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EAN : 9782373050660
Éditeur : Aux forges de Vulcain (23/08/2019)

Note moyenne : 3.99/5 (sur 233 notes)
Résumé :
Lena et Ivan sont deux adolescents qui s'aiment. Ils vivent dans un pays merveilleux, entre une modernité triomphante et une nature bienveillante. C'est alors qu'un incendie, dans l'usine de leur ville, bouleverse leurs vies. Car l'usine en question, c'est la centrale de Tchernobyl. Et nous sommes en 1986. Les deux amoureux sont séparés. Lena part avec sa famille en France, convaincue qu'Ivan est mort. Ivan, de son côté, ne peut s'éloigner de la zone, de sa terre qu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (128) Voir plus Ajouter une critique
Cancie
  07 février 2020
C'est l'histoire de Léna et Ivan, deux très jeunes adolescents très liés, séparés par la terrible catastrophe nucléaire survenue le 26 avril 1986 à Tchernobyl, tout près de Pripiat où ils habitent. Léna, privilégiée a pu partir vivre en France, à une époque où un mur séparait encore l'est et l'Ouest, avec ses parents et sa grand-mère, tandis qu'Ivan a dû rester sur place dans cette zone d'exclusion, puis à Kiev.
C'est à la fois le récit d'une catastrophe humaine sans précédent où des milliers de vies ont été sacrifiées, mais c'est surtout une histoire d'exil, l'exil de tout un peuple, à travers l'histoire de cette enfant, Léna, déracinée pour qui l'oubli est impossible. Elle ne peut en parler à ses parents qui eux désirent oublier. Seule la grand-mère Zenka l'aidera, grand-mère qui sera en quelque sorte sa psychologue et l'accompagnera dans sa quête du soi et son désir de liberté.
J'ai été touchée par cet amour de la nature qui lui permet de s'évader un peu, et plus tard dans sa vie, par cet attrait et cette fusion avec les ruines notamment d'Herculanum et de Pompéi qui sont pour elle comme un ancrage et un appel. C'est un récit émouvant et réaliste, décrivant avec justesse et beaucoup de psychologie ce que peut ressentir un exilé qui a tout laissé et en particulier le sens de sa vie , à savoir son amour, un récit où le suspense est maintenu jusqu'au bout. Les lettres splendides qu'Ivan va lui écrire sans jamais les envoyer, ignorant son adresse, sont bouleversantes et terribles.
Sont abordés dans le roman outre la catastrophe de Tchernobyl, la guerre froide entre les deux blocs Est-Ouest, la présence puis la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989, la vie en Ukraine dans les années 1930 de même que sa sortie de l'URSS en 1991, sans oublier, maintenant les visites organisées dans cette fameuse Zone. En étayant son roman avec tous ces éléments historiques, Alexandra Koszelyck le rend encore plus réel et intéressant.
La beauté, la poésie, la mélancolie imprègnent ce roman qui m'a beaucoup touchée et émue.
L'homme croyant maîtriser la nature est à tout moment faillible et cela peut lui être fatal. Quant à la nature, si l'homme l'abandonne, elle ne s'en porte que mieux. L'environnement et l'amour, les pièces maîtresses de À crier dans les ruines en font un roman très subtil et très contemporain, une véritable ode à la vie, à la liberté et à l'amour.

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Ladybirdy
  10 octobre 2020
Roman sur l'exil, les non-dits, la transmission intergénérationnelle, A crier dans les ruines est surtout une histoire d'amour. Léna et Ivan grandissent côte à côte dans un petit village ukrainien, ils se promettent l'éternité, leurs prénoms sont gravés sur un arbre, ils s'aiment comme des enfants.
... Enfants de la bombe
Des catastrophes
De la menace qui gronde
Enfants du cynisme
Armés jusqu'aux dents...
Cette chanson leur ressemble tellement, pauvres âmes que celles déchirées par l'erreur humaine. La centrale de Tchernobyl s'enflamme, les radiations se répandent comme une mélasse momifiant toute la vie autour.
Sans explication, le père de Léna précipite leur exil vers la France. Pas le temps pour une valise, pour les souvenirs et les adieux, il faut partir.
Les années vont passer. Léna grandira sur une terre qui n'est pas la sienne, rongée par le poids du silence, par les fantômes d'Ivan qui ne cesseront de la hanter. Ivan resté à Piev continuera d'attendre Léna, lui écrira sans jamais recevoir de réponse.
Ce roman est certes signé d'une très belle plume, dont un passage suite à l'incendie de Tchernobyl qui m'a beaucoup charmée et que j'ai lu et relu, je suis mitigée sur l'ensemble. Ce roman selon moi aurait mérité plus de pages afin que les années ne passent pas de manière aussi brusque, m'empêchant de m'ancrer et de m'attacher aux personnages. Il y a pourtant des romans très courts qui se suffisent de peu de pages pour faire mouche mais d'autres comme celui-ci qui mériterait de l'étoffe tant le sujet semble passionnant.
J'aurai tout de même grappillé quelques informations politiques, écologiques sur cette terrible catastrophe de Tchernobyl. J'en attendais plus.
Et la musique résonne encore et encore...
Ils s'aiment comme des enfants
Comme avant les menaces et les grands tourments
Et si tout doit sauter
S'écrouler sous nos pieds
Laissons-les laissons-les laissons-les
Laissons-les s'aimer…
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Fandol
  28 janvier 2020
À crier dans les ruines est un formidable roman qui explore un passé récent et s'avère tellement actuel qu'il ne peut laisser indifférent.
Le nucléaire, cette énergie que l'homme croit maîtriser, énergie électrique fournie chaque jour par des centrales voisines, est au centre d'une histoire bouleversante, à la fois tellement poétique et formidablement réaliste.
Léna revient à Pripiat trente ans après la catastrophe du 26 avril 1986, dans un groupe de touristes sévèrement encadré et c'est tout son passé qui surgit à nouveau. Elle qui, enfant, vivait une amitié magnifique avec Ivan, une amitié allant encore plus loin que l'amour entre deux pré-adolescents, revit toutes ces années : le désastre, la fuite, le passage à l'ouest avec ses parents et surtout l'amour de Zenka, cette grand-mère essentielle.
Inutile de détailler la suite car il faut lire cette histoire à la fois ordinaire et passionnante. Au moment, à une époque où la terre natale ne veut presque plus rien dire, où tant de gens fuient des conditions de vie insupportables pour tenter de survivre, cet amour pour ce coin d'Ukraine ravagé par l'inconscience et surtout la suffisance des hommes, cet attachement viscéral mérite le respect.
Alexandra Koszelik met tout cela en scène, remarquablement, passant de l'extraordinaire au plus simple pour finir au summum de l'émotion. Au passage, elle m'a appris quantité de choses, précisé quelques étymologies et surtout remis les évidences du danger du nucléaire au premier plan.
Dans la zone interdite de Tchernobyl, la nature reprend ses droits, s'adapte mais les radiations sont encore là pour des millénaires ! Comme elle l'écrit, après Tchernobyl, et j'ajoute Fukushima, on continue, malgré tout à construire de nouveaux réacteurs nucléaires sur notre planète sans trop savoir que faire des déchets, d'ailleurs.
J'ai beaucoup aimé ce roman d'une auteure que je découvre grâce à ma médiathèque. Elle m'a fait passer par tous les sentiments au fil de son roman. Même si certains passages sont plus ordinaires, c'est pour mieux rebondir et monter plus haut, plus fort.
J'ai vibré après avoir été très triste en lisant les lettres d'Ivan, resté en Ukraine, lettres qu'il ne pouvait envoyer à Léna puisqu'il ne savait pas où elle était.
La trame de leur histoire d'amour m'a permis de comprendre un peu mieux les difficultés rencontrées par les expatriés, l'aide essentielle apportée par la littérature et surtout, comme je l'ai déjà dit, tous les risque du nucléaire, cette épée de Damoclès terrible, incontrôlable, que nous nous sommes installée au-dessus de nos têtes.

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Cannetille
  08 décembre 2020
En 1986, Ivan et Lena ont treize ans et sont inséparables depuis l'âge le plus tendre. Ils habitent à Pripiat, à proximité de la centrale nucléaire, dite de Tchernobyl. Lorsque la catastrophe se produit et que toute la zone est évacuée, Lena part en France avec sa famille et, sans nouvelle d'Ivan, le croit mort. le garçon est en fait resté dans la région. Il est même revenu habiter son ancienne maison malgré le danger. Vingt ans plus tard, Lena entreprend un voyage en Ukraine, sur les lieux de son enfance…

Si l'histoire seule d'Ivan et de Lena pourrait passer pour une jolie romance à l'issue somme toute aussi gentille qu'improbable, c'est elle qui donne vie et émotions à la terrible et stupéfiante restitution de son contexte historique qui, lui, donne tout son poids et son intérêt au roman. le lecteur, plein d'empathie pour les personnages attachants et campés avec justesse, se retrouve plongé dans des événements qui dépassent l'imagination. L'accident lui-même, puis l'incurie des autorités et l'évacuation seulement deux jours après d'une population tenue dans l'ignorance de ce qui se passe, font froid dans le dos. Que dire du sort de ces familles, désormais pestiférées, qui n'ont pu emporter le moindre objet personnel ? Beaucoup mourront, tous se retrouveront dans la misère, et nombreux seront les samossiols : les « revenants », ceux qui retourneront vivre, malgré tout, dans la zone interdite. A jamais figée dans l'instant où la vie humaine s'en est enfuie, la ville de Pripiat tombe peu à peu en ruines, envahie par une végétation rousse et des espèces animales qui profitent paradoxalement d'une intimité inédite. Pendant qu'un mal invisible et pernicieux continue à y décimer la vie qui tente de s'y maintenir, curieux et touristes y viennent aujourd'hui y promener leurs yeux incrédules…

En particulier au travers de Lena et de son émouvante grand-mère, d'Ivan et de son père incapable de survivre à l'arrachement de sa terre, le récit immerge le lecteur dans le déchirement de l'exil et du déracinement, mais aussi dans le désespoir de ceux qui, faute d'une autre solution plus acceptable, se sont résolus à revenir brûler ce qui reste de leur vie au contact du danger. La lecture suscite un mélange d'effroi et de sidération, de désolation et de compassion, tant à propos de cette catastrophe aux responsabilités mal endossées et aux conséquences dramatiquement sous-estimées, que du sort de la malheureuse population ukrainienne, décidément durement frappée au cours du dernier siècle…

Son style fluide, ses personnages attachants et sa stupéfiante plongée au coeur des suites, si peu présentes à l'esprit du public, de la catastrophe de Tchernobyl, font de ce roman un moment de lecture fort qui ne peut laisser indifférent.

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Kittiwake
  16 octobre 2019
Les romans sont des instruments efficaces pour mettre en lumière ce que le politiquement correct s'efforce de passer sous silence. Alexandra Koszelyk n'est pas la première à s'y risquer, mais il s'agit pour elle d'une première production.
C'est à Tchernobyl, dans les ruines devenues touristiques que l'on fait la connaissance de Lena. Très vite, son attitude laisse penser qu'elle n'est pas là comme la plupart des visiteurs, juste pour se faire un peu peur, et entendre le discours officiel des guides. Cet endroit lui a été familier.
On revit avec elle l'enfance, éclairée d'un amour inconditionnel pour Ivan. La complicité, le bonheur d'être ensemble jour après jour, le temps qui modifie peu à peu la candeur de leur attachement.
Et puis c'est l'accident, la panique, la fuite, et la séparation. le lien ténu qui persiste jaunit au fond d'une boite, les lettres jamais envoyées en témoigneront des années plus tard.
Léna grandit en France, s'acclimate, se fond dans la foule, riche de son intelligence, mais rongée par les souvenirs de celui qu'elle pense avoir perdu à tout jamais.
L'histoire est intéressante, même si elle prend parfois des allures de romance. On s'attache à la jeune femme vaillante , et fidèle dans ses convictions.
Quelques redites alourdissent un peu le texte, qui reste cependant agréable à parcourir.
Un premier roman salué par les talents Cultura, et riche d'un potentiel d'écriture.

Lien : https://kittylamouette.blogs..
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critiques presse (3)
Actualitte   19 novembre 2019
Un premier roman de qualité sur les racines qui se rappellent à nous, même lorsqu’on croit les avoir maîtrisées. Un roman d’amour, oui, mais qui ne tombe jamais dans le mièvre ou la facilité. Un de mes coups de cœur de la rentrée !
Lire la critique sur le site : Actualitte
LePoint   31 octobre 2019
Voici un très beau premier roman qui nous transporte sur les terres maudites de Pripiat, ville modèle soviétique devenue cauchemar. À crier dans les ruines, de la Française Alexandra Koszelyk, nous raconte la romance entre deux enfants qui s'aiment, Lena et Ivan.
Lire la critique sur le site : LePoint
Actualitte   26 septembre 2019
Alexandra Koszelyk traite avec élégance de l’identité et du déracinement à travers une narration d’une incroyable poésie, tout en images légendaires et en métaphores littéraires. Le récit d’un cataclysme se pare soudain de la douceur de la mélancolie et donne à voir la réalité d’une guerre méconnue, d’un combat perdu, celui contre le nucléaire.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (117) Voir plus Ajouter une citation
LadybirdyLadybirdy   06 octobre 2020
Les radiations sont là, elles ont la force d’une armée de l’ombre insidieuse : aucun radar militaire ne peut les détecter.
Elle recouvrent les arbres, les fleurs et les routes. Elle momifient la nature et l’ankylosent. Sous leur joug, la nature devient impotente. Elle ne sera bientôt plus qu’un squelette vide de ses viscères. Elle chancelle, elle voudrait trouver un refuge, mais chaque parcelle de vie s’ensevelit irrémédiablement sous une Parque qui coupe ses vaisseaux de sève un à un. Son agonie commence. À côté de cette parade, les trompettes de l’Apocalypse sont des flutiaux aigrelets, et les Cavaliers de la Mort d’inoffensifs chevaux d’un manège pour enfants. C’en est fini pour elle, elle n’a plus qu’à ajuster avec dignité son masque funéraire. Les feuilles des arbres se teintent d’un rouge sombre et ploient sous le poids de la gravité, les rameaux se courbent comme des vieillards qui ont trop vécu.
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CancieCancie   09 février 2020
Quelques téméraires décideraient de rester cachés dans cette forêt à l'agonie, et de crever sur leur terre, car cette amputation était inconcevable pour eux. Certains seraient débusqués par les militaires et renvoyés immédiatement dans un car. Ils devaient quitter la Zone. les expulsés seraient relogés pour la plupart dans des appartements de fortune à la périphérie de Kiev. Pendant trois jours, sur les routes, des cars bondés d'exilés répondraient à la régularité métronomique des convois militaires.
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CancieCancie   13 février 2020
"En 1986, il y a eu une autre catastrophe : l'explosion de Challenger. Il paraît que cela a fait perdre vingt ans au programme spatial international. Tout ça pour sept morts. Et Tchernobyl ? Combien de morts ? Combien d'années cela a-t-il fait perdre ? Aucune. Dans le monde, les réacteurs nucléaires ont continué de proliférer, comme si tout le monde avait détourné le regard. Comme si notre ville avait été enfouie sous le tapis. L'humanité ne peut pas gérer ce genre de vérité. Voilà la vraie raison. tout cela nous dépasse."
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hcdahlemhcdahlem   13 septembre 2019
« J’ai longtemps espéré ton retour. En 1990, j’ai cru chaque jour que tu reviendrais. Tu sais ce que ça fait d’attendre? D’espérer? Quand ça s’arrête, on tombe de haut. Je croyais en toi, en ta force, en notre complicité. Mais ce n’était que du vent.
Comme les autres. Tu es comme les autres. Dès que tu as franchi cette putain de frontière à la con, tu m’as oublié. Peu importe ce qu’on avait vécu. Pfft, du vent! Les promesses ne tiennent que le temps d’être dites. Après, on trouve toujours des choses pour s’en détourner. Se divertir. Qu’as-tu trouvé là-bas pour y rester? Je ne te suffisais pas? L’homme est pourri jusqu’à la moelle. Les dirigeants ont détruit ma vie, la région, ce pays. Tu sais ce que ça fait de voir la mort en face? De voir les gens tomber malades? p. 142
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CancieCancie   07 février 2020
Pripiat défie les lois, la vie s'étale malgré la ruine, et appose un pansement providentiel. Les arbres clament leur regain, même si l'agitation tragique du passé bruit encore sur chacune de leurs ramifications. Chaque feuille projette son éventail de couleurs, dans lequel se reflète l'incendie qui a dévoré cette région un certain 26 avril 1986.
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Selectionnée pour le Prix Libraires en Seine 2020 pour son premier roman "A crier dans les ruines", éditins Aux forges de Vulcain, Alexandra Koszelyk est allée à la rencontre des lecteurs des libraires en Seine.
Retour en images sur sa soirée à la librairie l'Amandier à Puteaux le 3 mars, quelques jours avant le confinement. Une soirée littéraire pleine de rires et de bonne humeur!!!
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