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EAN : 9782757851906
216 pages
Éditeur : Points (16/04/2015)

Note moyenne : 3.27/5 (sur 44 notes)
Résumé :
Le commissaire Habib, assisté de son adjoint Sosso et de Guillaume, un agent du Renseignement français, est chargé d'enquêter sur le meurtre d'un jeune Touareg non loin de Tombouctou. Tandis que la famille accuse un clan rival et que notables et autorités locales tentent de l'écarter, Habib parcourt la ville et, tout en découvrant ses étranges coutumes, se fraye un chemin vers la vérité.
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
Sachenka
  04 juin 2016
OK, Moussa Konaté doit changer sa recette. À la sortie de Tombouctou, un Touareg est retrouvé mort. Mais l'histoire se complique quand un tireur fou s'en prend à un ressortissant français, et il jure de continuer son oeuvre jusqu'au départ du dernier mécréant. Pour éviter tout débordement, le commissaire de la ville décide faire appel à des renforts. Cela ne signifie qu'une chose : l'inspecteur Habib. Ce dernier est dépêché d'urgence, avec son fidèle assistant l'inspecteur Sosso et Guillaume Leloncle, un officier français spécialiste de la lutte antiterrorisme.
Ce roman est un peu plus long que le dernier (211 pages), heureusement. Enfin, j'ai eu droit à des descriptions que je jugeais suffisantes : la ville de Mopti, arrêt obligé, puis celle de Tombouctou, de ses quartiers malfamés. Donc pas seulement un décor de carte postale, plutôt un portrait réaliste. Les Touaregs aussi ont eu droit à ce traitement. Enfn, j'ai pu visualer un de ces groupes ethniques que Konaté nous présente. Leurs tenues vestimentaires, leur organisation familiale, leur code d'honneur, l'importance des chameaux, etc. J'ai vraiment pu tout me faire une tête de tout ça.
Là où je suis moins satisfait, c'est qu'on a toujours affaire au même genre d'histoire. Un crime impliquant des peuples aux croyances anciennes. Des groupes d'anciens font des pressions pour que l'enquête soit arrêtée, qui préfèrent régler les choses à leur façon, selon leurs coutumes et traditions. La carte anti-terrorisme a été utile un moment, mais l'auteur aurait pu l'exploiter suffisament, selon moi. Mais bon, somme toute, je suis plutôt satisfait de ma lecture. Elle m'encourage à réessayer d'autres romans de Konaté.
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gonewiththegreen
  10 novembre 2019
Suspens insoutenable, frissons, rebondissements, fausses pistes , personnages fouillées à la psychologie tortuée... Si vous cherchez tous ces classiques d'un bon polar, ne lisez pas Meurtre à Tombouctou.
Comme à son habitude, les enquêtes du commissaire Habib et de son adjoint Sosso sont bien molles comme il faut, sans surprise et la solution apparaît de façon tellement magique qu'aucun des policiers impliqués n'y avait pensé sauf "Fabulous Habib". Il y a deux demies fausses pistes , histoire d'amener le livre à 174 pages.
Donc pour le côté policier, il y a bien mieux. Cependant, par ailleurs, les enquêtes d'Habib sont l'occasion d'une plongée dans la société malienne. Après les Dogons et les Bozos , ce sont au tour des Touaregs d'être visités. le livre prend une connotation contemporaine avec l'émergence du radicalisme et de l'islamisme dans la région de Tombouctou. ce qui permettre à quelques clichés de se glisser dans le roman.
Ce livre permet quand même de bien appréhender le poids des traditions dans la société Touareg mais aussi de son impact sur les règles régissant une ville comme Tombouctou.
Pour ceux qui en plus d'une enquête policière viendraient chercher un peu d'humour, ils seront a aussi déçus , les blaguounettes des personnages étant inspirées de la collection carambar dans le meilleur des cas.
Pas de suspens, pas d'humour, pas de frisson mais un peu de culture dans une langue qui m'apparut plus aboutie que dans les autres romans de cet auteur sans être non plu mirobolante.
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Tatooa
  27 mai 2016
Bon, j'avais commencé à écrire un long avis, quand mon ordi a décidé de se mettre en rade. Ce qui fait que je suis un brin énervée, donc vous aurez un résumé :
L'intrigue policière n'est pas au centre de ce bouquin, et la psychologie des personnages (quasi inexistante) non plus. Ce qui est au centre de ce livre, c'est la société pluri-culturelle au Mali, les diversités tribales, la confrontation entre autorités religieuses et autorités gouvernementales, les soumissions aux traditions, et, le plus choquant de tout, lire qu'au Mali, parler "d'esclaves" dans les années 2000, de ce qu'on peut faire ou pas avec eux, ne semble choquer personne. Oo
Les descriptions des villes (et leur circulation), de paysages, de gens, sont très réalistes, très belles pour les paysages, et correspondent assez exactement avec celles que m'en fait mon homme quand il revient de voyages pro par là-bas.
Autre chose, les personnages "se marrent" (expression adorée de l'auteur) tout le temps, c'est assez amusant.
J'ai lu ce bouquin pour l'item "Un roman d'un auteur africain" du multi-défi, que je ne pensais pas arriver à combler, et bien si ! ça se laisse lire gentiment, sans être forcément inoubliable...
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nadiouchka
  09 mars 2016
Une enquête du commissaire Habib Un jeune Touareg est retrouvé mort au pied d'un figuier, non loin de Tombouctou. Quelques heures plus tard, devant un hôtel de la ville, un cavalier enturbanné de noir tire trois coups en l'air en proférant : “Sales mécréants de Français, vous allez tous mourir. Qu'Allah vous maudisse".
S'ensuit une histoire passionnante avec l'enquête sur ces meutres.
J'ai trouvé le rythme un peu lent mais cela n'enlève rien à la qualité du sujet (tellement d'actualité) surtout que l'auteur vivement est un personnage bien connu qui n'a jamais cessé de parler de son continent africain et se battre pour lui.
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Rodin_Marcel
  02 octobre 2015
Konaté Moussa (1951-2013), – "Meurtre à Tombouctou" – Métaillé, 2014 (ISBN 978-2864249535)

C’est là le premier roman que je lise de cet auteur malien qui est quasiment mon contemporain exact par sa date de naissance : j’en suis très impressionné.
Précision immédiate, ce n’est certainement pas l’intrigue policière qui suscite un tel jugement, car elle est proche du zéro absolu pour un lecteur-consommateur assidu de ce type de littérature.
Non, ce qui est très impressionnant, c’est la faculté que possède cet auteur de restituer la société malienne sans tomber dans les ornières habituelles, donc sans concéder quoi que ce soit ni au folklorisme cultureux à la «Arte/Télérama/bobo» se délectant d’un "dogonisme" de pacotille (s’appliquant tout autant aux massaïs qu’aux bantous, aux hmongs ou aux aïnous), ni au discours déploratif sur les vilaines puissances coloniales constituant le fonds de commerce d’une bonne part de la littérature africaine, ni à la diatribe contre telle ou telle croyance religieuse au nom d’un "progressisme" visant à singer les sociétés occidentales.

Cet auteur a l’immense mérite de montrer, de l’intérieur, la société malienne telle qu’elle est, avec sa mosaïque de populations parlant peul, bambara, songhay, soninké etc, lesquelles, dans ce roman se déroulant dans et autour de Tombouctou, côtoient des campements Touaregs. L’auteur montre, avec respect, le fonctionnement social et mental de ces communautés, sans porter de jugement ; ce qui inclue les relations entre femmes et hommes, restituées ici avec tact et délicatesse, telles qu’elles sont (donc loin des vociférations standardisées de la bien-pensance occidentale).

L’un des points les plus amusants consiste à comparer la temporalité mise en œuvre dans ce roman policier africain avec celle qui est devenue l’un des pires lieux communs du genre dans la littérature occidentale. Là où, dans les romans du monde dit développé, les enquêteurs et enquêtrices se mettent à courir comme des cinglés, sans plus dormir ni même souvent manger, tout en se saoulant (cliché états-unisien fréquemment repris dans une partie de la littérature européenne) ou (variante) en subissant le poids de problèmes personnels écrasants (cf la pôvre famille de Wallander), notre auteur africain recourt à la sagesse et la lenteur du dromadaire : les enquêteurs se séparent en fin d’après-midi, et le travail ne reprend guère avant le lendemain matin neuf heures, de toute façon il est hors de question de faire irruption n’importe quand dans des communautés dont la vie est rythmée par le rituel islamique.
Le grand commissaire envoyé depuis la capitale s’adresse en tout premier lieu au doyen de la communauté avant toute autre démarche, en respectant les égards ancestraux exigés par la politesse (notons au passage que l’auteur sait aussi rendre la beauté d’un paysage africain sans se livrer à ce vocabulaire typique des dépliants touristiques).

Quant à l’ironie, elle s’applique sans méchanceté aucune aux deux petits français embarqués dans cette intrigue, l’un policier d’opérette, l’autre écrivaillon touristique, qui ne comprennent rien à ce qu’ils voient, ce que l’auteur expose sans méchanceté aucune, simplement avec beaucoup d’humour…

Un témoignage d’autant plus précieux que l’auteur montre Tombouctou avant que les djihadistes d’Ansar Dine ne la saccagent.

La question centrale de ce roman est fondamentale : la «loi», phénomène emprunté aux sociétés occidentales, a-t-elle plus de pertinence que les procédures héritées de mœurs ancestrales ?

Un très bon moment de lecture, qui incite à découvrir d’autres écrits de cet auteur.
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critiques presse (1)
Actualitte   15 mai 2015
Une immersion totale dans la culture des peuples du désert - lieu mythique s'il en est - que l'histoire criminelle ne fait qu'agrémenter.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
TatooaTatooa   25 mai 2016
- Donc les imams sont venus me demander de me laver les mains de l'enquête, parce qu'ils trouvent que ça va trop lentement, et craignent des conflits entre tribus. Ils nous demandent donc de nous préparer à regagner Bamako dès demain. Ils ont un marabout-devin qui pourrait résoudre l'énigme de la mort d'Ibrahim en moins de 72 heures. En somme, ils nous ordonnent de plier bagages immédiatement. Voilà ! Qu'en dites-vous ? (Habib)
Sosso et Guillaume ne cachèrent pas leur indignation qui se manifesta par des grognements. Touré, lui, paraissait plus serein. Il se contenta de sourire et répondit ainsi à Habib :
- C'est vrai que ce n'est pas toujours facile. On a parfois l'impression de recevoir des directives de deux gouvernements. C'est comme ça, on n'y peut rien.
- ça rend schizophrène, cette façon d'être soumis à des structures parallèles, fit remarquer le jeune français. J'avoue que moi, je ne saurais pas que faire en pareil cas.
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SachenkaSachenka   28 mai 2016
Comme je le dis toujours à Rosso, la société malienne est complexe. Y mener une enquête policière comme on le ferait en France n'est pas toujours évident, car d'une coutume à l'autre les coutumes varient. C'est une société où l'islam, le christianisme cohabitent et se mélangent avec l'animisme ; le Mali d'hier ne s'estime pas vaincu par le Mali des temps modernes. Il faut donc toujours se rappeler de cette diversité quand on mène une enquête ici.
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TatooaTatooa   24 mai 2016
- Mais dis, c'est vrai que c'est une jeune Peule ? demanda le policier français tout en continuant à se marrer.
- Vu le portrait que tu en fais, j'en suis sûr, confirma Sosso avant d'ajouter : heureusement que tu l'as pas abordée. Si elle était mariée et si son mari te voyait, alors, mon pauvre vieux, t'étais fichu.
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christinebeaussonchristinebeausson   02 octobre 2015
Les jeunes policiers se trouvaient certes physiquement à Tombouctou, mais psychologiquement ils parcouraient une autre cité, où n'existait aucune rue à la propreté douteuse, aucune maison délabrée, une cité rayonnante de richesse, bénie et mystérieuse, dont avaient parlé le savant Abderrahaman Sâdi, les explorateurs Ibn Battûta, René Caillé, Gordon Lang, une cité du savoir, bourdonnant de la rumeur de milliers d'étudiants, portant l'empreinte des monarques du Mandé, des architectes arabes, une cité de rêve.
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nadiouchkanadiouchka   09 mars 2016
"Nuit, ô nuit, te voilà donc revenue.
Même si la lune et les étoiles rayonnent de joie à ta vue,
Même si le chacal et le hibou chantent leur bonheur,
Même si les hommes exténués se reposent enfin,
Nuit, ô nuit, je te dis : va, va-t-en vite,
Retourne d'où tu viens.
Laisse le soleil inonder le ciel de sa divine clarté,
Laisse les oiseaux emplir l'espace de leurs doux murmures,
Laisse mon coeur retrouver son sourire,
Car nuit, ô nuit, mon homme s'en est allé depuis si longtemps
Aux confins du désert infini
Avec son dromadaire pour seul compagnon.
Nuit, ô nuit, va pour qu'il revienne avec le soleil et le chant des oiseaux,
Pour que chante mon coeur le chant de l'amour retrouvé,
Nui, ô nuit, va, va pour que la vie, ma vie revienne".
P.88 et 89.
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