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EAN : 9782505018230
224 pages
Éditeur : Kana (23/08/2013)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 22 notes)
Résumé :
1944. Suzu se marie et va vivre chez sa belle-famille à Kure, où se trouve une base militaire. Progressivement, la guerre tourne au désavantage du Japon.
Il nous est impossible, à nous qui vivons dans le monde actuel, d'oublier l'attitude de Suzu, faisant tout ce qu'elle pouvait pour avancer, alors qu'elle voyait disparaître petit à petit tout ce à quoi elle tenait.
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
TREMAOUEZAN
  29 juillet 2017
Suzu, 18 ans, vient de quitter les siens. Désormais, c'est auprès de son mari et de sa belle-famille que la jeune mariée partagera la douce banalité du quotidien.
Suzu, rêveuse, enseigne à sa toute jeune nièce l'art de promener une libellule endormie au bout du doigt. Maladroite, étourdie, elle s'égare parfois dans les dédales d'une ville qui n'est pas la sienne, et échange alors d'aimables propos avec de belles étrangères. Altruiste, elle met en oeuvre d'ingénieux stratagèmes pour permettre à sa belle-mère de se déplacer…
Étoffons notre propos :
1944 : Suzu, 18 ans, vient de quitter Hiroshima, où vivent tous les siens. Désormais, c'est auprès de son mari et de sa belle-famille, non loin de la base navale de Kure, que la jeune mariée partagera la douce banalité du quotidien.
Harumi-Chan, la petite promeneuse de libellules, est, du haut de ses 6 ans, passée maître dans l'art de distinguer croiseurs, porte-avions, cuirassés, parmi les ombres silencieuses qui stationnent dans le port ; la belle étrangère avec qui Suzu échange d'aimables propos n'est autre qu'une geisha, recluse dans un quartier de la ville et veillant au repos des valeureux soldats de l'empire ; quant à la belle-mère de Suzu, c'est avec plaisir qu'elle accepte l'offre toute patriotique qui lui est faite d'assister aux conférences du comité de « volontariat des femmes » pour oeuvrer à la victoire finale du Japon…
Par ailleurs, corrigeons également ceci : le quotidien de la jeune épouse est tout sauf « doux » et « banal », restrictions alimentaires et vestimentaires obligent ! Chaque jour, il lui faut faire preuve d'ingéniosité pour affronter, et contourner, les privations. Et Suzu avance dans la vie, vaillante, souriante, portée par une âme bonne et rieuse.
Fumiyo Kouno s'est longtemps refusée à mettre en dessins Hiroshima, sa ville natale, devenue pour nous tous bien plus qu'une ville : une date, un point de non retour dans l'histoire mondiale. Elle a sauté le pas en 2004, avec "Le Pays des Cerisiers ». Elle en reprend ici la thématique, mais sous un autre angle. Et c'est à nouveau une réussite absolue.
Remarquable artiste, Fumiyo Kouno sait traduire le clapotement de l'eau, la mobilité ondoyante des roseaux, le doux plumage des oiseaux ; elle suggère l'averse, représente le vent, saisit toutes les variations de la mer, du ciel ; elle restitue avec maestria la texture de la vie ; et elle dresse un magnifique portrait, en la personne de Suzu, ce petit canard boiteux que nous apprenons très vite à aimer. le dessin dialogue, fluide, avec le texte, et le tout s'imbrique, comme une évidence, avec une insolente liberté - je vous renvoie aux passages où Suzu prépare les repas… ou comment, d'un habile coup de crayon, rendre savoureux un repas fait de trois fois rien - restrictions obligent ! - par la grâce d'une jeune femme qui oeuvre avec constance pour le bien-être de tous.
Mais déjà, des nuages noirs s'amoncellent aux alentours du port… des nuages lourds de menaces qui, on le sait, déverseront très bientôt une pluie maléfique sur une population civile faite de belles-mères un peu handicapées, de petites promeneuses de libellules endormies, de jeunes épouses timides et hardies à la fois.
Nous refermons le tome 1 à la date de novembre 1944, le coeur serré, conscients, ô combien, de ne pas lire un simple roman de science-fiction. Et trop conscients, hélas !, de ce que le tome 2 nous réserve.
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Erik_
  04 septembre 2020
J'ai bien aimé la préface quant à une citation qui fait la part belle à ceux qui sont inconnus mais qui sont de bonnes personnes méritantes. Il est clair qu'on se focalise généralement sur des célébrités qui n'apportent pas grand-chose de glorieux, bien au contraire.
On va par conséquent suivre le destin d'une jeune fille de 1933 à décembre 1945 aux alentours d'Hiroshima. L'auteure de Une longue route semble aimer suivre paisiblement les jeunes filles idéalistes. On leur choisit un mari et elles se plient en quatre pour satisfaire le moindre de leurs désirs. C'est ce côté qui m'a légèrement agacé mais c'est le reflet de cette civilisation nippone en pleine tourmente de la guerre.
Il est intéressant de suivre le quotidien mois après mois des civils durant le conflit opposant le Japon aux Etats-Unis. Il y aura les bombardements mais surtout la bombe atomique. On se rendra compte que la population était totalement désorientée par la propagande nationaliste pour ne pas dire impérialiste. Bref, ils n'ont pas su mesurer la gravité de la situation et des conséquences tragiques. Les différentes anecdotes nous permettent de voir comment les japonais vivaient cette époque trouble.
Ce sujet grave semble être traité tout en douceur. Encore une fois, j'ai été charmé par la délicatesse du graphisme de l'auteure. C'est magnifiquement bien dessiné. Certes, il y a des longueurs notamment dans le premier volume. le second est celui que j'ai trouvé le plus intéressant sans doute à cause de sa portée mélodramatique et de l'accélération de l'histoire. Il faut comprendre que la guerre n'est qu'une toile d'arrière-fond. Ce n'est pas l'axe principal. C'est avant tout l'histoire d'une femme prise dans la tourmente de ce conflit qui la dépasse.
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Saralyn
  20 mars 2020
L'histoire de ce manga se situe pendant la seconde Guerre Mondiale, en 1944. le lecteur suit le personnage de Suzu, jeune femme qui se retrouve à quitter sa famille suite à une demande en mariage.
Sa belle-famille vit à Kure, près d'une base militaire. Il est question de sa nouvelle vie quotidienne.
A la lecture de ce premier tome, je me suis souvenue avoir vu son adaptation que j'avais apprécié. Suzu est touchante pour son côté tête en l'air, sa bonne volonté et sa capacité à savoir dessiner.
Il est principalement question du travail à la maison, de la vie de couple et de la famille, de la nature et de l'économie.
J'ai beaucoup aimé les dessins de la mangaka et sa manière de raconter ces différentes vies lors de cette période tendue.
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sld09
  08 mai 2020
L'histoire se compose de scénettes (correspondant aux souvenirs de l'héroïne) qui se juxtaposent sans beaucoup de transition ni d'explication sur le contexte. du coup, j'ai eu du mal à entrer dans l'histoire et à m'intéresser à ce qui arrive à la jeune et fantasque héroïne et je n'ai pas eu envie de persévérer.
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Tachan
  28 janvier 2018
J'ai une nouvelle fois beaucoup aimé le travail de Fumiyo Kouno mais je l'ai trouvé plus intimiste et moins ambitieux que dans le Pays des Cerisiers. Ici le ton est plus doux, plus serein et apaisé. Ce n'est pas la dénonciation d'une injustice mais le récit du courage de ces Japonais ordinaires.
Lien : https://lesblablasdetachan.w..
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critiques presse (1)
Bedeo   20 janvier 2014
Dans un recoin de ce monde introduit le drame de la guerre et de ses horreurs à l’intérieur de la vie d’un personnage qui garde le sourire malgré tout. Une lecture tendre et touchante via une très belle chronique sociale pleine de douceur.
Lire la critique sur le site : Bedeo
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
TREMAOUEZANTREMAOUEZAN   22 juillet 2017
- Je suis gênée parce que mon mari n'aide pas les autres à creuser l'abri antiaérien. Que dois-je faire ?
- Commencez par lui donner des coups de balai. Si cela ne marche pas, faites courir la rumeur qu'il saute au cou du premier venu dès qu'il aperçoit un ver de terre.

(Dialogue entre "une fabricante d'objets de culte bouddhiques, 41 ans" et un prêtre du temple de Kure)

Chapitre 20 - novembre 1944
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Erik_Erik_   24 septembre 2020
On vient de shooter dans mon cœur pour me l'envoyer dans le recoin le plus lugubre de moi-même.
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M-PiM-Pi   17 février 2014
Quand les vagues blanches se soulèvent comme ça, on dirait des lapins qui gambadent.
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