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ISBN : 1973409585
Éditeur : Auto édition (28/11/2017)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Dans ce roman vous ne rencontrerez pas de vraie de magie, car vous le savez comme moi, les sorcières ne volent pas sur des manches à balai... Cette histoire romancée aurait pu être authentique.

Nous sommes à l’époque tragique où la sorcellerie se faisait femme. Plus de 100 000 procès pour hérésie au cours de deux siècles avec comme appuis le « Malleus Maleficarum » furent administrés. Ce manuel écrit par un moine inquisiteur haineux, Institoris, fut ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Ginou76
  16 mai 2018
Dès les premières pages, je me suis laissée transporter au XVème siècle, à la fin du Moyen Age. L'auteur nous invite à découvrir Alayone, une fillette de huit ans qui à la mort de sa mère va entrer au service du comte Geoffroy Soreau de Saint Géran, l'évêque de Chalons. Mais cette petite fille n'est pas comme les autres. Elle est pieuse, intelligente et a le goût d'apprendre. Dès son arrivée dans le domaine, elle s'intéresse à la lecture (elle lit Chrétien de Troyes) mais aussi aux sciences et à la médecine en particulier. Seule enfant, dans ce monde d'adulte, elle se noue d'amitié avec certains d'entre eux : le frère Guillaume de dix ans son ainé, Dame Cunégonde, l'assistante du médecin… Alayone se plait en Champagne jusqu'au jour où elle va faire la connaissance d'un inquisiteur, Pierre de Bréhal, venu à Sarry pour juger une sorcière du domaine.
Peu de temps après, Geoffroy Soreau de Saint Géran est promu Abbé de Saint Germain des Prés. Il va donc rejoindre la capitale en y emmenant la filette et frère Guillaume. Après les évènements dont elle a été témoin, Alayone s'écarte un peu de la religion. de plus, en grandissant la jeune fille a envie de découvrir la vie en dehors des murs de l'abbaye. Mais la vie parisienne est pleine de tentations. Alayon réussira t'elle à y faire face ?
J'ai beaucoup aimé la façon dont l'auteure a construit son roman. le lecteur entre dans l'intimité de différents personnages grâce aux prières d'Alayone, aux échanges écrits entre l'Eveque Saint Géran, le Chanoine Richard, Amaury , le père de la jeune fille mais aussi les journaux intimes des protagonistes. Marie-Laurent König a également choisi d'insérer dans son texte des extraits du Malleus Maleficarum connu sous le nom de « Marteau des sorcières » ainsi que des extraits de poésie et de littérature médiévale. le texte est écrit en vieux français mais l'auteure a ajouté de nombreuses notes pour éclairer le lecteur. Même si l'utilisation du vocabulaire médiéval peut paraitre déroutant de prime abord, j'ai pris beaucoup de plaisir à le lire. Il m'a alors semblé plus aisé d'entrer dans la peau d'un personnage et d'être transporté à cette époque. J'ai eu plusieurs fois l'impression de côtoyer les différents protagonistes tant les descriptions des différents lieux étaient réalistes.
Le choix du narrateur est, à mon goût très judicieux. Au cours de l'hiver 1482, Alayone se voit confier un chat noir du nom de Grizzly qui ne la quittera plus. Il va devenir son confident, se faufilera partout et sera témoin de tout ce qui se déroule entre Paris et les grandes plaines de Champagne. Malgré toutes les superstitions existantes, il sera le meilleur ami et surtout le plus fidèle de notre héroïne.
Lors d'un des échanges que j'ai eu avec Marie-Laure König, j' ai précisé que ce qui m'intéressait lorsque je lis un roman historique, c'est le fait d'apprendre des choses. Et bien là encore mission accomplie. Ce livre nous incite à nous interroger sur le rôle de la femme au Moyen-Age. A cette époque, la majorité canonique était fixée à douze ans pour les femmes. Les fillettes étaient considérées comme des êtres imparfaits par les membres de l'Eglise. Seules les filles issus de la noblesse avaient la chance d'être instruites et par conséquence de nombreuses professions leur étaient interdites. L'Eglise regarde les femmes instruites d'un mauvais oeil.
Le Malleus : les sorcières de Sarry aborde également le thème de la sorcellerie. Une fois de plus, grâce à des recherches approfondies sur le sujet, l'auteure fait preuve de beaucoup de réalisme dans les descriptions des procès de celles qui seront considérées comme des hérétiques (attention âmes sensibles). Elle dénonce la montée en puissance des écrits d'un moine dominicain allemand Heinrich : Malleus Maleficarum.
Vous l'aurez compris, j'ai vraiment passé un agréable moment en lisant la plume de Marie-Laure König. J'ai voyagé dans le temps, ce roman n'est pas sans rappeler les fêtes johanniques qui se déroulent en juin à Reims (même si l'histoire des sorcières de Sarry se déroule quelques décennies plus tard). J'ai partagé la vie d'Alayone qui malgré son jeune âge se bat et croit en ses idéaux. La jeune fille se construit la vie qu'elle veut. Son destin lui appartient. Je terminerai juste par ses quelques mots de l'auteur « Ne jamais subir sa vie : voilà le seul choix que nous devons faire, nous les femmes ».
Lien : https://audetourdunlivreblog..
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Gamelllle
  08 mai 2018
Ce qui m'a attiré vers ce roman au départ c'est le thème de la sorcellerie. Et pour une fois pas de sorcières volantes ou aux pouvoirs magiques incroyables. Il est ici question des femmes accusées d'hérésie et de sorcellerie au XVème siècle, du développement d'un courant de pensée porté par la complicité de l'Eglise et d'un ouvrage: le Malleus Maleficarum.
Nous suivons donc l'enfance et l'adolescence du personnage principale, Alayone, jeune fille curieuse et intelligente. Et tout au long de cette évolution on voit se mettre en place petit à petit les éléments qui vont la conduire à son destin tragique. de ses goûts littéraires à son intérêt pour les sciences et les plantes médicinales, on devine bien vite qu'elle va se heurter à la bien-pensance de l'époque.
J'ai trouvé intéressante l'utilisation du personnage du chat (chaton noir promis à la mort mais finalement offert à la petite fille et qui deviendra un fidèle compagnon). Ce chat est donc présent, porte parole et témoin d'un changement d'époque où les hivers froids et les mauvaises récoltes sont imputées au diable et ou il devient nécessaire de trouver un coupable.
Si le sujet de ce roman m'intéressait au départ, cette lecture m'a instruite de beaucoup d'éléments historique sur le sujet. Je ne connaissais pas le « marteau des sorcières » et bien que j'ai su à peu près sur quoi se basait les accusations de sorcellerie de l'époque, je n'imaginais pas que cela fut à ce point organisé. Beaucoup de détails sont ici portés à notre connaissance et bien que j'ai imaginé sans difficultés le côté sordide des « interrogatoires » lors de ma lecture, la façon dont l'autrice nous explique les choses reste objective, empêchant le récit de prendre un chemin insoutenable pour le lecteur.
Le roman nous permet également de mieux comprendre la place de la femme dans la société de l'époque. Bon pour être honnête, je ne me berçais pas d'illusions en imaginant que les femmes étaient maîtresses de leurs vies, où qu'elles avaient le loisirs d'êtres instruites dans les domaines qui les intéressaient. Et évidemment, nous avons ici la description d'une société patriarcale dans laquelle beaucoup de métiers sont interdits au femmes (notamment les métiers en rapport avec les sciences où ceux pour lesquels il faudrait un minimum réfléchir et se questionner).
Cependant, les quelques femmes présentes dans le roman, dont le personnage principale, font preuve d'une volonté d'évolution et d'être considérées pour d'autres qualités que celles habituellement liées à leur sexe. J'ai beaucoup apprécié que les personnages féminins soient présentés comme forts et indépendants, parfois plus capables que certains hommes, dans un contexte où j'ai senti certains hommes, notamment religieux, dans une volonté de domination malsaine.
L' écriture et le choix d'utiliser un vocabulaire de l'époque m'a un peu surprise au début. Cependant, comme l'explique l'autrice, ce travail a été fait pour donner au lecteur la sensation d'immersion historique tout en étant suffisamment compréhensible pour ne pas le perdre. L'énorme travail de documentation est à ce sujet palpable tout comme il l'est concernant les descriptions des lieux (existants) et des moeurs de l'époque.
La forme sous laquelle est écrit le roman m'a également surprise durant les premières pages. Entre roman épistolaire, journal, prières, témoignages rapportés par le chat et extrait du Malleus Maleficarum, j'ai trouvé l'ensemble cependant très fluide et prenant.
En conclusion, j'ai particulièrement apprécié la lecture de ce roman, l'aspect historique mêlé au côté romancé de l'histoire d'Alayone, m'a permis d'en apprendre beaucoup sur les « chasses au sorcières » et moeurs du XVème siècle sans avoir le sentiment de lire un livre documentaire. J'ai trouvé Alayone, le personnage principal, attachant; j'ai apprécié sa force de caractère et sa volonté de ne pas se laisser dicter sa vie par les hommes.
J'ai lu ce livre comme cela m'arrive parfois, lentement pour en apprécié tous les mots. L'écriture que j'ai trouvé presque poétique par certains aspects m'a complètement emporté dans l'histoire.
Lien : https://laminutedespatatescu..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
mlkonigmlkonig   03 février 2018
– Va Jézabel, succombe, et croupi en enfer.

Elle accrocha son regard puis lui cracha ces mots :

– Vos flammes embraseront ma chair, mais pas mon âme.

– Ton âme ! Tu en as fait commerce avec le Diable, elle brûlera avec tes os.

[...]

– Des flammes ! Regardez ses yeux rougeoyants et sans larme, elle est possédée, le diable parle en elle on y voit la sécheresse de son cœur. Sorcière ! Sorcière ! Maîtresse de Satan !

Le bourreau et d’autres membres d’église s’écartèrent et se signèrent. Tous avaient pris peur. La mise en scène, le temps grondant et ces dernières paroles prononcées à hautes voix et de façon magistrale, le tout accompagné de gestes francs et désignatifs, avaient autorisées les personnes présentes à constater les faits, et même, de se rendre à l’évidence, de voir la vérité. Plus aucun doute n’était permis, cette femme appartenait à Belzébuth et elle devait être purifiée par le feu du bûcher.
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Vidéo de Marie-Laure König
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