AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Olivier de Broca (Traducteur)
EAN : 9782253058151
192 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/11/1991)
4.19/5   701 notes
Résumé :
À Welton, un austère collège du Vermont, dans les années 1960, la vie studieuse des pensionnaires est bouleversée par l'arrivée d'un nouveau professeur de lettres, M.Keating. Ce pédagogue peu orthodoxe va leur communiquer sa passion de la poésie, de la liberté, de l'anticonformisme, et secouer la poussière des autorités parentale, académique et sociale. Même si un drame met un terme à cette expérience unique, Keating restera pour tous celui qui leur a fait découvrir... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (135) Voir plus Ajouter une critique
4,19

sur 701 notes

gouelan
  17 novembre 2016
Ce roman, si on le lit à 20 ans, on se dit, oui je veux faire comme le dit ce poète, à travers la voix du professeur de littérature :
"Cueille les moments d'aujourd'hui sans te soucier du lendemain!"
Puis, quand on le relit à 50 ans, l'angle de vue a changé, comme si on était debout sur le bureau de la salle de classe de Mr Keating. Ce n'est pas si simple.
Les mots de Todd m'ont captivée aujourd'hui plus qu'hier.
"La vérité est comme une couverture qui nous laisse les pieds froids...On a beau la tirer à nous dans tous les sens, elle ne couvrira jamais entièrement...Du jour où on entre dans ce monde, vagissant, à celui où on le quitte, agonisant, on ne peut que s'en couvrir la tête et gémir, pleurer ou hurler !"
Même si ma vision a changé, j'aime toujours, sinon plus, ces mots, qui ont le pouvoir de changer le monde, au moins dans nos rêves.
Commenter  J’apprécie          881
Junie
  04 janvier 2013
Le Cercle des Poètes disparus est d'abord un film. Réalisé par Peter Weir en 1989 sur un scénario original de Tom Schulman, qui reçut à cette occasion l'Oscar du meilleur scénario. On notera au passage que ce même scénariste a pondu le scénar de l'inoubliable "Chérie j'ai rétréci les gosses", une oeuvre majeure du 7è art.....Nobody's perfect!
Le film a eu un succès planétaire, tant au box office qu'auprès des critiques. Des hordes d'adolescents ont appris des répliques par coeur et visionné le film en boucle. Lire de la poésie, avec le corollaire "vouloir changer le monde", a eu les effets dévastateurs que l'on sait: effondrement de Wall Street et du capitalisme, chute de toutes les dictatures, Tennyson et Mallarmé remboursés par la sécu, statues de Walt Whitman dans tous les collèges.
Le livre de Mme Trucmuche n'a été publié qu'après, histoire de bien profiter des retombées commerciales du film et de l'engouement suscité.
Comme des millions de spectateurs, j'ai adoré regarder Keating-Robin William lors d'une soixante douzième rediffusion la semaine dernière à la télé, c'est presque aussi beau que Sissi Impératrice, les crinolines en moins.
En conclusion, nous saluons la belle réussite de ce film intelligent qui repose principalement sur un scénar très habile et un acteur qui croit à son personnage.
Et puis pour une fois, c'est pas Rambo ou Schwarzy qui sauvent le monde.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          5413
denis76
  02 août 2019
Plus que l'écriture, c'est l'idée qu'a Keating de monter sur la table qui est fondamentale : ce changement de perspective, si tout le monde pouvait l'avoir, pourrait révolutionner la civilisation capitaliste.
.
Un des plus beaux livres que j'ai jamais lus, tiré, il faut le dire, de mon top trois de mes films préférés avec le Grand Bleu et le Bon, la Brute et le Truand.
Knox Overstreet, Neil Perry, Charlie Dalton, Steven Meeks, Pitts, Richard Cameron et Todd Anderson, tous 17 ans, sont camarades d'internat au collège ( lycée en Français ) de Welton, dans le Vermont. C'est un collège de traditions et d'excellence, un peu du style du collège Poudlard.
Un nouveau professeur, John Keating ( l'excellent et regretté Robin Williams ), ancien brillant élève de ce même collège, leur enseigne la littérature. Celui-ci est excentrique et, au lieu de leur faire ingurgiter des sommes de connaissances, choisit de les faire réfléchir afin qu'ils puissent développer leur personnalité et deviennent des esprits libres. C'est mal vu par la direction, bien sûr. Il leur apprend par exemple, et ça m'avait marqué dans le film ( 1 ), qu'en montant sur leur bureau, ou en changeant de perspective, on voyait les choses sous un autre angle. Ceux-ci découvrent aussi que Keating avait créé le Cercle des Poètes Disparus, au rang desquels les idées de HD Thoreau ( que j'adore ) et de Whitman trônent en bonne place.
Les sept ados, enthousiastes, recréent ce cercle dans une grotte près de l'école, et se font la belle tous les soirs pour y organiser des assemblées. Ils découvrent le plaisir de déclamer et de créer des vers. L'un d'entre eux, Neil Perry, se découvre même une passion pour le théâtre, s'entraîne, et est embauché pour la représentation d'une pièce. le jour de la générale, c'est un triomphe pour lui. Mais il n'est pas majeur, on est en 1959, et son père, psycho-rigide, veut qu'il soit médecin : il le désinscrit de Welton pour le mettre ailleurs.
.
Désolé d'en avoir dévoilé autant …
Je me vois à l'université d'EPS ( UFRAPS ) avec une prof marginale comme Keating, qui nous a emballé pour Jean-Marie Brohm et les protestations contre Videla lors de la coupe du monde de foot en 78 : ce n'était pas au sacro-saint programme, je suis revenu sur Terre pour avoir mon CAPEPS ; ceux qui ont été complètement embarqués ne l'ont pas eu, mais ils savaient réfléchir.
.
J'ai moi-même été un prof limite marginal, je détestais les "programmes" et la "réunionnite", je faisais réfléchir les élèves un peu comme Keating : quand je vois des énarques qui ne pensent qu'à se remplir les poches, je pense de plus en plus comme Montaigne que "Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine".
Et même en REP+ où j'ai voulu terminer ma carrière, et où beaucoup de jeunes font des bêtises par manque d'affection et de réflexion, une tête bien faite me semble être la bienvenue.
.
Bref, il faut, oui, il faut faire de la philo dès l'âge de trois ans : )
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          4814
NathalC
  10 juillet 2019
A l'époque de sa sortie, j'avais adoré le film. Film culte de mes années d'adolescence. Synonyme de liberté, d'acceptation de soi...
Il y a quelques temps, je trouve ce livre dans une brocante. Je l'achète, et là, déception, oh déception.
Le style est pauvre, fade... Je n'accroche pas du tout à l'histoire.
En faisant quelques recherches sur l'auteur, j'apprends que le livre est tiré du film, et non l'inverse. Cela explique ce manque de profondeurs, de détails...
Autant le film était inspirant pour l'adolescente que j'étais, autant ce livre est désespérant pour l'adulte que je suis...
Alors, un seul conseil, regardez le film et évitez ce pseudo roman.
Commenter  J’apprécie          5710
OumG
  26 juillet 2017
Voici donc le livre dont est tiré le film !
En fait non. Plouf. Fumble ! Grrrr. C'est le contraire. C'est le film qui a été couché en roman après coup. Trop tard. Je l'ai. Alors j'ai préféré revoir le film. La dernière fois, je ne connaissais pas Whitman. Ni Thoreau. Ni même Lincoln.
Mais j'ai lu certains chapitres pour comparer. C'est écrit un peu comme on cuisine au McDo (le McDo c'est appétissant seulement sur les photos). Ici c'est pareil. Ce n'est qu'une transcription littérale et séquentielle des scènes du film. Sans style et sans goût. Mais le pire, ce sont les différences. Par exemple. La relation d'amitié entre le prof de latin et Keating est complètement transformée. Un roman moins subtil qu'un film. Trahison !
Ainsi disparaît une des meilleures répliques du film.
McAllister: « Show me the heart unfettered by foolish dreams and I'll show you a happy man »
Keating: « But only in their dreams can men be truly free. 'Twas always thus and always thus will be. »
McAllister: … … Tennyson ?
Keating: No, Keating
Mon jugement sur ce livre est donc : si vous tenez vraiment à le lire, revoyez plutôt le film.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          4814

Citations et extraits (127) Voir plus Ajouter une citation
DavidG75DavidG75   01 juin 2019
« 𝑪𝒖𝒆𝒊𝒍𝒍𝒆𝒛 𝒅𝒆̀𝒔 𝒎𝒂𝒊𝒏𝒕𝒆𝒏𝒂𝒏𝒕 𝒍𝒆𝒔 𝒓𝒐𝒔𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒗𝒊𝒆
𝑪𝒂𝒓 𝒍𝒆 𝒕𝒆𝒎𝒑𝒔 𝒋𝒂𝒎𝒂𝒊𝒔 𝒏𝒆 𝒔𝒖𝒔𝒑𝒆𝒏𝒅 𝒔𝒐𝒏 𝒗𝒐𝒍
𝑬𝒕 𝒄𝒆𝒕𝒕𝒆 𝒇𝒍𝒆𝒖𝒓 𝒒𝒖𝒊 𝒔’𝒆́𝒑𝒂𝒏𝒐𝒖𝒊𝒕 𝒂𝒖𝒋𝒐𝒖𝒓𝒅’𝒉𝒖𝒊
𝑫𝒆𝒎𝒂𝒊𝒏 𝒔𝒆𝒓𝒂 𝒇𝒍𝒆́𝒕𝒓𝒊𝒆. »

Il s’arrêta.

- Cueillez dès maintenant les roses de la vie, répéta Keating. (...) Quelqu’un sait ce que ça veut dire ?

Il marqua une longue pause. Le silence régnait dans la galerie [...]

- 𝓒𝓪𝓻𝓹𝓮 𝓭𝓲𝓮𝓶, murmura Keating d’une voix d’outre-tombe. Profitez du jour présent. Que vos vies soient « extraordinaires ».
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          248
mimipinsonmimipinson   23 mars 2012
Et ne restreignez pas la poésie au seul langage. La poésie est présente dans la musique, dans la photographie, voir dans l’art culinaire-partout où il s’agit de percer l’opacité des choses pour en faire jaillir l’essence à vos yeux. Partout où ce qui est en jeu, ‘est la révélation du monde. La poésie peut se cacher dans les objets ou dans les actions les plus quotidiens mais elle ne doit jamais, jamais, être ordinaire.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          400
wiggybiswiggybis   08 octobre 2011
Messieurs, nous portons tous en nous ce désir d'être accepté; mais tâchez d'encourager ce que vous portez d'unique ou de différent, même si vous devez pour cela vous faire taxer d'excentrique. Je cite Frost: "Deux routes se sont offertes à moi; j'ai choisi la moins fréquentée et ça a fait toute la différence."
Commenter  J’apprécie          400
NorthangerNorthanger   04 janvier 2013
Le Cercle des Poètes Disparus était une société dont les membres se fixaient pour objectif de sucer toute la moelle de la vie. C'est par cette expression de Thoreau que nous ouvrions la séance. Nous étions une poignée à nous réunir dans la vieille grotte indienne et, chacun à notre tour, nous lisions Shelley, Thoreau, Whitman - ou nos propres vers - et, dans l'enchantement du moment, ces poètes exerçaient leur magie sur nous.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          260
OumGOumG   26 juillet 2017
Pour comprendre pleinement la poésie, nous devons d’abord devenir familiers avec son mètre, sa rime et ses figures de style, puis poser deux questions : 1) Avec quel art l’objectif du poème est-il rendu et 2) quelle est l’importance de cet objectif ? La question 1 évalue la perfection du poème, la 2 son importance. Une fois répondu à ces questions, déterminer la grandeur du poème devient une chose relativement simple. Si l’on reporte le résultat de perfection du poème sur l’axe horizontal d’un graphe, et que l’on reporte son importance sur l’axe vertical, alors en calculant la surface totale de la zone on obtient une mesure de sa grandeur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          155

Video de N. H. Kleinbaum (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de N. H. Kleinbaum
"Le cercle des poètes disparus" (vo "Dead poets society") - 1989 Réalisé par Peter Weir Avec Robin Williams, extrait
autres livres classés : leçon de vieVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox

Autres livres de N. H. Kleinbaum (1) Voir plus




Quiz Voir plus

Testez vos connaissances en poésie ! (niveau difficile)

Dans quelle ville Verlaine tira-t-il sur Rimbaud, le blessant légèrement au poignet ?

Paris
Marseille
Bruxelles
Londres

10 questions
937 lecteurs ont répondu
Thèmes : poésie , poèmes , poètesCréer un quiz sur ce livre

.. ..