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Citations sur Le dîner (86)

milado
milado   04 juin 2013
Une femme, qui avait deux homosexuels comme voisins du dessus, deux jeunes hommes qui vivaient ensemble et s'occupaient parfois de ses chats, était interviewée. "Ils sont tellement adorables, ces garçons! " racontait la femme. Ce qu'elle voulait dire, en fait, c'est que ses voisins étaient certes homosexuels, mais le soin qu'ils apportaient à ses chats montrait qu'ils étaient tout de même des gens comme vous et moi. Elle trônait dans l'émission, satisfaite d'elle-même, parce que tout le monde allait maintenant savoir à quel point elle était tolérante. Et que ses voisins du dessus étaient des garçons adorables, même s'ils faisaient des choses dégoutantes ensemble. Des choses répréhensibles en fait, malsaines et contre nature. Perverses en somme, mais excusables parce que les deux hommes s'occupaient de façon désintéressée de ses chats."
...
" Pour comprendre ce qu'affirmait cette femme à propos de ses voisins, ai-je poursuivi puisque personne ne disait rien, il faut renverser la situation. Si les deux homosexuels adorables n'étaient pas venus donner des croquettes aux chats, mais leur avaient au contraire lancé depuis leur balcon des filets de porc empoissonnés, ils n'auraient été tout simplement que de sales pédés, comme d'habitude.
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milado
milado   03 juin 2013
... la façon dont il se tenait trahissait la difficulté à écouter une femme qu'il ne parvenait pas à classer sur-le-champ dans les catégories clairement définies comme "nichons", "beau cul" ou "elle peut m'apporter le petit-déjeuner quand elle veut".
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Spilett
Spilett   27 juin 2012
On n'a pas besoin de tout savoir les uns des autres. Les secrets ne sont pas un obstacle au bonheur.
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Zazette97
Zazette97   29 janvier 2012
Si je devais donner une définition du bonheur, ce serait celle-ci : le bonheur se satisfait de lui-même, il n'a pas besoin de témoin. " Toutes les familles heureuses se ressemblent, les familles malheureuses le sont chacune à leur façon", dit la première phrase d'Anna Karénine, de Tolstoï.
Je me contenterai tout au plus d'y ajouter que les familles malheureuses - et au sein de ces familles en premier lieu les couples malheureux - n'y parviennent jamais seules.
Plus il y a de témoins, mieux cela vaut. Le malheur est toujours en quête de compagnie.
Le malheur ne peut supporter le silence - et encore moins les silences gênés qui s'installent lorsqu'il se retrouve seul.
Aussi nous sommes-nous souri, Claire et moi, dans le café quand on nous a servi nos bières, sachant que bientôt nous allions passer toute une soirée en compagnie des Lohman : nous vivions le plus beau moment de la soirée, tout n'irait par la suite que de mal en pis. p.14
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missmolko1
missmolko1   12 février 2017
« [...] Vous êtes allés voir le nouveau film de Woody Allen ou pas ?»
JE TROUVE QUE C'EST UN SIGNE DE FAIBLESSE quand la conversation porte trop vite sur les films. Au fond, les films sont plutôt un sujet pour la fin de soirée, quand on n'a vraiment plus rien à dire. Je ne sais pas pourquoi, mais je ressens toujours un creux dans l'estomac quand les gens se mettent à parler de films : c'est comme s'il recommençait à faire nuit dehors alors qu'on vient de se lever.
Le pire, ce sont ceux qui racontent les films du début jusqu'à la fin ; ils prennent tout leur temps, ils s’étendent pendant un quart d'heure : un quart d'heure par film, j'entends. Peu leur importe au fond que vous ayez l'intention d'aller voir le film en question ou que vous l'ayez vu depuis longtemps, ils ne tiennent aucun compte de ce genre d'information, ils sont déjà en plein milieu de la scène d'ouverture. Par politesse, vous faites mine au début de vous intéresser, mais vous renoncez vite à toute forme de politesse, vous bâillez ouvertement, regardez le plafond et changez sans cesse de position sur votre chaise, Vous ne ménagez pas votre peine pour faire taire le conteur, mais rien n'y fait, il est déjà allé trop loin pour percevoir ces signaux à leur juste valeur, il est surtout esclave de lui-même et des âneries qu'il débite.
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isabroot
isabroot   11 décembre 2016
Le restaurant est d'ailleurs de ceux qu'il faut appeler trois mois à l'avance - ou six, ou huit, enfin, j'ai perdu le compte. Moi je n'ai jamais envie de savoir trois mois à l'avance où je vais aller dîner, mais manifestement certaines personnes n'y voient aucun inconvénient. Dans quelques siècles, quand les historiens voudront connaître le degré d'arriération de l'humanité au début du XXIe siècle, il leur suffira d'examiner le contenu des ordinateurs des prétendus grands restaurants, car toutes ces données sont conservées, il se trouve que je le sais.
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milado
milado   07 juin 2013
Le proviseur était probablement contre le réchauffement de la planète, et l'injustice en général. Peut-être ne mangeait-il pas de viande de mammifères et était-il antiaméricain, ou bien en tout cas contre Bush - en adoptant ce dernier point de vue, les gens se croyaient autorisés à ne plus réfléchir à rien. Quand on était contre Bush, on avait le coeur au bon endroit, et on pouvait se comporter vis-à-vis de son entourage comme le pire des rustres.
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Kittiwake
Kittiwake   29 mars 2013
Cela arrive plus souvent qu'on ne le souhaite, dans ces restaurants prétendument haut de gamme, on perd le fil de la conversation à force d'être confronté à ces innombrables interruptions comme les explications bien trop détaillées sur le moindre pignon de pin dans son assiette, le débouchage interminable des bouteilles de vin et le remplissage opportun ou non de nos verres sans que personne n'ait rien demandé
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lululaberlue
lululaberlue   02 décembre 2016
Entendre qualifier un film, même quand on l'a beaucoup apprécié, de chef-d'oeuvre par son propre frère aîné, c'est comme porter ses vieux vêtements : les vêtements usés qui sont devenus trop petits pour lui, mais qui sont de votre point de vue surtout usés.
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babass
babass   14 août 2015
L'expérience m'a appris que les gens attendent toujours quelque chose de vous quand ils vous appellent souvent par votre prénom, et qu'il s'agit la plupart du temps d'une chose que vous, vous ne voulez pas.
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