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Albert Lehman (Traducteur)
ISBN : 2253012319
Éditeur : Le Livre de Poche (01/11/1995)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 72 notes)
Résumé :
En 73 avant J.-C., en plein cœur de l'empire romain, une troupe de soixante-dix gladiateurs conduite par le Thrace Spartacus s'échappe d'un cirque. Semant la terreur sur leur passage, revendiquant leur liberté, ils sont en quelques mois rejoints par une foule d'esclaves et de laissés-pour-compte, jusqu'à former une armée de milliers d'hommes. Pendant deux ans, ils vont tenir en échec le pouvoir de Rome, détruisant des villes entières sur leur passage, avant d'être v... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Foxfire
  07 février 2019
Outre le fait que depuis que je suis gamine j'adore le film de Kubrick avec l'indestructible Kirk Douglas, Spartacus est une figure historique qui, par ce qu'il symbolise, fait vibrer mon petit coeur d'éternelle gauchiste. Dès le 18ème siècle, il est utilisé comme référence politique progressiste. Ainsi, il devint le symbole de la lutte en faveur de l'abolition de l'esclavage. On peut citer Lamartine qui, dans une pièce de théâtre, compare Toussaint Louverture à Spartacus. Par la suite, il incarnera la figure de l'exploité qui se révolte contre le puissant, son combat devenant celui du prolétariat face au capitalisme. Ce n'est pas pour rien que Rosa Luxembourg et ses amis ont choisi d'appeler leur mouvement la ligue spartakiste.
Le roman de Koestler s'inscrit dans cette veine politique. Il ne s'agit pas ici de raconter la vie de Spartacus comme s'il s'agissait simplement d'une figure historique ayant eu une vie mouvementée et romanesque. Koestler propose ici d'avantage le récit de l'échec d'une révolution qu'un simple récit biographique. D'ailleurs, son roman démarre alors que les 70 gladiateurs viennent de s'échapper. La jeunesse et la capture de Spartacus n'intéressent pas l'auteur. Koestler est avant tout un intellectuel engagé qui n'a cessé de questionner le monde et de questionner ses propres convictions. Très tôt, il a eu une conscience sociale aigue, qu'il a toujours tenté de mettre en pratique. Il est un penseur qui agit. A 21 ans il participera même à une expérience collectiviste d'un kibboutz en Palestine où il travaille en tant qu'ouvrier agricole. Revenu en Europe, il adhère au Parti communiste allemand en 31. En premier lieu car il en voit en cette idéologie une opposition au nazisme qui commence à prendre de l'ampleur et également car il est sensible au modèle égalitaire promis. Très vite, il va de désillusions en désillusion, la déception culminant en 35 au moment où commencent les procès de Moscou. C'est à cette époque qu'il commence la rédaction de « Spartacus ». La révolte tragique du gladiateur lui offre le point de départ idéal pour s'interroger sur la façon dont se déroule une révolution, comment, inévitablement, confrontée à la réalité elle se dénature jusqu'à se trahir elle-même. Koestler n'achèvera son roman qu'en 1938 (entre-temps il a été prisonnier des franquistes lors de la guerre d'Espagne qu'il couvrait en tant que journaliste) après avoir quitté le Parti communiste. S'il y a donc un sens évident à lire « Spartacus » en faisant le lien avec la vie et les engagements de son auteur, le roman se suffit à lui-même et peut se lire sans cet éclairage.
En effet, il n'est nul besoin de connaitre les détails de la vie de l'auteur pour apprécier les réflexions du roman. le texte parle de lui-même e a une portée universelle et intemporelle. A travers la révolte de Spartacus, c'est toutes les révolutions que Koestler évoque, pas seulement celles qu'il a vu. « Spartacus » est une lecture stimulante, intelligente. le lecteur réfléchit, se pose des questions, longtemps après avoir fini le livre.
Si Koestler fait appel à l'intelligence de son lecteur, il n'en oublie pas pour autant son coeur. « Spartacus » n'est pas un roman désincarné. le récit est parcouru de moments d'émotion. Mais l'auteur ne cherche jamais les émotions faciles. Il ne va donc pas jouer sur un registre romantique exalté. A ce titre, la fin du roman est remarquable ; L'émotion que Koestler distille au cours de son récit est plus subtile. Ce qui marque le plus, c'est le ton désespéré du roman. L'auteur est tellement désabusé, tellement déçu qu'il semble nous dire que toute révolution est vouée à l'échec. Cette absence d'espoir est bouleversante. Mais si je comprends le pessimisme de l'auteur vu son parcours, je n'ai pas envie de le partager. Peut-être, sans doute Koestler a-t-il raison, mais je me refuse à admettre cette idée. S'il n'y a plus d'espérance, il n'y a plus rien. Et d'une certaine façon, rien que cette espérance qui ne s'éteint pas totalement, c'est une victoire.
Au-delà de son fond très politique « Spartacus » se lit très facilement. le récit est très bien mené et est passionnant de bout en bout. La plume de koestler est fluide et agréable.
Cette lecture m'a donné envie de revoir le film de Kubrick (dont je ne me souviens quasiment plus de rien) et surtout de lire le « Spartacus » de Howard Fast dont il est l'adaptation. Howard Fast, encore un autre homme engagé au destin singulier (membre du parti communiste américain, il sera inscrit sur les fameuses listes noires de la commission des activités anti-américaines lors du Maccarthysme).
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Aaliz
  06 septembre 2013
« Nous vivons au siècle des révolutions avortées » c'est le constat d'un avocat romain au 1er siècle avant JC. L'empire romain connaît alors une grande période de désordre politique, économique et social. C'est dans ce climat troublé que Spartacus va entraîner avec lui gladiateurs et esclaves dans une révolte qui aura fait trembler Rome.
Cependant le Spartacus d'Arthur Koestler n'est pas un banal roman historique bourré d'actions et d'aventure. Il se veut plutôt une analyse et une réflexion sur le processus de la révolution, son mécanisme et tente d'expliquer pourquoi toute révolte semble être vouée à l'échec.
Bien entendu, le soulèvement opéré par Spartacus est pour Koestler un exemple de base autour duquel il construit son argumentation mais le propos s'applique de façon plus générale. S'agissant de Koestler, on pense notamment au cas de la Russie d'autant plus que Koestler profite de la légende de la Cité du soleil pour aborder le sujet du communisme et de son utopique mise en oeuvre.
La démonstration est menée avec habileté. Arthur Koestler met d'abord en scène un simple fonctionnaire de l'Etat romain, un greffier de province ambitieux qui cherche les honneurs et à gravir les échelons après de nombreuses années de bons et loyaux services. Il se fait témoin extérieur des évènements mais pourtant constitue à lui seul l'exemple même du citoyen moyen condamné à la médiocrité. Par le cas de ce greffier, Koestler permet une généralisation du type même du candidat à la révolte mais qui se résigne à son état.
« Car, aux débuts du monde, les dieux ont privé les hommes de la joie sereine et leur ont enseigné qu'ils devaient obéir aux interdictions et renoncer à leurs désirs. Et ce don de la résignation, qui rend l'homme différent des autres créatures, est si bien devenu chez lui une deuxième nature qu'il en use comme d'une arme contre ses semblables, d'un moyen infaillible d'oppression.
La nécessité de se résigner, de renoncer s'est, depuis les origines, si profondément ancrée dans les hommes qu'ils ne tiennent plus pour noble que l'enthousiasme de l'abnégation. Peut-être ainsi expliquera-t-on que l'humanité s'ouvre tous les jours à l'enthousiasme qui puise ses sucs dans la mort et qu'elle reste sourde à l'enthousiasme de la vie. »
Spartacus, lui, ne se résigne pas et veut recouvrer sa liberté, il refuse que sa vie soit vouée à servir de divertissement aux « maîtres romains ». Il rejette sa condition d'homme asservi courbant l'échine. Dans un premier temps, nombreux sont ceux qui le suivent. Puis la désillusion et le découragement plus que les tentatives de matage des forces romaines ont raison du mouvement. Nombreux le désertent et retournent chez leurs anciens maîtres.
Pourquoi la révolte s'essouffle-t-elle et se saborde-t-elle elle-même ?
« Il y a deux forces agissantes : le désir de changement et la volonté de conservation. Celui qui part reste attaché par les liens du souvenir, celui qui reste s'abandonne à la nostalgie. de tout temps les hommes se sont assis sur des ruines et ont gémi … »
Koestler pointe alors du doigt la frilosité de l'homme face à l'incertitude du changement. Par sa nature, il préfère un état qui lui est défavorable mais qu'il connaît à une possible meilleure situation dont il ignore tous les tenants et toutes les difficultés qu'il lui faudra affronter pour y parvenir. On sait ce qu'on perd mais on ne sait pas ce qu'on trouve.
Autre raison invoquée par l'auteur : l'étroitesse de la conception que se fait la masse de la liberté :
« Pour l'homme moderne, la liberté ne signifie qu'une chose : ne plus être obligé de travailler. »
Et Koestler d'expliquer par la bouche de Crassus comment Spartacus aurait du s'y prendre. A cette occasion le discours de Crassus n'est d'ailleurs pas sans rappeler les valeurs stakhanovistes prônées sous le régime stalinien :
« Si réellement vous aviez voulu des solutions sérieuses, vous auriez dû prêcher une nouvelle religion élevant le travail au rang d'un culte. Vous auriez proclamé que la sueur du travailleur était un liquide sacré ; que c'est uniquement dans le labeur et la souffrance, dans le maniement de la pelle, du pic ou des rames que s'affirme la noblesse de l'homme, tandis que la douce oisiveté et la contemplation philosophique sont méprisables et condamnables. »
Bref, Arthur Koestler analyse de nombreux éléments, s'arrête aussi sur l'importance du meneur de la révolte, sur son attitude et la mentalité qu'il se doit d'avoir. Il retrace le schéma type du déroulement d'une révolte incluant les querelles de partis au sein du mouvement, la scission etc… Il fait intervenir de nombreux protagonistes d'horizons différents : l'homme de religion, le philosophe, le militaire, le simple citoyen, le magistrat... le contexte politique, économique et social est minutieusement étudié. Koestler prend d'ailleurs la peine d'écrire une postface dans laquelle il raconte la genèse du roman, son contexte d'écriture et dans laquelle il souligne l'importance qu'il a accordé à la rigueur historique dans tous les détails ( jusqu'aux descriptions vestimentaires).
Spartacus est à l'image du Zéro et l'infini, un roman d'une grande richesse où la réflexion et l'interrogation est constante. Toutefois, j'ai trouvé la première moitié assez longuette et parfois maladroite au niveau du style ( ou de la traduction ?) mais la deuxième moitié redresse la barre et compense largement tant elle pousse au questionnement. le sujet m'intéressant particulièrement, je ne vous cache pas qu'encore une fois je suis comblée par ma lecture.
Arthur Koestler est décidément un auteur qui me plaît de plus en plus. J'ai repéré à la bibliothèque La lie de la terre ( roman autobiographique dans laquelle il relate son expérience du camp) mais aussi une biographie d'Arthur Koestler par Michel Laval, je vais donc m'empresser de les emprunter !


Lien : http://booksandfruits.over-b..
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Allantvers
  14 mai 2016
Spartacus, où pourquoi les révolutions n'ont aucune chance d'aboutir.
Pourtant, au début de cette histoire, on pourrait y croire (on y croit toujours au début, me direz-vous) : face à un pouvoir romain déliquescent, ce sont plus de cent mille hommes, esclaves qui s'affranchissent de leurs chaînes, fermiers, bergers et artisans qui se libèrent du joug économique qui les asservit pour suivre Spartacus, le gladiateur rebelle, et construire ensemble la cité du Soleil.
C'est compter sans les chaînes invisibles et profondes qui continuent de les asservir et les ramèneront dans les mains des puissances de l'argent auxquelles décidément, aujourd'hui comme hier, on ne la fait pas.
Un récit assez académique mais à la portée universelle où le soleil de l'espoir ne brille pas fort, et jamais longtemps.
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gill
  12 décembre 2012
Sylla est mort depuis cinq ans. les temps heureux sont loin. le monde romain est plein de confusion.
Pourtant bientôt s'annonce la fête de Minerve et Lentulus Batuatus, le propriétaire de la plus grande école de gladiateurs de la ville, a l'honneur d'inviter le public capouan à une exhibition monstre dont le clou des combats sera la rencontre entre Crixus, champion des Gaules et Spartacus le Thrace aux bracelets.
Mais en compagnie de soixante-dix fugitifs dont Castus le gringalet, adroit et rusé comme une hyène, Ursus le géant, Oenomaüs un débutant prometteur, les deux hommes ont pris la fuite. D'abord se dirigeant vers la Lucanie, ils ont, devant l'aridité des terres et un butin moins facile, rebroussé chemin et pris la direction de la Campanie, grenier fertile convoité et arraché aux fermiers par les grands propriétaires aristocrates.
Spartacus va mener cette révolte, volant des armes et ralliant à sa cause, sur son passage, de plus en plus de combattants. Bientôt ils furent cent mille et firent trembler Rome.
Mais le rêve prend fin dans l'hésitation, le doute, la violence et la tragédie, dans une dernière bataille interminable....
Arthur Koestler , à la veille de la seconde guerre mondiale nous fait le récit de l'aventure d'un homme épris de liberté. Condamné à mort par les franquistes en Espagne, dissident du parti communiste allemand qu'il a quitté en 1931, Arthur Koestler est lui-même un homme d'idéal, un combattant engagé pour ses idées et il brandit la silhouette du géant roux vêtu d'une peau de bête pour réaffirmer son amour de la liberté.
Ce personnage,par son aventure et sa haute ambition de créer l'État du soleil, est devenu, grâce à ce livre, le symbole, dans notre monde contemporain, de la justice frappée à mort et de la liberté bafouée. L'on ne peut s'empêcher de voir, à la lecture de ce magnifique ouvrage, les yeux de son auteur se porter vers l'Est de l'Europe.
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opera64
  20 octobre 2013
Morituri te salutant
Lorsqu'il décida de se rebeller, Spartacus fit rapidement des ravages à Rome laissée dans un piteux état après la mort de Scylla. Les chefs romains, Crassus le premier, et le Sénat ayant des blessures intestines plus préoccupantes à panser ont toujours sous-estimé le gladiateur.
Mais, pire encore, ils ne l'ont pas compris. Pas plus que ne l'ont compris les nombreux peuples rebelles avides de vengeance envers Rome-l'orgueilleuse qui se sont joints peu à peu à la révolte montée par Spartacus.
Notre héros se retrouve donc bien malgré lui le chef de plus d'une centaine de milliers d'hommes, des barbares pour la plupart, dont la seule ambition est de faire chuter Rome.
Spartacus, le gladiateur qui demandait seulement à franchir les Alpes pour recouvrer son statut d'homme libre.

J'ai bien aimé ce roman.. On apprend donc quel homme était Spartacus ; à savoir un être humain n'aspirant qu'à la liberté. Il n'était pas plus intelligent que la moyenne. Non, d'ailleurs les décisions les plus importantes lui étaient souvent soufflées par sa femme. Il avait simplement un charisme naturel, ce qui faisait de lui un chef-né.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
gillgill   12 décembre 2012
A pied ou à cheval, ils se dirigeaient vers le nord. Ils étaient quinze mille, ils étaient vingt mille...Ils laissaient derrière eux des ruines. A leur tête, un géant roux vêtu d'une peau de bête. Son emblème n'était pas l'aigle romaine, mais une chaîne brisée.
Prince des gladiateurs, esclave révolté, il s'appelait Spartacus, et il était de la race des chefs.
Bientôt ils furent cent mille, ils étaient tous frères, et ils construisaient la Cité du Soleil.
Dans toute l'Italie, les esclaves rêvaient. Ils rêvaient d'une vie fondée sur la justice, ils voulaient vivre comme des hommes, mais le monde les contraignit à redevenir des loups. Et comme des loups, ils furent traqués et massacrés.
Leur rêve avait duré deux ans ; leur dernière bataille dura de l'aube à la nuit.
(quatrième de couverture du volume paru aux éditions "J'ai Lu" en 1986)
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OlivOliv   16 février 2013
Vous prétendez abolir l'esclavage et vous n'avez même pas songé que, par là, vous alliez fermer les mines et les carrières, arrêter la construction des ponts et des canaux, paralyser la navigation et replonger le monde dans la barbarie ! Car, pour l'homme moderne, la liberté ne signifie qu'une chose : ne plus être obligé de travailler. Si réellement vous aviez voulu des solutions sérieuses, vous auriez dû prêcher une nouvelle religion élevant le travail au rang d'un culte. Vous auriez proclamé que la sueur du travailleur était un liquide sacré ; que c'est uniquement dans le labeur et la souffrance, dans le maniement de la pelle, du pic ou des rames que s'affirme la noblesse de l'homme, tandis que la douce oisiveté et la contemplation philosophique sont méprisables et condamnables.
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AalizAaliz   23 août 2013
Un jour à la foire, j'ai vu un bateleur. C'était un homme laid et sale, mais prodigieusement agile. Il arrivait à mettre sa tête entre ses jambes et à pisser sur son propre visage ... Eh bien ! L'humanité c'est cela.

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melly14melly14   24 mars 2017
Allez au fond des choses. Vous constaterez alors que l'Etat ne sait ni ce qu'il fait ni de quoi il vit ; l'Etat c'est l'aristocratie des bureaux, [...] L'orgueil de caste et la tradition viennent s'en mêler aussi pour l'empêcher de rien comprendre aux grandes lois économique. Il s'ensuit que les vrais maîtres de l'Etat romain sont les fermiers des taxes, les publicains, les financiers, les spéculateurs, les concessionnaires des mines et les marchands d'esclaves. Ce sont eux qui décident de la guerre et de la paix, qui font à leur gré la prospérité ou la ruine du pays.
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OlivOliv   16 février 2013
Il en est des prophéties comme des vêtements. Ils sont accrochés dans la boutique du tailleur ; beaucoup d'hommes passent devant, à qui ils iraient. L'un d'eux entre et emporte le vêtement, et c'est ainsi que le vêtement a été fait pour lui puisqu'il l'a endossé... Ce qui importe, en vérité, c'est que le vêtement soit à la mode du moment, qu'il corresponde aux désirs d'un grand nombre, aux besoins et aux aspirations de la masse...
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La lie de la terre, Arthur Koestler
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