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ISBN : 270732079X
Éditeur : Editions de Minuit (09/04/2009)

Note moyenne : 4.38/5 (sur 4 notes)
Résumé :

Je reste persuadé que la vie est ce qu'on en fait, et qu'il n'est pas d'âge qui soit particulièrement malheureux si ce n'est celui où l'on abandonne la partie et on peut l'abandonner à tout âge. Je trouverai la vie laide le jour où je me mettrai assis et ne voudrai plus me relever. Pour le moment - pour moi -, vingt ans, c'est l'âge d'une grande décision ; c'est l'âge où je risque ma vie, mon avenir, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
brigetoun
  13 août 2011
les lettres conservées par ses correspondants et qu'ils ont bien voulu confier - aucune lettre reçu par lui qui ne les gardait pas - constitue une sorte de journal qui serait à facettes, les lettres adressées à certaines occasions présentant selon les destinataires des similitudes mais aussi des différences qui peuvent métamorphoser complètement le point de vue. Admirables lettres à sa mère, pour tenter de lui faire comprendre ce qu'il y a de vital pour lui dans leurs différences, sans que soit remis en cause l'amour qu'il a pour elle.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
brigetounbrigetoun   13 août 2011
En fait, les personnes et les personnages m'apparaissent d'une toute autre manière. L'ensemble d'un individu et l'ensemble des individus me semblent tout constitués par différentes « puissances » qui s'affrontent ou se marient, et d'une part l'équilibre d'un individu, d'autre part les relations entre personnes sont constitués par les rapports entre ces puissances. Dans une personne, ou dans un personnage, c'est un peu comme si une force venant du dessus pesait sur une force venant du sol, le personnage se débattant entre deux, tantôt submergé par l'une, tantôt submergé par l'autre. On a donné parfois à l'une le nom de Destin, mais cela me paraît trop schématique – et trop facile ! Dans les rapports entre les personnes, c'est un peu comme deux bateaux posés chacun sur deux mers en tempête, et qui sont projetés l'un contre l'autre, le choc dépassant de loin la puissance des moteurs. Bien au delà d'un caractère psychologique petit, changeant, informe, il me semble y avoir dans chaque être cet affrontement, ce poids plus ou moins lourd, qui modèle avec force et inévitablement une matière première fragile
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brigetounbrigetoun   13 août 2011
Pour en revenir à mon personnage, la question est de savoir s’il a d’autres moyens que celui-là d’avoir un rapport d’amour avec les autres ; pendant toute la durée du texte, précisément, il explique pourquoi tous les autres moyens lui ont été ôtés ; il y a un degré de misère (sociale ou morale, ou tout ce que tu veux) où le langage ne sert plus à rien, où la faculté de s’expliquer par les mots (qui est un luxe donné aux riches par l’éducation, et voilà le fond de la question) n’existe plus. Or, (crois-moi sur parole) il y a parfois un degré de connaissance, de tendresse, d’amour, de compréhension, de solidarité, etc. qui est atteint en une nuit, entre deux inconnus, supérieur à celui que parfois deux êtres en une vie ne peuvent atteindre ; ce mystère là mérite bien qu’on ne méprise aucun moyen d’expression dont on est témoin, mais que l’on passe au contraire son temps à tenter de les comprendre tous, pour ne pas risquer de passer à côté de choses essentielles. »
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brigetounbrigetoun   13 août 2011
Le Guatemala commence à se mettre à l'heure nicaragayenne ; il y a des morts tous les jours, et, quand je viens de mon village où rien ne se passe, j'ai l'impression de tomber dans un autre monde. Aujourd'hui, comme les manifs font toujours quelques morts, les gens avaient décidé de protester en faisant, pendant cinq minutes, le plus de bruit possible. Alors, entre 7 h et 7 h 05, toutes les fenêtres de la ville étaient ouvertes, les mémères tapaient sur les casseroles, les mecs gueulaient des chansons, les voitures klaxonnaient, les filles piquaient des syncopes en poussant de grands cris, et les flics en perdaient la tête.
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brigetounbrigetoun   13 août 2011
Le Guatemala commence à se mettre à l'heure nicaragayenne ; il y a des morts tous les jours, et, quand je viens de mon village où rien ne se passe, j'ai l'impression de tomber dans un autre monde. Aujourd'hui, comme les manifs font toujours quelques morts, les gens avaient décidé de protester en faisant, pendant cinq minutes, le plus de bruit possible. Alors, entre 7 h et 7 h 05, toutes les fenêtres de la ville étaient ouvertes, les mémères tapaient sur les casseroles, les mecs gueulaient des chansons, les voitures klaxonnaient, les filles piquaient des syncopes en poussant de grands cris, et les flics en perdaient la tête.
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brigetounbrigetoun   13 août 2011
Avignon est sinistre, Saint-Germain-des-Prés épileptique, effrayant de sottise, de frime, d'absurde et de laideur dans les spectacles (je n'y mets plus les pieds) ; je fonce, la tête basse, de l'hôtel à la salle et de la salle à l'hôtel. On a eu une chance inouïe de trouver une salle très convenable (Acien hôtel des ventes, place Crillon) et une heure pas trop mauvaise (19 h.) ; mais le public n'augmente que lentement (25-30 ; il paraît qu'il faut s'estimer heureux !), on n'a pratiquement pas de publicité, et pas un journaliste ne saute l'heure du repas"
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Videos de Bernard-Marie Koltès (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Bernard-Marie Koltès
Combat de nègre et de chiens - Bande Annonce DVD COPAT Dans un pays d'Afrique de l'Ouest, le chantier d'une grande entreprise française, en passe d'être fermé. Ne restent plus que Horn, chef de chantier au bord de la retraite, et Cal, un ingénieur. L'arrivée simultanée d'une jeune femme que Horn à fait venir de Paris pour l'épouser et d'un Noir mystérieusement entré dans la cité des Blancs pour réclamer le corps de son frère, mort la veille sur le chantier, va catalyser la violence latente de la situation. Pourtant il ne s'agit pas d'une pièce sur le néo-colonialisme. Koltès disait que son propos n'était pas d'y parler de l'Afrique, mais bien de ce petit monde blanc qui vit retranché derrière les palissades et les barbelés. En écho, Michael Thalheimer envisage de lire aujourd'hui Combat de nègre et de chiens comme une pièce sur l'Europe. Mais c'est aussi parce que la peur du désir, l'échec des corps, l'inassouvissement sont des thèmes fondamentaux de ses spectacles que l'univers du metteur en scène allemand rejoint celui de Koltès.
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>Littérature (Belles-lettres)>Littérature des langues romanes. Littéraure française>Lettres, correspondance littéraire (87)
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