une enfance pédagogique des plus chaotique, Dieu n'étant pas une solution rationnelle à mon problème existentiel, je me suis tourné vers des choses plus mathématiques, mais sans les maths, plus métaphysique, philosophique, plus « crobartique », un petit dés-sein et je commence à crier de joie, j'ai la comprenette plus visuelle qu'équationnelle.
J'ai commencé petit joueur, pour m'initier à la philo avec des auteurs (et non philosophe hein, soyons sérieux deux minutes) très contemporains comme Omfray, Spomtville, Ferry, bref des mecs capables de te donner quelques clés pour piger les grands penseurs d'antan, de l'antiquité aux lumières… Dans la logique des choses, les réponses que je recherchais m'amenaient vers d'autres questions plus vastes, et dans d'autres domaines telle que la cosmologie, la sociologie, l'anthropologie, la psychologie, la physique quantique etc… Pourquoi ? bah pour comprendre un tas de trucs dont tout le monde se branle… Mais qui ont tout de même une importance cruciale pour comprendre la magie de l'univers, rien que ça.
Le problème c'est que quand tu commences à t'enfoncer dans la curiosité, tu développes un esprit critique, tu deviens sceptique, tu apprends à te montrer vigilent face à ton cerveau reptilien qui te souffle des intuitions bien pratique face au danger immédiat mais pas très malin dans la réflexion contre intuitive, ça fait mal aux neurones et au synapses du coup, le plus souvent, on se pose le cul dans le canap, la main dans le pantalon ou chez la voisine, ou le voisin des fois qu'il soit réceptif à nos instincts les plus orgasmiques… Là tu t'enivres devant télé qui prend une place de choix dans ton cerveau biaisé de plein de trucs cognitifs… Et du coup quand on te demande :
Que pensez-vous de la chloroquine ?
Tu réponds : C'est efficace, mais cool Raoul, je m'y connais, j'écoute les experts qui se débattent le bout de désaccord à longueur d'ondes hertzienne…
Moi j'aurais répondu : « j'en sais foutre rien… » et le foutre je maitrise, vous n'avez qu'à demander à Étienne… le musical hein !
Depuis la crise du Covid, la bêtise s'étale de chaines en chaines, de bouquins en bouquins, nos philosophes de notoriété démesurée, parfois très bon pédagogue, mais très mauvais penseur, disserte d'une manière rhétorique parfaite, seulement dans la majorité des cas, c'est du n'importe nawak, en d'autre thermes ils racontent de la merde… Omfray, BHL etc… soit ils ont pété une durite, soit j'ai affuté mes sens, mes connaissances pour enfin comprendre qu'ils n'étaient que des « rhétoriciens » et non de vrai philosophe….
Bon je l'avais remarqué avant hein, mais je vous la fais courte, disons que je me suis rapproché de vrais chercheurs et de vrais experts pour enrichir mes non savoir… et mes incompréhensions encore trop nombreuses.
Bref Étienne face à un sondage du parisien qui étudiait l'opinion des français par rapport à la chloroquine, fut agacé, voir fâché, car la majorité a répondu : « Je sais » et la minorité : « je ne sais pas »
Du coup il explique sa façon de penser, notamment concernant les biais cognitifs, les faux experts qui se démocratisent avec des : « Je ne suis pas médecin mais…. Je sais que », la position délicate d'un gouvernement face une élite scientifique boudée, snobée, en désaccord parfois d'où la différence notable entre Doute= recherche / et Croyance = faits et preuves par l'expérience (la terre est ronde)
Je comprends son désarroi, les gens se foutent du pourquoi de leurs connaissances ou de leurs acquis, ignorent ce qu'ils ignorent, croient savoir ce qu'ils ignorent, dans une indifférence un peu flippante, se gargarisant d'émissions à la con bourrées de trouducs pas très malin qui n'aident pas à réconcilier les français avec l'esprit critique, le scepticisme, préférant l'incandescence des leds télévisuelles aux bouquins d'éminents spécialistes traitants chacun de leur domaine.
Ce tract est probablement inutile car les gens qui le liront seront déjà convaincus et auront déjà pigé le problème de la profonde bêtise qui nous unis dans un populisme à la con.
"Pour se rendre compte que l'on est bête il faut être intelligent" je l'aime bien celle-là... Car elle pourrait tout à fait être reformuler ainsi : Pour se rendre compte que l'on dit de la merde, il faut être intelligent... bah ils ne sont pas nombreux.
Donc merci monsieur Klein…Et à plus les copains
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lecassin
  31 octobre 2020
Quelle bonne idée de la part de Gallimard reprendre cette collection mensuelle « Tracts » en ces temps troublés ! Une collection qui vit dans les années 30 passer des signatures comme Gide, Giono, Romains et tant d'autres…
Et puis Etienne Klein, en Juillet 2020. Etienne Klein qui m'avait ébloui dans son « facteur temps ne sonne jamais deux fois », et tant de fois dans ses émissions de radio…
Ici, un court essai où l'on parlera de science, de philosophie, de pandémie, de politique.

Hum… Connaissant la rigueur scientifique de l'homme, un petit bouquin qui, avant lecture est des plus prometteurs…
Et puis, il y eut la lecture (?!)
Enfin, est venu le temps (puisqu'il s'agit d'Etienne Klein, obligé…) de l'après lecture…
Vous m'avez bien déçu Monsieur Klein !
Un texte court, pourquoi pas, on est dans le « Tract », certains pamphlets ne manquent pas de vigueur. Mais là, à part quelques portes ouvertes enfoncées, quelques truismes énoncés comme des théorèmes, rien de bien nouveau sous le soleil… et des démonstrations dignes du café du commerce.
Exemple page33 : « sur nos paquets de cigarettes, il est écrit non pas ‘' fumer déplait à Dieu ‘' ou ‘' fumer nuit au salut de votre âme ‘', mais ‘' fumer tue ‘'. Preuve qu'un discours scientifique portant sur la santé du corps a fini par détrôner un discours théologique qui, lui, aurait porté sur le salut de l'âme. » affligeant !
Quelques fulgurances : « Les lignes de démarcation entre ce qu'on sait, ce qu'on croit savoir, ce qu'on sait ignorer, ce qu'on ignore sans savoir qu'on l'ignore, n'ont cessé de hanter les philosophes. Amusant, non ?
Dernier point. Quant on écrit à juste titre que « Les sciences progressent par l'organisation collective des controverses scientifiques. », il est grotesque de n'opposer aux théories du GIEC au sujet du caractère anthropique du réchauffement climatique, que les « clowns lyriques » Trump et Bolsonaro , quand Vincent Courtillot alimente la controverse scientifique de de façon très argumentée…
Oui, Monsieur Klein, vous m'avez bien déçu…
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lucia-lilas
  30 juillet 2021
Deux mots sur ce court essai extrêmement clair et lumineux comme tous les textes d'Étienne Klein.
L'auteur s'appuie sur un sondage du Parisien datant d'avril 2020 ; à cette question complètement absurde : « D'après vous, tel médicament est-il efficace contre le coronavirus ? », 59 % des personnes interrogées répondent oui, 20 % non. Seules 21 % répondent qu'elles ne savent pas.
Bilan des courses : 80 % des gens répondent à une question dont ils sont dans l'incapacité totale de connaître la réponse.
Ahurissant…
Rapport complexe des hommes à la vérité…
Il apparaît tout d'abord que nous tenons pour vrai ce qui nous plaît, ce qui nous arrange, ce qui répond à nos voeux : autrement dit, nous aimons prendre nos désirs pour la réalité. Nietzsche prédit déjà en 1878 que « le goût du vrai va disparaître au fur et à mesure qu'il garantira moins de plaisir.» Donc, je juge faux ce qui me déplaît, ce qui me gêne, ce qui remet en cause mes convictions.
Par ailleurs, on a tendance à considérer comme vrais les propos des gens que l'on admire. J'aime X, il est beau, populaire, riche, du même parti politique que moi, donc ce qu'il dit est vrai.
Enfin, on aime parler des choses que l'on ne connaît pas. Et ce, avec un aplomb étonnant ! C'est une façon d'asseoir notre pouvoir. Ça fait con de dire « je ne sais pas ». Ça fait con de douter.
Alors, pour asséner notre vérité que l'on juge être LA vérité, on s'appuie sur notre intuition personnelle, notre expérience, notre vécu et l'on oublie que la science n'a rien d'intuitif et que les vérités scientifiques sont non seulement assez souvent contre-intuitives mais changeantes.
Le risque est que l'on finisse par considérer la science comme une « une croyance parmi d'autres ». de peur d'être manipulé, trompé, on la remet en question et on finit par douter de son existence. On arrive donc à une situation étonnante : on veut à tout prix la vérité mais on met en doute la parole des scientifiques. du coup, on ne croit plus en rien sinon en notre vision personnelle de la vérité.
Ce qui nous gêne aux entournures, c'est le fait que la vérité scientifique s'inscrit dans une temporalité longue à une époque où il faut aller vite. Et comme il est difficile pour les chercheurs interrogés par les journalistes de dire qu'ils ne savent pas, ils tombent dans le piège, lancent des hypothèses avant d'avoir de véritables preuves et cela se retourne contre eux.
Peut-être que pour tenter de résoudre ce problème, il faudrait que la science soit mieux partagée, or les canaux de communication actuels mélangent informations, croyances, opinions, commentaires. Tout est logé à la même enseigne, mis sur le même plan. Tout se confond sur la toile et donc dans l'esprit des gens.
Je vous invite à lire ce texte intelligent et très éclairant qui nous ramènera peut-être sur le chemin des Lumières dont on s'écarte dangereusement, plus ou moins volontairement d'ailleurs, tant il est confortable de vivre dans son petit cocon de certitudes…
Lien : http://lireaulit.blogspot.fr/
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observatoiresituationniste
  09 février 2022
Rien que la Quatrième de couverture a de quoi dégoûter du vrai.
"La philosophie des Lumières défendait l'idée que la souveraineté d'un peuple libre se heurte à une limite, celle de la vérité, sur laquelle elle ne saurait avoir de prise : les « vérités scientifiques », en particulier, ne relèvent pas d'un vote."

D'où sort cette soit disant vérité générale sur « la philosophie des Lumières » ?

« Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement ! » Voilà la devise des Lumières, selon Kant. de sorte que la « vérité » n'en constitue pas la limite, mais l'objectif.
La souveraineté d'un peuple libre – où est-il ? – consisterait justement à avoir prise sur ce qu'on lui assène comme « vérités », y compris les « vérités scientifiques » qui, si elles ne sont pas l'objet d'un vote, sont l'objet de biais internes et externes : réputation, rivalités, course aux crédits, conflits d'intérêt, etc.
En outre, quel est ce Klein d'oeil à l'imposture électorale, qui réduit la souveraineté d'un peuple libre à voter pour ceux qui l'en dépossèdent ?

Quel est donc ce « goût du vrai » qu'on ne voit jamais dénoncer et combattre l'artificialisation universelle, matérielle (la masse de l'artificiel dépasse aujourd'hui la totalité de la masse du vivant) et symbolique (la société du spectacle dans laquelle git l'authenticité) de la vie sur terre ? N'est-ce pas la dite science qui, sans mot dire, a rendu possible l'équipement technique de la destruction-défiguration générale de tout ? A-t-on jamais vu les scientifiques se mettre en grève générale illimitée pour que cesse cet enfer ? N'est-ce pas la dite science qui entend nous convaincre « pour mieux vivre dans cette nature » (sic) de la réduire autoritairement à sa matière ?
La « crédibilité de la recherche » est facile à définir : ce sont les crédits de la recherche.
Le « goût du vrai » n'est certainement pas le goût de cette science séparée depuis longtemps du goût du bien.
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milbilou
  26 décembre 2020
Orientée vers cet essai par un proche, j'ai accepté moi aussi de faire l'essai… de lire un opus scientifique, court et en plein dans le sujet de la pandémie ! Il s'agit plus exactement des rapports que nous entretenons avec la science.
Au cours des émissions et reportages sur la COVID, surtout au début de la crise sanitaire, combien de fois en effet n'avons-nous pas entendu cette phrase « je ne suis pas médecin, mais je pense que… » ?
C'est à la suite d'un sondage d'opinion, que Etienne Klein, philosophe des sciences et Directeur de recherches au Commissariat à l'Energie Atomique a pris la plume.
À la question « D'après ce que vous en pensez, ce protocole à base de chloroquine est-il un traitement efficace ou pas efficace contre le coronavirus ? », 59 % des personnes qui ont entendu parler du traitement répondent qu'il est efficace, 20 % qu'il n'est pas efficace, 21 % ne savaient pas. On peut souligner que 76 % des cadres et professions intellectuelles supérieures optent pour l'efficacité contre 24 % qui penchent pour l'inefficacité, personne dans cette catégorie socio-professionnelle ne choisissant l'option « je ne sais pas »
Quelques mois plus tard, les avis et controverses parfois insultants hantent toujours les réseaux sociaux à propos de ce maudit virus et des décisions prises pour l'anéantir.
Etienne Klein a donc écrit une soixantaine de pages pour nous sensibiliser sur la parole de l'opinion face à la science:« Lorsque d'un côté, l'inculture prend le pouvoir, lorsque la crédibilité de la recherche ploie sous la force de l'événement et de l'opinion, comment garder le goût du vrai -celui de découvrir, d'apprendre, de comprendre ? Quand prendrons-nous enfin sereinement acte de nos connaissances, ne serait-ce que pour mieux vivre dans cette nature dont rien d'absolu ne nous sépare ? »
J'entends vos remarques chers amis(es) lecteurs(trices) peut-être ignares en sciences comme moi ! On pourrait effectivement se renseigner, se documenter avant de porter des jugements que certains qualifient de futiles et parfois, contre productifs sans doute, mais on a le droit aussi de s'exprimer. Si j'ai lu avec intérêt ce petit ouvrage -par ailleurs très peu onéreux- (pas avec autant d'aisance qu'un roman, mais néanmoins sans grandes difficultés), je manque de discernement pour approuver sans broncher le discours de l'auteur, car je sais aussi que l'univers des sciences est vaste et que des vérités sont parfois guidées par quelques intérêts.
Ceci ne m'empêche pas de recommander cet essai à la portée de tous et qui varie de nos lectures habituelles.
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Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
lecassinlecassin   27 octobre 2020
Si les sachants, les spécialistes, les chercheurs ne sont pas vaccinés contre le narcissisme, ils n'ignorent pas, quant à eux, le contenu des savoirs. Et pour cause : ce n'est qu'au prix d'un long et dur labeur qu'ils ont appris à maîtriser leur discipline. [...] Ce qui ne les exempte en rien des défauts coutumiers de l'homme : mauvaise foi, arrogance, bêtise, cupidité, précipitation, aveuglement, folie...





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enzo92320enzo92320   14 juin 2021
(22%) Pour être tout à fait franc, je ne connais pas de définition précise de la science, car la science n’est pas une. Les sciences diffèrent entre elles par leurs objets, leurs moyens, leurs méthodologies. Toutefois, qu’il s’agisse de la physique théorique, de la médecine ou de la sociologie, toutes répondent à cette caractérisation, certes imparfaite car autoréférente, mais utile : les sciences progressent par l’organisation collective des controverses scientifiques. Elles ne sont pas affaire de proclamations individuelles ni de communiqués autopromotionnels. Pour reprendre les mots de Karl Popper, elles procèdent de « la coopération amicalement hostile des citoyens de la communauté du savoir ». Tout résultat scientifique passe d’abord sous les fourches caudines des « pairs », donnant matière à interprétations, à discussions, voire à d’homériques engueulades. Bien sûr, cela ne met pas à l’abri d’éventuelles erreurs plus ou moins persistantes, mais c’est grâce à cette épreuve liminaire que la science peut finalement prétendre avoir fait parler, de façon à peu près claire, un bout du réel.
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lecassinlecassin   31 octobre 2020
Sur nos paquets de cigarettes, il est écrit non pas ‘’ fumer déplaît à Dieu ‘’ ou ‘’ fumer nuit au salut de votre âme ‘’, mais ‘’ fumer tue ‘’. Preuve qu’un discours scientifique portant sur la santé du corps a fini par détrôner un discours théologique qui, lui, aurait porté sur le salut de l’âme.
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MimimelieMimimelie   05 mars 2021
Ainsi se résume la grande originalité de la pensée occidentale : aucune autre société humaine ne cohabite avec le monde non-humain (pris au sens large) sur le mode de la séparation. Les ethnologues et les anthropologues l’ont constaté depuis longtemps : nulle part ailleurs qu’au sein de l’Occident moderne, « les frontières de l’humanité ne s’arrêtent aux portes de l’espèce humaine». S’y trouvent inclus les plantes, les arbres, les animaux, bref tous ces « corps associés » que nous reléguons, nous, « dans une simple fonction d’entourage », n’y voyant que le décor de nos existences, des ressources disponibles, à portée de main.
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lecassinlecassin   30 octobre 2020
Nous nous montrons plus enclins à déclarer vraies les idées que nous aimons qu'à aimer les idées vraies, surtout si celles-ci nous déplaisent.
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