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ISBN : 2330081685
Éditeur : Actes Sud (06/09/2017)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 24 notes)
Résumé :
Pearl et Stasha n’ont guere plus de douze ans lorsqu’elles sont déportées a Auschwitz, a l’automne 1944, avec leur mere et leur grand-pere. A leur arrivée, les jumelles décident de se répartir la tâche : Pearl prendra sur elle le triste, le passé, le bon ; Stasha se chargera du drôle, du futur, du mauvais. Dans ce nouveau monde sur lequel le jour semble ne plus jamais se lever, elles se réfugient dans la complicité naturelle qui les unit en toute chose, leur langage... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
kateginger63
  06 mars 2018
Deux filles dans la douleur des camps
*
Je suis assez mitigée à l'issue de la lecture de ce roman.
Le sujet est certes intéressant mais à l'heure actuelle, je crois que j'ai trop lu autour de ce thème.
L'histoire de deux soeurs jumelles, polonaises et juives. Elles sont sélectionnées par le docteur Mengele (nazi pseudo-scientifique) à leur arrivée à Auschwitz.
Deux enfants de 12 ans qui racontent ce qu'elles voient, ressentent, éprouvent autour d'elles. Dans ce "zoo", ce laboratoire à l'intérieur du camp.
Des épreuves terribles bien sûr.
L'une, Tascha, raconte avec un brin d'imagination, toutes les épreuves subies par ce tortionnaire.
L'autre, son double, Pearl, a un discours plus réaliste, et relate leurs déboires.
La deuxième partie est axée sur la libération du camp, la fuite dans la campagne . Les deux soeurs sont séparées et on suit, chapitre par chapitre, leur exil et leurs parcours si difficile.
La narration vue par des enfants est intéressante bien que ce soit un récit fictif (et pourtant tirée de faits réels).
Mais je n'ai pas adhéré complètement aux propos de ces jeunes héroines (ni aux personnages secondaires). Est-ce parce que les phrases étaient décousues et les mots pêles-mêles? Peut-être. Ou que la réalité était tellement violente et inhumaine que ces enfants ont dû se terrer dans un imaginaire pour pouvoir survivre?
Un trop-plein d'émotions négatives ici dans ce roman. Une fin bâclée.
Dommage, cette lecture ne m'a pas happée.
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Sourisetdeslivres
  07 septembre 2017
Je savais en commençant ce livre que ça allait être une lecture bouleversante, que j'allais pleurer, que j'aurais des moments de lecture difficiles et même si c'est vrai, cela a été le cas, ce roman grâce aux voix des narratrices les jumelles Stasha et Pearl apportent espoir aussi, l'auteur ne part à aucun moment dans la surenchère, il nous épargnent les détails des monstruosités dont Mengele était capable avec les enfants de son « zoo ».
Oui, c'est évoqué, certains passages sont très marquants, mais ce n'est pas là l'essentiel du livre.
La narration s'alterne, donnant voix tantôt à Pearl tantôt à Stasha.
Si Pearl est studieuse, réservée, tournée vers les arts Stasha est exubérante, rêveuse à l'imagination débordante.
Nous les suivons dès l'arrivée du train à Auschwitz où Mengele les repère, leur mère les pousse à le suivre, c'est l'assurance d'échapper au travail, d'avoir accès à de la nourriture et d'être protégées des SS, aucun n'a le droit de toucher aux « privilégiés » du docteur.
Bien vite, toutes deux vont se rendre compte que ce statut de privilégiés est en fait bien plus pervers.
Leur plus grande crainte : celle d'être séparée, elles ne forment qu'un seul et même être.
L'une comme l'autre vont essayer de se faire passer pour la plus forte du duo, la plus faible étant souvent le sujet des expériences les plus pénibles.
Elles se rendent compte aussi dans ce camp de leurs différences, si Pearl peut l'admettre ce n'est pas le cas de Stasha.
Au fur et à mesure, elles ne forment plus un seul être, mais deviennent de « simples » individus, elles se partagent la vie, l'une s'occupant du futur, l'autre du passé, l'une cherchant à tout prix à « plaire » au docteur l'autre se résignant.
Mais bien pire que la douleur physique affligée par cet homme c'est la souffrance d'être séparée qui va être la plus dévastatrice autant pour l'une que pour l'autre.
Affinity Konar nous narre l'odyssée de ces 2 fillettes, qui expliquent la barbarie et la souffrance avec leur mot d'enfant, parfois avec beaucoup de naïveté, parfois avec beaucoup de réflexion ou de détachement., d'espièglerie, d'imagination.
Il maintient un suspens, parfois très dur, sur le destin de ces fillettes, j'ai été surprise, mais heureuse de plusieurs rebondissements, il nous montre à travers sa magnifique écriture que quand l'on pense qu'il n'y a plus d'espoir il y a toujours une lumière au bout du tunnel.
J'ai pleuré, tremblé et soufflé de soulagement, j'ai rêvé et imaginé comme Stasha et Pearl. Je suis passée par tout un tas d'émotion allant de la tristesse à l'espoir.
Porté par les 2 fillettes nous sommes entraînés dans le roman, l'auteur ménageant ses effets pour nous faire tourner les pages encore et encore.
D'autres personnages interviennent et sont attachants à l'image du docteur Miri et de « père » des jumeaux, de Peter, de Mirko, et de tant d'autres enfants partageant le quotidien de Stasha et Pearl.
Un superbe livre, un sujet difficile, toute l'horreur de ce camp se déroule devant nos yeux, mais aussi dur que peut l'être le roman c'est avant tout un roman sur l'entraide, la solidarité, la naïveté et l'optimisme des enfants même face aux plus sombres aspects de l'être humain.

Je ne peux vous dévoiler ce qu'il va se passer pour les 2 fillettes auxquelles je me suis fortement attachée, mais je peux vous certifier que c'est un merveilleux livre, que ces 2 fillettes rayonnent parmi les cendres d'Auschwitz.
Lien : http://luciebook.blogspot.be..
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Pixie-Flore
  28 décembre 2017
Mischling, ce terme a une connotation négative. Il signifie "bâtard, sang mêlé". Et pendant le IIIe Reich, c'était souvent synonyme de gros problèmes. Mais ici, ce mot n'est qu'une classification de plus. Et ce n'est pas vraiment le thème principal de ce roman, même si c'est ce qui a conduit nos personnages principaux en Enfer.
Stasha et Pearl sont jumelles, et à Auschwitz, c'est un atout et une malédiction. Cette situation va les sauver et les détruire ; les unir et les désunir.
Ce roman est dur, comme on peut se l'imaginer. Et même si j'ai l'habitude de lire ce genre d'histoire témoignage, j'avoue que celui-ci m'a rendue sceptique. le style de l'auteur m'a un peu laissée pantoise. Il n'est pas toujours très limpide. C'est parfois un peu le chaos mais peut-être est-ce dû au décor et à l'ambiance générale... En effet, les passages racontés par Pearl passaient vraiment très bien, mais ceux où Stasha prenait le relais étaient plus embrouillés. Peut-être était-ce fait exprès : Stasha est plus dans l'imagination que sa soeur et je me suis demandée si la folie ne l'avait pas parfois envahie. Ce qui paraît logique dans une telle situation et ce qui donnerait de la crédibilité et une justification à ce style particulier.
Mais ce n'est qu'une supposition.
Pour autant, je pense que, du fait de ses sources, l'auteur a dépeint avec un réalisme honorable, ce qui s'est passé pendant ces périodes de la guerre. Les camps, les "expériences", les marches de la mort, la "libération", les recherches, les retrouvailles, les exactions de ceux censés être les "gentils", etc. Ce livre n'est pas manichéen, il reflète les différentes facettes d'une humanité qui s'autodétruit. C'est juste, même si parfois l'auteur rajoute des passages un peu tirés par les cheveux et pas forcément utiles. Pourquoi rajouter plus de violences là où il y en a déjà plus que nécessaire ? Pour apitoyer ? Pour rendre ça plus extraordinaire ? Inutile. Ce genre de situation n'a pas besoin qu'on l'étoffe. Tout être sain d'esprit sait quelle horreur ça a dû être...
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bbjpds
  01 février 2018
« Mishling » signifie littéralement « sang mêlé », « bâtard » et donc, entre autres, dans l'Allemagne nazie : « d'ascendance juive ou partiellement juive ». Parce qu'elles sont « mischling », Pearl et Stasha sont expédiées à Auschwitz, en même temps que leur mère et leur grand-père. Parce qu'elles sont jumelles elles sont, dès leur arrivée, sélectionnées pour intégrer le « Zoo de Mengele ».
Dès l'instant où elles franchissent les portes de l'enfer et sont arrachées à leur mère, tout leur être bascule en mode survie : entre la surface inconsciente de la vie quotidienne et les profondeurs abyssales de la mort, elles plongent dans un espace où le meilleur d'elle-même va prendre le poste de pilotage.
Et Affinity K. plonge, en totale empathie, avec Stasha et Pearl, tour à tour narratrices. À mesure que le poison s'insinue dans leurs veines, se mêle à leur sang et tente de dévorer leur âme, Affinity K. s'évertue, avec une écriture poétique d'une rare puissance, à faire battre le pouls de la vie. Les pulsations de cette vie immortelle, on les entend battre de plus en plus fort, à mesure que leur espace de survie s'amenuise, jusqu'à ne plus devenir qu'un filet ténu, au milieu du chaos. Mais c'est le battement de ce filet qui se fait entendre, envers et contre tout.
Mischling est une production extra-ordinaire. Hors normes. Un écrit impossible. Car comment écrit-on une fiction dont le cadre est Auschwitch et dont l'un des protagonistes a pour nom Mengele ? Comment peut-on penser à poser une pierre fictionnelle sur le terrible édifice des témoignages de ceux qui ont traversé tant de morts ?
Or Affinity K. ne réécrit pas l'histoire - ce « roman », ultra documenté, s'appuie sur de multiples témoignages, et en tout premier lieu ceux de Miriam Mozes Zeiger et Eva Mozes Ker, jumelles qui ont effectivement survécu à l'innommable Zoo. Mais elle réussit ce prodige : Mot après mot son écriture, traque le poison qui a souillé tant de vies, et rendu tant de sangs « mischling ». En extirpant ce poison du sang de Pearl et Stasha, elle redonne vie aux morts, et dignité aux vivants. Elle rend à leur sang et à leur âme leur pureté d'origine. À Pearl et Stasha, elle offre un statut d'héroïnes. Au « docteur », un statut de figurant.
Affinity Konar est d'ascendance juive polonaise. Elle a seize ans lorsqu'elle lit « Children of the flames », témoignages de jumeaux rescapés d'Auschwitz. le choc est tel, et l'empathie si profonde, qu'ils provoquent instantanément le germe de « Mischling ». Il faudra pourtant neuf années de maturation avant que ne commence le processus d'écriture - qui, lui-même, nécessitera dix autres années. Une telle profondeur d'écriture n'en exigeait pas moins.
« Mischling » est un chef-d'oeuvre incontournable, d'une maturité exceptionnelle. Un chant de vie et de victoire. Un éblouissant « devoir de mémoire ».
Enfin, il n'est pas inutile de souligner la qualité de la version française, où le traducteur (Patrice Repusseau, qui est aussi poète) semble en symbiose totale avec l'auteur.
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MIP
  26 janvier 2018
Stasha et Pearl sont jumelles, juives polonaises. Après la disparition de leur père, en 1944, elles se retrouvent à Auschwitz dans les griffes de Mengele.
La première partie du livre relate l'enfer du camps; les expériences du monstre. L'histoire est racontée via les regards successifs des deux jumelles. Dans un premier temps ensemble, elles sont ensuite séparées chacune pensant avoir perdu l'autre.
La seconde partie commence à la libération du camps par les russes en février 1945. Stasha part avec Feliks alors que Pearl est découverte dans sa cage. Elles vont se chercher. Cette seconde partie raconte les difficultés de ces réfugiés dans cette Pologne complètement détruite et toujours en guerre.
Un livre avec des passages très durs. Un livre un peu compliqué à lire car on est souvent dans les pensées des jumelles et elles ne sont pas forcément claires ; en effet l'auteur nous entraine dans leur délire et leurs perceptions de leurs réalités. On s'attache aux jumelles et on espère un dénouement qui leur permettra de continuer à vivre aussi bien que possible après ce qu'elles ont souffert.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   15 novembre 2017
Maman avait toujours beaucoup aimé la musique et l’endroit résonnait de notes éclatantes ; elles nous étaient parvenues dans le wagon à bestiaux et nous avaient attirés dehors avec une gaieté dont il convenait de se méfier. Avec le temps, nous découvririons le fond de cette supercherie et saurions nous méfier de cette musique de célébration qui en fait n’était essentiellement synonyme que de souffrance. L’orchestre avait pour tâche de berner tous ceux qui entraient. Ils étaient contraints, ces musiciens, de faire usage de leur talent pour duper ceux qui débarquaient à contrecœur et les convaincre que l’endroit où ils étaient arrivés n’était pas entièrement dépourvu des valeurs humaines et d’un goût de la beauté. La musique redonnait courage aux foules d’arrivants et les accompagnait de ses effluves au moment où ils franchissaient l’entrée.
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rkhettaouirkhettaoui   15 novembre 2017
Je savais à quel point les mots sont essentiels pour la vie. Je me dis que si j’en donnais quelques-uns des miens à ce corps, il se rétablirait.
Était-ce bêtise de ma part d’envisager une chose pareille ? Ou imbécillité ? Pareille pensée me serait-elle venue en un lieu affranchi des vents léchés par les flammes et des médecins en blouse blanche ?
Voilà de bonnes questions. J’y pense souvent, mais je n’ai jamais essayé d’y répondre. Les réponses ne m’appartiennent pas.
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rkhettaouirkhettaoui   15 novembre 2017
quand la bonté est absente, on s’invente de nouvelles données et de nouveaux systèmes auxquels il est possible de croire, et là, à cet instant précis – par bêtise ou imbécillité – j’ai cru qu’un corps pouvait s’animer grâce au souffle d’un mot. Mais il va sans dire que ces paroles ne convenaient pas du tout. Aucune d’entre elles n’était en mesure de déverrouiller la vie de ce corps ni suffisamment puissante pour le réparer. J’ai cherché à offrir un autre mot, un mot plein de bonté – il en existait forcément un, j’en étais sûre – mais le garde ne m’a pas laissée finir. Il m’a tirée brusquement et nous a forcées à hâter le pas, impatient de nous faire prendre une douche, de nous préparer et de nous numéroter afin que puisse commencer notre vie dans le Zoo de Mengele.
Auschwitz était conçu pour nous emprisonner, Birkenau pour nous exterminer.
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rkhettaouirkhettaoui   15 novembre 2017
Elle dessine et elle peint. Surtout des animaux et des plantes. Elle fait le recensement des êtres vivants et de ceux qui ne sont plus en vie. Ça fait son bonheur.”
C’était une façon polie d’exprimer les choses. Ça la rendait peut-être moins heureuse que ça ne diminuait ses larmes. Je songeai au coquelicot sur la paroi du wagon à bestiaux, comment la fragilité des pétales l’avait soutenue
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Pixie-FlorePixie-Flore   27 décembre 2017
Je crois que ça ne vaut rien de parler aux morts. Si tu leur adresses la parole ici, tu ne tardes pas à cesser de parler ta vraie langue, quelle qu'elle soit.

[p116]
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