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EAN : 9782207161005
128 pages
Éditeur : Denoël (07/04/2021)
4.55/5   11 notes
Résumé :
Ses proches l’avaient prévenue. Ophélie devra jongler entre sa carrière, sa vie d’épouse et de mère. Mais personne ne lui avait dit qu’il faudrait jongler avec les fragments de son existence morcelée.

Perfectionniste et investie, Ophélie renvoie une image parfaite : mère épanouie, médecin accompli, épouse dévouée. Pourtant, face au miroir, elle ne se reconnaît plus. Où est-elle ? Qui est-elle ?
Au fil des mois, Ophélie s'enlise. Il n’y a que da... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Labibliothequedemarjorie
  02 mai 2021
Ophélie est sur tous les fronts. Médecin, épouse, mère, ses journées sont plus que remplies. La naissance de son premier enfant, Emma, la comble de bonheur. Tout se déroule à merveille. La petite fille s'épanouit normalement. Vincent est un papa heureux. Peu de temps après naît Manon. Une deuxième fille. Aussi jolie et radieuse que leur premier bébé. Les journées ont un rythme soutenu, les soirées harassantes. Pourtant, Ophélie et Vincent sont heureux. le désir d'un troisième enfant se fait sentir. C'est ainsi que Jules arrive quelques mois plus tard. Voilà le couple à la tête d'une belle famille.
Pourtant, en très peu de temps, la situation commence à échapper à la jeune maman.
Trois enfants en bas âge n'est pas quelque chose de simple à gérer au quotidien. En plus de sa carrière professionnelle qui est épuisante, Ophélie veut être une bonne épouse et une mère parfaite. le soir lorsqu'elle rentre à la maison, une nouvelle journée commence. Au fil des jours, la fatigue s'accumule jusqu'au point où elle n'en peut plus. Son mari est professionnellement très occupé, enchaînant réunions tardives, repas d'affaires, déplacements. Elle est seule pour tout gérer, tout assumer et c'est l'engrenage. Elle n'a plus de temps pour elle. Les articles qu'elle doit écrire prennent du retard. Elle est complétement submergée.
Jessica Knossow parle de cette charge mentale que toutes les femmes peuvent connaître et connaissent de plus en plus d'ailleurs. On veut tout gérer, parfaitement, jongler entre notre activité professionnelle, notre statut de femme, de mère et d'épouse. La réussite. Mais l'épuisement maternel n'est pas une légende. Elle existe. Elle entraîne du stress, de l'anxiété et de la déprime. Car, forcément, il arrive un moment où le corps lâche.
C'est la première fois que je lis un roman qui traite de ce sujet et j'ai beaucoup apprécié cette lecture car je m'y suis retrouvée et toutes les femmes peuvent se reconnaitre dans le portrait d'Ophélie, à des degrés différents évidemment.
Un très bon premier roman à l'écriture aérée, simple et fluide, qui se lit d'une traite.
A mettre entre les mains de vos époux mesdames !
Un grand merci à Camille des éditions Denoël pour cette lecture.

Lien : http://labibliothequedemarjo..
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Desmotsetdesimages
  19 juillet 2021
Lu d'une traite, ce récit aux phrases courtes, au style incisif et souvent poétique rend compte, sans fioritures et sans complaisance, des affres de la maternité et du couple et nous tient en haleine jusqu'aux derniers mots. Jongler entre les enfants, le travail, le mari, les taches ménagères. Une charge mentale qui ne laisse place à rien d'autre si ce n'est... le vide. Ainsi, narration omnisciente et récit à la 1ère personne se conjuguent pour rendre compte d'une réalité dont beaucoup font les frais et l'effort pour donner l'image d'une maternité épanouie, d'un couple heureux et d'une carrière accomplie.
Et si tout cela n'était qu'illusion ?
Peut-on tout concilier facilement, sans peine ?
Une fin attendue mais pas espérée qui m'a fendue le coeur. Un livre que je conseille vivement aux pères de famille d'enfants en bas âge mais surtout pas aux mères chancelantes.
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LeChatduLivre
  09 avril 2021
Mère, épouse, femme, amie, professionnelle, comment assurer dans tous els aspects de notre vie ? Ce court roman nous montre le quotidien d'Ophélie, médecin, épouse et mère de trois jeunes enfants, qui perd pied après la naissance du petit dernier. Placée dans une concurrence professionnelle qu'elle n'a pas les moyens d'affronter, elle est débordée à la maison, en dépit de l'aide de la nounou et du confort matériel qu'assurent les revenus de la famille. Car ce qui lui manque le plus c'est du temps. Pour elle, pour ses enfants, pour sa carrière et son couple. Ophélie vit ce que nombre d'entre nous vivons, à devoir faire des choix sans toutefois vouloir renoncer à certains aspects, et comme pour beaucoup d'entre nous, l'entourage ne voit pas - ou ne veut pas voir - sa descente aux enfers. le style est assez simple et de fait très abordable, mais la brièveté du récit laisse un peu sur notre faim : il y a largement de quoi développer plus en détails certains aspects trop vite éludés, comme la relation avec le père d'Ophélie, les beaux-parents, les changements de routine après la naissance de chaque enfant...
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Delphine846280
  09 avril 2021
Ophélie est l'épouse de Vincent, la maman de 3 enfants, Manon, Emma et Jules, médecin oncologue à l'hôpital et la fille de Françoise et Michel.
Elle a tout pour être heureuse, pourtant au fil du temps, un mal-être s'installe en elle.
Ophélie doit jongler avec sa vie privée et sa vie professionnelle.
Ce premier roman de Jessica Knossow est très beau.
Je me suis attachée à Ophélie, petite fille blessée, traumatisée, puis femme perdue.
La plume de l'autrice est magnifique et délicate. Les mots sont justes.
J'ai ressenti cet amour maternel débordant, le chagrin de la petite fille qu'elle a été et puis l'oppression et la perdition de cette femme et mère active.
Le sujet est très actuel, il évoque la place de la femme dans notre société, qui l'autorise difficilement à une mère épanouie et une femme accomplie, dans un même temps, sans basculer dans le féminisme pur.
Ce roman devrait être lu par toutes les mères, toutes les femmes, pour leur apporter soutien et déculpabilisation.
L'Amiénoise d'adoption et infirmière au CHU d'Amiens que je suis à aimer se retrouver dans ses pages, j'ai souri à l'évocation de la fresque de l'internat parisien, qui m'a rappelé leanôtre, à Amiens.
Je tiens à remercier Camille et les éditions Denoël pour la proposition et l'envoi de ce roman qui est une magnifique découverte.
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errard
  16 avril 2021
Merveilleux livre qui décrit si bien ce qu'une maman peut ressentir à jongler entre tous ses rôles.
Tous les pères et maris devraient lire ce livre....les mot sonnent juste et vrai.
Il y a tellement de psychologie et de sincérité dans cette histoire.
J'ai aimé aussi les histoires dans l'histoire. Découvrir l'héroine dans son enfance puis amoureuse. La description de l'évolution de la relation amoureuse.
Lu en une journée. J'attends avec impatience un deuxième livre.
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   12 mai 2021
La perfectionniste repère les défauts, le bouton qui manque à la chemise, la fissure sur le bord du verre, la tache sur le pull, le bouton sur le front, la faute d’orthographe, la dent cassée du peigne. Le moindre grain de sable est un caillou dans sa chaussure.De son côté, l’idéaliste contemple le monde avec un filtre lissant. Il envisage l’harmonie globale du tableau, en gommant ses aspérités. Au centre de son champ de vision flou, un point aveugle lui masque les plus grandes anomalies. S’il avait une pierre dans sa chaussure, il ne la sentirait pas et se blesserait au sang.Ensemble ils s’en sortent correctement. S’améliorent. S’épaulent. Parviennent à avancer à peu près droit. Mais l’équilibre est précaire. Leurs défauts ne s’annulent pas, ne font pas une moyenne. Pour l’instant le système tient, face au monde il est imperméable, solide. Mais entre eux, Ophélie et Vincent sont poreux, ils se comportent en vases communicants. Elle perd deux kilos, il en prend deux. Elle dort moins bien, il dort mieux. Elle est calme ces derniers temps, il est étonnamment anxieux. Si leur physiologie additionnée paraît constante, ils sont dépendants l’un de l’autre.Si l’un chute l’autre bascule.Ces dernières semaines, Ophélie l’a décidé : elle veut tout. Un couple, des enfants, des amis, une carrière. Elle va sculpter, avec la minutie d’un artisan, sa vie rêvée. Et à force de travail, elle en est sûre, le tableau sera parfait.
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rkhettaouirkhettaoui   12 mai 2021
Dans la salle de bains, elle se déshabille et s’observe. Sa chevelure blonde est le seul vestige de son corps passé. Son corps de jeune fille. Car ce soir c’est celui de sa mère qu’elle reconnaît dans le miroir. Celui vers lequel elle adressait, enfant, des coups d’œil furtifs à travers l’embrasure d’une porte. Celui dont elle admirait les rondeurs et les formes, dont elle enviait la majestueuse féminité. Celui qu’elle aimait toucher, malgré les interdits, les rires et les protestations. Maintenant qu’elle le revêt, qu’elle l’incarne, ce corps de mère, lourd et fatigué, elle en ressent toutes les souffrances cachées. Oppressée par la douleur, il lui est impossible d’en reconnaître la beauté.
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rkhettaouirkhettaoui   12 mai 2021
Quand le sommeil vous donne l’air fragile, et que j’ai peur pour vous. Mais certaines fois, en pleine journée, embourbée dans les couches et les biberons, irritée par les pleurs, je l’ai espérée. Je l’ai attendue. Ne m’en veux pas, Jules. Mon Jules.Comme tu dors bien ce soir. À croire que tu ne te doutes de rien. À croire que ça t’est égal. Comme on n’est rien. Comme on est remplaçable. Même mère, l’irremplaçable, je suis remplaçable. De fait, moi ou une autre, tu t’y feras. Tu devras bien survivre. Manger, boire, dormir, grandir, jouer, aimer. Une autre femme que moi te tiendra dans ses bras jusqu’au soir et tu la séduiras, tu feras tes airs mignons, pour survivre sans moi.
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rkhettaouirkhettaoui   12 mai 2021
J’avais une drôle de façon de l’aimer, ma sœur. Je prenais plaisir à l’étreindre fort, jusqu’à ce qu’elle ait mal. Jusqu’à ce qu’elle pleure un peu. J’adorais lui faire des caresses, jusqu’au pincement, jusqu’à la griffure. On se rassure avec des étreintes, on tient les gens, on les serre fort, pour ne jamais les voir disparaître. Quand elle est tombée malade j’ai arrêté tout ça. J’ai mis fin aux embrassades. J’ai eu peur de l’abîmer, de la casser. Elle est devenue pâle, encore plus pâle, jusqu’à la transparence. Elle s’est échappée, en a profité pour disparaître. Je n’aurais jamais dû la lâcher.
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rkhettaouirkhettaoui   12 mai 2021
Elle a compris que les êtres peuvent disparaître. D’un coup. À tout âge. Sans raison. Ou avec de fausses raisons, que les adultes exposent, gênés, en bafouillant, en cafouillant, mais auxquelles eux-mêmes ne croient pas. Dans ce nouveau monde où sa sœur n’existait pas, elle s’est accrochée à sa mère. A refusé toute séparation. Elle ne voulait plus aller à l’école, impossible de laisser sa mère à l’entrée. Lui tourner le dos, vers l’ailleurs, vers les copains, les rires et les jeux. Elle avait peur que sa mère ne disparaisse, sans raison. Elle avait peur de disparaître, elle aussi, sans raison.
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