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ISBN : 2258101042
Éditeur : Les Presses De La Cite (22/01/2015)

Note moyenne : 3.28/5 (sur 30 notes)
Résumé :
C'est l'histoire d'une fille livrée à la fureur destructrice d'une mère infantile et sadique. La fille se défend comme elle peut contre cette femme instable, mais aussi contre le monde extérieur : les adultes qui la jugent, ses camarades de classe qui l'évitent. Elle tourmente son petit frère, vole dans les magasins, partout elle se distingue par son comportement asocial. Jamais elle ne demande d'aide. A qui, d'ailleurs, pourrait-elle s'adresser ? Elle est seule et ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  17 février 2015
Un grand merci à Babelio et aux éditions Presses de la Cité...
Elle vit avec "la mère" et son petit frère, Alex. Très (trop) peu d'amour dans ce foyer misérable où la mère, sadique, alcoolique, instable se donne à coeur joie de battre ses enfants, de les humilier ou de les punir et le père absent. Elle essaie de tenir tête, d'affronter le monde mais pour cette gamine si menue, à peine jolie, cela devient parfois difficile. Alors, elle commet quelques bêtises, vole dans les magasins, se conduit mal et travaille peu à l'école, malmène son petit frère que l'on sent fragile. Quel avenir possible pour cette jeune fille en mal d'amour et de repères?
Angelika Klüssendorf nous plonge en RDA, dans ce foyer si froid et si malsain qui n'en est pas un et pour cause, les parents n'y jouent pas leur rôle. Livrée à elle-même, cette jeune fille n'a pas d'autres choix que de se battre avec ses propres armes, sans l'aide de personne. On la suit dans ses pérégrinations, de son appartement au foyer dans lequel elle sera placée. Peut-être le fait de ne pas la nommer et donc ne lui donner aucune identité, l'on a du mal à s'attacher à cette adolescente. L'on ressent, certes, une certaine empathie étant donné les conditions misérables et tragiques dans lesquelles elle vit mais pas suffisamment pour espérer ou croire qu'elle s'en sortira. L'auteur ne fait pas dans le sentimentalisme, loin de là, un parti pris intéressant mais qui met à mal le lecteur. L'écriture froide, presque clinique, n'aide pas non plus. L'ambiance est malsaine et pesante parfois.
La fille sans nom... une étrange rencontre...
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paroles
  29 janvier 2015
On voudrait la protéger, lui prouver que la vie peut être belle, l'aimer mais elle est parfois méchante, violente, sournoise. Faut dire que la vie n'est pas tendre avec elle. Elle ne connaît que les insultes, injures et coups donnés par la mère. le père est aux abonnés absents. Elle rumine, seule, s'enfuit, revient, vole, ment, se défend comme elle peut, avec les seules armes qu'on lui a distribuées depuis l'enfance. Ses pensées tournoient sans cesse dans sa tête. Des pensées sombres. Elle n'est personne, elle n'aurait pas dû naître. Elle n'intéresse personne, même à l'école elle semble transparente.
Pourtant de l'amour, elle en éprouve pour ses frères mais les mots lui manquent pour exprimer tout ça, tout ce qu'on ne lui a jamais dit. Et les adultes qu'elle croise sont si décevants.
Rejetée par sa mère, quasi inconnue de son père, placée en foyer puis mise en apprentissage, quel sera l'avenir de cette fille qui aimerait disparaître dans la mer ou dans les nuages ? Elle qui aimerait voyager sans bagage mais qui traîne ses années d'enfance si lourdes.
Un beau roman, sans pathos, qui touche inéluctablement le lecteur. Une écriture et des phrases simples qui tiennent celui-ci rivé aux pages qui défilent. Que l'action se situe du temps de l'ex-RDA (République Démocratique Allemande) n'apporte rien de plus au roman, l'enfance maltraitée reste insupportable là ou ailleurs. Et ce n'est pas le procès des foyers qui est établi ici mais bien la construction d'une personne sans repère, livrée à elle-même.
Merci à Babélio, aux Presses de la cité et à l'auteure pour ce regard acéré et pointu sur une vie bâtie sur des fondations chancelantes.
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Ziliz
  22 février 2015
« A en croire sa mère, elle serait la bâtarde la plus laide qui soit sur terre. » Voilà qui donne confiance en soi, à douze ans, et met sur de bons rails. La mère indigne de cette « fille sans nom » ne se contente pas de paroles assassines, elle frappe aussi ses enfants entre deux bitures, entre deux mecs, entre deux grossesses non désirées. Elle leur inflige des jeux idiots, les humilie, les fait trimer, les punit de sortie. La fille fuit, chaparde, finit toujours par revenir. Elle trouve une échappatoire dans la lecture des contes, se régale du Comte de Monte-Cristo. le petit frère de six ans subit, passif semble-t-il, et on n'ose imaginer les séquelles qu'il en gardera.
D'après la quatrième de couverture, on découvre avec ce roman « l'une des faces sombres de l'ex-RDA, où l'enfance n'avait pas sa place. » Je ne suis pas d'accord : de même que cette fille n'a pas de nom dans l'ouvrage, on imagine qu'elle pourrait vivre n'importe où, n'importe quand, avec une mère alcoolique et mauvaise - même pas en situation de grande pauvreté, juste instable psychologiquement et dangereuse pour son entourage. Sur la quatrième de couverture, toujours, on peut lire que ce roman est « d'une grande sobriété, sans pathos ni misérabilisme. » Je suis d'accord, cette fois, tellement d'accord que j'ai eu beau m'attacher à cette adolescente sensible et intelligente, je n'ai pas été émue en découvrant tous les drames qu'elle subit - indignée, révoltée mais pas véritablement émue.
Merci Edea ! ;-)
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indira95
  11 février 2015
Commençons par le commencement : je n'ai pas adhéré à ce roman, plusieurs fois primés outre-Rhin, grande révélation littéraire selon la presse. Non et j'en suis navrée. Car le scénario de départ avait de quoi m'emballer : le récit d'une enfant brimée par une mère diabolique avec pour toile de fond l'Allemagne de l'EST des années 70 (ma passion pour l'histoire de la guerre froide m'a donc susurré "ce livre est fait pour toi"). C'est d'ailleurs cette jeune fille qui parle et raconte son histoire sans jamais nous révéler son prénom, argh premier hic, moi j'ai besoin de connaître le prénom de mes personnages, sans quoi difficile de m'y attacher c'est comme ça. Mais passons ce petit bémol. Cette jeune fille vit donc dans l'ombre maléfique d'une mère alcoolique et fille facile qui lui répète à longueur de journée qu'elle ne l'a jamais désirée. Sympa comme ambiance. du coup notre narratrice passe son temps à brimer son petit frère tout mignon, mue par une sorte d'atavisme qui fait que l'on reproduit le schéma parental. Elle ment, vole, est insupportable en cours, dans la vie, bref une vraie peste. Et là deuxième hic, on s'y attache encore moins à cette jeune fille. Mais le roman se voulant sans misérabilisme ni cliché, le parti pris est intéressant et cohérent. Donc OK pour l'enfant pas attachante qui tente tant bien que mal de s'en sortir au coeur de ce marasme social. Et puis elle grandit, va en foyer, se fait des amis, essaye de mener une vie de jeune fille insouciante comme les autres, pas facile ma foi.
Ce qui est dommage dans ce roman tient dans le fait que la forme m'a déplu bien plus que le fond (qui lui m'a plutôt séduite). Je n'ai pas adhéré au style froid, sans parti pris qui nous offre ce morceau de vie comme un bloc informe insipide à à digérer. Pour autant je n'aurais pas non plus aimé le style "effusions de larmes" mais j'aurais espéré un peu d'âme tout simplement : l'histoire aurait été tellement différente. le style simple, épuré, chirurgical fait qu'on lit rapidement ce roman. Mais il ne m'aura pas une fois touchée, bouleversée, émue. Quel dommage. Pour autant je tiens à remercier les presses de la Cité et Babelio pour m'avoir envoyé ce livre. Mais on ne peut pas plaire à tout le monde.

Lien : http://livreetcompagnie.over..
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Under_the_Moon
  23 février 2015
Pour commencer, je tiens à remercier Babelio et les Presses de la Cité pour leur confiance dans ce partenariat Masse Critique.
La fille sans nom est un roman très particulier. Ce pourrait être l'un des innombrables récits d'enfance maltraités parfois à la limite du voyeurisme, mais il n'en est rien. Angelika Klüssendorf a bien construit un roman ; roman dans lequel l'intertextualité tient une place assez révélatrice quant à la construction du personnage car le roman qu'elle cite à plusieurs reprises est : le Comte de Monte Cristo. THE histoire de vengeance par excellence. Pourtant, à la manière dont elle l'utilise, le lecteur comprend vite qu'elle y cherche une façon de construire sa féminité et son rapport aux hommes.
La première moitié du récit ne m'a absolument pas emballée. D'une part, je trouve que le fait de ne jamais nommer cette pauvre fille - autrement que par les surnoms qui tournent sa maigreur en ridicule - ajoute une distance entre le lecteur, le narrateur et le récit qui nous empêche de réellement rentrer dans l'histoire ou s'attacher au personnage.
D'ailleurs, cette distance et cette froideur quasi-chirurgicales du narrateur omniscient créé un double malaise chez le lecteur. D'une part à cause de la misère sociale et émotionnelle qui sont décrites. D'autre part à cause du rythme très saccadé et incisif du récit qui rajoute à la violence décrite. Et tout cela fait que le lecteur sent constamment le drame venir au détour de chaque page.
La seconde partie du récit, où la fille sans nom est en foyer pour adolescents est bien mieux construite et l'écrivain y fait preuve d'un travail plus complexe : sur l'interaction des personnages, la psychologies des adolescents ou encore leur évolution à travers les péripéties.
En revanche, l'intérêt des dernières pages restent pour moi un mystère.
Autre point que je trouve dommage, c'est que l'auteur tenait aussi un motif intéressant en faisant se dérouler son roman dans la RDA pré- chute du mur de Berlin. Or, elle ne fait que l'évoquer de temps en temps sans vraiment l'exploiter alors qu'en creusant un peu cet aspect le roman aurait gagné sur beaucoup de points.
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critiques presse (1)
Lexpress   23 février 2015
Raconté au présent, dans un style affûté, d'une impressionnante sobriété, cet itinéraire bouleversant se suffit à lui-même pour sidérer le lecteur, sans l'apitoyer.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
Under_the_MoonUnder_the_Moon   13 février 2015
Qu'elle mente ou qu'elle visa la vérité, cela ne fait aucune différence, car, de toute façon, la mère est décidée à la tabasser pour obtenir la vérité. Mais elle persiste à clamer son innocence, elle n'arrive pas à imaginer avoir fait quelque chose qui suscite une telle colère, s'enferre dans ses explications jusqu'à ne plus savoir elle-même ce qui est vrai ou faux.
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Under_the_MoonUnder_the_Moon   22 février 2015
Il y a une petite bibliothèque dans la salle d'activités, elle y est assise y compris les premiers jours de chaleur estivale, elle entend par la fenêtre les oies criailler et s'enfonce dans l'univers des contes, séjourne chez les fées, les trolls et les derviches.
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ATOSATOS   26 janvier 2015
« Les rêves et les souhaits ne sont pas mensongers uniquement parce que ce sont des rêves et des souhaits, sans ses rêves jamais elle n'habiterait pas la maison dans la foret, et elle ne saurait vraiment pas pourquoi le vie sinon aurait un sens. » p69.
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abfabetcieabfabetcie   30 janvier 2015
Elle n’a qu’une seule et unique robe, en tricot bleu, toute détendue. Avec les ciseaux, elle fait un trou dans la laine et tire sur les fils, jusqu’à ce que la robe disparaisse entre ses mains. Elle a prévu ce qui va se passer, et lorsque la mère arrête enfin de lui taper dessus, elle se force à sourire au milieu des larmes. Car le lendemain, en allant à l’école, elle porte une robe neuve.

Quand elle ferme à moitié les yeux, et regarde suffisamment longtemps une image, les animaux se détachent des pages.

Elle est assise à côté de la mère rouée de coups, la caresse et se sent coupable de n’éprouver aucune pitié. Elle aimerait ne pas être insensible, mais tout en murmurant des paroles de réconfort, elle ne ressent rien, pas même de la peur.

Sans prendre le temps de respirer, elle parle de ses bonnes notes, de sa popularité à l’école… et tout le temps qu’elle parle, elle croit à ce qu’elle dit. Les rêves et les souhaits ne sont pas des mensonges uniquement parce que ce sont des rêves et des souhaits, sans ses rêves jamais elle n’habiterait la maison de la forêt, et elle ne saurait vraiment pas pourquoi la vie aurait un sens

Pourquoi est-elle obligée de vivre sur un territoire qui lui est imposé et pourquoi n’a-t-elle pas le droit de le quitter ? Qu’a-t-elle fait de mal pour ne jamais avoir le droit de voir le reste du monde ?
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Under_the_MoonUnder_the_Moon   22 février 2015
[…] dans un panneau vitré, est accrochée une affiche des dix commandements de la morale socialiste. Le deuxième commandement dit : " Tu dois aimer ta patrie et être toujours prêt à engager toutes tes forces et capacités pour défendre le pouvoir des ouvriers et des paysans."
Comment peut-elle aimer tout un pays, se demande-t-elle, quand elle ne peut même pas aimer sa famille, et pourquoi la patrie s'appelle-t-elle patrie, si son père dirigeait un pays, ce serait la pagaille.
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Angelika Klüssendorf "April"
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