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EAN : 9782264074416
192 pages
Éditeur : 10-18 (06/02/2020)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 94 notes)
Résumé :
Révélant une voix exceptionnelle, Homo sapienne suit la vie de cinq jeunes dans la ville de Nuuk, capitale du Groenland. Ils vivent des changements profonds et racontent ce qui, jusqu'à maintenant, a été laissé sous silence : Fia découvre qu'elle aime les femmes, Ivik comprend qu'elle est un homme, Arnaq et Inuk pardonnent et Sara choisit de vivre. Sur « l'île de la colère », où les tabous lentement éclatent, chacune et chacun se déleste du poids de ses peurs. Nivia... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
Vexiana
  20 octobre 2020
Une plongée inattendue dans un univers bien particulier : celui de la communauté gay de Nuuk, au Groenland, à travers la vision de 5 jeunes qui racontent leur ressenti, leur quotidien, leur vie.
Tour à tour jeune femme qui vient de quitter son conjoint et découvre son attrait pour les femmes, jeune homme fuyant le pays, femme abusée et coureuse de jupons et les deux membres d'un couple, nous découvrons à travers 5 styles et 5 personnalités des histoires d'aujourd'hui parfaitement menées et très prenantes qui nous laissent, quand la dernière page se tourne, un gout de trop peu tellement j'aurais aimé connaitre la suite de leurs histoires.
Le texte est agrémenté d'échanges de sms avec emojis, # et autres courriers qui donnent à l'ensemble une dimension très contemporaines et très immersive.
Il vaut tout de même mieux avoir quelques bases en anglais pour pouvoir apprécier ce roman dans sa globalité.
Un très bon roman qui ne laissera personne indifférent.
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Neneve
  08 mai 2020
Gros gros coup de coeur pour ce roman choral. L'autrice nous propose un chassé croisé de 5 personnages tous plus intéressants les uns que les autres... Un roman qui décrit le quotidien d'une bande de jeunes du Groenland, qui sont en quête d'identité... Un roman qui nous parle d'amitié, d'amour, de recherche de soi, de trahisons, de fuites... C'est bien écrit, très actuel... Bref, un vrai coup de coeur.
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bdelhausse
  15 janvier 2019
Je suis toujours sous le coup d'un roman choral que j'ose qualifier d'exceptionnel. Cela va rester très longtemps mon coup de coeur de 2019. Si Niviaq Korneliussen avait écrit d'autres romans, gageons que je me ruerais dessus derechef...
Nuuk... capitale du Groenland. 5 jeunes qui n'ont d'autres buts que de sortir, de faire la fête, de boire, de baiser, d'expulser le mal être d'une génération, d'un pays, d'une époque tout autant que leurs déjections corporelles...
Le roman part de Fia et revient à Fia. Celle-ci en a marre des hommes et de leur saucisse qu'ils agitent mollement. Elle flashe sur une fille -Sara- mais finit d'abord dans le lit de sa coloc. A cause d'Arnaq, la coloc de Fia, le frère de cette dernière doit partir du Groenland, et c'est du Danemark qu'il échange des textos inclus dans le récit.
Arnaq essaie d'assumer son homosexualité, mais vit dans la fuite de ses responsabilités . Elle est en couple avec Sara. Mais elle est en quête d'elle-même, une quête profonde et dévastatrice, car son garde-fou. Alors, tout évolue au gré des beuveries qui rythment son quotidien.
Il y a le sujet, profond, dur et intense. 5 personnages en quête de hauteur, dirais-je. Puis il y a l'écriture. J'accroche à fond à cette écriture. 5 styles, tour à tour durs, obscènes, tendres, lâches... mais chaque personnage a son style propre. Un tour de force. On parle de sexe, d'outrages, de dépassement des limites. Cela vomit, baise, mais le lecteur n'est pas un voyeur. Il est partie prenante (en tout cas, moi, j'ai plongé).
Et puis, cerise sur le gâteau, il y a une revendication identitaire (pas xénophobe, cela dit). Une revendication groenlandaise. Et c'est fort bien amené.
Un premier roman coup de poing. Une sacrée découverte en ce qui me concerne.
Je m'en voudrais de passer sous silence cette couverture où une jeune fille avale goulûment une banane... Et dire que j'ai lu ce livre dans les transports publics sans le recouvrir...
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ASAI
  16 mai 2020
Je termine cette lecture soulagée, avec le sentiment d'avoir accompli en quelque sorte mon devoir. Bizarre, étrange, "QUEER".... il parait que c'est le genre de ce livre, mais si on peut dire bizarre, comment j'ai dit bizarre ?
Réaction à la fin de la lecture très mitigée, en deux, en fait et pas de moyenne possible.
J'ai apprécié par moments le style de l'écriture, libre, borderline (puisqu'on peut dire d'un livre qu'il est "queer", je m'autorise à utiliser la qualification borderline qui figure dans les manuels élémentaires de psychiatrie au même titre que paranoïaque), donc sans filtre. Puis à d'autres moments, j'en ai eu franchement ma dose : par exemple, la multiplication des captures d'écran des smartphones avec conversations sms... , une fois c'est amusant, dix fois, vingt fois, le procédé est devenu une facilité et une marque de fabrique que je suppute commerciale. Je dirais même une lâcheté, une paresse devant le travail d'écriture. Moderne ? me dit-on, je réponds : facilité, et pénibilité pour le lecteur.
Voilà pour le style. Langage cru, est-ce qu'en effet le lecteur doit avoir tous les détails de la défécation de l'une des héroînes ? alors que le début était déjà très compréhensible, suffisamment suggestif ?
La forme. Les livres dits chorales, commencent à m'agacer aussi. Et je m'interroge si ce n'est pas encore une facilité. Suppression (ou réduction a minima) des interactions, omissions des liens, abstentions d'une construction plus complexe.
Le contenu : recherche identitaire, oui, mais très axée sur l'aspect sexuel. Sur ce point, j'ai vraiment adhéré à la démarche du petit frère Inuk. Pour le reste, on me dira qu'il n'y a pas que le sexuel (c'est ce qui est écrit dans les différentes critiques ou pages de presse), sauf que je n'ai pas lu... peut-étre me manque-t-il des pages à mon édition.
Enfin, ce que j'ai aimé dans ce court roman qui dérange parce qu'il remet en place les notions de culpabilité et de responsabilité. Mais si cela est nouveau en ce qui concerne les Groenlandais, cela a déjà été exprimé ailleurs. Car le message final de ce livre est simple : cessez de vous observer à travers votre nombril, cessez de gémir que sa forme est de la faute de l'autre... sortez vous tout seul de votre ornière, et vivez, construisez, créez, soyez, vous, dans votre maison "homo, home...". C'est le cri de Inuk. Oui ce message je l'ai apprécié. Mais il n'a rien de neuf.
Quant au Groenland, on s'en fiche un peu dans ce livre, à part que l'auteure utilise le groenlandais, le danois, l'anglais et que la traduction en français nous laisse du groenlandais, du danois et de l'anglais. On a bien compris que c'est pour le plaisir, mais je préviens...
A découvrir, pour ne pas finir idiot, selon certains critères, mais moi pas fan.
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ConfidencesLitteraires
  08 novembre 2019
Homo Sapienne. Ce roman est un petit ovni, une expérience de lecture. Je ne sais plus quels avis m'avaient tant donné envie de le découvrir, mais ils ont été efficaces ! Et ce fut l'occasion de découvrir les éditions La Peuplade.
Homo Sapienne, c'est cinq personnages en quête d'identité, autour des relations familiales, amicales, amoureuses, sexuelles. Les deux premier.ère.s narrateurs/narratrices m'ont déstabilisée, j'ai été plus à l'aise avec les suivant.e.s. Sans doute parce que l'autrice ne s'embarrasse pas de présentations et nous embarque directement au milieu des soucis de Fia et son frère qui se découvrent une nouvelle orientation sexuelle, Arnaq, la traîtresse paumée, Iviq dont les problèmes de couple font comprendre qu'il est un homme dans un corps de femme et Sara aux pensées noires qui cherche une lueur d'espoir.
Auprès de ces cinq jeunes Groenlandais qui font la fête comme n'importe quels autres Européens, on ne découvre pas la culture groenlandaise, mais on est aux prises avec des problématiques actuelles de la jeunesse occidentale, sur les identités de genre, l'orientation sexuelle… Certains personnages étaient très touchants, notamment le couple Iviq/Sara.
L'autrice de 23 ans ne s'est pas contentée d'écrire une histoire. Elle l'a écrite avec les codes de sa génération : les expressions groenlandaise (traduites) côtoient des phrases en anglais (non traduites) et des extraits de conversations SMS (en screenshot) et quelques hashtags sont glissés ici et là.
Ce n'était pas ce que je recherchais en ouvrant ce livre, donc je n'étais pas prête pour les réflexions abordées, c'est dommage !
Mais je vous conseille ce roman si les personnages en quête d'identité vous attirent ou si vous aimez les romans à la forme originale.
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critiques presse (2)
Actualitte   14 mai 2018
Homo sapienne est un premier roman. Niviaq Korneliussen nous y parle avec une crudité si profonde que l'on s'embarque presque pour un autre monde. Qui nous ressemble tant...
Lire la critique sur le site : Actualitte
LeMonde   20 mars 2018
En écrivant « Homo sapienne », qui traite d’identité sexuelle et de violence sociale, Niviaq Korneliussen s’attendait à choquer les Inuits. Mais pas à signer un best-seller.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
WhiteDoctorWhiteDoctor   20 octobre 2020
Je sens mon cœur battre. Je viens d'être témoin d'une des merveilles du monde et je sens grandir en moi une reconnaissance que je n'aie pas sentie depuis longtemps. Ça va aller, je pense, la vie est OK. J'oublie le froid de la nuit.
- Bienvenue, dis-je à la petite enfant dans mes bras, bienvenue.
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WhiteDoctorWhiteDoctor   14 octobre 2020
Du Groenland à l'infini et retour ... What a day to be alive. Elle lit ma petite lettre. La nuit de printemps me donne vie et Sara m'embrasse. What a day to realize I'm not dead. L'amour m'a sauvée. And I realize. This is my coming-out story.
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Charybde2Charybde2   13 avril 2020
Si Dieu est une femme, elle est plus belle que Dieu. Sara. Je pique une gorgée de la vodka d’Arnaq. Pourquoi ne la vois-je que maintenant ? Qui est-elle ? J’ai envie de parler avec elle, de lui demander toutes sortes de choses. J’ai envie de lui demander d’où elle surgit soudain. Mais je ne le lui demanderai pas, puisque je viens seulement de la rencontrer !
– D’où surgis-tu comme ça, soudain ?
Je n’arrive pas à me contrôler.
– J’habite à Nuussuaq. Mon amie m’a invitée à la fête.
– Pourquoi est-ce qu’on se rencontre seulement maintenant ? je lui demande assez directement.
– Je crois bien t’avoir vue une fois dans le bus, sourit-elle d’un air étrange.
– Oui ? Quand ?
Elle se souvient de moi !
– Je sais pas. Je ne me rappelle pas. Mais si c’était toi, je crois que tu étais avec ton copain.
– Mon copain ? Piitaq ? Nous nous sommes quittés. Il y a longtemps, parce que je l’aimais pas.
Elle hoche la tête en souriant, car que pourrait-elle bien répondre ? Je viens seulement de la rencontrer, je suis obligée de me conduire plus normalement, sinon elle va croire que je suis un peu cinglée. Pourquoi est-ce que je ne peux pas mentir ? Pourquoi est-ce que je ne peux pas tenir ma langue ? Pourquoi est-ce que je ne peux pas me la fermer ? Est-ce que, sans le savoir, j’aurais fumé quelque chose ? Ça ne se peut pas. Je crois qu’on doit se sentir comme ça quand on a pris de la drogue.
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SZRAMOWOSZRAMOWO   14 mars 2018
Toutes les questions auxquelles je ne trouve pas de réponse reprennent vie et envahissent tous les recoins comme de petits vers. Je m’assieds et me branche sur Facebook avec mon iPad. Quatre notifications. Félicitations parce que je suis devenue tante. Quelques likes pour mes photos. Suggestion de jeu. Tag de ma sœur. J’appuie. Elle a posté une unique photo. Ma sœur tient le bébé propre dans ses mains propres. Son poids et sa taille. Le moment de sa naissance. (…) Je regarde le cher enfant, avant d’appuyer sur Evénements et de voir s’il y a du nouveau. Comme il n’y a rien, il est temps de retrouver les routines. Recherche, clic, Ivinnguaq, clic. Rien de nouveau. Est-elle en vie ? Je l’espère. Message, clic. Actif il y a 45 minutes. Yes. Elle est en vie.
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l-ourse-bibliophilel-ourse-bibliophile   10 mai 2019
12.50 What a day to give up
Mais je n’arrive vraiment pas à être indifférente. Je n’arrive tout simplement pas à ignorer. Je n’arrive pas à faire comme si j’étais contente alors que je vais mal. Je n’arrive pas à sourire alors que je suis de mauvaise humeur. Je ne peux pas faire semblant d’être heureuse alors que je suis franchement triste. Tout mon appartement est propre, mais mes mains sont toujours sales. Ma tentative de jour de joie est un échec. Évidemment, la naissance de l’enfant est absolument inoubliable, mais je ne peux m’empêcher d’avoir pitié d’elle à cause de tous les défis de la vie qu’elle va devoir affronter.
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