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Marcel Barang (Traducteur)
EAN : 9782918767091
576 pages
Asphalte (13/01/2011)
3.36/5   7 notes
Résumé :

Guide alternatif de la Thaïlande, Chiens fous offre une plongée dans ses années de flower power. Une bande de copains au seuil de l'âge adulte mène une vie de bohème, faite de soirées sur la plage et de bourlingue, et tente de concilier cet idéal hédoniste avec l'envie de se faire une place dans la société : petits jobs, apprentissage de la vie, création de leur propre business. Le roman dresse u... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique

Cette succession de bringues quasi ininterrompues n'est pas spécifique à la Thaïlande. Sous toutes les latitudes, elle est pratiquée par une partie de la jeunesse, plus ou moins longtemps, plus ou moins dangereusement.

La répétition de ces performances éthyliques sur plus de 500 pages pourrait lasser le lecteur si ces beuveries n'étaient prétextes à de multiples évocations de tranches de vie des différents protagonistes.

A travers ces anecdotes l'auteur nous fait connaitre le poids du lien familial pour les Thaïs tout en élargissant son propos au thème plus universel du passage à l'âge adulte.

Cette lecture provoque chez moi un constat nostalgique, l'auteur situe son récit dans les années 80, certains aspects du pays ont beaucoup changé depuis, et plus particulièrement le tourisme.

La possibilité, par exemple, pour une bande de pieds nickelés de monter un business dans des lieux comme Phuket est quasi nulle aujourd'hui.

Peut-être plus encore que le réchauffement climatique, auquel il participe d'ailleurs, le tourisme de masse constitue la plus pernicieuse des pollutions sur la planète, non seulement environnementale mais aussi économique, sociologique et psychologique.

Mais je m'emballe un peu là!

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Un bel ode à l'amitié sous le soleil des plages thaïlandaises

Chouanchoua débarque à Phucket dans la boutique de l'un de ses vieux amis, Otto. Il a en-tête d'écrire un livre et est venu chercher l'inspiration sur les plages paradisiaques.

Il va la trouver auprès de son ami et du reste de cette bande de chiens fous. Otto, Thaï, Lân, Samli, P'tit Hip ou encore le Vieux. On les découvre au fil des nombreuses anecdotes racontées par l'un ou par l'autre bien souvent au cours d'une bonne beuverie. Ils s'inquiètent peu du lendemain dans cette Thailande des années 70-80, ils sont heureux d'être ensemble, se soutiennent et ne perdent jamais une occasion de rire un bon coup.

L'auteur réussit à installer une ambiance bien particulière, on sent le sable chaud sous nos pieds, la chaleur moite des moussons, la sécheresse dans la gorge un matin après une cuite. Cette ambiance est d'autant plus accentuée avec une temporalité déliée surprenante. Je me suis rapidement attachée aux personnages qui font preuve d'une loyauté sans faille tout en étant délicieusement farfelus, prenant les choses bien souvent un peu trop à la légère. Et pourtant, certains épisodes les ramènent brutalement à la vie réelle, ce qui les rend d'autant plus attachants, et même émouvants.

Dans ce beau pavé, dont je me suis délectée, Chart Korbjitti, grand auteur thaïlandais, m'a embarquée toute entière à Bangkok, puis à Pattaya puis à Phucket. Les images venaient rapidement au fil de ma lecture. La petite playlist réalisée par l'auteur spécialement pour l'édition française rajoute un petit plus. Je vous conseille de regarder la vidéo du groupe Taitosmith "Mithrapap Road", elle collait parfaitement avec le visuel qui m'a habitée tout au long de ma lecture.

Pour finir, un petit mot sur la traduction, réalisée par Marcel Barang, qui nous a malheureusement quitté. Il a énormément oeuvré en faveur de la diffusion de la littérature thaïlandaise et plus que jamais je l'en remercie. Un travail phénoménal qu'on ne peut que saluer !

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Chart Korbjitti est le premier auteur thaïlandais auquel je m'essaye, et globalement l'expérience est plutôt probante, malgré quelques petits défauts.

Chiens fous nous fait suivre une bande de potes qui se retrouvent pour fumer et boire presque tous les soirs, et qui se racontent leur vie, prennent des nouvelles de leurs potes perdus de vue et dilapident ainsi le maigre pécule qu'ils ont accumulé pendant la haute saison. En résumé, cette joyeuse troupe brûle la chandelle par les deux bouts, vivotent au jour le jour, sans souci du lendemain (ou de leur santé).

le récit oscille entre des séances où tout le monde se chambre « gentiment », des anecdotes abracadabrantes sur qui est tombé du train ou du premier étage (!), et des chapitres entiers qui se consacrent plus spécifiquement sur la vie d'un personnage (ses relations avec ses parents, le travail, etc.) de manière beaucoup plus sérieuse.


Lien : http://avideslectures.over-b..
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J'ai eu du mal à rentrer dans ce roman. Au début, beaucoup de noms et je trouvais le récit décousu. Mais une fois que j'ai cerné "l'ambiance" du livre, son charme m'est apparu. le fait que justement ce soit une bande de potes, tous différents et très similaires à la fois, Et certaines histoires m'ont fait rire, notamment celle du train. Et puis au fur et à mesure on s'attache. A leurs galères, leurs états d'âme, leurs tentatives pour s'en sortir, leur échecs, leurs réussites. Et la fin je l'ai trouvé somme toute assez mimi, une belle conclusion et une belle lecture de ces chiens pas si fous que ça.

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Citations et extraits (2) Ajouter une citation

« C’était chouette quand on était à Pattaya. On faisait rien de la journée, mais on vivait comme des lords, à faire les cons, mais juste entre nous. Le Vieux, c’est une légende vivante… » Otto se prépare un autre verre. « Un jour, on était tous complètement dans les vapes. Notre boutique, c’était le meilleur endroit où se saouler et fumer de l’herbe pour les Thaïs comme pour les farangs. Je veux dire : tout le monde était le bienvenu. Quand il y avait foule, on se transbahutait sur la plage et on continuait. S’il y avait personne, on se réunissait dans la boutique et on se pintait jusqu’à ce qu’on tombe de sommeil. Mais, en général, y’avait du monde tous les jours. On commençait en fin de journée, on formait un cercle et on picolait sur la plage. Quand il faisait nuit, on faisait du feu. À l’époque, Pattaya n’était pas bondé comme aujourd’hui, bien sûr. »

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« Certains riaient, d'autres fulminaient. Quelques-uns, debout, fumaient une clope ou tétaient une bouteille de jus de fruit; d'autres, barquette de riz sur les genoux, mangeaient en attendant leur tour; d'autres encore patientaient assis sur les bancs le long des murs, et certains d'entre eux jetaient des coups d'œil déprimés au tableau des scores. La plupart circulaient entre les tables, insensibles à la fatigue, queue de billard à la main, comme une excroissance corporelle. »

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