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ISBN : 2021403556
Éditeur : Seuil (16/08/2018)

Note moyenne : 2.94/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Dans l'hôpital parisien où elle exerce, Claire voit arriver Dominique, un ancien amant. La maladie de Dom, déjà à un stade très avancé, met en échec ses qualités de médecin et fait resurgir le souvenir de leur rencontre. Quinze ans plus tôt, Claire est partie à Marseille, avec son amie Manu, travailler dans le théâtre associatif que dirigeait Dominique. Au milieu d'un groupe d'enfants occupés à apprivoiser la scène et embarqués dans une adaptation tumultueuse de La ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  30 novembre 2018
"Les souvenirs émergent dans un craquement de branches, dans l'écho de la mer qui se répète à l'infini contre la falaise ...."
" En feuilletant un peu la pièce de William Shakespeare , "La-Tempête", je sais aussi que je pourrais trouver cette phrase prononcée par un naufragé : Celui qui meurt a payé ses dettes, certaines dettes sont beaucoup trop élevées pour qu'on en vienne jamais à bout ...."
C'est le fil conducteur de ce récit entre passé et présent dont on ne révélera pas le mystère ....
Claire est médecin dans un hôpital parisien, un nouveau patient admis au sein de son service demande à la voir ....Dominique, son ancien amant git sur un lit d'hôpital , amaigri, blafard, dévasté , méconnaissable, atteint d'une grave maladie. Il a cessé de se soigner depuis longtemps , affligé d'un tatouage horrible représentant la mort ....
"Midi" est le récit de la réminiscence , nous plongeons quinze ans en arrière , Manu et Claire , 18 ans , montent "La tempête" de Shaskespeare . Elles travaillent dans un théâtre associatif à Marseille , que dirige Dominique dit " Dom " talentueux, séducteur, charmeur apprécié des parents et des enfants , une vingtaine de filles et garçons,( il a eu une liaison avec Claire et Manu) ..
Il dirige le théâtre , remanie les textes, répartit les rôles entre les enfants de 10 à12 ans qui forment la troupe. ....
Le texte très bien construit restitue avec éclat la couleur de Marseille en été, le soleil à son zénith, la lumiére d'un blanc irradiant , l'énergie flamboyante, les enfants surexcités et incontrôlables....étourdis par les rayons du soleil écrasant , un Dom solaire et séducteur, sûr de son charme des calanques .....à l'été 2000 , il avait 28 ans ....mais aussi les relations cruelles entre les enfants , l'inaction et le silence coupables face à l'enfance battue, le respect de l'enfance ....
Claire est confrontée à son insouciance d'alors , 18 ans , une adolescente et sa passion aveugle et égoïste pour Dom,.
Elle revient sur ce qu'elle a vécu: Joséphine , cette petite fìlle timide et solitaire , mal habillée , mise à l'écart , cette période de sa vie mise à distance et la tragédie qu'elle a vécue ..impuissante et coupable ? Désemparée ?
Est- ce que je suis responsable de ce qui s'est passé ?
Qu'est ce qui pousse Dom à se montrer si peu clairvoyant et inconscient ?
Claire est confrontée de plein fouet à ces quelques semaines qu'elle aurait préfére enfouir au fin fond de sa mémoire ...
Que s'est - il passé pour que les trois animateurs mal à l'aise n'agissent pas, qu'aucun n'ait la force ou la clairvoyance de mettre des mots ?
Un récit troublant qui se lit d'une traite (à partir de la troisième semaine) .
ON en ressort un peu gêné , troublé par l'écriture solaire , la beauté du texte , entre maîtrise et sincérité , joie de l'été , découverte du désir et cercle du silence coupable empêchant de prendre conscience d'un drame qui est en train de se nouer....
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montmartin
  06 septembre 2018
Dès le début du livre, j'ai été happé par le style direct et le langage populaire imagé et parfois cru. Ce style ne me déplait pas, bien au contraire !
Été 2000, Claire étudiante en médecine et son amie Manu sont engagées pour encadrer pendant cinq semaines des gamins de 10 ans dans un stage d'initiation au théâtre et d'expression corporelle et orale dirigé par Dominique. Quinze ans après, devenue médecin, elle retrouve, parmi ses malades, ce même Dominique atteint par une grave hépatite C, qui a arrêté de se soigner depuis bien longtemps. Cette rencontre va être l'occasion d'un retour en arrière. Elle voit ressurgir les enfants, leurs parents, les répétitions pour le spectacle, son aventure avec Dominique et surtout Joséphine, Jo, une enfant discrète qui porte un lourd secret.
« Jo était habillée d'un short de foot noir et d'un polo rose : chacun de ses vêtements était moche, et portés ensemble ils étaient plus moches encore. »
Je n'ai eu aucun mal à entrer dans cette histoire, chaque chapitre correspond à une semaine de stage et j'ai vite compris que l'auteur allait nous inviter à des allers-retours entre un service de médecine interne aujourd'hui et un petit théâtre associatif quinze ans plus tôt. C'est une construction de roman que j'apprécie et les retours en arrière sont ici toujours bien utilisés, pour la compréhension du récit. L'auteur nous fait vivre les répétitions de l'intérieur, l'accueil des enfants le matin, les caprices des parents qui veulent choisir le rôle interprété par leur progéniture. le caractère différent de chacun, les amitiés, les disputes. Malheureusement, ces pages consacrées au spectacle m'ont semblé parfois un peu longues.
J'ai apprécié la pudeur avec laquelle l'auteur nous parle de l'impuissance des soignants parfois face à la maladie.
« Dans le service de médecine interne où je travaille, des fois je sauve, des fois je ne peux pas. J'ai appris à cette époque que certains rivages sont inaccessibles, qu'il ne sert à rien de ramer avec mon canot et ma trousse de secours pour aborder ceux-là. »
Cloé Korman, sait parfaitement décrire la descente en enfers d'un homme rongé par le remords de ne pas avoir voulu voir la vérité.
« de même que les aiguilles plus ou moins propres, il s'en foutait et les nuits sans amour et sans capote comme il en vivait à ce moment-là, et surtout sans capote. Car il a eu largement le temps pour la choper, son hépatite, mais il a bien fallu qu'il la laisse entrer d'une façon ou d'une autre et selon toute apparence, à cette période précise, il y aura mis un maximum de moyens. »
Ce roman social m'a beaucoup plu notamment lorsque l'auteur aborde avec sensibilité le douloureux problème de l'enfance maltraitée. Comment agir face à l'insoutenable, avertir l'aide sociale à l'enfance ? Et si on fait une erreur, si c'est quelqu'un d'autre que les parents ? On ne fait rien, on ne dit rien, le mur du silence. Et puis il y a aussi le manque de moyens matériels et humains des foyers qui accueillent des jeunes filles violentées. Cloé Korman pose les vraies questions.
Les quelques longueurs signalées un peu plus haut n'ont finalement pas gâché mon réel plaisir à lire ce livre et à découvrir une auteure que je ne connaissais pas.
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AugustineBarthelemy
  12 août 2018
Claire est médecin dans un hôpital parisien. Une infirmière vient la voir un jour, déclarant qu'un nouveau patient, atteint d'une hépatite C au dernier stade, ne cesse de la réclamer. Elle lui donne son identité : Dominique Müller. Un nom qui va replonger Claire dans sa jeunesse, alors qu'elle n'avait que dix-huit ans, et de son expérience en tant qu'accompagnatrice pour un théâtre associatif marseillais destiné à la jeunesse. Et au drame qui s'est noué devant ses yeux sans qu'elle ait réagi mais qu'elle a tenté d'oublier toutes ces années.
Avec son amie Manu, Claire s'est engagée, pour le premier mois de vacances, comme vacataire au sein d'un théâtre. Par passion théâtrale ? Joie de s'occuper des enfants ? Petit boulot d'été pour financer ses études ? Que nenni : elle est tombée sous le charme de la voix chaude et virile de Dom. Et elle espère bien finir dans son lit. Ce qui se fera très rapidement, Marseille, le sud qui a chaud au cul, la mer et les maillots rikiki sont apparemment autant de clichés qui nourrissent cette passion d'été. Les enfants ne sont pas du tout sa priorité. Elle ne les aime pas vraiment. Elle est souvent excédée par leur comportement et ne sait pas comment nouer le contact avec eux. Ce qui compte, c'est l'attraction charnelle que Dom exerce sur elle, et son désir de briller à ses yeux. Alors, c'est une motivation comme une autre, mais je la trouve quand même un peu légère, mais soit.
Très vite, une petite fille, Joséphine, se détache du lot. Toujours mal habillée, vêtue de tee-shirts trop larges pour elle, elle n'est pas vraiment intégrée au groupe, d'une timidité maladive, elle se mêle peu à ses camarades. Pourtant, elle semble toujours sourire et être heureuse quand quelqu'un entre en contact avec elle. Ses parents sont divorcés, sa mère, Adeline, s'est remariée avec un entrepreneur local. L'inscription de sa fille au stage théâtral, c'est plus pour se débarrasser d'elle pendant la journée que par envie de lui faire plaisir. Son père, Ahmed, est toujours absent : il travaille loin, semble un peu déconnecté mais fait de son mieux avec sa fille. Et le comportement de Joséphine est parfois violent, en proie à des crises colériques aussi subites qu'inattendues chez une enfant un brin apathique en temps ordinaire. Il lui arrive aussi de fuguer quand sa mère vient la chercher : Jo disparaît, échappe à la surveillance de tout le monde, mais la panique n'envahit ni la mère, ni les trois accompagnateurs qui ne préviennent pas la police. Quand elle en aura marre, elle reviendra… À croire que la fugue, c'est une lubie courante chez les enfants.
Lors d'une sortie aux calanques, Claire voit des marques sur le dos de Joséphine. La petite invente une excuse : elle s'est blessée en jouant avec son frère. Mais les marques semblent ne jamais dépasser une certaine limite, elles sont toujours recouvertes par les tee-shirts qu'elle porte. Pour Claire, aucun doute : Jo est une enfant battue. Par qui ? Sa mère ? Son beau-père ? Au fond, ça importe peu. Et Claire ne s'appesantit pas sur la question, elle a d'autres soucis en tête : le rapprochement entre Dom et son amie Manu. Son sex-friend s'intéresse à une autre, c'était prévisible au vu de la personnalité du jeune homme, mais ça la préoccupe vraiment. Elle apprend les affres de la jalousie et toute son attention est tournée vers son malheur.
Elle prévient quand même Dom de ce qu'elle a vu sur le corps de Joséphine. Celui-ci décide de parler à Jo, à l'écart des oreilles des autres. Claire s'extasie sur la capacité de Dominique à nouer des liens avec les enfants, de les mettre en confiance pour leur parler. Elle s'extasie aussi sur la beauté de la mer à cet instant précis. Et quand Dom lui dit que la petite est une menteuse, elle ne bronche pas. Il lui dit vaguement qu'il va prévenir les services sociaux quand ils rentreront, elle le croit, ça lui suffit comme réaction. Dominique trouve l'affaire gênante : il connaît bien le beau-père de Joséphine qui l'embauche souvent sur ses chantiers. Il sait qu'il n'est pas homme à battre une enfant. Ils rentrent. Et Dom ne fait rien, à part coucher avec Manu le soir même et s'enfuir tout le week-end. Dom est clairement quelqu'un de responsable…
Manu, elle, est un peu plus tracassée par cette histoire. Après un nouveau déchaînement de violence chez Joséphine, elle décide en cachette de Dominique de se rendre à la mairie. La femme qui la reçoit est soupçonneuse : pourquoi Dom n'est-il pas avec elle ? Mais si elle ne fera rien directement, elle la dirige vers un centre qui s'occupe de jeunes adolescentes en difficulté. Elle y est reçue par une autre femme, Marina, elle aussi très soupçonneuse. Marina le dit sans fards : elle ne peut rien faire. Elle manque de moyens, il n'y a que des vacataires avec elle, et elle-même n'est pas animée d'intentions humanistes et encore moins humanitaires. Elle a renoncé à bien faire son travail depuis déjà longtemps. Point barre. Elle finit par lui donner un conseil : pousser Joséphine à porter plainte contre son beau-père pour viol. C'est le seul moyen pour la gamine d'être retirée de sa famille, au moins le temps de l'enquête. Mais ce n'est pas la solution idéale, car tôt ou tard, on finira par comprendre que ce n'était qu'une fausse accusation. Et alors là, la famille risque de se déchaîner contre l'enfant pour se venger de ce qu'elle leur aura fait subir. À la réflexion, le mieux pour Joséphine, c'est d'attendre d'avoir seize ans et de demander son émancipation. Joséphine a dix ans ? Qu'importe, elle serre les dents pendant six ans et elle attend. Patience et longueur de temps… Suis-je la seule à trouver ces conseils particulièrement honteux ?
Vous l'aurez compris, la catastrophe annoncée finit par arriver. Seule notre narratrice, Claire, a l'air de se dire que vraiment, tout ça, c'était hyper imprévisible comme dénouement. Et que cette histoire lui a un peu gâché ses vacances -la pauvre- et sa romance de cul avec le beau Dom. [...]
Lien : https://enquetelitteraire.wo..
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jg69
  14 septembre 2018
Claire est médecin dans un hôpital parisien. Un jour, un nouveau patient qui vient d'être admis dans son service demande à la voir. Elle reconnaît alors Dominique, un ancien amant. Cette rencontre la bouleverse car Dom est très malade et ne pourra pas être sauvé mais revoir Dom fait resurgir dans son esprit les circonstances de leur rencontre et les fantômes du passé.
Un été, quinze ans plus tôt, partie à Marseille avec sa meilleure amie Manu, Claire avait travaillé pendant cinq semaines dans le théâtre associatif que dirigeait Dominique. Il s'agissait d'encadrer un stage de théâtre pour une vingtaine d'enfants de 10 et 12 ans, cette année-là l'équipe travaillait sur "La tempête" de Shakespeare. Manu et Claire avaient été interpellées par le comportement d'une petite fille, une petite Joséphine solitaire et timide qui faisait tout pour qu'on ne la remarque pas, une petite fille meurtrie. "Je n'ai jamais su l'immobiliser près de moi plus de quelques secondes, jamais pu contempler son visage lorsqu'elle me parlait. Elle était toujours sans le dire, en train de se sauver." Cette petite fille en souffrance était-elle victime de maltraitance? victime de harcèlement?
Mais l'été, l'ambiance de vacances, l'amour qui naît entre les jeunes gens dans une sorte de triangle amoureux les empêchent de prendre conscience du drame qui va se jouer sous leurs yeux...
Cloé Korman multiplie les allers et retours entre présent et passé dans cette histoire qui est centrée sur Dom, Manu et Claire et sur leur passé commun, le mari et les enfants De Claire sont juste évoqués mais ne sont pas intégrés au récit. L'auteure restitue bien le contexte de ce stage encadré par un homme très charismatique, par deux jeunes femmes amies tout juste sorties de l'adolescence, un stage qui se déroule pendant les vacances d'été au soleil dans une ambiance de légèreté et de flirt. La psychologie des jeunes ados est finement analysée. le drame qui s'est produit est annoncé dès le début mais l'auteure réussit bien à maintenir une certaine tension et ce n'est que dans les dernières pages qu'on découvre ce qui est arrivé à Joséphine, une petite fille qui était difficile à aider.
Cloé Korman raconte une petite fille très émouvante dont le destin brise le coeur. Une histoire de responsabilité non assumée, d'enchaînements de circonstances et de remords qui poursuivent toute une vie. le tout est écrit avec finesse et justesse.
Lien : http://leslivresdejoelle.blo..
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natdef
  11 septembre 2018
Une personne surgie du passé et tous les souvenirs que l'on croyait oubliés remontent à la surface.
C'est ce qui arrive à Claire, médecin dans un hôpital parisien lorsque l'un des patients admis dans son service se révèle être Dominique. Cet homme, elle l'a connu et aimé il y a une quinzaine d'années le temps d'un été alors qu'elle travaillait avec son amie Manu à Marseille dans le théâtre associatif qu'il dirigeait. Les fantômes du passé ressurgissent, notamment cette petite fille solitaire Joséphine et le drame qui s'est joué cet été.
Je suis immédiatement entrée dans cette histoire (parce que moi aussi dès que je rencontre une connaissance la boîte à souvenirs s'ouvre et je revisite le passé…), j'ai bien senti qu'il s'était passé quelque chose qu'ils avaient voulu oublié les uns et les autres et cela m'intriguait (je faisais des hypothèses dont je voulais vérifier la véracité et j'avais hâte de poursuivre ma lecture pour en savoir davantage). J'ai bien aimé cette écriture naviguant entre passé et présent, simple, fluide, les non-dits, tout ce qu'on lit entre les lignes.
« Avions-nous d'autres sortilèges ? Des pouvoirs qu'il faudrait un jour, nous aussi, enterrer …. Que pouvions-nous en faire pour empêcher la catastrophe ? »
J'ai apprécié l'idée même de ce livre, cette façon de revisiter le passé quinze ans après, de mettre des mots sur ce qu'ils étaient incapables d'appréhender il y a 15 ans, la façon différente que chacun des protagonistes a eu d'aborder ce drame. le drame lui-même, présent à chaque page mais en arrière-plan, inapprochable mais, parce qu'il y a un mais je me suis un peu perdue dans les longues explications des répétitions de « La tempête » de Shakespeare et je m'interroge en refermant ce livre.
Ma méconnaissance de cette pièce m'a-t-elle fait passer à côté de quelque chose ? Pourquoi a-t-on ces longues descriptions des répétitions ?
Cloé a maintenant des enfants qui ont l'âge de Joséphine. Est-ce anecdotique ou important dans le récit ?
C'est donc un bilan en demi-teinte car je reste sur ma faim mais promis dès que j'ai fini mes lectures je lis « La tempête » de Shakespeare.
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critiques presse (2)
LeMonde   28 septembre 2018
Entre maîtrise et sincérité : alors qu’il est très construit, tendu vers une scène finale que tout annonce sans rien en dire avant l’heure, sa narration s’en tient résolument aux phrases simples d’une narratrice interrogeant avec ses moyens la responsabilité qui fut ou non la sienne.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Actualitte   20 août 2018
Cloé Korman signe Midi, un roman sur le respect de l'enfance, troublant récit d'un acte manqué, dans un décor de féerie apparemment invraisemblable. Pourtant rêve, théâtre et réalité sont bien sur le même bateau.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
Annette55Annette55   30 novembre 2018
" En surplomb d'une mer couleur de temps , que troublent à peine les sillons de quelques bateaux de plaisance , de quelques galions de pirates battant pavillon noir ou le gonflement tranquille et gris d'un dos de baleine, j'observe mes petits camarades qui foulent le sentier dans leurs baskets empoussiérées , de plus en plus hors d'haleine, de plus en plus dispersés à mesure des virages ....
C'est dangereux les calanques . C'est plein d'à - pics qui roulent dans des taillis de pins accrochés on ne sait comment entre les flancs rocheux ...Le chemin que nous suivons qui serpente au sommet du monde, le dos ensablé , fait des détours et des embardées, comme hypnotisé par la mer...."
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montmartinmontmartin   23 juillet 2018
Il a allongé le bout de ses doigts jusqu'à son poignet et il a attrapé sa main, l'a retenue tout entière dans la sienne. Et je pense que ces dix minutes lui ont fait mille fois plus de bien que les milliers de claques et de massages cardiaques chimiques que je lui administre sans interruption depuis six jours, avec une énergie de damnée.
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montmartinmontmartin   23 juillet 2018
" Comment vas-tu ? As-tu bien dormi ? " Il me tend la main. Son visage est bourrelé et creusé comme la souche d'un arbre... Il me sourit. Je crois qu'il sait à ce moment-là qu'il me plait... Malgré son état, c'est inexplicable et scandaleux, mais je le trouve beau comme toujours, je lui prends la main. " As-tu bien dormi ? "
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montmartinmontmartin   23 juillet 2018
Dans le service de médecine interne où je travaille, des fois je sauve, des fois je peux pas. J'ai appris à cette époque que certains rivages sont inaccessibles , qu'il ne sert à rien de ramer avec mon canot et ma trousse de secours pour aborder ceux-là.
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michelekastnermichelekastner   13 octobre 2018
En feuilletant un peu la pièce de William Shakespeare je sais aussi que je pourrais trouver cette phrase, prononcée par un naufragé : "Celui qui meurt a payé ses dettes." Je ne sais pas si c'est vrai. Certaines dettes sont beaucoup trop élevées pour qu'on en vienne jamais à bout.
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Cloé Korman - Midi
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