AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782930601250
334 pages
Éditeur : Zones Sensibles Editions (17/02/2017)

Note moyenne : 4/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Les forêts pensent-elles ? Les chiens rêvent-ils ?
Dans ce livre important, Eduardo Kohn s’en prend aux fondements même de l’anthropologie en questionnant nos conceptions de ce que cela signifie d’être humain, et distinct de toute autre forme de vie. S’appuyant sur quatre ans de recherche ethnographique auprès des Runa du Haut Amazone équatorien, Comment pensent les forêts explore la manière dont les Amazoniens intéragissent avec les diverses créatures qui p... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Orazy
  17 juin 2020
Un livre passionnant et déroutant à plus d'un titre. Si je ne lui donne "que" cette note, c'est pour deux raisons principales : premièrement, son titre est trompeur. D'ailleurs l'auteur s'en justifie dans les grandes longueurs, comme revenant sur un malentendu. Il ne s'agit pas ici d'un livre sur les forêts en tant qu'écosystèmes végétaux et animaux, mais en tant que lieux de rencontre d'êtres vivants.
Ce que l'on peut reprocher à Eduardo Kohn, c'est justement que ces forêts restent des lieux, des théâtres de rencontres humains-animaux, dont les végétaux ne constituent que des objets au plus utiles, au moins décoratifs. Ainsi, son ambition de d'englober tout le vivant dans une perspective nouvelle, bien que fascinante, est d'emblée réductrice. D'un côté, les humains, 'cantonnés' ici à la tribu des Runa d'Avila, de l'autre les animaux, mais pas n'importe lesquels : d'abord et avant tout ceux qui interagissent avec les hommes - les autres à l'instar des végétaux étant relégués à l'arrière-plan.
On me rétorquera qu'il s'agit d'anthropologie, et que dans anthropo il y a humain, donc que celui-ci doit être le centre et/ou le point de retour de toute approche, même celles qui visent à décentraliser les perspectives. Certes, mais il semble tout de même y avoir contradiction (que Descola pointe d'ailleurs dans la préface) avec l'ambition avouée de l'auteur.
Le deuxième point d'achoppement concerne les passages les plus théoriques de l'ouvrage, en premier lieu desquels le Chapitre 1 qui tient lieu pour l'auteur d'exposé théorique. Ceux-ci sont longs et souvent indigestes, à tel point que Kohn semble parfois s'y perdre lui-même.
Par moments, on le voit passer une page ou davantage à caractériser un phénomène particulier et à le rattacher par des convolutions plus ou moins naturelles au canon anthropologique, celui de Pierce en premier lieu. Puis, à la fin du long paragraphe, une courte phrase qui commence par "Autrement dit" ou un équivalent, vient clarifier le tout, et on se demande pourquoi on vient de se donner tant de peine à lire les lignes précédentes quand toutes ces idées pouvaient être si clairement exprimées. Je n'ai pas l'habitude de lire de l'anthropologie, et je n'y connais à peu près rien, il s'agit donc peut-être d'un procédé typique voire d'une manie partagée. Toujours est-il qu'elle m'a rendu la lecture aride en de nombreux endroits.
Restent les passages ethnographiques récoltés de premières mains au sein des Runa d'Avila, et les explorations de leurs croyances et de leurs imaginaires, dont Eduardo Kohn montre dans des passages fascinants combien elles ont été influencées par la colonisation. Ces passages ont constitué, pour ma modeste part, les plus intéressants de la lecture de Comment pensent les forêts.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30


critiques presse (2)
LaViedesIdees   02 mars 2018
Les arbres pensent, explique E. Kohn, parce qu’ils ont une faculté de représenter le monde, et l’anthropologie nous aide aujourd’hui à dépasser la distinction entre humains et non-humains. Le risque est cependant de donner de la pensée une définition assez pauvre.
Lire la critique sur le site : LaViedesIdees
LaLibreBelgique   28 avril 2017
Un essai passionnant qui refonde la discipline.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique

autres livres classés : anthropocèneVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox




Quiz Voir plus

Pas de sciences sans savoir (quiz complètement loufoque)

Présent - 1ère personne du pluriel :

Nous savons.
Nous savonnons (surtout à Marseille).

10 questions
338 lecteurs ont répondu
Thèmes : science , savoir , conjugaison , humourCréer un quiz sur ce livre