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Dans un recoin de ce monde tome 1 sur 2
EAN : 9782505120148
232 pages
Kana (26/01/2024)
3.82/5   47 notes
Résumé :
1944. Suzu se marie et va vivre chez sa belle-famille à Kure, où se trouve une base militaire. Progressivement, la guerre tourne au désavantage du Japon.
Il nous est impossible, à nous qui vivons dans le monde actuel, d'oublier l'attitude de Suzu, faisant tout ce qu'elle pouvait pour avancer, alors qu'elle voyait disparaître petit à petit tout ce à quoi elle tenait.
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
"Dans un recoin de ce monde" est une réédition de la part de Kana. C'est de la mangaka KÔNO Fumiyo qui a un trait graphique très particulier, ce n'est pas mon préféré mais on s'y fait. C'est en deux tomes, il s'offre une nouvelle vie, et même immortelle en se rendant disponible en numérique. Soit pour compléter soit pour un accès plus simple, vous pouvez aussi tenter le film d'animation du même nom.
C'est très dense et riche à lire. Il y a également un côté assez déstabilisant, tout en gardant une certaine douceur. de manière générale, je vous encourage à découvrir la mangaka si ce n'est pas encore fait pour votre culture.
Suzu Urano est la personne que nous suivrons majoritairement, depuis qu'elle est petite fille. Elle est attachante, enjouée, rêveuse et bosseuse. Elle vit avec sa famille dans un petit village du Japon des années 1930-40. Il y existe beaucoup d'entraide, de bienveillance si vous faites votre part. C'est une vie très différente, ils se satisfont de peu, et en plus il y a la menace de la guerre qui plane. Nous découvrons en suivant tout le monde, mais également beaucoup plus par les bonus pour bien situer les choses. Nous ne suivons jamais les hommes, c'est ainsi que nous avons un certain éloignement de tout ce qui se passe vraiment.
Le côté tranche de vie ressort très fortement. L'autre point est le mariage de Suzu, c'est vraiment très étrange. Nous avons au moins l'élément rassurant que son mari, Shûsaku, l'avait repéré, et il y a une
belle complicité entre eux. Tout reste très suggestif que ce soit les horreurs de la guerre même si on voit les tickets de rationnement etc. ou encore ce qui se passe dans un couple ...
Suzu est comme un rayon de soleil, y compris par ces dessins. Par ceux là et les décors, c'est aussi là que la mangaka déploie le mieux son talent, et à ce moment là assurément c'est vraiment très beau.
Après les goûts et les couleurs en matière de dessin, c'est propre à chacun d'entre nous.
Nous avons de belles pages couleurs pour commencer. On n'est pas trop orphelin à la fin, en gros nous ne finissons par sur du gros cliffhanger de folie, mais comme je vous ai dit c'est le réalisme, le côté tranche de vie qui prédominent.
Suzu est certes rêveuse, mais elle reste obéissante, c'est une "bonne fille". C'est quand même assez particulier la façon de vivre, de faire les choses, de se marier...
Par contre, son mari par sa prévenance, gentillesse, le fait qu'il participe de lui-même à certains moments fait vraiment plaisir.
Finalement, celle qui lui posera le plus de difficultés est la soeur de son mari, Keiko, qui lui lance pas mal de piques, mais Suzu prend cela plutôt bien. Suzu peut faire toutes sortes de rencontres. Elle sera
même confrontée de plein fouet à l'ironie de la vie. Suzu est douce, ne se prend jamais de haut.
C'est même à relire, mais en ayant le temps et étant en forme de préférence, il fait toujours un petit quelque chose.
La première partie est très douce malgré les difficultés de la vie qu'on ressent bien, il me semble que la suite monte en intensité.
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J'ai bien aimé la préface quant à une citation qui fait la part belle à ceux qui sont inconnus mais qui sont de bonnes personnes méritantes. Il est clair qu'on se focalise généralement sur des célébrités qui n'apportent pas grand-chose de glorieux, bien au contraire.

On va par conséquent suivre le destin d'une jeune fille de 1933 à décembre 1945 aux alentours d'Hiroshima. L'auteure de Une longue route semble aimer suivre paisiblement les jeunes filles idéalistes. On leur choisit un mari et elles se plient en quatre pour satisfaire le moindre de leurs désirs. C'est ce côté qui m'a légèrement agacé mais c'est le reflet de cette civilisation nippone en pleine tourmente de la guerre.

Il est intéressant de suivre le quotidien mois après mois des civils durant le conflit opposant le Japon aux Etats-Unis. Il y aura les bombardements mais surtout la bombe atomique. On se rendra compte que la population était totalement désorientée par la propagande nationaliste pour ne pas dire impérialiste. Bref, ils n'ont pas su mesurer la gravité de la situation et des conséquences tragiques. Les différentes anecdotes nous permettent de voir comment les japonais vivaient cette époque trouble.

Ce sujet grave semble être traité tout en douceur. Encore une fois, j'ai été charmé par la délicatesse du graphisme de l'auteure. C'est magnifiquement bien dessiné. Certes, il y a des longueurs notamment dans le premier volume. le second est celui que j'ai trouvé le plus intéressant sans doute à cause de sa portée mélodramatique et de l'accélération de l'histoire. Il faut comprendre que la guerre n'est qu'une toile d'arrière-fond. Ce n'est pas l'axe principal. C'est avant tout l'histoire d'une femme prise dans la tourmente de ce conflit qui la dépasse.
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J'avais beaucoup aimé découvrir les autres oeuvres de Fumiyo Kouno, Les fleuristes du coin de la rue ainsi que le pays des cerisiers. J'étais donc très impatiente de découvrir celui ci que je n'avais encore jamais lu. J'aime beaucoup le style de cette mangaka, je trouve ça vraiment hyper beau et agréable à lire. Même en traitant de sujets difficiles, je trouve qu'il y a toujours un sentiment de paix, d'apaisement qui flotte au dessus de ses histoires. Et puis, son style graphique j'en suis vraiment fan, j'adore sa façon de dessiner les personnes. J'ai beau avoir adoré ma lecture, j'ai tout de même quelques petites choses à redire.

Dans ce premier tome, Suzu Urano est née à Hiroshima. Après son mariage elle va vivre dans la famille de son mari à Kure, une ville qui dispose d'un port militaire.
La guerre s'installe et le quotidien devient de plus en plus difficile pour Suzu. Malgré cela, la jeune femme garde une certaine joie de vivre. Mais en 1945 un bombardement va bouleverser sa vie…

On va d'abord parler des choses qui m'ont dérangées pendant ma lecture. Je n'ai eu aucun problème avec l'histoire en elle même mais ma lecture fut assez laborieuse. J'ai trouvé qu'il était assez difficile de réussir à suivre l'histoire. Plusieurs fois je me suis retrouvée complètement perdue et j'avais du mal à m'y retrouver. C'est assez bizarre comme sensation mais par exemple, au niveau des personnages féminins, j'avais vraiment du mal à m'y retrouver.. Je perdais le fil et j'avais du mal à me remettre entièrement dedans. D'ailleurs, je suis certaine qu'il y a des choses que je n'ai pas comprise et que je suis passée complètement à côté. J'en mettrais ma main à couper. Au final, ce premier tome est assez décousu et parfois compliqué à lire dans la compréhension. Sinon du côté de l'histoire, j'ai beaucoup aimé. Ici on suit des japonais pendant la seconde guerre mondiale et j'ai trouvé ça chouette de voir un peu la vie de ceux qui ont vécus la guerre. Et malgré le fait que l'on parle de guerre, de marché noir, de rationnement etc, il y a cette ambiance posée, tout est doux presque dans cette histoire. C'est quelque chose qui rend l'histoire plus agréable à lire et moins difficile vu le thème abordé. J'ai beaucoup aimé le personnage de Suzu, elle m'a beaucoup fait rire par moment de part sa maladresse ou le fait qu'elle soit souvent dans la lune. C'est une jeune femme très attachante pour le coup et c'était très agréable de la suivre dans son quotidien chez sa belle famille!

Un premier tome passionnant à lire mais qui m'a tout de même parfois donné du fil à retordre! Quelques problèmes de compréhension, l'histoire me semble parfois un peu décousue, j'ai eu plusieurs fois du mal à m'y retrouver. Mais malgré ça, ce fut une chouette lecture en tout cas. J'ai apprécié ce premier tome et je vais tout de même lire le second et dernier tome. En espérant que cette fois ci, je comprenne absolument tout!
Lien : https://enairolf.home.blog/2..
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L'histoire de ce manga se situe pendant la seconde Guerre Mondiale, en 1944. le lecteur suit le personnage de Suzu, jeune femme qui se retrouve à quitter sa famille suite à une demande en mariage.
Sa belle-famille vit à Kure, près d'une base militaire. Il est question de sa nouvelle vie quotidienne.

A la lecture de ce premier tome, je me suis souvenue avoir vu son adaptation que j'avais apprécié. Suzu est touchante pour son côté tête en l'air, sa bonne volonté et sa capacité à savoir dessiner.
Il est principalement question du travail à la maison, de la vie de couple et de la famille, de la nature et de l'économie.
J'ai beaucoup aimé les dessins de la mangaka et sa manière de raconter ces différentes vies lors de cette période tendue.
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Un manga tout en douceur sur la vie d'une jeune japonaise peu avant la fin de la seconde guerre mondiale. Tout d'abord des souvenirs d'enfance puis sa condition féminine après un mariage arrangé.
C'est assez incompréhensible comme vie vu à l'époque actuelle, la soumission de la femme nippone à sa belle famille est d'un autre temps.
Des longueurs dans ce premier tome qui ne permettent pas d'adhérer à l'histoire.
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critiques presse (1)
Bedeo
20 janvier 2014
Dans un recoin de ce monde introduit le drame de la guerre et de ses horreurs à l’intérieur de la vie d’un personnage qui garde le sourire malgré tout. Une lecture tendre et touchante via une très belle chronique sociale pleine de douceur.
Lire la critique sur le site : Bedeo
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
On vient de shooter dans mon cœur pour me l'envoyer dans le recoin le plus lugubre de moi-même.
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Quand les vagues blanches se soulèvent comme ça, on dirait des lapins qui gambadent.
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