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EAN : 9782378870751
Éditeur : HiComics (20/02/2019)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 8 notes)
Résumé :
États-Unis, 2020.

Trois hackers adolescents en quête d’espoir et sans rien à perdre.
Un centre d’expérimentation gouvernemental ultra-secret.
Un plan simple.

Ils sont jeunes, laissés-pour-compte, doués et très en colère. La société ne leur a jamais facilité la vie. Pourquoi mettraient-ils leurs nouveaux super-pouvoirs à son service ?

Skins meets Incassable !

« Ales Kot n’a jamais été aussi sp... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Presence
  23 février 2019
Ce tome comprend une histoire complète indépendante de toute autre. Il contient les 5 épisodes de la minisérie, initialement parus en 2017, écrits par Aleš Kot, dessinés et encrés par André Lima Araújo, avec une mise en couleurs réalisée par Chris O'Halloran.
En 2020, Ellena Ferrante et Nick sont allongés dans l'herbe, sous la lumière de la Lune, de nuit. Ils parlent de leurs émotions, de se contrôler et de Carl Sagan. le lendemain, Akio, un génie scientifique évoque l'érosion de la position de pouvoir des États-Unis sur l'échiquier mondial, et la possibilité d'inventer de nouvelles armes qui pourront enrayer cette érosion, devant des militaires haut gradés. Il leur présente un diaporama sur le projet Utopie, expliquant comment tout dans l'existence peut être ramené à de l'information qui peut elle-même être écrite sous forme de code. Il prend comme exemple les ouvrages dont la lecture peut changer une vie. Il indique qu'il est convaincu de la possibilité d'utiliser des langages codés assimilables par l'être humain provoquant d'autres types de transformation de l'intérieur pouvant déclencher l'apparition de capacités assimilables à des superpouvoirs. Il a écrit un tel code qu'il a séparé en trois morceaux. le Général en charge de la réunion et du suivi de l'avancée des travaux d'Akio lui demande s'il a des preuves tangibles de ce qu'il avance. La réponse étant négative, il lui demande de plutôt se remettre à travailler sur le projet Airstrip One.
Le lendemain, Ellena et Nick se rendent chez leur ami Baldwin. Ils se sont réunis pour tenter de pénétrer dans le système informatique de la DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency). Ils réussissent mais manquent de se faire détecter parce que Nick était trop absorbé pour se déconnecter à temps. En fait leur intrusion a été détectée par Akio. Après une journée de travail, Elena rentre chez elle rejoindre sa mère cancéreuse. Nick rentre chez lui et mange en silence avec ses parents avant de prendre un bain. Après avoir fait ses exercices matinaux, Baldwin mange seul, puis sort voir le soleil sur le toit. le Général rend visite à Akio pour se plaindre du manque d'avancée dans ses travaux et confisquer les serveurs contenant les informations relatives au projet Utopie. le soir les 3 hackers se réunissent pour pirater les serveurs d'une banque et se servir. Leur piratage est lui-même piraté par Akio qui leur transmet les 3 morceaux de code transformatif.
Aleš Kot est un scénariste atypique, capable aussi bien d 'écrire une saison hallucinante et extraordinaire des Secret Avengers (Secret Avengers Volume 1: Let's Have a Problem avec Michael Walsh), que des comics indépendants très ambitieux comme The Surface avec Langdon Foss. Ici, le lecteur se rend rapidement compte qu'il s'agit d'un récit rapide et spectaculaire, dans une veine plutôt facile à lire. le scénariste met en scène 3 jeunes adultes assez désabusés quant à ce que leur réserve l'avenir. Chacun doit vivre en ayant conscience que la société ne les attend pas, et que la justice sociale n'existe pas. L'un d'entre eux doit cumuler 2 emplois pour payer les frais médicaux de sa mère, l'autre a vu son frère mourir dans une manifestation pacifique, sous les coups des forces de l'ordre, et le troisième n'a que trop conscience du racisme ordinaire. C'est donc la raison pour laquelle ils ont choisi de prendre un raccourci en s'appropriant de l'argent qui ne leur appartient pas. En face d'eux, Akio travaille pour le gouvernement, mais il est lui aussi insatisfait de ne pas pouvoir mener à bien les recherches qui lui tiennent à coeur, les travaux qui ont réellement la capacité de transformer la société. de fait les 3 jeunes gens acquièrent bien des capacités extraordinaires à la fin du premier épisode, comme par exemple la possibilité de voler par ses propres moyens. La question est bien de sûr de savoir ce qu'ils vont en faire. Non, ils ne revêtent pas des costumes moulants aux couleurs criardes avec des noms de code puérils, pour combattre le crime.
De fait André Lima Araújo réalise des dessins dans une veine descriptive et réaliste, avec des traits de contours assez fins et très peu d'aplats de noir. Sa manière de dessiner évoque celle de Martin Morazzo dans Great Pacific de Joe Harris. Ses personnages ont des morphologies normales, sans exagération de muscle ou de poitrines. le lecteur peut voir les différences d'âge, que ce soit la jeunesse du trio (une vingtaine d'années), ou la marque des années sur le visage et le corps des parents de Nick, de la mère d'Elena, ou encore sur le Général. Dans le premier tiers du récit, le langage corporel des protagonistes est de type naturaliste, sans exagération de mouvement, ou d'expression du visage. Par la suite, la violence des événements et leur soudaineté justifient des mouvements plus vifs et plus amples, et des émotions qui marquent plus les visages. Alors même qu'il y a de nombreuses discussions et du travail sur ordinateur dans le premier tiers, l'artiste sait concevoir des plans de prises de vue qui restent vivants et intéressants visuellement. Pour le remarquer, il suffit de regarder les planches muettes quand Elena se rend au travail puis revient chez elle, quand Nick mange avec ses parents puis prend un bain, et quand Baldwin se prépare pour sa journée. le degré d'informations visuelles est élevé, et ses pages se comprennent au premier coup d'oeil.
Parmi les superpouvoirs, il y a une super-force, ce qui implique des combats physiques et des actes violents et destructeurs. Passé le moment de plaisir physique du vol autonome, André Lima Araújo doit représenter cette violence. Il continue de dessiner dans un registre descriptif et réaliste, et ça fait mal. Au fil des affrontements, le lecteur peut voir le casque d'un policier voler en morceaux, des nez cassés qui pissent le sang, et même un individu déchiré en deux, avec du sang partout. L'artiste prouve à plusieurs reprises qu'il sait représenter la violence et montrer l'horreur corporelle, pas seulement lors des affrontements physiques. Au fur et à mesure de l'augmentation du niveau de violence, il fait bon usage des cases de la largeur de la page pour montrer l'ampleur des coups portés, et il a recours à des cases plus grandes pour qu'il y ait assez place pour la destruction. Il utilise également des traits parallèles pour marquer la vitesse des déplacements. le lecteur se retrouve donc à regarder un spectacle qui dégénère de page en page, prenant conscience de la souffrance accompagnant l'utilisation des pouvoirs, de leur démesure par rapport au corps humain normal, des ravages que cela occasionne dans les différents environnements où ils sont utilisés.
André Lima Araújo montre des endroits réalistes, existant dans le quotidien, aisément reconnaissables et fonctionnels. À la rigueur, il n'y a que la cabane au fond des bois qui semble un peu étriquée, mais le reste, de la salle de réunion à la centrale nucléaire, correspond à ce qui existe. Par contre l'effet de l'utilisation des superpouvoirs fait basculer la narration visuelle dans un registre plus spectaculaire, l'éloignant du monde de tous les jours, pour aller vers un récit plus orienté action avec un soupçon d'horreur. le lecteur s'en trouve un peu surpris car le début du récit laissait entrevoir d'autres directions possibles, comme celle de creuser la nature des 3 documents établis par Akio, et la relation entre matière et information. Finalement Aleš Kot se concentre sur le devenir des 3 jeunes gens. Il montre comment leur histoire personnelle va orienter la manière dont ils se servent de leur pouvoir, ainsi que leurs relations interpersonnelles. S'il n'est pas assez attentif, le lecteur peut même ressentir l'impression que le récit se termine alors qu'il vient tout juste de commencer.
L'une des citations en quatrième de couverture évoque les problèmes du millénaire. de fait, Aleš Kot se focalise sur ses 3 principaux personnages, avec Akio en plus. Il reprend une trame très classique d'une organisation militaire qui crée des surhommes, un peu malgré elle, parce qu'elle s'est fait doubler par le scientifique en charge du projet. Aleš Kot utilise le genre superhéros, ou plutôt surhomme, pour sonder un aspect de la société. Il raconte bien une histoire au premier degré, Elena, Nick et Baldwin cédant à la tentation d'utiliser leur pouvoir, pourchassés par les militaires qui veulent contenir ces individus afin de les utiliser. le lecteur retrouve un récit très classique. Dans le même temps, les 3 jeunes gens font un usage inattendu de leurs pouvoirs, qui les conduit à s'affronter entre eux. Il apparaît alors que leur conduite découle de leur position sociale, de leur histoire personnelle, et de la manière dont la société les a traités. Aleš Kot réalise en creux une critique pénétrante et acerbe sur la place que la société réserve aux jeunes.
Le lecteur se lance dans cette lecture, a priori tenté par le nom du scénariste. Il commence par découvrir une histoire de possibilité d'acquérir des superpouvoirs grâce au codage de l'information ce qui l'aiguille vers un récit entre superhéros et métaphysique. Les dessins d'André Lima Araújo montrent un monde concret et réaliste, rapidement trop normal pour contenir de tels pouvoirs. Petit à petit, la véritable nature du récit se dévoile au fil de scènes de plus en plus spectaculaire, pour une histoire plus originale, mais manquant un peu de substance en termes de critique sociale.
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Presence
  30 janvier 2019
Ce tome comprend une histoire complète indépendante de toute autre. Il contient les 5 épisodes de la minisérie, initialement parus en 2017, écrits par Aleš Kot, dessinés et encrés par André Lima Araújo, avec une mise en couleurs réalisée par Chris O'Halloran.
En 2020, Ellena Ferrante et Nick sont allongés dans l'herbe, sous la lumière de la Lune, de nuit. Ils parlent de leurs émotions, de se contrôler et de Carl Sagan. le lendemain, Akio, un génie scientifique évoque l'érosion de la position de pouvoir des États-Unis sur l'échiquier mondial, et la possibilité d'inventer de nouvelles armes qui pourront enrayer cette érosion, devant des militaires haut gradés. Il leur présente un diaporama sur le projet Utopie, expliquant comment tout dans l'existence peut être ramené à de l'information qui peut elle-même être écrite sous forme de code. Il prend comme exemple les ouvrages dont la lecture peut changer une vie. Il indique qu'il est convaincu de la possibilité d'utiliser des langages codés assimilables par l'être humain provoquant d'autres types de transformation de l'intérieur pouvant déclencher l'apparition de capacités assimilables à des superpouvoirs. Il a écrit un tel code qu'il a séparé en trois morceaux. le Général en charge de la réunion et du suivi de l'avancée des travaux d'Akio lui demande s'il a des preuves tangibles de ce qu'il avance. La réponse étant négative, il lui demande de plutôt se remettre à travailler sur le projet Airstrip One.
Le lendemain, Ellena et Nick se rendent chez leur ami Baldwin. Ils se sont réunis pour tenter de pénétrer dans le système informatique de la DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency). Ils réussissent mais manquent de se faire détecter parce que Nick était trop absorbé pour se déconnecter à temps. En fait leur intrusion a été détectée par Akio. Après une journée de travail, Elena rentre chez elle rejoindre sa mère cancéreuse. Nick rentre chez lui et mange en silence avec ses parents avant de prendre un bain. Après avoir fait ses exercices matinaux, Baldwin mange seul, puis sort voir le soleil sur le toit. le Général rend visite à Akio pour se plaindre du manque d'avancée dans ses travaux et confisquer les serveurs contenant les informations relatives au projet Utopie. le soir les 3 hackers se réunissent pour pirater les serveurs d'une banque et se servir. Leur piratage est lui-même piraté par Akio qui leur transmet les 3 morceaux de code transformatif.
Aleš Kot est un scénariste atypique, capable aussi bien d 'écrire une saison hallucinante et extraordinaire des Secret Avengers (Secret Avengers Volume 1: Let's Have a Problem avec Michael Walsh), que des comics indépendants très ambitieux comme The Surface avec Langdon Foss. Ici, le lecteur se rend rapidement compte qu'il s'agit d'un récit rapide et spectaculaire, dans une veine plutôt facile à lire. le scénariste met en scène 3 jeunes adultes assez désabusés quant à ce que leur réserve l'avenir. Chacun doit vivre en ayant conscience que la société ne les attend pas, et que la justice sociale n'existe pas. L'un d'entre eux doit cumuler 2 emplois pour payer les frais médicaux de sa mère, l'autre a vu son frère mourir dans une manifestation pacifique, sous les coups des forces de l'ordre, et le troisième n'a que trop conscience du racisme ordinaire. C'est donc la raison pour laquelle ils ont choisi de prendre un raccourci en s'appropriant de l'argent qui ne leur appartient pas. En face d'eux, Akio travaille pour le gouvernement, mais il est lui aussi insatisfait de ne pas pouvoir mener à bien les recherches qui lui tiennent à coeur, les travaux qui ont réellement la capacité de transformer la société. de fait les 3 jeunes gens acquièrent bien des capacités extraordinaires à la fin du premier épisode, comme par exemple la possibilité de voler par ses propres moyens. La question est bien de sûr de savoir ce qu'ils vont en faire. Non, ils ne revêtent pas des costumes moulants aux couleurs criardes avec des noms de code puérils, pour combattre le crime.
De fait André Lima Araújo réalise des dessins dans une veine descriptive et réaliste, avec des traits de contours assez fins et très peu d'aplats de noir. Sa manière de dessiner évoque celle de Martin Morazzo dans Great Pacific de Joe Harris. Ses personnages ont des morphologies normales, sans exagération de muscle ou de poitrines. le lecteur peut voir les différences d'âge, que ce soit la jeunesse du trio (une vingtaine d'années), ou la marque des années sur le visage et le corps des parents de Nick, de la mère d'Elena, ou encore sur le Général. Dans le premier tiers du récit, le langage corporel des protagonistes est de type naturaliste, sans exagération de mouvement, ou d'expression du visage. Par la suite, la violence des événements et leur soudaineté justifient des mouvements plus vifs et plus amples, et des émotions qui marquent plus les visages. Alors même qu'il y a de nombreuses discussions et du travail sur ordinateur dans le premier tiers, l'artiste sait concevoir des plans de prises de vue qui restent vivants et intéressants visuellement. Pour le remarquer, il suffit de regarder les planches muettes quand Elena se rend au travail puis revient chez elle, quand Nick mange avec ses parents puis prend un bain, et quand Baldwin se prépare pour sa journée. le degré d'informations visuelles est élevé, et ses pages se comprennent au premier coup d'oeil.
Parmi les superpouvoirs, il y a une super-force, ce qui implique des combats physiques et des actes violents et destructeurs. Passé le moment de plaisir physique du vol autonome, André Lima Araújo doit représenter cette violence. Il continue de dessiner dans un registre descriptif et réaliste, et ça fait mal. Au fil des affrontements, le lecteur peut voir le casque d'un policier voler en morceaux, des nez cassés qui pissent le sang, et même un individu déchiré en deux, avec du sang partout. L'artiste prouve à plusieurs reprises qu'il sait représenter la violence et montrer l'horreur corporelle, pas seulement lors des affrontements physiques. Au fur et à mesure de l'augmentation du niveau de violence, il fait bon usage des cases de la largeur de la page pour montrer l'ampleur des coups portés, et il a recours à des cases plus grandes pour qu'il y ait assez place pour la destruction. Il utilise également des traits parallèles pour marquer la vitesse des déplacements. le lecteur se retrouve donc à regarder un spectacle qui dégénère de page en page, prenant conscience de la souffrance accompagnant l'utilisation des pouvoirs, de leur démesure par rapport au corps humain normal, des ravages que cela occasionne dans les différents environnements où ils sont utilisés.
André Lima Araújo montre des endroits réalistes, existant dans le quotidien, aisément reconnaissables et fonctionnels. À la rigueur, il n'y a que la cabane au fond des bois qui semble un peu étriquée, mais le reste, de la salle de réunion à la centrale nucléaire, correspond à ce qui existe. Par contre l'effet de l'utilisation des superpouvoirs fait basculer la narration visuelle dans un registre plus spectaculaire, l'éloignant du monde de tous les jours, pour aller vers un récit plus orienté action avec un soupçon d'horreur. le lecteur s'en trouve un peu surpris car le début du récit laissait entrevoir d'autres directions possibles, comme celle de creuser la nature des 3 documents établis par Akio, et la relation entre matière et information. Finalement Aleš Kot se concentre sur le devenir des 3 jeunes gens. Il montre comment leur histoire personnelle va orienter la manière dont ils se servent de leur pouvoir, ainsi que leurs relations interpersonnelles. S'il n'est pas assez attentif, le lecteur peut même ressentir l'impression que le récit se termine alors qu'il vient tout juste de commencer.
L'une des citations en quatrième de couverture évoque les problèmes du millénaire. de fait, Aleš Kot se focalise sur ses 3 principaux personnages, avec Akio en plus. Il reprend une trame très classique d'une organisation militaire qui crée des surhommes, un peu malgré elle, parce qu'elle s'est fait doubler par le scientifique en charge du projet. Aleš Kot utilise le genre superhéros, ou plutôt surhomme, pour sonder un aspect de la société. Il raconte bien une histoire au premier degré, Elena, Nick et Baldwin cédant à la tentation d'utiliser leur pouvoir, pourchassés par les militaires qui veulent contenir ces individus afin de les utiliser. le lecteur retrouve un récit très classique. Dans le même temps, les 3 jeunes gens font un usage inattendu de leurs pouvoirs, qui les conduit à s'affronter entre eux. Il apparaît alors que leur conduite découle de leur position sociale, de leur histoire personnelle, et de la manière dont la société les a traités. Aleš Kot réalise en creux une critique pénétrante et acerbe sur la place que la société réserve aux jeunes.
Le lecteur se lance dans cette lecture, a priori tenté par le nom du scénariste. Il commence par découvrir une histoire de possibilité d'acquérir des superpouvoirs grâce au codage de l'information ce qui l'aiguille vers un récit entre superhéros et métaphysique. Les dessins d'André Lima Araújo montrent un monde concret et réaliste, rapidement trop normal pour contenir de tels pouvoirs. Petit à petit, la véritable nature du récit se dévoile au fil de scènes de plus en plus spectaculaire, pour une histoire plus originale, mais manquant un peu de substance en termes de critique sociale.
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Yradon4774
  02 avril 2019
"Génération Gone" d'@ales_kot (Alès Kot) et André Lima Araùjo (@erdna11) chez @HiComicsFrance
Synopsis :
"États-Unis, 2020.
Trois hackers adolescents en quête d'espoir et sans rien à perdre.
Un centre d'expérimentation gouvernemental ultra-secret.
Un plan simple.
Ils sont jeunes, laissés-pour-compte, doués et très en colère. La société ne leur a jamais facilité la vie. Pourquoi mettraient-ils leurs nouveaux super-pouvoirs à son service ?"
Scénario : Alès Kot ;
Dessins : André Lima Araùjo ;
Éditeur : HiComics ;
Prix : 17.90 € ;
Ici commence la seconde vie de nos héros, ici commence leur vie de Super-Humains. Abandonnés, trahis depuis toujours par la société, qui ne leur a jamais fait de cadeaux, nos trois jeunes surdoués de l'informatique, vont échafauder un plan audacieux et simple, mais aux conséquences inattendues. C'est ce qu'ils vont découvrir, à leur dépend, lorsqu'ils seront infectés par un étrange "virus", élaboré dans le plus grand des secrets, par un éminent scientifique, qui, les espionne dans l'ombre, depuis un site ultra-secret du gouvernement. Ce "virus" va les doter de pouvoirs, dépassant tous leurs rêves les plus fous et, vont être le fer de lance à leur incommensurable colère. Prenant conscience de cette "nouvelle" vie qui leur a été imposée, nos trois jeunes seront confrontés à un choix cornélien : pactiser avec l'ennemie et mettre à son service leur power pour le bien de la communauté ou juste vivre leur nouvelle vie sans aucune limite et dire f@u#ck à tout le monde. Problème épineux, lorsque l'on découvre le pourquoi de leur haine et de leur colère. La discorde n'est pas loin, non plus, entre nos trois jeunes, car l'amour va rentrer en jeu et semer ses petites graines diaboliques. Ce qui aura pour conséquence, un affrontement digne du courroux de Zeus, entre deux de nos protagonistes, qui n'aura pas à rougir face à un BatmanVsSuperman. La Colère, l'Amour, le Pouvoir sont des sentiments puissants, qui, associé aux hormones de nos ados, deviennent un mélange plus instable que la nitroglycérine.
Qu'est-ce que j'en pense de ce tome ? : 
Rien que sur le papier, l'association : jeunes paumés + expérience interdite + pouvoirs, m'a mis tout de suite l'eau à la bouche, car il m'a fait penser à un super film, au scénario assez proche : CHRONICLE. Film à découvrir absolument, car petit budget, mais grosse, très grosse claque visuelle et scénaristique (casting composé du futur acteur de CREED et du futur Bouffon Vert, dans le cycle Amazing Spider-man). En parlant de scénario, celui de Monsieur Alès Kot est simple, classique, mais tellement bien fait. Il accroche le lecteur dès les premières pages, pour le relâcher, à bout de souffle, mais comblé, lorsque ce dernier fini la dernière phrase de cette sublime oeuvre. C'est dynamique, puissant, intense et tellement jouissif. Les dessins de Monsieur André Lima Araùjo sont de toute beauté également et mettent bien en couleur la critique sous-jacente de la société dans laquelle nous vivons ou vivrons. C'est une vraie claque que je me suis prise, en pleine figure et je vous annonce avec grand plaisir que ce comics fera partie de mon Top10, voire de mon Top5 de 2019. Les personnages principaux sont attachants, leur personnalité modèle avec brio le ton, la direction et le rythme de cet opus, pour notre plus grand plaisir. le combat final est magistralement bien orchestré et conclu parfaitement ce premier tome (j'espère que ce n'est pas un one-shot). Je ne peux donc que vous conseiller de lire, relire, partager et re-relire ce comics, d'autant plus qu'il a été également conseillé chaudement par notre ami le @CommisDesComics (ceux qui le connaissent, savent que ce n'est pas rien), mais également de découvrir le catalogue de nos amis de chez @HiComicsFrance, car c'est juste impressionnant le nombre de comics géniaux qu'ils ont dans leur besace.
Note : 20/20.
Comme toujours, suivez-moi sur les réseaux sociaux ou directement sur ce blog, pour échanger avec votre serviteur et/ou être les premiers avertis lorsque paraît une nouvelle #chronique. Je viens également d'ouvrir un #insta, un compte @Babelio et je suis "Superlecteur" sur IZNEO, pour ce blog à retrouver sous les #nametag : yradon4774 (insta) et Yradon4774 (Babelio et IZNEO).
See you soon sur les ondes...

Lien : https://wordpress.com/post/y..
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LireEnBulles
  24 juin 2019
Generation Gone est un comics américain écrit par Aleš Kot (Secret Avengers, Days of Hate, Bloodbarne) et dessiné par André Lima Araújo (Avengers A.I., The Astonishing Spider-Man, Spider-Verse). La parution d'origine date de 2017 chez Image Comics. le récit se passe en 2020, aux États-Unis, où trois hackers adolescents – Elena, Baldwin, Nick – sont en colère contre la société qui les entoure. Rien de bien nouveau me direz-vous, mais ici, Aleš Kot imagine ce trio s'attaquer à la Bank of America qui vaut son pesant d'or dans l'économie. Mais avant de passer à l'acte ils décident de s'entraîner en s'infiltrant dans l'Agence de Recherche du Ministère de la Défense des États-Unis. Un choix pas très malin puisqu'ils vont attirer l'attention de Monsieur Aiko, un scientifique dont le génie n'est pas reconnu et qui va décider de mener à terme ses expériences, et les trois ados en font partie. Les premières pages misent avant tout sur la mise en place des personnages, choix qui n'est pas anodin puisque la psychologie et l'évolution de chacun va donner de la profondeur au contexte. Elena est une jeune fille que la vie n'a pas épargnée et qui tente de trouver du réconfort dans les bras de Nick. Celui-ci est arrogant et odieux avec elle, tandis que Baldwin est plus en retrait.
Pourtant au fil de la lecture, nous découvrons d'autres aspects de leur personnalité. Baldwin est un afro-américain dont la nature calme cache bien plus, dont certains sentiments. La construction case par case de Kot et Lima Araújo permet de suivre le quotidien de chacun et de comprendre leurs motivations. La subtilité dans la narration d'Aleš Kot permet de casser certains clichés du genre, offrant ainsi une autre dimension au récit. L'action est très présente mais n'éclipse jamais la part de psychologie. Plusieurs visions d'un même monde entrent en conflit qui vient nous poser des questions sur notre vision à nous. le dessin d'André Lima Araújo est particulier mais propre aux comics indépendants que l'on apprécie de découvrir. Son trait fin permet de mettre en images des personnages dynamiques et élancés. La couleur est assurée par Chris O'Halloran (X-23, James Bond) qui complète parfaitement son comparse Araújo. La traduction pour HiComics est signée par Philippe Touboul (Scott Pilgrim, Crossed). En conclusion, Generation Gone est un récit qui fait se confronter plusieurs générations avec des idées et envies différentes pour leur avenir et le monde. C'est rythmé, et les personnages sortent des sentiers battus pour réellement incarner leurs idéaux. Une lecture agréable et bien menée.
Lien : https://lireenbulles.wordpre..
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Catilina38
  13 mars 2019
La nouvelle publication de Hi Comics se veut innovante en proposant une revisitation du thème des jeunes gens aux pouvoirs brutalement déclenchés via une conspiration gouvernementale associée à un génie à moitié fou... le thème d'Akira et Harmony en somme, avec la difficulté de se comparer à ces deux glorieux aînés. J'ai été fort attiré par le pitch, le traitement radical et violent (qui peut rappeler par moments un Jupiter's Legacy) mais suis resté un peu sur ma faim avec l'impression d'un potentiel réel (notamment l'utilisation des mathématiques pour déclencher la mutation) butant sur quelques difficultés techniques à la fois scénaristiques et graphiques. Ainsi le dessin est plutôt chouette quand aux visages mais subit de réelles lacunes anatomiques et dans l'animation des corps. On sent pourtant une influence de Quitely et des dessins hyper-dynamiques chez Araujo et le découpage et mise en scènes sont très efficaces. Mais souvent on coince sur une image ou un saut temporel. de petites choses qui empêchent de profiter pleinement d'une intrigue résolument moderne et SF. Je gage que le projet tienne à coeur aux auteurs et que l'expérience effacera ces petits problèmes, Generation Gone (et sa conclusion) reste une plutôt bonne surprise dans l'univers du comic Indé.
Lien : https://etagereimaginaire.wo..
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critiques presse (1)
SciFiUniverse   22 mars 2019
Generation Gone est un comics puissant, violent, tragique. Il est le cri de rage de la génération Millenials entre Chronicle et Misfits. La rage d'une jeunesse bafouée se reflète dans l'usage qu'ils feront de leurs supers pouvoirs. Le scénario d'Ales Kot est vif, le dessin d'André Lima Araujo plutôt spectaculaire. Un ouvrage qui ne laisse pas indifférent !
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
Erik_Erik_   12 octobre 2020
Ma génération me fait peur, elle veut Louboutin et Chanel, mais elle ne sait même pas faire des pâtes au beurre.
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