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Olivier de Broca (Traducteur)
EAN : 9782253058151
192 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/11/1991)

Note moyenne : 4.2/5 (sur 658 notes)
Résumé :
À Welton, un austère collège du Vermont, dans les années 1960, la vie studieuse des pensionnaires est bouleversée par l'arrivée d'un nouveau professeur de lettres, M.Keating. Ce pédagogue peu orthodoxe va leur communiquer sa passion de la poésie, de la liberté, de l'anticonformisme, et secouer la poussière des autorités parentale, académique et sociale. Même si un drame met un terme à cette expérience unique, Keating restera pour tous celui qui leur a fait découvrir... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (122) Voir plus Ajouter une critique
gouelan
  17 novembre 2016
Ce roman, si on le lit à 20 ans, on se dit, oui je veux faire comme le dit ce poète, à travers la voix du professeur de littérature :
"Cueille les moments d'aujourd'hui sans te soucier du lendemain!"
Puis, quand on le relit à 50 ans, l'angle de vue a changé, comme si on était debout sur le bureau de la salle de classe de Mr Keating. Ce n'est pas si simple.
Les mots de Todd m'ont captivée aujourd'hui plus qu'hier.
"La vérité est comme une couverture qui nous laisse les pieds froids...On a beau la tirer à nous dans tous les sens, elle ne couvrira jamais entièrement...Du jour où on entre dans ce monde, vagissant, à celui où on le quitte, agonisant, on ne peut que s'en couvrir la tête et gémir, pleurer ou hurler !"
Même si ma vision a changé, j'aime toujours, sinon plus, ces mots, qui ont le pouvoir de changer le monde, au moins dans nos rêves.
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denis76
  02 août 2019
Plus que l'écriture, c'est l'idée qu'a Keating de monter sur la table qui est fondamentale : ce changement de perspective, si tout le monde pouvait l'avoir, pourrait révolutionner la civilisation capitaliste.
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Un des plus beaux livres que j'ai jamais lus, tiré, il faut le dire, de mon top trois de mes films préférés avec le Grand Bleu et le Bon, la Brute et le Truand.
Knox Overstreet, Neil Perry, Charlie Dalton, Steven Meeks, Pitts, Richard Cameron et Todd Anderson, tous 17 ans, sont camarades d'internat au collège ( lycée en Français ) de Welton, dans le Vermont. C'est un collège de traditions et d'excellence, un peu du style du collège Poudlard.
Un nouveau professeur, John Keating ( l'excellent et regretté Robin Williams ), ancien brillant élève de ce même collège, leur enseigne la littérature. Celui-ci est excentrique et, au lieu de leur faire ingurgiter des sommes de connaissances, choisit de les faire réfléchir afin qu'ils puissent développer leur personnalité et deviennent des esprits libres. C'est mal vu par la direction, bien sûr. Il leur apprend par exemple, et ça m'avait marqué dans le film ( 1 ), qu'en montant sur leur bureau, ou en changeant de perspective, on voyait les choses sous un autre angle. Ceux-ci découvrent aussi que Keating avait créé le Cercle des Poètes Disparus, au rang desquels les idées de HD Thoreau ( que j'adore ) et de Whitman trônent en bonne place.
Les sept ados, enthousiastes, recréent ce cercle dans une grotte près de l'école, et se font la belle tous les soirs pour y organiser des assemblées. Ils découvrent le plaisir de déclamer et de créer des vers. L'un d'entre eux, Neil Perry, se découvre même une passion pour le théâtre, s'entraîne, et est embauché pour la représentation d'une pièce. le jour de la générale, c'est un triomphe pour lui. Mais il n'est pas majeur, on est en 1959, et son père, psycho-rigide, veut qu'il soit médecin : il le désinscrit de Welton pour le mettre ailleurs.
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Désolé d'en avoir dévoilé autant …
Je me vois à l'université d'EPS ( UFRAPS ) avec une prof marginale comme Keating, qui nous a emballé pour Jean-Marie Brohm et les protestations contre Videla lors de la coupe du monde de foot en 78 : ce n'était pas au sacro-saint programme, je suis revenu sur Terre pour avoir mon CAPEPS ; ceux qui ont été complètement embarqués ne l'ont pas eu, mais ils savaient réfléchir.
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J'ai moi-même été un prof limite marginal, je détestais les "programmes" et la "réunionnite", je faisais réfléchir les élèves un peu comme Keating : quand je vois des énarques qui ne pensent qu'à se remplir les poches, je pense de plus en plus comme Montaigne que "Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine".
Et même en REP+ où j'ai voulu terminer ma carrière, et où beaucoup de jeunes font des bêtises par manque d'affection et de réflexion, une tête bien faite me semble être la bienvenue.
.
Bref, il faut, oui, il faut faire de la philo dès l'âge de trois ans : )
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Junie
  04 janvier 2013
Le Cercle des Poètes disparus est d'abord un film. Réalisé par Peter Weir en 1989 sur un scénario original de Tom Schulman, qui reçut à cette occasion l'Oscar du meilleur scénario. On notera au passage que ce même scénariste a pondu le scénar de l'inoubliable "Chérie j'ai rétréci les gosses", une oeuvre majeure du 7è art.....Nobody's perfect!
Le film a eu un succès planétaire, tant au box office qu'auprès des critiques. Des hordes d'adolescents ont appris des répliques par coeur et visionné le film en boucle. Lire de la poésie, avec le corollaire "vouloir changer le monde", a eu les effets dévastateurs que l'on sait: effondrement de Wall Street et du capitalisme, chute de toutes les dictatures, Tennyson et Mallarmé remboursés par la sécu, statues de Walt Whitman dans tous les collèges.
Le livre de Mme Trucmuche n'a été publié qu'après, histoire de bien profiter des retombées commerciales du film et de l'engouement suscité.
Comme des millions de spectateurs, j'ai adoré regarder Keating-Robin William lors d'une soixante douzième rediffusion la semaine dernière à la télé, c'est presque aussi beau que Sissi Impératrice, les crinolines en moins.
En conclusion, nous saluons la belle réussite de ce film intelligent qui repose principalement sur un scénar très habile et un acteur qui croit à son personnage.
Et puis pour une fois, c'est pas Rambo ou Schwarzy qui sauvent le monde.
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NathalC
  10 juillet 2019
A l'époque de sa sortie, j'avais adoré le film. Film culte de mes années d'adolescence. Synonyme de liberté, d'acceptation de soi...
Il y a quelques temps, je trouve ce livre dans une brocante. Je l'achète, et là, déception, oh déception.
Le style est pauvre, fade... Je n'accroche pas du tout à l'histoire.
En faisant quelques recherches sur l'auteur, j'apprends que le livre est tiré du film, et non l'inverse. Cela explique ce manque de profondeurs, de détails...
Autant le film était inspirant pour l'adolescente que j'étais, autant ce livre est désespérant pour l'adulte que je suis...
Alors, un seul conseil, regardez le film et évitez ce pseudo roman.
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OumG
  26 juillet 2017
Voici donc le livre dont est tiré le film !
En fait non. Plouf. Fumble ! Grrrr. C'est le contraire. C'est le film qui a été couché en roman après coup. Trop tard. Je l'ai. Alors j'ai préféré revoir le film. La dernière fois, je ne connaissais pas Whitman. Ni Thoreau. Ni même Lincoln.
Mais j'ai lu certains chapitres pour comparer. C'est écrit un peu comme on cuisine au McDo (le McDo c'est appétissant seulement sur les photos). Ici c'est pareil. Ce n'est qu'une transcription littérale et séquentielle des scènes du film. Sans style et sans goût. Mais le pire, ce sont les différences. Par exemple. La relation d'amitié entre le prof de latin et Keating est complètement transformée. Un roman moins subtil qu'un film. Trahison !
Ainsi disparaît une des meilleures répliques du film.
McAllister: « Show me the heart unfettered by foolish dreams and I'll show you a happy man »
Keating: « But only in their dreams can men be truly free. 'Twas always thus and always thus will be. »
McAllister: … … Tennyson ?
Keating: No, Keating
Mon jugement sur ce livre est donc : si vous tenez vraiment à le lire, revoyez plutôt le film.
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Citations et extraits (123) Voir plus Ajouter une citation
nellefyenellefye   02 juillet 2020
- Mon père exige que je laisse tomber la pièce de Henley Hall. Quand je pense à carpe diem, j'ai l'impression d'être en prison ! Jouer représente tout pour moi, monsieur Keating ! J'aimerais en faire mon métier. (...) Mais il a planifié toute ma vie sans jamais me demander mon avis !
- Est-ce que vous avez dit à votre père ce que vous venez de me confier ?
- Vous voulez rire ? Il me tuerait !
- Alors vous lui jouez un rôle, à lui aussi; le rôle du fils soumis. Neil, je sais combien cela peut paraître difficile, mais vous devez parler à votre père et lui dévoiler votre vraie personnalité.
- Mais je sais déjà ce qu'il va me répondre : que le théâtre n'est qu'un caprice, que c'est frivole et que, « pour mon bien », il vaut mieux ne plus y songer. Puis il va me rappeler tous les espoirs qu'ils fondent sur moi.
(...)
- Si ce n'est pas seulement un caprice, alors c'est à vous de le lui prouver. Montrez-lui, à force de passion et d'engagement, que c'est là votre vocation.
(...)
Allez-lui parler, Neil.
- Il n'y a pas d'autre solution ?
- Pas si vous voulez rester honnête vis-à-vis de vous-même.
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nellefyenellefye   30 juin 2020
Et ne restreignez pas la poésie au seul langage. La poésie est présente dans la musique, dans la photographie, voire dans l'art culinaire - partout où il s'agit de percer l'opacité des choses pour en faire jaillir l'essence à nos yeux. Partout où ce qui est en jeu, c'est la révélation du monde. La poésie peut se cacher dans les objets ou les actions les plus quotidiens mais elle ne doit jamais, jamais, être ordinaire. Ecrivez un poème sur la couleur du ciel, sur le sourire d'une fille si ça vous chante, mais qu'on sente dans vos vers le jour de la Création, du Jugement dernier et l'éternité. Tout m'est bon, pour peu que ce poème nous mette en joie, pour peu qu'il lève un coin de voile sur le monde et nous procure un frisson d'immortalité.
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nellefyenellefye   30 juin 2020
Nous rêvons de lendemains
qui ne viennent jamais
Nous rêvons d'une gloire
dont nous ne voulons pas
Nous rêvons d'un jour nouveau
Quand ce jour est déjà là
Nous fuyons une bataille
Que nous devrions livrer

(...)
Et pourtant nous dormons.

(...)
Nous attendons l'appel
Sans jamais le devancer
Nous fondons nos espoirs sur l'avenir
Quand l'avenir n'est que vains projets
Nous rêvons d'une sagesse
A laquelle nous nous dérobons chaque jour
Nous appelons de nos prières un sauveur
Quand le salut est entre nos mains

Et pourtant nous dormons.

Et pourtant nous dormons
Et pourtant nous prions
Et pourtant nous avons peur.
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nellefyenellefye   30 juin 2020
La vérité est comme une couverture qui nous laisse les pieds froids.
(...)
On a beau la tirer à nous dans tous les sens, elle ne nous couvrira jamais entièrement.
(...)
Secouez-la, tiraillez-la, ça ne suffira jamais...
(...)
Du jour où on entre dans le monde, vagissant, (...) à celui où on le quitte, agonisant, on ne peut que s'en couvrir la tête et gémir, pleurer ou hurler !
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nellefyenellefye   30 juin 2020
- Pourquoi êtes-vous professeur ? demanda Neil. C'est-à-dire que... Avec toutes ces histoires sur carpe diem, on vous imaginerait plutôt en train d'explorer le monde.
- Mais c'est exactement ce que je fais, Neil. J'explore le monde. Ce monde nouveau, ce monde des temps modernes. Et puis, un collège comme Welton a besoin d'un professeur comme moi, non ?
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"Le cercle des poètes disparus" (vo "Dead poets society") - 1989 Réalisé par Peter Weir Avec Robin Williams, extrait
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