AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2226027831
Éditeur : Albin Michel (10/10/1986)

Note moyenne : 4.2/5 (sur 52 notes)
Résumé :


Aucun des personnages de ce récit n'est imaginaire.
Arthur Koestler était correspondant du journal libéral londonien News Chronicle, en Espagne.

A la suite de circonstances particulières il a été arrêté et condamné à mort par les nationalistes après la prise de Malaga. Pendant près de quatre mois, il attendit son exécution et vit comment on fusillait ses compagnons de captivité.

Ce livre commence donc en reportag... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Sachenka
  12 avril 2015
Un testament espagnol, d'Arthur Koestler, est à la fois une autobiographie et un reportage. Ce roman suit les péripéties du jeune homme, correspondant, envoyé en Espagne pour traiter de la guerre civile qui y sévit dans les années 1930. le conflit, les républicains, les Rouges communistes, les franquistes, il faut démêler tout ça. Cette partie du récit relève presque du documentaire et permet de mieux comprendre cette époque troublée. Il se rend jusqu'au front, relate ce qu'il voit, ce qu'on lui raconte. Instructif.
Puis Koestler réussit à entrer dans Malaga et le récit prend une autre tournure. On organise la défense de la cité. Même s'il ne prend pas part directement au conflit, il se lie avec les Rouges et se mérite la haine des franquistes. La ville est livrée à elle-même, coupée du monde. Koestler n'a d'autre choix que d'attendre lui aussi. Pendant ces longs jours, il se rapproche de Sir Peter Chalmers-Mitchell, un riche scientifique anglais qui a élu résidence là-bas. Mais, finalement, la ville tombe aux mains des troupes ennemies. Intéressant.
Lorsque Koestler est fait prisonnier et envoyé en prison, le récit prend une nouvelle tournure. Il documente sur la vie dans les très modernes geôles espagnoles. Un peu à la manière des récits des camps russes de l'Oural (Dostoïevski, Soljenitsyne) ou de la Kolyma (Chalamov), ou même des camps de concentration nazis (Levi). Il permet de (re)découvrir en quoi constitue le quotidien de ces prisonniers ? La nourriture, les occupations, l'attente des nouvelles de l'extérieur, l'inquiétude, les exécutions, la maladie, l'amitié, la misère, etc. Certains ont de la chance, d'autres, moins. Cette longue attente est aussi le prétexte pour philosopher. Qu'est-ce que la vie, la mort ? Accrocheur et enrichissant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          390
lecassin
  12 mars 2013
« Un testament espagnol » est le récit autobiographique qu'Arthur Koestler écrivit sur une des nombreuses périodes mouvementées de sa vie, entre fin janvier et le 14 mai 1937. Sympathisant déclaré des républicains, il assurait la « couverture » pour un journal anglais de la guerre civile espagnole à Malaga, dont il assista à la chute le 8 février. Il fut arrêté le lendemain…
Arrêté et emprisonné dans les geôles de Franco ; et condamné à mort…
Au delà du témoignage sur la guerre civile espagnole, Arthur Koestler nous livre ses impressions, ses doutes, ses craintes et ses peurs de condamné à mort dont la sentence peut être exécutée sans préavis... Jusqu'aux moments de révolte et de grève de la faim.
Il finira par être libéré en échange de la libération d'un prisonnier espagnol par les anglais.
Une expérience qui lui servira quand, plus tard, il sera co-auteur avec Albert Camus de : "Réflexions sur la peine capitale" …
Un texte poignant !
Commenter  J’apprécie          360
JeanPierreV
  18 septembre 2016
Arthur Koestler avait infiltré les troupes franquistes afin de confirmer à l'opinion publique l'intervention allemande et italienne dans cette guerre civile des franquistes contre le pouvoir républicain en place légalement élu. Il est arrêté le 9 février 1937 dans la maison de Sir Peters le consul anglais et condamné à mort , sans jamais comparaître devant un tribunal.
Transporté à Seville, il recevra en prison la visite de journalistes qui l'informeront que des actions internationales ont été engagées directement auprès du Général Franco, afin qu'il soit libéré...En vain.
Il restera emprisonné jusqu'en mai 1937 très longtemps seul, sans aucun contact avec d'autres prisonniers et tous les jours ou presque verra passer devant sa cellule la longue file des condamnés partant vers le peloton d'exécution au petit matin.
Arthur Koestler nous livre dans les premières pages un témoignage-reportage sur la guerre civile espagnole, et par la suite ses angoisses, ses peurs de condamné à mort, pouvant être exécuté d'un matin à l'autre. Angoisses chaque fois que sa porte s'ouvre : le gardien lui met des menottes : c'est bon signe...c'est parce qu'il est transféré de sa cellule à un bureau ....pourvu que ce ne soient pas une ficelle-lien...réservée au dernier voyage. Angoisses de chaque nuit à l'écoute des pas dans les couloirs. Résistance du condamné : grèves de la faim, simulacres de crises cardiaques afin d'être transféré vers l'infirmerie .
Il sera finalement libéré en échange d'un autre prisonnier, sans doute à la suite d'une intervention de Franco.
J'aimerais maintenant trouver et lire "Réflexions sur la peine Capitale" dont il fut le Co-auteur avec Albert Camus..un livre qui ne figure plus dans la liste des ouvrages de ma médiathèque...Peut-être parce que ce n'est plus un problème d'actualité, ici oui....mais ailleurs?
Un texte fort dont je me souviendrai

Lien : https://mesbelleslectures.co..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
Tiguidou
  10 juillet 2016
Malgré ma méconnaissance de l'histoire de la révolution espagnole, j'ai beaucoup apprécié ce livre non pas pour son contexte historique, mais pour la façon dont l'auteur nous fait part de ses réflexions en tant que condamné à mort qui ne connait pas la date de son exécution. Il m'est habituellement facile de passer d'un livre à l'autre mais pas cette fois. J'ai été totalement habité par la profondeur des pensées de l'auteur. Je ne sais pas si dans les mêmes circonstances j'aurais eu cette capacité de réflexion et cette lucidité.
Commenter  J’apprécie          20
Riolet
  13 janvier 2018
Ce livre est prenant, extrêmement vivant, palpitant, plein de intelligence et d'humour. Quel personnage, cet Arthur Koestler! J'admire tant l'homme que l'écrivain...
Commenter  J’apprécie          00
Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
AlzieAlzie   15 mai 2014
le cerveau est une singulière machine : il cesse de fonctionner à la longue lorsqu'il sait que le débit immédiat de ses produits n'est pas assuré, le débit par la parole ou l'écriture. S'il n'y a pas de demande sur ce marché, pas de débit en vue, la machine se met en grève. On peut la tromper un certain temps en parlant tout haut, en se prenant soi-même pour auditeur, mais elle s'aperçoit rapidement de la feinte. Votre propre ego n'est pas un partenaire amusant. Au bout de six semaines de solitude, j'étais si dégoûté de moi que je me disais vous et m'appelais monsieur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
AlzieAlzie   24 avril 2014
Chacun évidemment sait qu'il doit mourir un jour. Mais le savoir est une chose et le croire en est une autre.
S'il n'en était pas ainsi, comment aurai-je, en écrivant ceci, l"impression que c'est une dissertation théorique qui ne me concerne pas directement ?
Il est vrai qu'au moins une fois par jour, un court-circuit se produit dans la conscience, et je vois pendant une minute la réalité dans sa pleine et aveuglante lumière, comme éclairée par une explosion psychique.
Alors, il n'y a plus de pensée, plus de pilules, rien que la peur animale.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
SachenkaSachenka   08 avril 2015
[L'être humain] est vraiment comme une balle élastique. Reçoit-on un coup dont on croit rester en pièces, la balle s'arrondit à nouveau, et la seule trace qui vous reste du choc est tout au plus un peu de boue. Si notre conscience était la sommes de nos expériences, nous serions tous vieillards à vingt-cinq ans.
Commenter  J’apprécie          280
JeanPierreVJeanPierreV   18 septembre 2016
Les enfants quelquefois font devant un miroir des grimaces pour s'effrayer. Ces prisonniers faisaient le contraire. Ils étaient entre eux avares de leurs émotions, exempts de sensiblerie, parfois sans pitié. Mais ils entretenaient mutuellement leurs espoirs parce qu'ils ne pouvaient supporter de mourir désespérés pour une cause perdue. Aujourd'hui Tolède tombait, le l'enfer c'était Burgos et Séville ; ils se mentaient jusqu'à la mort comme les enfants s'endorment à force de pleurer. Leur information n’était exacte que sur un point. Chacun des treize cents hommes de la prison savait combien il y avait eu d'exécutions la nuit précédente. (P. 247)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
SachenkaSachenka   02 avril 2015
Qu'est-ce que l'agonie d'un homme, comparée à l'agonie d'une ville! La mort est un phénomène biologique normal, mais quand une ville meurt, ce sont les fondements mêmes de la civilisation qui sortent de la norme.
Commenter  J’apprécie          290
Video de Arthur Koestler (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Arthur Koestler
La lie de la terre, Arthur Koestler
autres livres classés : espagneVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Les écrivains et le suicide

En 1941, cette immense écrivaine, pensant devenir folle, va se jeter dans une rivière les poches pleine de pierres. Avant de mourir, elle écrit à son mari une lettre où elle dit prendre la meilleure décision qui soit.

Virginia Woolf
Marguerite Duras
Sylvia Plath
Victoria Ocampo

8 questions
836 lecteurs ont répondu
Thèmes : suicide , biographie , littératureCréer un quiz sur ce livre