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EAN : 9782354081317
280 pages
Editions Mnémos (20/01/2012)
2.86/5   11 notes
Résumé :
« Tu étais jeune, très beau, très insolent, tu ne savais rien.
Tu écrivais des histoires d’aventures qui te mettaient en scène.
Tu étais Jaël de Kherdan, d’une noblesse mystérieuse, écrivain, duelliste, et amant par passion. »

Libertin, bretteur, Casanova imaginaire, écrivain, menteur, tel est Jaël de Kherdan... Jeunes filles en fleur ou dames aux moeurs légères, les femmes l'aiment et l'entraînent tour à tour dans leurs jardins secrets.... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Laurent Kloetzer excelle à donner vie aux pastorales galantes du XVIIIe siècle à mi chemin entre les tableaux de Fragonard et les poèmes de Verlaine. "Petites Morts" est ainsi un recueil impressionniste où chaque nouvelle constitue une occasion pour lui de céder à ses péchés mignons : le marivaudage, le libertinage, les labyrinthes où se perdent les personnages et les lecteurs, la sensualité, l'érotisme, l'onirisme et surtout les jeunes filles en fleur absolument pas farouches du tout...
Jaël de Khaerdan constitue le fil conducteur de ce recueil en jouant le rôle de guide à travers tous ces jeux courtisans qui servent d'autant de paravents aux sauvages jeux de l'amour. Entre rêve(s) et réalité(s) on reconnaît toujours notre Casanova trentenaire amateur de chair très fraîche, érotomane ou nymphomane selon les élans de son coeur ou de son corps (cette récurrente fascination pour le sexe avec des adolescentes ou des préadolescentes interloque quand même un peu)

La meilleure nouvelle du lot est pour moi de loin "Mademoiselle Belle" : elle présente une vraie trame narrative, une progression compréhensible et peut-être le seul dénouement lisible du recueil car l'onirisme n'intervient que sur la fin et ne nuit pas à la cohérence du récit. Avec une Mme Meriel qui pourrait faire allusion à une certaine Mme de Merteuil soit dit en passant.

La dernière nouvelle dénote un peu dans cet ensemble : elle empreinte pas mal d'éléments et de schémas à "Mémoire Vagabonde" mais change carrément de ton en glissant vers le thriller psychologique à mi chemin entre les films "Strange Days" et "Troubles". D'ailleurs elle annonce le roman "Cleer" avec sa fantaisie corporate du même auteur où les marketeux et les communicants manipulent le réel en réécrivant l'histoire des gens, entreprises, des sociétés…

On se laissera volontiers griser par la prose poétique de Laurent Kloetzer, une des plus belles plumes de la SFFF française. Mais on la consommera avec modération car on pourrait aussi être saoulé d'être baladés de songe en songe par un auteur qui brouille systématiquement les frontières entre rêve et réalité. J'ai achevé ses récits avec l'impression de n'avoir rien compris en me demandant s'il y avait vraiment quelque chose à comprendre... Mais avec du peyotl, on pourrait comprendre que les différentes nouvelles forme un tout où le héros perdu dans une réalité virtuelle qu'il s'est forgé de toutes pièces essayent de reprendre contact avec le réel avant de définitivement sombre dans la folie.

Notez également qu'on retrouve quantité d'allusions à ses romans précédents et Denio Alexis, Lara, Jaran, Anka la Dépouillé, Vaul le Voleur, ainsi que la magicienne font des apparitions discrètes ou appuyées. Et il me semble bien qu'il y avait aussi une Moïra dans "Le Royaume Blessé". Et si la lecture de "Mémoire Vagabonde" n'est pas véritablement indispensable, elle est néanmoins hautement recommandée pour aborder la nouvelle "L'Orage" qui peut pourrait en constituer un épilogue…
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Déroutant. Voilà le premier mot qui me vient à l'esprit pour qualifier ce livre. l'Kloetzer retrouve ici son personnage de Jaël de Kherdan, héros de « Mémoire vagabonde », et revient sur ses relations avec la gente féminine. le roman est organisé en cinq grands « tableaux », chacun relatant un pan de la vie mouvementée de Jaël et de ses amours contrariés et chacun dominé par une figure féminine ayant marqué notre héros. Certains sont extrêmement complexes et j'avoue ne pas avoir toujours réussi à en saisir toutes les subtilités. C'est le cas pour le premier acte consacré à la figure d'Éva, jeune enfant malade enfermée dans un palais qui voit en Jaël sa seule planche de salut et l'entraine de rêve en rêve.

Le second tableau, « Mademoiselle Belle » (déjà paru sous forme de nouvelle dans l'anthologie « Légendaire » parue en 1999), est de loin mon favori : l'auteur nous entraine cette fois à la découverte d'un jardin enchanté où les convives et les jeux prennent une toute autre tournure à la tombée de la nuit (au programme : énigme, labyrinthe magique, jeux plus sadiques les uns que les autres, décors mystérieux et inquiétants...). Jaël poursuit ensuite ses aventures, ses rencontres (L'orage, Toujours être ailleurs) et se retrouve sans qu'on ne s'y attende dans un univers familier, contemporain (Immacolata). Cette ambiance onirique donne un charme certain au roman dont la lecture est assez déstabilisante, le lecteur comme le héros ignorant où s'arrête la réalité et ou commence le rêve. Une expérience de lecture intéressante.
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Fait rarissime, je ne suis pas allée jusqu'au bout de ce roman, d'architecture assez déroutante. le livre se construit autour de plusieurs aventures de Jaël de Kherdan, personnage très ouvertement inspiré de Casanova. Aventurier, percepteur ou bretteur, il séduit ou est séduit par toutes les jeunes filles, et se prend dans les rets de créatures fantastiques, fantômes de femmes, filles ou fleurs fantasmatiques, dans des ambiances souvent envoûtantes : serres vénéneuses, jardin magique des plaisirs... Cependant, si je me suis prise au jeu des ambiances évocatrices et libertines, je n'ai pas vraiment compris où l'auteur souhaitait nous mener.
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Comment passer De La Renaissance et de sa désinvolture au stress des années futures? Une belle réussite que cette rencontre entre Jael de Kherdan et un monde Cleeré. J'aurais juste apprécié un traitement plus en profondeur et moins rêvé de la deuxième partie. Mais finalement n'était-ce pas aussi un rêve?
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critiques presse (2)
Elbakin.net
05 avril 2012
Petites morts est un récit atypique, ambivalent, mais toujours à hauteur de ses personnages et dont la petite musique mécanique nous évoque des échos à la fois si lointains et si proches où se mêlent murmure et malheur, ivresse et ravissement. Rare !
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
SciFiUniverse
28 février 2012
Ce texte est Dickien, dans lequel on y retrouve double réalité, schizophrénie et faux semblants. Evidemment, l'auteur français y apporte son style et transcende même le maître sur son terrain de jeu favori. Une nouvelle époustouflante.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Quand la plupart des gens restent enfermés dans ce cauchemar qu'ils appellent la vie, vous vous permettez de fuir sans cesse. Et quand votre rêve ne vous plaît plus, vous vous endormez pour rêver encore.
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L'univers se rationalise, il se concentre sur l'industrie, la science, les joyeuses fantaisies d'autrefois passent maintenant pour des rêveries de poète, on dit que tout cela n'a jamais vraiment existé.
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Vous êtes écrivain donc menteur et les artifices ne vous manquent pas.
Je ne vous critique pas mais la cohérence a ses exigences.
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Comment dénoncer des cruautés quand on en est complice ?
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Videos de Laurent Kloetzer (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Laurent Kloetzer
Cela se passe dans la plus grande ville du monde connu. La Cité de la toge noire, la Ville aux mille fumées, donnez-lui le nom que vous voulez, vous y êtes déjà allé… et nous vous proposons d'y retourner, en compagnie de L.L. Kloetzer. Qu'y a-t-il de plus amusant que discuter d'un roman, si ce n'est jouer dans l'univers dudit roman ? Fervents amateurs de jeux de rôle, Laure et Laurent Kloetzer feront jouer Nicolas Fructus (illustrateur au talent indicible) et Erwann Perchoc (n°1½ du Bélial') dans l'univers de “Noon du soleil noir”, partie à laquelle nous vous convions. Ce sera en direct, ce sera probablement un rien expérimental, et, nous l'espérons, amusant ;-) https://www.belial.fr/l-l-kloetzer/noon-du-soleil-noir Illustration : Nicolas Fructus
+ Lire la suite
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