AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2742737804
Éditeur : Actes Sud (04/06/2002)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 192 notes)
Résumé :
Zéro espace , zéro choix , zéro boulot , telle est , selon Naomi Klein , la société issue de la mondialisation et du règne des marques .
la ville est envahie parla publicité , les marques influencent notre personnalité . les années 1990 ont marqué un tournant dans la conception même de la marque : les entreprises vendent désormais des concepts . Résultat : les budgets et l'énergie de l'entreprise sont centrés sur le " Branding " . La production , secondaire... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
nameless
  27 novembre 2017
Pour ses nobles intentions, 5 ***** sont justifiées ; stimuler la prise de conscience, la contestation citoyenne et les mouvements sociaux, reprendre possession des lieux spoliés par la publicité, apprendre à devenir un consom-acteur, transformer un caddy en opinion politique, ou ne plus utiliser de caddy, s'ériger contre la tyrannie des marques, faire le lien entre des fringues pourries achetées à prix d'or dans de grandes enseignes et les conditions de travail mortifères de ceux, souvent enfants, qui les confectionnent au prix de leur misère, de leur santé et de leur vie, comprendre que seuls les actionnaires des géants mondiaux s'en mettent plein les fouilles, tandis que les ouvriers turcs exploités glissent des SOS manuscrits dans les poches de ces mêmes vêtements pour attirer l'attention sur leur survie inhumaine, des européens qui croient accéder à une illusion de luxe vérolée par la condition de ces esclaves des temps modernes. Face à leur détresse, à leurs souffrances, à leur extermination programmée par un capitalisme cannibale, les stratégies commerciales deviennent de plus en plus agressives et perverses.
Malheureusement, et il s'agit pour moi d'un crève-coeur d'avoir à faire ces constatations, l'essai de Naomi Klein, petite-fille et fille de militants, a vieilli et mal vieilli. 520 pages suivies de 47 pages de notes, appendices, bibliographie et autres annexes, c'est trop pour un lecteur lambda, espèce à laquelle j'appartiens. No logo est rendu indigeste par la somme des informations et études fournies, incrustées dans de longues et inutiles digressions, une typographie minuscule qui rend sa lecture presque impossible si par souci écologique, elle s'effectue à la lueur d'une bougie. Je n'ai pas réussi à décrypter la quatrième de couverture, microscopiques signes noirs sur fond rouge, pourtant je ne me déplace pas grâce à l'aide d'une canne blanche ou d'un labrador.
I have a dream : que No logo, qui fut considéré en son temps comme une bible de l'altermondialisme, soit réactualisé et surtout dégraissé, et bénéficie d'une réédition qui ne livrerait que sa substantifique moëlle, débarrassé de tout ce qui l'encombre, de ses graphiques ou photos obsolètes, qui nuisent à sa large diffusion et indispensable compréhension.
Sinon, je remercie l'auteur, qui dans son souci du détail, cite page 386, le célèbre belge Noël Godin et sa bande mondiale d'entarteurs libertaires : « A leurs mensonges (lies), nous répondons par des tartes (pies) ». 3 *** donc.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          669
Luniver
  26 juillet 2013
Depuis quelques dizaines d'années, les marques ont pris une importance démesurée dans le paysage commercial. Les entreprises ont tout doucement abandonné l'idée de faire de meilleurs objets pour se consacrer pleinement à l'image de leur marque, qui doit véhiculer certaines valeurs morales que les consommateurs acquièrent également en achetant leurs produits.
L'essai décrit les conséquences de ce changement de paradigme en trois parties :
- Zéro espace : les marques s'insinuent partout. Dans la rue, dans les journaux, à la télévision évidemment, mais aussi dans les manifestations sportives ou dans les écoles (avec des manuels proposant de calculer le volume d'une canette de Coca). le champ intellectuel est aussi envahi, aucun mouvement n'est épargné : la recherche de nouveaux marchés et la peur de rater le nouveau virage du cool font que les entreprises récupèrent tous les mouvements au stade embryonnaires, même s'ils se veulent alternatifs.
- Zéro choix : les entreprises avec plus de moyen ont la faculté de saturer les marchés de produits, en se permettant même d'être en pertes quelques temps, le temps de faire s'effondrer les concurrents plus petits. C'est toujours surprenant quand on voyage un peu de constater que toutes les gares et les aéroports se ressemblent, et que les supermarchés vendent tous les mêmes produits. Trouver un restaurant traditionnel relève de plus en plus du parcours du combattant !
- Zéro boulot : en choisissant de vendre une marque plutôt que des produits, les usines de production deviennent gênantes : trop encombrantes, pas assez souples. D'où un fort dégraissage pour ne garder que les employés qui s'occupent de l'images pour sous-traiter la production dans les pays bien meilleur marché, et d'une souplesse à toute épreuve.
Si l'auteure accumule beaucoup de faits et m'ont fait découvrir énormément de stratégies commerciales, il y a quand même quelques déceptions : l'accumulation de faits, justement, empêche d'avoir une vision globale, et on ne distingue pas dans cette compilation ce qui existe depuis toujours des méthodes très récentes, ni les stratégies dangereuses pour la liberté individuelle des stratégies globalement acceptables (financer un concert à condition de pouvoir vendre uniquement sa boisson ne me dérange pas, interdire aux gens d'entrer s'ils portent un t-shirt d'une marque concurrente, un peu plus).
La dernière partie, zéro logo, qui donne quelques exemples de résistance aux marques, est plus déprimante qu'autre chose : aucune organisation n'a réellement les moyens de lutter contre le matraquage qu'effectuent les marques, et les quelques coups d'éclat disparaissent rapidement des mémoires. La preuve en est, je ne connaissais aucune des dénonciations décrites contre Nike, Shell, ... alors que le livre n'a que dix ans. Et il faut bien reconnaître que faire plier temporairement une marque, c'est généralement offrir quelques parts de marché à une autre entreprise qui a exactement le même comportement.
Ce livre est une mine d'information, mais se cantonne un peu trop à un rôle journalistique de description de ce qui se passe actuellement (enfin... il y a dix ans!). Par contre, peu de propositions ou de pistes pour changer quoi que ce soit, ce qui est un peu décevant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          320
Apoapo
  12 février 2016
Parfois l'élégance d'une théorie se voit aussi à sa capacité d'intégrer en elle ses propres paradoxes.
Il en est ainsi de la conception de la marque suprême du PDG de Nike Phil Knight qui a si magnifiquement accompagné et montré la voie de la désindustrialisation nord-américaine depuis l'époque (fin des années 80) et européenne d'à présent.
Tout commença un certain Vendredi Noir de Marlboro, où Wall Street avait supposé que le glas avait sonné du marketing publicitaire. Erreur, opina le génial dirigeant, au contraire il ne restera dorénavant de la fonction (aujourd'hui il dirait "mission" !) des sociétés multinationales que celle d'inventer leur marque : finie l'incommodité de la production de biens, terminée la pesanteur du salariat, fi des législations nationales (notamment en matière de droit du travail, d'environnement, de fiscalité) ; que toutes les ressources soient libérées afin de "créer une mythologie d'entreprise suffisamment puissante pour qu'elle insuffle du sens dans des objets matériels rien qu'en les signant de [leur] marque" (p. 22). Premier paradoxe.
L'hypertrophie de la marque suprême est envahissante, exclusive : elle dévore tout "l'espace", en particulier celui de la jeunesse, de son instruction, de la formation de l'identité de l'individu. (Il y a là dans le ch. V de la première partie un admirable mea culpa des jeunes activistes étudiants nord-américains de ces décennies, tout occupés aux épurations linguistiques pseudo-féministes du politiquement correct, alors que "la Maison globale était en feu" (p. 121 et ss.))
Puis, elle empêche "le choix", celui du consommateur, par absorption des concurrents, intégrations verticales et horizontales, implantation des centres commerciaux et autres grandes surfaces, nouvelles agoras de la cité confisquées à certains usages citoyens car elles sont privées, jusqu'à ce que l'on s'aperçoive que l'absence de choix de consommation, dans la sphère des produits culturels, ça s'appelle la censure.
Ensuite elle démolit "les emplois", à la fois en Occident où cette nuisance onéreuse n'est plus nécessaire, et en Orient (Indonésie, Vietnam, Philippines, et bientôt la Chine, l'atelier du monde), où c'est la nature même du travail salarié, de la fiscalité liée au profit, des retombées économiques de la production, d'un minimum de responsabilités environnementales qui est pervertie par l'esclavagisme. (trois ch. dont la lecture m'a été presque insupportable).
Enfin, dans une quatrième partie qui pourrait se lire comme une ouverture optimiste vers l'avenir (et sans doute l'était-elle encore au moment de la rédaction de cet essai), la marque suprême engendre ses propres contestataires. du marketing anti-marque qui utilise la technique du détournement, jusqu'au seuil des mobilisations par réseaux Internet et au premier Forum Social Mondial de Porto Alegre (2001), en passant par des actions médiatiques et judiciaires retentissantes (ex. Greenpeace contre Shell, ou bien les procès contre McDonald's), quantitativement et qualitativement, les marques semblent avoir enfanté en nombre croissant leur propres matricides qui se servent du langage et des moyens de celles-là. Second paradoxe.
Mais en synthèse, ce ne sont pas des contestataires en tant que citoyens qui peuvent ébranler les marques : ils peuvent leur causer quelques égratignures en tant que consommateurs, et justement après avoir fait le deuil de leur capacité d'action politique et a fortiori démocratique. Enfin, la solution qui semble émerger de cette contestation est provenue des multinationales elles-mêmes sous forme de "codes déontologiques" et autres "mémorandums de bonnes conduites" qui en conclusion : 1. sont dépourvus de toute force juridique ou autrement contraignante - la réglementation émanant des multinationales, une fois les pouvoirs étatiques et de droit international onusien verrouillés - ; et 2., surtout, ils relèvent exactement de la même méthode et atteignent le même résultat en termes de marketing, consistant à inventer une mythologie de la marque suprême. La boucle est bouclée. le paradoxe ultime éternise la théorie. Et les pratiques.
Au détriment de l'humanité tout entière. [En parallèle avec l'autre tendance forte qui lui est contemporaine, à savoir le sacrifice de la production à la financiarisation.]
PS: Motivé en partie par les considérations de l'amie Chlorine concernant la prose de cet essai classique, je me suis décidé à le lire dans le texte. Mes remarques stylistiques sont les suivantes : la langue de Naomi Klein est très riche (vocabulaire remarquablement étendu) et colorée par l'alternance des registres : du plus parlé, quasi argotique, au savant. Les phrases ne sont pas longues en anglais, et il se peut que le traducteur ait voulu ainsi rendre la préciosité d'une grande partie de notre prose scientifique francophone, préciosité qui est bien absente des essais anglo-saxons. Par contre la synthèse fait ici terriblement défaut, les redites sont nombreuses : on a l'impression d'avoir affaire à un texte non abouti, pas retravaillé, presque à un premier jet fait d'accumulation d'informations, qu'en France les PUF auraient demandé à l'auteure de réduire d'un bon tiers. Ça aussi, c'est l'édition scientifique anglo-saxonne : on peut sortir un livre très vite, s'il le mérite...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Tandarica
  09 février 2016
Une lecture ancienne en langue originale, donc je ne parle pas de la traduction. le livre parle pour moi essentiellement de l'omniprésence de l'argent (le nerf de la guerre, comme disait le regretté Bernard Maris), surtout à travers les médias voire l'art mondialisés. Une démonstration plus convaincante dans ses constats que dans son appel à la résistance. Je devrais essayer de trouver une histoire de l'argent ou de la monnaie : je pense que le constat de sa croissance serait une lecture possible de l'histoire de l'humanité.
Commenter  J’apprécie          200
Perdre-son-temps
  27 février 2011
Voici un livre de notre temps. "No Logo" offre certainement quelques clés de compréhension du monde d'aujourd'hui. Pour faire simple, voici un livre sur l'effet papillon de notre mode de vie.
"No Logo" décrit de manière plutôt détaillée le mécanisme de ce que nous appelons le "merchandising" (les marques) et donne un état des lieux des conséquences épouvantablement destructrices de ce système à l'échelle planétaire. le plus terrible est sans doute de se rendre compte à quel point nous (prenons un Belge moyen, un Français moyen) acceptons plus ou moins de participer à cette machinerie aliénante au quotidien.
Si notre mode de vie actuel, le modèle occidental, était tellement enviable (?), voire le parangon du progrès et de la civilisation (??), et que la globalisation fut le plus beau des projets de société (???), comment expliquer alors tant de souffrances, les crises économiques systémiques, le chômage, les emplois précaires, les délocalisations, le travail des enfants, les guerres du pétrole, l'obésité des uns et la malnutrition des autres (???)
Enfin s'agitent aussi les adeptes de la décroissance, les gangs anti-pub, les alter-mondialistes, des hommes et des femmes qui réfléchissent, militent ou remettent simplement en question leur façon de vivre… Parce qu'il en va du mode de vie comme des actes, cela a des conséquences…
C'est aujourd'hui et je n'ai pas dis que c'était simple...


+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
SovaneSovane   06 juin 2018
Chaque fois que le commercial s'immisce dans le culturel, l'intégrité de la sphère publique est affaiblie par cet empiétement de la promotion commerciale.
Commenter  J’apprécie          31
LuniverLuniver   21 juillet 2013
Sans doute la plus tristement célèbre de ces expériences eut-elle lieu en 1998, lorsque Coca-Cola lança un concours demandant à plusieurs écoles de fournir une stratégie de distribution de coupons-rabais Coke à des étudiants. L'école qui aurait conçu la meilleure stratégie promotionnelle remporterait 500 dollars. Greenbriar High School, à Evans, en Géorgie, a pris le concours très au sérieux, organisant à la fin mars une Journée officielle Coke lors de laquelle tous les élèves arrivaient à l'école vêtus de t-shirts Coca-Cola, posaient pour une photographie de groupe formant les lettres C, o, k, e, assistaient à des conférences données par des cadres de Coca-Cola et apprenaient tout, en classe, sur la boisson noire et pétillante. Ce fut un petit coin de paradis de marketing jusqu'à ce que vienne aux oreilles de la directrice que, dans un horrible geste de défi, un certain Mike Cameron, 19 ans, était arrivé à l'école vêtu d'un t-shirt Pepsi à la journée Coke. Il fut rapidement suspendu pour cette infraction. « Je sais que ça semble affreux – un enfant suspendu pour avoir porté un t-shirt Pepsi à la journée Coke, a dit la directrice, Gloria Hamilton. Ç'aurait été vraiment acceptable... si ça s'était limité à l'intérieur de l'école, mais nous recevions le président régional [de Coca-Cola], et des gens étaient venus en avion d'Atlanta pour nous faire l'honneur de prononcer des allocutions. Ces étudiants savaient que nous avions des invités. »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          191
HardivillerHardiviller   15 avril 2018

***************L’ÉROSION DE LA LOYAUTÉ*******************
*************ON RÉCOLTE CE QU'ON A SEMÉ ****************

.....La récession était une tornade qui aspirait tous les emplois aussi facilement que des "mobile homes du Missouri .
Cette disparition des emplois , nous le savions , était due à une mauvaise économie , qui affectait tout le monde ( mais peut-être pas de façon égale )

Des présidents de sociétés en faillite aux politiciens qui sabraient dans les services , elle affectait des hommes et des femmes , jeunes ou vieux , dans la vie quotidienne ou professionnelle , y compris mes amis et moi qui appartenions à la classe moyenne et pensions décrocher un emploi .

Le passage de la récession à une économie mondiale coupe-gorge eut lieu d'une façon si soudaine que j'étais sans doute alitée , ce jour là ,car je n'ai rien vu , et comme pour l'algèbre au collège , je ne cesserai jamais de rattraper mes lacunes .

A un moment donné , la récession battait son plein , l'instant suivant , une nouvelle race de chefs d'entreprises se relevait de ses cendres comme un phénix , le complet impeccable , l'enthousiasme délirant , et annonçait l'arrivée d'un nouvel âge d'or .Mais comme nous l'avons vu dans les deux chapitres précédents , lorsque les emplois revinrent ( si ils revinrent ) ils avaient changé ! Pour les travailleurs des zones franches industrielles et pour les légions d'intérimaires , d'employés à temps partiel , de contractuels et de préposés aux services des pays industrialisés , l'employeur moderne commence à ressembler à l'amoureux d'un soir qui oserait réclamer la fidélité immédiate ........Effarés , fuyant des années de vache maigre , la majorité d'entre nous à avalé la rhétorique nous enjoignant à accepter le salaire qui se présente .

Mais il est de plus en plus prouvé que l'itinérance du lieu de travail finit par éroder notre conscience collective , non seulement dans les entreprises , mais dans le principe même de l'économie de diffusion .
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          73
HardivillerHardiviller   18 avril 2018
Depuis que la politique de la représentation s'est emparée de l'imagination des féministes , au début des années 1970 , il y a eu des femmes pour presser leurs consœurs militantes de voir au-delà de l'idée que les industries de la mode et de la beauté oppriment les occidentales en tant que consommatrices , afin de considérer la misère des femmes du monde entier qui triment pour leur permettre de conserver leur allure de vedettes .

Si dans les années 1920 et 1930 , Emma Goldman et le syndicat international des travailleuses du vêtement pour femmes avaient bien rallié le mouvement des femmes derrière les ouvrières des sweatshops , au cours des récentes décennies , les liens ont semblé se distendre quelque peu . Bien qu'il y ait toujours eu une aile féministe de la deuxième vague pour chercher à former des liens politiques avec des femmes du tiers-monde , la lutte en faveur de l'internationalisme ne s'est jamais tout à fait intégrée au mouvement au même titre que l'égalité salariale , la représentation médiatique ou le droit à l'avortement . Le cri de ralliement des années 1970 : " le privé est politique " , semblait en fait concerner davantage l'attitude des femmes à l'égard d'elles-mêmes que les mécanismes mondiaux qui sous-tendaient la façon dont l'industrie du vêtement faisait travailler d'autres femmes .
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
LuniverLuniver   26 juillet 2013
L'une des ironies de notre époque, c'est que, en même temps que la rue est devenue la denrée la plus demandée de la culture publicitaire, la culture de la rue se voit elle-même prise d'assaut. De New York à Vancouver et à Londres, les sévères mesures policières contre les graffiti, l'affichage, la mendicité, l'art dans la rue, les jeunes avec leurs raclettes à pare-brise, le jardinage communautaire et les vendeurs à la sauvette sont rapidement en train de criminaliser tout ce qui fait vraiment la vie de la rue dans une ville.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
Videos de Naomi Klein (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Naomi Klein
? En librairie le 8 novembre ?? Loin d?être une «aberration de l?histoire», l?arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche n?est que la suite logique d?un long processus au cours duquel se sont imposées, aux États-Unis comme sur la scène mondiale, les valeurs d?un capitalisme débridé aujourd?hui incarnées par un président appliquant sans vergogne un programme délétère. En confiant le gouvernement des États-Unis aux entreprises, en niant le changement climatique pour favoriser l?exploitation frénétique des énergies fossiles, en affichant un bellicisme virulent et une propension à user de tous les aspects de la stratégie du choc, Donald Trump fait courir à la planète des risques majeurs que Naomi Klein, forte de plus de vingt ans d?investigation sur le terrain, dénonce ici tout en engageant les citoyens du monde à tracer une feuille de route pour faire reculer les populismes et nationalismes de tous bords, et gratifier le monde d?un avenir durable. Car dire «non» ne suffit plus. Ce moment de notre histoire exige davantage : un «oui» assourdissant à des solutions alternatives et démocratiques ? un «oui» qui fixerait un cap audacieux pour prendre soin du monde que nous voulons, et dont nous avons besoin.
+ Lire la suite
Dans la catégorie : ConcentrationsVoir plus
>Economie>Production>Concentrations (7)
autres livres classés : sociologieVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (5 - essais )

Roland Barthes : "Fragments d'un discours **** "

amoureux
positiviste
philosophique

20 questions
299 lecteurs ont répondu
Thèmes : essai , essai de société , essai philosophique , essai documentCréer un quiz sur ce livre
. .