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Élisabeth Guillot (Traducteur)Sonia Combe (Préfacier, etc.)Alain Brossat (Auteur de la postface, du colophon, etc.)
EAN : 9782266135467
375 pages
Éditeur : Pocket (06/11/2003)
4.58/5   65 notes
Résumé :
Le philosophe allemand Victor Klemperer s'attacha dès 1933 à l'étude de la langue et des mots employés par les nazis. En puisant à une multitude de sources (discours radiodiffusés d'Adolf Hitler ou de Joseph Paul Goebbels, faire-part de naissance et de décès, journaux, livres et brochures, conversations, etc.), il a pu examiner la destruction de l'esprit et de la culture allemands par la novlangue nazie. En tenant ainsi son journal il accomplissait aussi un acte de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
4,58

sur 65 notes
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karmax211
  05 octobre 2020
Victor Klemperer naît un peu avant la fin du XIXe siècle dans cette Pologne qui fait partie de l'Empire Allemand. Philologue, il participe à la Grande Guerre, enseigne, écrit des ouvrages sur la littérature française, se convertit au protestantisme avant d'opter pour l'athéisme. C'est un Allemand, bourgeois, marié à Eva, qui mène une vie confortable et épanouie jusqu'au mois de janvier 1933 et l'arrivée d'Hitler et des nazis au pouvoir. Lui qui a toujours été Allemand et peu soucieux des affaires de la religion, se retrouve soudain aux prises avec sa judaïté d'origine, qui fait une quasi- irruption dans sa vie et la fait basculer. Il perd d'abord sa chaire à l'université, ne peut plus enseigner, n'a plus accès aux livres, subit toutes les lois de Nuremberg liées aux Juifs, mais marié à une Aryenne, n'est pas déporté mais relégué dans une Judenhaus, une maison pour Juifs, doit travailler 10 heures par jour dans une usine, subir les brimades, le harcèlement, les menaces et les humiliations de la Gestapo. Car sa vie ne tient qu'à un fil. Un petit faux pas, une humeur amère d'un nazillon, et c'est le camp et la mort. Dans ce contexte, l'homme "asservi" reste libre dans sa tête. L'esclave à la chaîne, obligé de porter à partir du 19 septembre 1941, l'étoile jaune ( " le jour le plus sombre de sa vie" ), tient depuis l'arrivée au pouvoir d'Hitler et de son "clan", un journal, des carnets en fait, où tous les jours ce philosophe philologue, observe, réfléchit, analyse chaque mot, chaque expression de la novlangue au pouvoir. Il se lève à trois heures et demie chaque matin pour accomplir (au péril de sa vie... Eva est chargée de mettre les carnets en lieu sûr)ce travail de témoignage et de résistance avant de se rendre à l'usine. Tous les matériaux dont il peut disposer : ses oreilles à l'usine, dans le tram, la rue, la radio ( peu ), ses yeux et quelques articles de journaux dissimulés, des affiches, des livres clandestins sont la précieuse substance, la matière qui constitue cette extraordinaire somme de résistance, de ténacité, de courage et de volonté que sont ces carnets qui témoignent à travers le temps et pour l'histoire du comment et du pourquoi de ce que fut la LTI ( la Lingua Tertii Imperii ), la langue du troisième Reich... un nouveau langage totalitaire.
"Mal nommer les choses, c'est ajouter aux malheurs du monde", disait Camus. C'est ce à quoi se sont employés les nazis durant 12 longues années , avec la volonté de décerveler un peuple et de l'asservir.
Nous avons tous des exemples de cette LTI qui nous viennent à l'esprit en pensant à cette période. "La solution finale" est l'un d'eux... une expression à première vue assez "banale" qui servit à cacher le plus monstrueux des crimes commis par l'humain. le "Stuck"... ce "morceau", qui servait à désigner en les réifiant les déportés. le " fanatisme" devenu dans la langue totalitaire synonyme d'héroïque et de vertueux. le peuple "Volk" inlassablement martelé : la fête du peuple, le camarade du peuple, la communauté du peuple, proche du peuple, étranger au peuple, issu du peuple, la voiture du peuple ( la célèbre Volkswagen), et le fameux slogan une nation un empire un chef " ein Volk ein Reich, ein Führer... Et puis il y a aussi et en plus l'usage des superlatifs, des mots étrangers, des prénoms "germaniques ou germanisés" donnés aux nouveau-nés, le langage sportif et plus particulièrement celui de la boxe, le vocabulaire "heureux, héroïque, mythifié" des annonces mortuaires pour les soldats tombés au front, le "Juif" untel qui précède le nom de celle ou de celui qu'on appelle et qui doit répondre par "le juif untel est présent"... vous imaginez les conséquences à terme et pour les malheureux Juifs et pour les Allemands-nazis d'une telle pratique...
On pourrait multiplier les exemples, mais votre lecture s'en chargera.
Ce qu'il est bon d'ajouter, c'est que ce journal n'est pas un répertoire, mais un travail philologique vécu dans un contexte décrit, expliqué, ressenti.
Les mots seuls n'auraient pas suffi sans les grandes messes hitlériennes, sans le rituel, les uniformes, les chants, l'annonce des victoires et celles des défaites et de la capitulation...
Victor Klemperer résistant de l'ombre, fait partie intégrante de la grande Histoire et son travail unique et irremplaçable durera plus de mille ans... Oups, voilà que je tombe dans le piège de la LTI. Méfions-nous des mots... ils savent de nous des choses que nous ignorons d'eux, a écrit le Capitaine Alexandre.
Un bouquin qu'il est bon d'avoir lu.
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Apoapo
  07 février 2016
"La langue est plus que le sang. " Franz Rosenzweig (cité en exergue)
"Le nazisme s'insinua dans la chair et le sang du grand nombre à travers des expressions isolées, des tournures, des formes syntaxiques qui s'imposaient à des millions d'exemplaires et qui furent adoptées de façon mécanique et inconsciente. [...]
[... la langue...] dirige aussi mes sentiments, elle régit tout mon être moral d'autant plus naturellement que je m'en remets inconsciemment à elle. Et qu'arrive-t-il si cette langue cultivée est constituée d'éléments toxiques ou si l'on en fait le vecteur de substances toxiques ? Les mots peuvent être comme de minuscules doses d'arsenic : on les avale sans y prendre garde, elles semblent ne faire aucun effet, et voilà qu'après quelque temps l'effet toxique se fait sentir. Si quelqu'un, au lieu d' 'héroïque et vertueux', dit pendant assez longtemps 'fanatique', il finira par croire vraiment qu'un fanatique est un héros vertueux et que, sans fanatisme, on ne peut être un héros." (p. 38)
Tout était dit en 1945-47 : bien avant Chomsky et "nos" travaux actuels (cf. Les mots sont importants, etc.) d'étude critique visant à démasquer le discours politique par la philologie. Voici aussi une pierre pour l'édifice arendtien ou pour tous ceux qui, incrédules, ne cessent de se demander comment la barbarie nazie a pu avoir raison d'un peuple entier ou pire comment elle peut encore, sous des formes adroitement dissimulées, être bien présente parmi nous contemporains (en France et ailleurs). Mais tout cela serait peu, si l'on n'ajoutait pas les circonstances qui ont vu la naissance de cet ouvrage, acte de résistance et de survie qui a su opposer la raison et l'intellect à des humiliations indicibles et à une progression monstrueuse de dégradations matérielles et humaines ; l'auteur compare ses "notes d'un philologue" au balancier tenu par le funambule, et le tenant. L'analyse du matériau autant que la démarche sont donc - comme l'indique Alain Brossat (postfacier) - un manuel de survie intellectuelle d'une extrême actualité.
Mais venons-en par contre à l'historicité des contenus. Deux aspects sont assez déroutants : l'assimilation allemande de l'intellectuel juif baptisé Victor Klemperer, bien au-delà de son mariage avec celle qu'il qualifie parfois, sans guillemets, d'une Aryenne, était typique d'une certaine classe sociale et culturelle à son époque. Klemperer résiste à être repoussé parmi les Juifs à être privé de sa germanité (souvent par les Juifs aussi), il se sent sans doute plus à l'aise dans l'euphémisation nazie de "chrétien non-aryen", et c'est peut-être aussi l'une des raisons, outre la pudeur, qui le poussent à si peu parler de ses propres conditions - les quelques notes marginales en résultent cependant d'autant plus touchantes et émouvantes d'humanité - ou en général à ne pas faire de son étude un réquisitoire contre les violences (linguistiques) infligées tout particulièrement aux Juifs. Par conséquent, il est aussi très vigilant à l'égard de la contamination des Juifs par la LTI ; en particulier, il dénonce les influences mutuelles (néfastes) entre discours nazi et discours sioniste.
Deuxièmement. Klemperer, après la guerre, a vécu en Allemagne de l'est, largement par choix, et il a été (logiquement) regardé avec une méfiance certaine par les apparatchiks communistes, bien que la dénazification ait été initialement beaucoup plus importante en RDA qu'en RFA. Logiquement, il a dû très vite se rendre compte que ce qu'il dénonçait de la Lingua Tertii Imperii était à l'oeuvre également dans le nouveau régime ; mais considérant son vécu et son âge, il est compréhensible qu'il se soit abstenu de le dénoncer. Peut-être était-il aussi sincèrement communiste, au moins un certain temps. A moins que... Il y a quand même un point très intéressant dans le livre (que les commentateurs que j'ai lus, à ma seule connaissance très limitée, n'ont pas relevé) : il s'agit du très court ch. 23, intitulé "Quand deux êtres font la même chose..." (p. 197-208). le titre est une citation de Térence qui semble bien énigmatique ; l'argumentaire est inhabituellement tortueux, sur un thème tout à fait crucial, à savoir l'expression "matériel humain", comme s'il essayait de brouiller les pistes. Parmi de très précis exemples de détournements verbaux de Goebbels, à un moment il est question indirectement du machinisme en Amérique, puis dans le dernier paragraphe, entre en scène le "bolchévisme" et voilà, par enchantement l'intitulé du chapitre s'éclaircit ! Voici comment :
"La profusion nouvelle de tournures techniques dans la langue du bolchevisme témoigne donc exactement du contraire de ce dont elle témoigne dans l'Allemagne hitlérienne : elle indique les moyens mis en oeuvre dans la lutte pour la libération de l'esprit, alors qu'en allemand les empiétements du technique sur les autres domaines m'obligeant à conclure à l'asservissement de l'esprit." (p. 208) Et, toute dernière phrase : "La métaphore allemande désigne l'esclavage et la métaphore russe, la liberté."
A noter que dans aucune autre ligne du livre il n'est question du bolchevisme, du communisme, ni des convictions politiques de l'auteur.
Je pense que l'antiphrase du développement est ici révélatrice décisive de toute une posture, de toute une vie.
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petitours
  15 septembre 2010
Lti est un chef d'oeuvre incontournable. Pendant la montée du nazisme, Victor Klemperer, philologue allemand consigne dans un petit carnet les évolutions de la langue allemande. Et dévoile l'émergence progressive de la discrimination, de l'idéologie nazie et de l'antisémitisme...au coeur même du langage. Profondément humain, inscrit dans la réalité, LTI est plus qu'un essai de linguistique, c'est une démonstration criante de la force des mots, de leur capacité à transformer le monde, pour le meilleur ou pour le pire.
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Jeannepe
  30 décembre 2017
Dès 1933, le philologue allemand Victor Klemperer s'est employé à décortiqué la langue utilisée par les Nazis, langue qu'il nommera LTI, la Lingua Tertti Imperii. Car s'il s'agit toujours de l'allemand, son vocabulaire, sa syntaxe, ses expressions et son intention se modifient peu à peu pour former un véritable langage totalitaire, appareil d'une propagande globale qui, peu à peu, s'insinue dans les esprits et le quotidien, modifiant peu à peu et discrètement, toute une manière de considérer le monde et les hommes.
Ce texte est écrit à partir des journaux de Klemperer et s'appuie sur nombre de sources (discours officiels d'Hitler, Goebbels et autres dignitaires nazis, faire-part de naissance et de décès, journaux, livres, brochures, conversation…). À première vue, il est assez compréhensible, écrit de manière accessible. Mais il est intimement lié à l'histoire d'un pays que je ne connais que partiellement, et toujours d'un point de vue extérieur et français – orienté en définitive. J'ai donc parfois manqué de références, mais cela ne m'a pas empêchée d'appréhender globalement le propos de l'auteur. de même, la non-maîtrise de la langue allemande a parfois entravé ma compréhension : mes huit ans de cours paraissent bien loin et ne m'aident pas beaucoup pour saisir les nuances entre les termes. Nuances qui pourtant sont essentielles, car ce sont elles qui sont constitutives de l'évolution profonde et insidieuse de la langue du Troisième Reich.
En dépit des difficultés que j'ai pu rencontrer, cette lecture a été riche et, plus de quatre-vingts ans après, elle ne peut qu'appeler à la vigilance face à la manipulation des mots – par les médias, les grands groupes et les politiques notamment – car le monde contemporain n'est certainement pas à l'abri.
Lien : https://auxlivresdemesruches..
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blanchenoir
  01 avril 2013
Un livre prenant et extrêmement enrichissant sur le viol d'une langue. Une langue devenue tout à fait autre, avançant par euphémismes....
Un livre très bien écrit par celui qui a refusé, coûte que coûte, de fuir son pays afin d'analyser les mécanisme d'un langage à la dérive....
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
gavarneurgavarneur   23 octobre 2020
Car tout ce que fait le nazisme se trouve déjà en germe dans le romantisme : le détrônement de la raison, la bestialité de l'homme, la glorification de l'idée de puissance, du prédateur, de la bête blonde...
Mais n'est-ce pas là une terrible accusation portée contre le mouvement intellectuel, précisément, dont la littérature (au sens le plus large) et l'art allemand tirent des valeurs humaines si extraordinaires?
Elle est justifiée en dépit de toutes les valeurs créées par le romantisme. "Nous volons haut et nous descendons d'autant plus bas." La caractéristique essentielle du mouvement intellectuel le plus allemand qui soit est l'absence de toute limite.
Page 191
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JeannepeJeannepe   30 décembre 2017
Les guillemets simples et primaires ne signifient rien d’autre que la restitution littérale de ce qu’un autre a dit ou écrit. Mais les guillemets ironiques ne se bornent pas à citer d’une manière aussi neutre, ils mettent en doute la vérité de ce qui est cité et, par eux-mêmes, qualifient de mensonge les paroles rapportées. Comme, dans le discours, cela s’exprime par un surcroît de mépris dans la voix de l’orateur, on peut dire que les guillemets ironiques sont très étroitement liés au caractère rhétorique de la LTI.
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MaloneMalone   21 février 2017
Ce qui est populaire, c'est le concret; plus un discours s'adresse aux sens, moins il s'adresse à l'intellect, plus il est populaire. Il franchit la frontière qui sépare la popularité de la démagogie ou de la séduction d'un peuple dès lors qu'il passe délibérément du soulagement de l'intellect à sa mise hors circuit et à son engourdissement.
En un certain sens, on peut considérer la place du marché solennellement décorée, la grande salle ou l'arène ornée de bannières et de banderoles, dans lesquelles on parle à la foule, comme une partie constitutive du discours lui-même, comme son corps. Le discours est incrusté et mis en scène dans un tel cadre, il est une œuvre d'art total qui s'adresse simultanément à l'oreille et à l’œil, et à l'oreille doublement, car le grondement de la foule, ses applaudissements, ses protestations agissent sur l'auditeur aussi fortement, si ce n'est plus, que le discours en soi. D'autre part, le ton même du discours subit incontestablement une influence, prend incontestablement une plus forte couleur sensitive grâce à une telle mise en scène. Le film parlant retransmet cette œuvre d'art totale dans son intégralité; la radio remplace le spectacle par une présentation qui correspond au récit du messager de l'Antiquité, mais elle rend fidèlement le double effet auditif galvanisant, le répons spontané de la masse.
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gavarneurgavarneur   24 octobre 2020
La profusion nouvelle de tournures techniques dans la langue du bolchevisme témoigne donc exactement du contraire de ce dont elle témoigne dans l'Allemagne hitlérienne : elle indique les moyens mis en œuvre dans la lutte pour la libération de l'esprit, alors qu'en allemand les empiètements du technique sur les autres domaines m'obligent à conclure à l'asservissement de l'esprit.
[...]
La métaphore allemande désigne l'esclavage et la métaphore russe, la liberté
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blanchenoirblanchenoir   19 janvier 2014
Le pas véritablement décisif vers la mécanisation de la vie par le langage n'est franchi que lorsque la métaphore technique vise directement la personne ou, comme le dit une expression qui sévit depuis le début du siècle : lorsqu'elle est "réglée" sur elle.
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Video de Victor Klemperer (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Victor Klemperer
Frédéric Joly vous présente son ouvrage "La langue confisquée : lire Victor Klemperer aujourd'hui" aux éditions Premier Parallèle. Rentrée Sciences Humaines automne 2019.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2347194/frederic-joly-la-langue-confisquee-lire-victor-klemperer-aujourd-hui
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