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Publie.noir (12/04/2012)
3.8/5   10 notes
Résumé :
Le commissaire Habib, après avoir longtemps officié à la Série Noire, a déménagé chez Fayard Noir : il fallait bien qu'on le retrouve sur les chemins numériques !
Ce qui ne change pas : le Mali, l'odeur et le bruit de l'Afrique, mais aussi la grande vibration populaire de la langue, toutes les facettes du rire et de l'humour, et ce grand tremblement permanent d'humanité.
Sauf que lui, l'inspecteur Habib, et son inspecteur Sosso qui serait presque le pe... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
pied2chien
  22 avril 2015
Après "L'empreinte du renard" qui m'avait enthousiasmé avec son enquête mystèrieuse le long de la falaise de Bandiagara en pays Dogon , j'étais impatient de lire une nouvelle enquête du Commissaire Habib et de l'inspecteur Sosso. Moussa Konaté nous invite cette fois-ci dans "l'assassin du Banconi" à découvrir plus en détail la capitale Malienne et les faubourgs de Bamako.
L'histoire : Banconi , 3 personnes sont retrouvés mortes dans leurs latrines dans ce quartier populaire du sud-Bamako. L'enquête est confié au charismatique et expérimenté Commissaires Habib ,toujours secondé par le jeune et impétueux Inspecteur Sosso.Il devront ,pour élucider l'affaire et lier les morts entre eux , composer avec une affaire de faux billets , de meneurs d'émeutes , un marabout local et influent , tout ça sous fond de guerre des services de polices.
Le livre est court et l'auteur des crimes est très vite sous-entendu , mais le charme de cette histoire ne réside pas seulement dans l'enquête policière basique. Moussa Konaté nous dépeind toute une galerie de personnages haut en couleurs et encrés dans une réalité quotidienne de ce qu'est le Mali. Une lecture qui n'oublie pas d'être drôle ,souvent grâce à ces seconds rôles à la langue bien pendue .
"L'assassin du Banconi" n'est pas un livre seulement réservé aux amoureux ou aux nostalgiques (dont je fais parti) de ce magnifique pays qu'est le Mali, mais aussi pour les lecteurs curieux qui ont envie d'un brin d'exotisme ou tout simplement de découvrir les Maliens à travers les yeux d'un des leurs (ce qui sera toujours plus véridique et plus sincère que la vision présentée par nos médias) .
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dido600
  07 juillet 2021
le commissaire Habib et son fidèle adjoint Sosso, sont en présence à trois homicides au cyanure dans le quartier pauvre de Banconi, à l'éclosion d'une vague de faux billets et à une émeute populaire. Dans L'honneur des Kéita, c'est le meurtre d'un marabout qui projettera les deux limiers au fin fond de la pleine compagne malienne
Un court polar très plaisant a parcourir arcanes dédales omniprésents le long du récit.
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Selkis
  27 avril 2022
Direction le Mali pour faire connaissance avec le Commissaire Habib et son adjoint Sosso, direction les faubourgs de Bamako.
Trois morts dans des latrines, des faux-billets qui circulent…
Il n'en faut pas davantage pour que toutes les polices soient sur les dents. Et à Bamako, il y a une multitude de polices et la guerre des polices bat son plein : entre la Brigade criminelle et Répression du Grand Banditisme, la Gendarmerie ou Police Routière, la Police Politique, le Renseignement, le Groupement d'Interventions Rapides. Il y a les policiers qui restent humains, il y a ceux qui sont davantage militaires et politiques et qui font passer la « raison d'Etat » avant tout.
On y fait la connaissance du Commissaire Habib et de son jeune adjoint Sosso qui vit là sa première enquête. Ces deux là ont de la sympathie pour le peuple et doivent affronter les méchants de la Police Politique pour essayer de résoudre les meurtres et l'affaire de fausse-monnaie. Action garantie.
Un roman policier qui se déroule dans les faubourgs populaires de Bamako, plus précisément à Banconi. Ce qui est fabuleusement bien rendu, c'est l'ambiance, la manière de vivre, les rapports entre les individus… La vie quotidienne, les familles avec un homme et plusieurs épouses, l'influence de la religion, du grand marabout. Il y a aussi les magouilles pour survivre et s'enrichir, la corruption, et aussi le respect des anciens. On y ressent l'Afrique, et la vie des habitants. Il y a aussi beaucoup d'humour et j'ai souvent souri ou ri en imaginant les scènes décrites.
Un roman policier court, vivant, dépaysant qui me donne envie d'en savoir plus sur les deux enquêteurs Habib et Sosso et la vie au Mali.
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008micado
  09 février 2020
Après quelques lectures plutôt graves, j'ai été heureuse de me détendre un peu en suivant l'enquête du commissaire Habib et de son adjoint Sosso. Des meurtres suspects dans un quartier pauvre de Bamako, une affaire de fausse monnaie, un marabout charismatique, tout ceci enrobé de l'humour simple et efficace de Moussa Konaté. L'intrigue se laisse suivre sans grande surprise mais les descriptions de la ville sont intéressantes et colorées. Un petit roman pour décompresser après une longue journée de stress.
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brigetoun
  24 avril 2012
roman policier, avec pour nous français, en prime, le dépaysement, le portrait d'une partie de la société malienne, une petite pointe d'humour, une certaine colère sous-jacente, une sympathie pour les personnages sauf les méchants, bien entendu, qui ne sont pas malmenés, juste montrés avec une certaine ironie.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
brigetounbrigetoun   24 avril 2012
Après l’étendue sablonneuse, ils abordèrent un terrain marécageux que le soleil avait desséché et transformé en un conglomérat de grandes plaques argileuses aussi dures que du roc, entre lesquelles poussaient des touffes d’herbe jaunâtre ; puis ils escaladèrent un monticule au-delà duquel se dressaient des cabanes. De loin, on apercevait des filets de pêche étalés sur les toits de chaume ou fixés au sol par des pieux, des épaves de pirogues dans lesquelles s’amusaient des enfants nus et criards. L’herbe devenait plus verte, mais demeurait tout aussi drue, de même que la végétation se résumait à quelques arbustes rugueux et rabougris.
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dido600dido600   29 juin 2021
Le taxi était plutôt une pièce de musée : avec ses portières gondolées maintenues par des ficelles de nylon ou de fibre végétale, des sièges déchirés bourrés de chiffons, un tableau de bord presque illisible, des roues qui allaient de travers, des clignotants capricieux qui s’allumaient brusquement d’eux-mêmes et que le chauffeur éteignait récipitamment en jurant, et un grincement rappelant le bruit de la scie dans une planche de bois. Après un arrêt, il fallait, pour démarrer, que le chauffeur de l’enfer déployât toute sa science pour débrouiller les fils du contact. Il insultait grossièrement les automobilistes qui manifestaient leur impatience en klaxonnant.
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brigetounbrigetoun   24 avril 2012
Les projecteurs s’étaient éteints et la salle avait été de nouveau plongée dans la pénombre. « Mais non, protesta l’autre chef, je vois mal ce que vous pourriez en tirer. S’il vit encore, c’est qu’on n’a pas pu prouver qu’il était impliqué dans des problèmes politiques. Sinon, votre prédécesseur ne l’aurait pas libéré. Il a purgé ses peines comme un détenu de droit commun. Non, vraiment, non, commandant, pas celui-là. »
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brigetounbrigetoun   24 avril 2012
Le jour de la fin du monde, vous verrez le ciel s’entrouvrir ; il pleuvra une pluie de soufre et de braises ardentes ; vous verrez des anges dans le ciel, vous en verrez d’autres fendre la terre ; le soleil s’éteindra et la voix de notre créateur retentira, faisant trembler la terre sur ses fondations. Ne voyez-vous pas que nous sommes loin de ce jour ?
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brigetounbrigetoun   24 avril 2012
Il y avait sous la tartine de beurre un grand nombre de capsules jaunâtres. Le policier n’eut pas à réfléchir longtemps pour comprendre que le morceau de pain renfermait suffisamment de cyanure pour foudroyer un éléphant.
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Videos de Moussa Konaté (2) Voir plusAjouter une vidéo
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