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Thibaud Desbief (Traducteur)
ISBN : 2871299285
Éditeur : Kana (21/04/2006)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 74 notes)
Résumé :
Le Pays des Cerisiers est une histoire courte et complète proposant une œuvre tout en finesse traitant d'un sujet pourtant délicat à présenter : l'immédiat après-guerre à Hiroshima !
L'auteur, Fumiyo Kouno, dépeint cet univers avec d'autant plus de justesse qu'elle est, elle-même, née, dans les années 60, à Hiroshima et a donc vécu la douloureuse reconstruction physique et psychologique.

Malgré ce thème délicat, Fumiyo Kouno ne nous présente pa... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Palmyre
29 décembre 2013
J'ai choisi ce livre à la médiathèque sans avoir regardé le résumé. le titre et la couverture ne me laissaient pas imaginer ce genre de récit.
Si je vous dis Hiroshima, beaucoup d'entre vous penserons à la bombe A. C'est dans l'espoir que cet évènement ne tombe pas dans l'oubli que l'auteur a voulu créer ce manga. Subtilement écrit, on devine très clairement dès les premières pages qu'il s'agit de la bombe atomique et de ses conséquences. L'auteur ne rentre pas dans les détails, elle laisse au lecteur une liberté de compréhension.
J'ai apprécié dans la post-face un passage qui me paraît intéressant:
" Même si l'on a pas vécu la bombe, la guerre, on peut réfléchir à la paix avec les mots de son époque et de sa terre! et l'on se doit de le transmettre."
Commenter  J’apprécie          230
cathe
14 août 2015
C'est son éditeur qui a demandé à Fumiyo Kouno d'écrire une histoire sur Hiroshima. Elle habitait cette ville mais ne faisait pas partie des "hibakusha" (nom donné aux victimes de la bombe A). Elle avait compulsé plein d'archives sur le bombardement d'Hiroshima, lut des témoignages sur les victimes de la bombe, mais n'avait encore jamais eu le cran d'écrire une histoire sur le sujet. Voilà qui est fait avec ces deux récits.
"La ville du Yunagi" se situe à Hiroshima dix ans après la bombe. Des commémorations sont prévues pour que ne recommence jamais cette tragédie. Minami travaille dans un atelier de confection, vit avec sa mère et est courtisée par un collègue. Pourtant elle ne réussit pas à vivre normalement, les images du bombardement la hantent depuis ce jour où son père et sa soeur sont morts. Les défunts l'accompagnent, l'empêchant de vivre sa vie et l'attirant même vers eux inéluctablement à cause des effets secondaires de l'irradiation.
Dans "Le pays des cerisiers", l'histoire se déroule trente ans plus tard et se concentre sur Nanami, une petite fille dont la relation de parenté avec Minami sera révélée au fur et à mesure. Puis une dernière partie qui se déroule de nos jours permet de retrouver les victimes de la bombe et leurs descendants et Nanami devenue adulte, qui se retourne sur cinquante ans de vie familiale marquée par les effets de la bombe.
Ce manga montre la vie "après" et les conséquences de la bombe sur la vie quotidienne et les habitants de la ville. Ce sujet difficile est traité avec délicatesse par un auteur qui souhaite que l'on puisse en parler sans tabou au Japon et dans le reste du monde.
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Ludivine
03 juillet 2011
L'histoire est beaucoup plus grave que ce que la couverture ne laisse penser, elle nous laisse imaginer une vie heureuse. Mais l'histoire de Minami est beaucoup plus grave, elle a perdu presque tous les membres de se famille dans le bombardement. Dix ans après le bombardement, Minami comme tous les habitants d'hiroshima continuent de survivre ou plutôt de vivre.
Cette première partie est très touchante, l'horreur du bombardement est toujours présente dans la mémoire des habitants comme dans celle de Minami, et il continue de faire des victimes. Avec une fin violente est tellement injuste.
L'horreur est également présente dans les 2ème et 3ème partie, ou 30 ans plus tard, on suit Ninami enfant puis à l'age adulte ou elle découvre l'histoire d'Hiroshima et de sa famille. Au fur et à mesure qu'elle suit son père dans le Hiroshima d'aujourd'hui, on fait le lien avec Minami.
Avec un trait fin et des dessins magnifiques, Fumiyo Kouno nous raconte avec beaucoup de pudeur et de sobriété l'histoire de la famille Hirano originaire d'Hiroshima, victimes directes et indirectes de la bombe A. L'histoire est bouleversante, pas de scènes de désastre, il y a beaucoup de retenue dans les dessins.

Seul petit bémol, j'ai trouvé que Fumiyo Kouno n'a pas réussi à vieillir ses personnages, ils sont en réalité beaucoup plus vieux que l'on ne l'imagine, notamment entre les deux dernières parties.
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Nettie
12 juillet 2012
Grâce au Masse Critique spécial BD de Babelio, j'avais découvert cette mangaka au joli coup de crayon avec Une Longue Route et j'avais aimé son univers et ses dessins. Voyant le manga sur les étagères de ma bibliothèque, je me suis aussitôt plongée dedans, une fois rentrée chez moi.
La première histoire m'a bouleversé par sa fin abrupte à laquelle je ne m'y m'attendais pas du tout, j'y pense encore et y trouve encore des échos dans l'actualité d'aujourd'hui avec Fukushima. L'histoire d'une jeune fille qui tente d'oublier les terribles instants, qui suivirent l'explosion de la bombe à Hiroshima et qui essaie de vivre une vie normale, malgré le sentiment de culpabilité (Pourquoi eux?). On voit les effets inscrits dans l'esprit des habitants, mais aussi dans leur chair. C'est très émouvant, mais raconté d'une façon simple sans jamais tomber dans le larmoyant.
La deuxième histoire nous transporte de nombreuses années plus tard. Plus joyeuse, elle raconte le quotidien de Nanami à Tokyo, qui ne connaît pas le passé douloureux de sa famille. Cette histoire m'a moins touché que la première, avec quelques petits défauts au niveau du dessin (les personnages ne vieillissent pas et il est difficile de voir le saut dans le temps).
A la fin, l'auteur explique comment ce manga est né. Elle explique qu'elle est née et a grandi à Hiroshima, mais qu'elle ne descend pas d'une famille victime de la bombe. Elle raconte ses peurs face à ce sujet qu'elle n'a jamais osé traité, ses interrogations. Cette postface donne tout son sens à ce joli manga plein de poésie sur un sujet difficile, mais traité tout en délicatesse.
+ Lire la suite
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Dosamuse
12 octobre 2015
Très touchée par le contraste entre la couverture pastel et les dessins plein de tendresse et la dureté du sujet. On y évoque les conséquences de la catastrophe d'Hiroshima à travers différentes périodes mais tout en subtilité.
Lecture très agréable même si j'ai été un peu perturbée par la chronologie des trois parties, il m'a fallu revenir en arrière à quelques reprises pour vérifier s'il s'agissait des mêmes personnages.
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Citations & extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
popsybullepopsybulle22 mars 2017
Personne n'en parle. On ne sait toujours pas pourquoi c'est arrivé. Tout ce qu'on sait, c'est que quelqu'un s'est dit que notre mort importait peu. Malgré cela, on a survécu.
Mais le plus effrayant, c'est que depuis, nous soyons devenus des êtres qui acceptent que d'autres aient pensé ainsi, et qui s'y résignent.
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LudivineLudivine13 juin 2011
Personne n'en parle.
On ne sait toujours pas pourquoi c'est arrivé.
Tout ce qu'on sait, c'est que quelqu'un s'est dit que notre mort importait peu.
Malgré cela, on a survecu
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lanardlanard24 janvier 2011
Kyôka: Quand j'étais petite j'ai été infectée par le poison de la lumière... et du coup il me manque des "choses".
Asahi: Qui t'a dit ça?
Kyôka: Tout le monde le dit.
Asahi: Ton professeur aussi?
Kyôka: Oui.
Asahi: C'est pas normal d'accuser systématiquement la bombe atomique...
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popsybullepopsybulle22 mars 2017
10 ans ont passé mais ceux qui ont lancé la bombe atomique pensent-ils encore en me voyant : " Hourra! On en a encore tué une!"?
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marina53marina5319 mai 2012
Je ne me suis jamais senti grand goût pour portraire les triomphants et les glorieux de ce monde, mais bien ceux dont la plus vraie gloire est cachée.
André Gide
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