AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontres
EAN : 9782702433225
252 pages
Le Masque (18/04/2007)
3.56/5   8 notes
Résumé :

Lorsque Benjamin Chopski, chirurgien mélomane, se rend à l'hôpital Lariboisière ce matin-là, il ne se doute pas encore de l'aventure extraordinaire qui l'attend au bloc opératoire. Alors qu'il pratique une ablation de la vésicule biliaire, un homme-grenouille, armé d'un harpon, surgit brutalement dans la salle d'opération et exige qu'on lui remette l'organe, pourtant en piteux état. Le commissaire Cush Dib... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
YvPol
  20 mars 2015
Me voilà donc avec en mains un polar médical, écrit par un chirurgien, Philippe Kleinmann et une avocate et chroniqueuse judiciaire à Charlie Hebdo, Sigolène Vinson. Chaque en-tête de chapitre est une phrase ou un schéma ayant rapport à la médecine. Bon, parfois, ça fait plus peur que le polar lui-même : hypocondriaques s'abstenir. Quelques descriptions d'opérations sont un peu gore pour qui, comme moi supporte mal juste l'entrée dans un lieu de soin, mais rien d'insurmontable, plus on avance dans le livre, moins il y en a ou alors je me suis habitué... Quelques termes techniques courent le long des pages, que je ne saisis pas toujours mais qui ne sont pas gênants pour la bonne compréhension du propos, on sait qu'il s'agit d'opérations chirurgicales, et ça suffit, finalement, les détails on s'en passe volontiers.
Pour le reste, eh bien, je me suis régalé. D'abord l'intrigue bien menée de bout en bout : un trafic d'organes malades en lien avec le terrorisme ? Ou bien une espèce de chirurgien qui a totalement pété les plombs et qui met en place un étrange circuit entre Karachi, Djibouti et la France ? Cush Dibbeth resserre peu à peu les fils de son enquête pour se retrouver avec son unique suspect, mais malgré cela, une surprise finale n'est pas exclue.
Ensuite, les personnages Cush Dibbeth en tête et Benjamin Chopski pas loin derrière. C'est un véritable hymne à la différence et à la diversité. Cush Giuseppe Robert Dibbeth de son nom entier parce que ses origines paternelles sont en Ethiopie et en Italie et maternelles en France. On y croise aussi un Zhou Pong, un Vassili, une Sophie Labounstova, un Dupont, un Durant, ... Très attachant ce Cush Dibbeth avec sa passion pour l'origami : un fonctionnaire qui fait des cocottes en papier et toutes sortes d'autres formes pour réfléchir. Benjamin est un chirurgien atypique avec ses cinq trous à chaque oreille chacun portant un anneau, sa coupe de cheveux qui épouse la forme du casque audio qu'il porte quasi en permanence pour écouter jazz et classique. le lieutenant Dubreuil, second de Cush, sorte de fayot très drôle et surtout très efficace apporte une autre couleur au trio.
Très bien écrit, très simple malgré quelques explications techniques, c'est un polar enlevé, rapide et très agréable à lire. le ton est à la détente et à l'humour même s'il n'oublie pas d'être sérieux sur l'intrigue et ses implications. Une découverte qui m'amènera forcément à lire la suite qui vient de paraître, intitulée Substance, toujours au Masque.
Lien : http://lyvres.over-blog.com
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10

Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   01 décembre 2018
Le milieu transsexuel parisien était un microcosme. L’existence d’une structure aidant la prise en charge de la transformation chirurgicale des patients porteurs du syndrome de Benjamin lui fut vite confirmée. Il avait appris que les virements de Caméléon servaient à payer les hormones, les cures d’épilation laser, les consultations psy et les coûts de la chirurgie. Il s’agissait d’une véritable sécurité sociale ou plutôt sexuelle. Cet argent, au dire de ses bénéficiaires, permettait d’assumer leur différence. Les versements étaient effectués sans prise en compte du niveau socioculturel des « assurés ». L’égalité et la fraternité étaient les mots d’ordre des patients atteints du syndrome de Benjamin ! Romain avait également appris que les changements de sexe n’étaient pas monnaie courante.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaouirkhettaoui   01 décembre 2018
Comment ces simples bulles pouvaient-elles mettre un gars par terre ? Mais il n’y avait pas que des bulles, il y avait aussi des taches noires ! Juste de la poussière des villes, des gaz d’échappement. Seul le monde rural conserve son poumon rose de nouveau-né. Quant à ces bulles, oui, elles sont néfastes. Il suffit qu’elles se rompent pour que le poumon se décolle.
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaouirkhettaoui   01 décembre 2018
Les chirurgiens militaires en poste étaient connus pour être des cadors. Savez-vous, capitaine, que l’on peut être très délicat dans l’art de manier le bistouri ou l’aiguille et être dans ses rapports avec les autres un véritable ours ?
Commenter  J’apprécie          20
rkhettaouirkhettaoui   01 décembre 2018
L’infection grave avec septicémie entraîne très rapidement des troubles de conscience. Ces troubles sont la définition même du coma. Le patient a d’abord perdu la notion du temps et de l’espace, et enfin la conscience. Nous n’arrivions pas à le réveiller. L’avantage du coma, c’est que le patient ne souffre plus.
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaouirkhettaoui   01 décembre 2018
Huit grammes par jour de paracétamol associés à de l’alcool agissent comme un poison sur les cellules du foie de certains sujets prédisposés. La destruction est alors très rapide. Quelques heures suffisent. La greffe est indispensable, sinon c’est direct à la morgue !
Commenter  J’apprécie          10

Lire un extrait
Video de Philippe Kleinmann (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philippe Kleinmann
Interview Philippe Kleinmann et Sigolène Vinson
autres livres classés : médecineVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Ecrivain et malade

Marcel Proust écrivit les derniers volumes de La Recherche dans une chambre obscurcie, tapissée de liège, au milieu des fumigations. Il souffrait

d'agoraphobie
de calculs dans le cosinus
d'asthme
de rhumatismes

10 questions
235 lecteurs ont répondu
Thèmes : maladie , écriture , santéCréer un quiz sur ce livre