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ISBN : 2330047851
Éditeur : Actes Sud (18/03/2015)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 71 notes)
Résumé :
Oubliez tout ce que vous croyez savoir sur le réchauffement climatique. La "vérité qui dérange" ne tient pas aux gaz à effet de serre, la voici : notre modèle économique est en guerre contre la vie sur Terre. Au-delà de la crise écologique, c'est bien une crise existentielle qui est en jeu - celle d'une humanité défendant à corps perdu un mode de vie capitaliste et libéral qui la mène à sa perte. Pourtant, prise à rebours, cette crise pourrait bien ouvrir la voie à ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Fx1
  30 avril 2015
Un ouvrage de Naomi Klein ouvert c'est la certitude de prendre une gifle gigantesque et salutaire .
Cet opus confirme cela .
Tout d'abord , il convient de saluer la grande qualité de la recherche de Mme Klein.
Quelque soit le livre , il y a chez elle une volonté et un attachement â ce que le sujet abordé soit traiter avec la plus grande rigueur .
Dans le cas présent , elle s'attaque à un sujet fondamental pour notre génération et pour celles à venir .
Il est certain que la préservation de la planète doit être au coeur d'une réflexion majeure et profonde .
On ne peut vouloir changer la situation de délabrement de l'environnement actuel sans prendre en compte les racines du mal .
Nos modes de vie , centrés sur une consommation frénétique et encouragée par les politiques actuelles , sont â l'origine d'une catastrophe majeure qui impacte nos vies , celles de nos enfants , et celles futures de nos petits enfants.
Une prise de conscience mondiale , est indispensable.
Il faut sortir de manière réaliste , pragmatique , de l'idéologie productiviste.
La domination des marchés financiers est à la base d'une perte de repéres entrainant un recul de la capacité de l'homme à comprendre l'ampleur de son impact sur l'environnement.
Mme Klein fait une fois de plus preuve d'une pédagogie , d'une absence totale de langue de bois , remarquable .
Cet ouvrage participe à la démolition de l'imagerie d'Épinal mise en avant par Pernaut , TF1 dans son ensemble , et apporte aux lecteurs une vision pertinente du monde .
Indispensable.
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SciencesInfuses
  10 décembre 2016
En suivant ponctuellement les tours et détours des événements récents de la vie de l'auteure, le livre se déploie sur les interrelations perçues par Naomi Klein entre le système économique sur lequel repose les liens entre les industries, les Etats et les individus et la complexité du changement climatique. J'ai été tout d'abord surpris de ces longues références à sa vie et même un peu décontenancé. Beaucoup plus loin dans son livre, les raisons profondes qui ont tissé des liens entre cette recherche et son intimité émergent. Selon sa nouvelle conception du monde, ces liens s'avèrent en définitive pertinents, du moins dans une certaine mesure. Entre les projections sur les futurs possibles de son enfant et de la planète et les problèmes de fertilité des êtres humains et des autres êtres vivants, son implication personnelle dans cet essai le rend au final puissant.
Sans forcément que je remette en cause le changement climatique, cet essai donne pour acquis que le changement climatique est un fait. Ainsi aucune information scientifique de base n'est donnée à part pour dire que 97 % des climatologues sont en accord avec le changement climatique (mais d'où sort donc cette information??). Cela me semble dommageable puisque l'essai ne s'adresse de ce fait qu'à un lectorat convaincu. Or il me semble nécessaire d'expliquer, même succinctement, sur quelles bases matérielles l'essai se développe pour qu'un plus large public y ait accès. En effet si l'on suit la réflexion de Naomi Klein, l'un des objectifs de la lutte est que les populations prennent à bras le corps cette problématique. Cela me paraît très difficile lorsque l'on ne s'adresse qu'à une fraction de la population. D'autant qu'elle cite au début comme à la fin la sociologue Kari Norgaard pour qui le déni du changement climatique est « comme le produit de notre faculté d'empathie, de compassion, et comme une conscience sous-jacente de l'impératif moral de réagir, et ce, même si nous ne parvenons pas à passer à l'action. »
Il n'empêche que la réflexion menée sur les interrelations entre capitalisme et changement climatique est éclairante à de nombreuses reprises. Par exemple, les mécanismes qui président aux difficultés -voire aux impossibilités- d'établir des dispositifs écologiques de production d'énergie dans de vastes zones géographiques liées par les traités de libre-échange sont finement relevés. Je me suis senti brusquement cerné ne serait ce que par les entraves au libre choix citoyen. En outre la critique de la montée à partir des années 1980 d'un écologisme de négociation dans les lieux de pouvoirs politiques et financiers montrent les travers qui se dessinent quand les compromis deviennent insoutenables voire se muent en compromissions.
Les deux derniers aspects qui m'ont intéressé soulèvent plusieurs problèmes. L'auteure s'appuie en effet sur les méthodes mises au point par les différents rassemblements qu'elle propose de regrouper sous le terme de « blocadiens ». Si certains exemples proviennent d'Asie, d'Europe, d'Océanie, d'Afrique et d'Amérique du Sud, la majeure partie des groupes dont les actions et les discours sont étudiés est localisée en Amérique du Nord. Or il y a là un contexte tout à fait particulier puisque les groupes qui ont pu ou qui peuvent juridiquement le plus influer sur les politiques locales sont les premières nations autochtones. La relecture des anciens traités ou leur absences permettent de nos jours à ces groupes de revendiquer un certains nombre de territoires. Ainsi certaines entreprises d'extraction de minerais ou d'hydrocarbures n'ont pu déployer leurs projets comme elles le souhaitaient. Or cette particularité géopolitique n'est, premièrement, pas tant répandu sur le globe -il semble donc nécessaire d'opérer différemment dans les autres régions du monde- et, deuxièmement, constitue potentiellement une manoeuvre qui, si elle était transposée dans une autre région, pourrait ouvrir la voix à des formes de communautarismes autarciques.
Le second aspect -que l'on retrouve au treizième et dernier chapitre- est le rapprochement tenté par l'auteure comme par d'autres entre la période esclavagiste en Amérique du Nord et la crise climatique. A SUIVRE !!!!
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arcade_d
  13 septembre 2017
Le chat de Schrödinger ! L'énergie du chat de Schrödinger qui coule ET vibre en nous la vie, en nous les humains, comme elle coule ou vibre dans le Cosmos, soit l'univers anthropique augmenter des dimensions de l'information et de la vie néguentropique.
Je t'aime ET je suis en colère !
Naomi travaille plus sur la colère. Sa colère est légitime. On comprend que certain extrémisme naissent de profonde injustice (La Shell contre le golf du Niger), On comprend que l'on ne peut plus faire confiance ni au propriétaire, ni au capitalisme, ni au superman (ou ceux qui se présente comme tel), ni au gouvernants. On comprend que l'on doit se mêler au monde et à la vie localement. Que puis-je faire ici et maintenant ?
Lire « Tout peut changer » en ayant en tête qu‘on lit une somme sur les structures qui créer les injustices et le danger pour notre humanité.
Il faudra chercher ailleurs et localement nos portes de sortie.
Il faut le lire, mais ne pas lire uniquement cela, allé chercher un peu de lumière ailleurs aussi. Et c'est ce que je vais faire maintenant ! Chercher la partie « Je t'aime »
Sa conclusion me plait :
L'histoire a frappé à ta porte, lui as-tu répondu ?
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regisrain
  24 août 2015
Un cri du coeur pour reprendre en main notre destin. La puissance médiatique de Naomi Klein au service de la planète. Espérons que ça marche..
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CeluiQuiOuvreLesYeux
  08 novembre 2015
Après l'extrêmement percutant "La stratégie du choc", édité en 2008, nous expliquant d'une manière claire et lucide le dépecage du monde par le liberalisme sauvage américain mené par l'odieux Milton Friedman et ses "chicago's boys", voici une nouvelle croisade de cette journaliste d'investigation très pointue qui va nous faire voir qu'une fantastique opportunité nous est offerte de réellement changer notre monde grâce à la mise en place d'une nouvelle économie fondée sur une intégration à notre environnement en faisant une bonne place à l'Humain et au juste partage ; ce qui n'a jamais été le souci des dirigeants des multinationales qui dominent le monde et le sacagent.
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critiques presse (3)
LActualite   27 mars 2015
Un ouvrage percutant.
Lire la critique sur le site : LActualite
LeJournaldeQuebec   23 mars 2015
Tout peut changer, un essai sur le rôle du capitalisme dans les changements climatiques.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LaViedesIdees   20 novembre 2014
This Changes Everything a beaucoup de mérites, en premier lieu celui de parler du changement climatique et de rappeler l’urgence de la question : l’augmentation de la température mondiale de deux degrés est inévitable, mais une action drastique au cours de la prochaine décennie pourrait empêcher une augmentation de quatre degrés.
Lire la critique sur le site : LaViedesIdees
Citations et extraits (42) Voir plus Ajouter une citation
SciencesInfusesSciencesInfuses   07 décembre 2016
Un revenu minimum garanti ayant un effet dissuasif sur la création d'emplois merdiques (et le gaspillage dû à la surconsommation) aurait aussi pour avantage d'apporter une indispensable sécurité économique à des collectivités aujourd'hui contraintes de sacrifier leur santé au raffinage des sables bitumineux ou à l'extraction du gaz par fracturation hydraulique. Nous avons donc tous intérêt à nous entraider afin que moins en moins de collectivités soient confrontées à de si cruelles alternatives, et à maintenir vivante l'idée d'un filet de sécurité sociale garantissant à tout le monde le minimum vital que constituent les soins de santé, l'éducation, l'alimentation et l'eau potable. La lutte contre les inégalités, sur tous les fronts et par divers moyens, devrait être une des principales stratégies de lutte contre le dérèglement climatique.
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arcade_darcade_d   05 septembre 2017
Les combustibles fossiles, pour reprendre les mots de Jean-Paul Sartre, sont "un capital que d'autres êtres vivants [...] laissent en héritage [à l'humanité].
Ce sont en fait les vestiges fossilisés d'être vivants qui ont trépassé il y a des millénaires. ces substances ne sont pas néfastes en soi, mais leur place se trouve dans le sol, où elles remplissent des fonctions écologiques importantes. Le charbon, si on le laisse tranquille, fixe dans le sol non seulement le carbone rejeté dans l'air par les plantes, mais bien d'autres substances toxiques. Il agit comme "une éponge naturelle qui absorbe de nombreuses substances dissoutes dans la nappe phréatiques, dont l'uranium, le cadmium et le mercure", explique l'éminent climatologue australien Tim Flannery.
...
Avec un tel héritage, la tâche qui nous attend n'est aps légère, mais elle s'impose d'elle-même : cessons d'agir en pilleur de tombes et célébrons la vie en tirant notre énergie des éléments qui sont à la source du vivant.
Et laissons les morts reposer en paix !
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lesptitchatslesptitchats   19 septembre 2015
Durant les premières décennies de son exploitation, le nouveau moteur ne connaîtra qu ' un succès mitigé. L ' eau, après tout, comporte de nombreux avantages par rapport au charbon. D ' abord, elle ne coûte rien, tandis qu ' il faut constamment renouveler les réserves de charbon. Ensuite, malgré la croyance répandue selon laquelle l ' efficacité de la machine à vapeur surpasse celle de la roue à aubes, elle est plutôt comparable, les grandes turbines hydrauliques produisant beaucoup plus d ' énergie que les installations alimentées au charbon. Les roues à aubes fonctionnent également de façon plus régulière et font défaut moins souvent, à condition évidemment que le débit soit assuré. "L ' industrie britannique du coton n ' a pas remplacé l ' énergie hydraulique par le charbon parce que l ' eau était moins abondante, moins puissante ou meilleure marché que le charbon et la machine à vapeur, écrit le spécialiste suédois Andreas Malm. Au contraire, le charbon a pris le dessus malgré le fait que l ' eau soit plus abondante,au moins aussi ppuissante et bien meilleur marché. "
Tandis que la population des villes britanniques monte en flèche, deux éléments font pencher la balance en faveur de la machine à vapeur. Le premier est la protection qu ' offre cette dernière contre les variations de la nature : contrairement à celle de la turbine hydraulique, l ' efficacité du nouveau moteur à vapeur n ' est pas liée à des facteurs externes. Il peut fonctionner tout le temps, pourvu qu'on l ' alimente en charbon et que rien ne casse. Plus besoin de se soucier du débit de la rivière! Qui plus est, il peut être installé n ' importe où : les propriétaires d ' usines peuvent donc relocaliser leur production dans des villes comme Londres, Manchester ou Lancaster, où les travailleurs sont légion, ce qui permet aux patrons de licencier sans scrupule les fauteurs de trouble et de maintenir la production malgré les grèves.
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SciencesInfusesSciencesInfuses   06 décembre 2016
Bien que beaucoup aient la chance de vivre dans des régions (encore) épargnées par la course folle aux combustibles fossiles, personne n'est à l'abri des conditions météorologiques de plus en plus difficiles ou du stress de savoir que nous pourrions vieillir (et nos enfants grandir) dans un climat nettement plus traître que celui d'aujourd'hui. A la manière du pétrole qui, à la suite d'un déversement, se répand dans les milieux humides, sur les plages, sur le lit des rivières et au fond de l'océan en contaminant le cycle de vie d'innombrables espèces, les zones sacrifiées que crée notre dépendance aux combustibles fossiles sont en train de s'étendre, telles des ombres menaçantes, à toute la planète. Après deux siècles d'une prétendue mise en quarantaine des dommages collatéraux de cette habitude malsaine (lesquels, en fait, ont été transférés à autrui), la récréation est terminée: désormais, tout le monde est dans la zone sacrifiée.
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lesptitchatslesptitchats   18 septembre 2015
Pour économiser le carburant durant la Deuxième Guerre mondiale, le Royaume Uni a pratiquement interdit les promenades en automobile et, de 1938 à 1944, l ' utilisation des transports en commun a grimpé de 87% aux États Unis et de 95% au Canada. En 1943, 20 millions de ménages américains ( soit 60% de la population) cultivaient des jardins de la victoire, dont les récoltes ont fourni 42% des légumes consommés cette année - là. Détail intéressant : toutes ces activités rassemblées entraînent une diminution spectaculaire des émissions de dioxyde de carbone.
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JOHANN HARI est un écrivain et essayiste britannique qui a lui-même souffert de dépression et expérimenté des antidépresseurs. ?? Lire un extrait du livre ?? https://www.actes-sud.fr/catalogue/sciences/chaque-depression-un-sens
????? NAOMI KLEIN : « Johann Hari nous a concocté un livre explosif sur l?épidémie de désespoir qui sévit de nos jours. Oui, cet ouvrage traite de la dépression, mais il dit aussi beaucoup de notre façon de vivre ? et des ravages que l?isolement perpétuel dans lequel nous nous trouvons produit sur la santé mentale collective et le bien-être en général. Je suis convaincue que plus ce livre trouvera de lecteurs, mieux le monde se portera. »
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