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EAN : 9782911618680
362 pages
Éditeur : Mnémos (25/05/2001)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Jaël est un séducteur cynique et libertin, épéiste de talent, et auteur des célèbres Mémoires Vagabondes.

Du moins en est-il persuadé, jusqu'à ce que sa vie bascule à l'issue d'un duel l'opposant à Cassiel Ferssen, un jeune aristocrate décidé à venger l'honneur de sa sœur. Il se retrouve alors entraîné au plus profond des méandres de la cité ensorcelée de Dvern, errant entre songe et réalité.

Que dissimule le masque de Jaël de Kerdhan ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
boudicca
  30 mars 2014
Jaël est un de ces hommes à qui tout semble toujours sourire. Fin bretteur, séducteur, libertin à ses heures, ils sont rares, ceux qui résistent aux charmes de l'écrivain. Et pourtant, Jaël ressent parfois cet étrange sentiment que cette vie n'est pas vraiment la sienne, que des pièces manquent au puzzle et que sa mémoire lui joue des tours. Serait-ce que le personnage de ses romans dont il partage le nom, Jaël de Kherdan, en serait venu à prendre vie en lui ? Impossible ! Et pourtant... Premier roman de Laurent Kloetzer longtemps introuvable et aujourd'hui réédité par les éditions Mnémos, « Mémoire vagabonde » est de ces récits envoûtants que vous ne lâcherez pas une fois immergé dans la lecture, et qui vous hantera encore longtemps une fois la dernière page refermée. On y découvre un univers à la fois foisonnant et intriguant dont l'auteur se servira également pour ses romans suivants, qu'il s'agisse des « Royaumes blessés » ou plus particulièrement de l'excellent « La voie du cygne ». L'essentiel de l'intrigue se déroule dans la ville de Dvern, une cité d'une beauté à couper le souffle mais recelant en son sein de sombres secrets et peuplée de personnages tous plus mystérieux les uns que les autres.
Autant l'avouer dès à présent, je serais bien en peine de trouver un quelconque défaut à cet ouvrage qui m'aura captivée du début à la fin. Laurent Kloetzer tisse les fils d'une intrigue complexe mais qu'il maîtrise à la perfection, jouant avec son lecteur comme son personnage avec une virtuosité remarquable. Jaël est pour sa part un protagoniste d'une grande complexité au sort duquel on ne peut que compatir, et il en va de même pour la plupart des autres personnages du roman. En ce qui concerne le style, Laurent Kloetzer joue là aussi dans la cour des grands, maniant les mots avec un sens de la poésie que je n'avais jusqu'à présent que rarement rencontré. Difficile de ne pas se laisser envoûter, à la fois par la quête du personnage et par les mots de l'auteur qui nous entraîne toujours plus loin encore dans le fantastique, dans le rêve. Et toujours cette mélodie qui résonne encore et encore jusqu'à prendre peu à peu sens au fil du roman : « Jaël est allongé, tournant les pages. le verre du miroir lui renvoie son image. Il y a sept mers à traverser encore. Et une pendaison à réussir d'abord. Tu dormais Jaël, ou étais-tu éveillé ? Penses-tu quitter la vie sans t'en aller. Si ton corps se balance, verras-tu plus loin. Où est-ce de l'Amance dont tu as besoin ? (les amateurs de musique auront sans doute reconnu une variante des paroles de « Joey » de Noir Désir, un titre que je vous recommande d'ailleurs chaudement d'écouter lors de votre lecture.)
Vous l'aurez compris, me voilà irrémédiablement sous le charme de ce roman comme de son auteur dont je constate avec plaisir que l'excellente réputation n'était pas usurpée. Si vous vous êtes vous aussi laissé séduire par le personnage de Jaël, sachez qu'un recueil de nouvelles intitulé « Petites morts » lui a également été consacré, bien que le ton soit ici légèrement différent que dans « Mémoire vagabonde ». Voilà en tout cas un roman envoûtant à la lecture duquel vous ne sortirez pas indemne. Un très grand merci à Babélio et aux éditions Mnémos pour cette découverte.
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BlackWolf
  28 février 2014
Finalement, de Laurent Kloetzer, je n'ai lu que les livres qu'il a écrit avec sa femme, soit Cleer et Anamnèse de Lady Star, sous le nom L.L. Kloetzer. Ce n'est pas faute de ne pas avoir été tenté par ses romans, mais je n'ai jamais franchi le pas. Alors quand Babelio a proposé, lors de son dernier masse critique, ce roman j'ai décidé de tenter ma chance et j'ai été sélectionné. Je remercie donc Babelio et les éditions Mnémos de m'avoir fait découvrir ce roman. Je trouve la couverture, illustrée par Isabelle Jovanovic, vraiment réussie.
Le roman ouvre sur trois lettres, trois écrits d'un éditeur à son diffuseur discutant de la possible édition du roman du héros. Elles posent clairement un personnage sulfureux, libertin, un héros à problème. D'ailleurs un héros qui va devoir quitter cette ville pour se faire un peu oublier suite à une histoire d'honneur et c'est là que démarre l'histoire. Tout d'abord ce qu'on retrouve dans ce roman c'est un récit de fantasy intéressant et captivant, mélange un peu de cape et d'épée, de bourgeoisie, de richesse, de soirées et de bonne société ou l'honneur de Jaël va être manipulé pour se lancer dans de sombres histoires de vengeance et de pouvoir. Un récit qui se révèle vraiment efficace, avec son lot de surprises et de rebondissements que l'auteur maîtrise bien pour ainsi ne jamais ennuyer le lecteur. On se retrouve rapidement et facilement plonger dans cette intrigue qui va dévoiler de sombres secrets, où l'action et les duels à l'épée viennent apporter un rythme soutenu et entrainant pour aboutir à une conclusion de plus en plus sombre et de plus en plus prenante.
Mais là où l'auteur arrive à vraiment me happer c'est dans ses thématiques plus philosophiques, voir abstraites. En effet il nous offre un travail vraiment intéressant sur la mémoire et l'identité à travers un héros ambigu qui s'invente une autre personnalité pour pouvoir ainsi modifier sa réalité selon son bon vouloir et surtout fuir ce qui le hante. Cela offre encore plus de profondeur au personnage et permet aussi de développer une intrigue secondaire intéressante sur qui est cet autre Jaël, que cherche à cacher notre héros et surtout une quête d'identité et de solidité de soi, de son esprit qui se révèle passionnante. Cette quête identitaire ne repose pas non plus que sur notre héros, une fois pénétré la Petite Dvern on se rend vite compte que tous les personnages secondaires ont aussi, d'une certaine façon, plusieurs personnalitées, assumées certes, à travers le port de ses masques et de ces nouveaux noms qui leurs offrent la possibilité de vivre une autre vie, de vivre leurs vices, leurs tentations de façon ouvertes. Une personnalité qui leur permet de se dissimuler de leurs actes. Un véritable travail psychologique sur les méandre de l'identité, de la mémoire, de la perte d'esprit qui m'a vraiment fasciné mais qui, j'avoue, pourrait en rebuter plus d'un.
L'auteur ne cherche non plus à travailler le méandre de la mémoire et de la psyché, il se lance aussi dans des réflexions vraiment intéressantes sur la vérité, cette vérité qui dépend de chacun et de sa vision, mais aussi sur cette différence ténue entre la réalité et le rêve, qu'est ce qui est vrai de ce qu'on imagine et modifie. Il offre aussi un jeu que je trouve intrigant entre personnage, lecteur et écrivain, mais aussi un travail intéressant sur la drogue et ce qu'elle procure, principalement dans une société bourgeoise qui possède déjà tout et cherche le frisson, ce qui peut aboutir à la déchéance. le tout est porté par un univers qui se révèle vraiment dense, soigné et passionnant nous amenant dans une époque qui pourrait être considérée comme celle De La Renaissance où on découvre rapidement Dvern une ville qui possède sa beauté et ses zones d'ombres, qui donne envie d'en découvrir plus. Mais surtout l'auteur n'oublie pas d'y mettre une bonne dose de mystères, de magie, mais aussi des aspects plus riches et historiques qui rendent ce monde vraiment attrayant. Un univers qui colle aussi à cette quête d'identité y retrouvant des objets références tels que le miroir révélateur de l'âme, le château dont chaque pièce est un peu dépositaire de la mémoire ou encore le labyrinthe.
Les personnages se révèlent vraiment intéressants et passionnants. On aurait pu penser, dans les premières pages du roman, que Jaël est imbu de lui-même et un enfoiré, mais on se rend très vite compte que l'auteur a construit un personnage beaucoup plus complexe qu'on le croit, beaucoup plus riche et attachant avec ses forces et ses faiblesses. Les personnages secondaires qui gravitent autour de lui se révèlent souvent, eux aussi, intéressants à suivre, se révélant développés avec leurs propres envies, leurs propres besoins et leurs propres vengeances. Certes certains personnages énigmatiques frustrent un peu, car on aurait aimé en savoir plus sur eux, je pense à Alexis, mais dans l'ensemble on obtient un panel de personnages des plus singuliers et passionnants à découvrir.
Alors j'avoue tout n'est pas non plus parfait et quelques points auraient peut-être, à mon goût, mérité un traitement différent. Déjà j'ai trouvé que certains passages du récit se révélaient très contemplatifs, rien de bien méchant, mais parfois ça ralentit l'ensemble là où j'attendais peut-être un peu plus de rythme. Je reproche aussi de ne suivre que Jaël alors que d'auteurs personnages auraient pu apporter des points de vues différents et des réflexions intéressantes. Je comprends que Jaël soit le héros principal, mais un second personnage qui prend le rôle de temps en temps aurait peut-être pu apporter un plus. Enfin j'ai trouvé que sur la fin l'auteur allait très vite, peut être un peu trop parfois ce qui fait que certains points sont traités un peu trop rapidement dans la conclusion. Mais bon rien de bien gênant non plus tant l'ensemble m'a accroché entre aspect épique et introspection.
La plume de l'auteur se révèle vraiment riche, soignée et possède cet aspect sensuel qui colle parfaitement bien au personnage et à l'époque. Elle arrive vraiment à captiver le lecteur aussi bien devant les péripéties et aventures des différents personnages que devant les passages plus intimistes et psychologiques. Au final j'ai passé un très bon moment de lecture avec ce roman qui m'a accroché du début à la fin. Certes il risque de ne pas plaire à tout le monde, principalement peut-être devant son jeu sur la mémoire, mais moi j'ai trouvé cela passionnant. Je lirai sans soucis d'autres romans de l'auteur et aussi d'autres aventures de Jaël.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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tearsless
  23 mars 2014
Je voudrais commencer ma critique en précisant que j'ai lu ce livre grâce à une masse critique organisée sur ce site. Je tiens donc à remercier le site Babelio et les éditions Mnémos. C'est le premier roman que je lis de cet éditeur et bien que j'ai un avis mitigé sur l'histoire (ce qui n'est qu'une question de goût), je suis curieuse de découvrir d'autres ouvrages Mnémos.
En premier lieu, je tiens à souligner des petits détails sur l'aspect physique du livre. Notamment la couverture qui a des volets se refermant à l'intérieur ce que je trouve très sympathique, et le papier épais est de bonne qualité(ce qui n'est pas toujours le cas chez les petits éditeurs).
Le roman commence par des lettres échangées entre un éditeur et le censeur impérial. Ce premier demande la permission de publier le nouvel ouvrage d'un jeune homme appeler Jaël. le censeur refuse la publication justifiant son choix en expliquant que la réputation de l'auteur est des plus douteuses. Ce dialogue épistolaire se conclu par la décision d'envoyer Jaël ailleurs le temps que les rumeurs se tassent.
Il s'en suit le récit de Jaël qui commence par un duel l'opposant à deux frères venus venger l'honneur de leur soeur qu'il a réussi à séduire. Passé ce duel, il part pour la cité magique de Dvern tant pour fuir le monde que pour se retrouver. On s'attache vite à ce personnage charismatique et séducteur.
Le récit écrit à la troisième personne est marqué par l'insertion des "mémoires" de Jaël qu'il écrit tout le long de son voyage. le livre alterne entre introspection et dédoublement de personnalité, son personnage se confondant avec celui de ses propres histoires.
Malgré une écriture riche et fluide j'ai trouvé l'histoire trop chargée surtout dans les 30 premiers pages où l'on est envahi par les noms de lieux et de personnages. de même la folie et la rêverie à laquelle cède Jaël rend l'histoire complexe et confuse. Plus qu'un roman de fantasy/aventure, on touche à la psychologie presque comme un Shutter Island.
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BVIALLET
  10 mai 2012
Jaël de Kerdhan est un jeune séducteur cynique et libertin, bretteur de grand talent et auteurs de livres à succès comme « Mémoires Vagabondes ». C'est du moins ce qu'il croit jusqu'au moment où sa vie bascule à l'issue d'un duel l'opposant à Cassiel Ferssen, un jeune aristocrate décidé à venger l'honneur de sa jeune soeur. Il se retrouve alors entrainé au plus profond des méandres de la cité ensorcelée de Dvern, errant entre songe et réalité et de plus en plus accro à une terrible drogue, l'Amance.
Roman très étrange se situant aux frontières du fantastique, de la fantaisie et de l'onirique, « Mémoire Vagabonde » est une vraie réussite. Il pose le problème du dédoublement de personnalité, de l'identification de l'auteur à son modèle et de la déchéance dans la drogue. le tout dans un univers particulièrement fantasmagorique, à la limite de l'irréel, du féérique et complètement recrée par une imagination fort riche. Livre très agréable à lire qui valut le Prix Julia Verlanger 1998 à son auteur malgré un nombre incroyable de coquilles et d'erreurs indignes d'un éditeur comme Mnémos.
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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Martin1972
  12 avril 2016
Roman très agréable à lire qui plonge son lecteur dans un univers fantastique.
Je remercie ma nièce de ce conseil en matière de littérature fantastique.
Je ne peux que le conseiller à mon tour.
Attention, lecture surprenante et addictive.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
BlackWolfBlackWolf   26 février 2014
Elle avait raison… Jaël de Kherdan n’était jamais coupable de rien, même quand lui, Jaël l’était. Jaël de Kherdan n’avait pas déshonoré Sara… Il était parfaitement possible qu’il ait tué Livar Mordien dans un geste de colère, qu’il n’y ait jamais eu le moindre spadassin, pas même d’insultes de la part de l’imprimeur… Et qu’ensuite, en écrivant… Non. Jaël préféra continuer à lire.
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BlackWolfBlackWolf   28 février 2014
Une cité d’esclaves, de marionnettes et de fous. L’Amance, la drogue des rêves, malgré le danger, il fallait qu’il essaye, pour s’échapper, du monde et de lui-même. Le rêve, à sa portée, ses rêves sous son contrôle… Il laisserait bien volontiers ses journées à Jaël de Kherdan, s’il pouvait rêver à volonté pendant ses nuits !
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Martin1972Martin1972   12 avril 2016
Il laisserait bien volontiers ses journées à Jaël de Kherdan, s’il pouvait rêver à volonté pendant ses nuits !
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BlackWolfBlackWolf   26 février 2014
Jaël est allongé, tournant les pages...
Le verre du miroir lui renvoie son image.
Il y a sept mers à traverser encore
Et une pendaison à réussir d'abord...
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