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Christine Zeytounian-Beloüs (Traducteur)
ISBN : 2020556545
Éditeur : Seuil (15/04/2003)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 120 notes)
Résumé :
Un chômeur, plaqué par sa femme alors même qu'il venait enfin de gagner une grosse somme d 'argent, noie son chagrin dans le bar d'un ami qui lui conseille de commanditer le meurtre de son rival. Le désespoir et l'alcool aidant, c'est sa propre mort que le malheureux cocu décide de programmer. Lorsqu'il change d'avis, il est trop tard, un tueur à gages est déjà à ses trousses...
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Iboo
  24 mars 2018
Comme j'aime l'écriture de Kourkov ! Avec lui, je plonge instantanément dans l'histoire. Pas de perte de temps à piétiner dans le vestibule en me demandant qui sont ces gens et si je vais me plaire avec eux. Dès les premières lignes, il m'emmène dans son monde et je m'y sens aussi à l'aise que si c'était le mien.
J'aime sa manière d'aller à l'essentiel, de ne pas se perdre en fioritures, en exercices de style. Ses mots sont précis, ses phrases concises et sensées, ses personnages d'une banale et si touchante humanité, ses intrigues pleines de rebondissements sont pourtant amenées sans roulements de tambour. Tout se déroule avec une étonnante fluidité.
Kourkov raconte, il n'est pas dans la démonstration. Il ne cherche pas à prouver qu'il est un bon écrivain. Il n'en a pas besoin. Il l'est. Et, incontestablement, de grand talent.
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Renod
  12 janvier 2015
« L'ami du défunt » est un court roman publié en 2001 par l'écrivain ukrainien Andreï Kourkov.
Accoudé à sa fenêtre, au septième étage d'un immeuble de Kiev, Tolia ressent une grande lassitude. Son existence est dans une impasse : il se retrouve au chômage et se sépare de sa femme. Il a envie de mettre un terme à sa vie, sans être assez désespéré pour se suicider. L'idée lui vient de commanditer son propre assassinat. Etre exécuté en pleine rue, voilà une mort pleine de panache et de mystère, on est bien loin d'une vulgaire défenestration. Quand il explique à Dima, son ami d'enfance, qu'il souhaite se débarrasser de l'amant de sa femme, ce dernier lui fournit les coordonnées d'un tueur à gage et lui avance l'argent du contrat. Seulement, Tolia prend peur et une jolie rencontre lui redonne goût à la vie. Mais comment échapper à son sort quand on a confié la charge de sa mort à un professionnel consciencieux ? Tolia va parvenir à se dépatouiller de l'inéluctable et le récit va connaître un rebondissement plein de douceur et de… cynisme.
La lecture de ce roman est très agréable. le style est simple et le récit, bien construit, s'achève de façon inattendue. C'est tout le talent d'Andreï Kourkov de nous conter l'histoire d'un homme déprimé dont la vie simple, plongée dans le bain d'une Ukraine du début des années 2000 pleine de misères et de violences, connaît des aléas absurdes.
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livrevie
  06 juillet 2014
Plus rien ne va dans la vie de Tolia : alors qu'il est au chômage, sa femme le quitte. Si son absence le soulage, il n'en sombre pas moins dans le désespoir : quel sens donner à son existence qui n'en a plus ? Dima, son compagnon de vodka, lui parle alors d'une profession d'avenir dans cette Kiev post-soviétique : Killer –comprenez Tueur à gages. Et c'est ainsi que, contre toute attente, il met un contrat sur sa propre tête. Détachement dû à un désespoir réel ? Volonté de se sentir vivant ? Toujours est-il qu'il ne lui reste que trois jours, trois petits jours.
Mais comme la vie ne s'engage jamais sur les chemins attendus, l'amour frappe à sa porte. Lena entre dans sa vie. Vivre ? Mourir ? Tout n'est finalement qu'une question de choix. Mais si on peut bien mourir, comment bien vivre ? Et surtout, comment survivre ?
Peu d'éléments finalement dans ce très court roman, mais de très bons éléments, agencés à la sauce Kourkov. Je me suis laissée entraîner par le rythme des secondes qui s'égrainent, par cet homme qui se découvre, par l'angoisse suscitée par l'ombre du Killer, par le mystère de Lena, et par la vodka –et pourtant je déteste toujours autant la vodka- Et comme d'habitude, j'ai aimé…
Le visage de cette Kiev est moins piqué d'acidité que dans le Laitier de nuit, du moins en apparence (l'une des professions d'avenir n'est-elle pas Killer ?). Il suffit de gratter un peu ce vernis pour que sa grisaille nous saute aux yeux. le détachement initial du protagoniste, qui finit par envahir tout le roman est sans doute le plus sombre regard que l'on pouvait porter sur cette société. Rien ne vaut la peine, ou presque…
En effet, Kourkov a eu, une fois de plus, le talent de me surprendre. L'amour et l'amitié, le sens moral, la vie en somme, priment, mais pas forcément là où on les attend. Je suis définitivement conquise.
Lien : http://lelivrevie.blogspot.f..
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Odile17
  30 décembre 2011
J'avais été charmée par les "Surprises de Noël", courtes nouvelles de Kourkov mêlant humour poétique, caustique et un brin désabusé. Avec L'ami du défunt, j'ai retrouvé ces mêmes caractéristiques. La 4e de couverture m'a donné envie et, jusqu'à la moitié du livre environ, j'ai trouvé qu'il y avait un bon suspense. Ensuite, il retombe notablement, ce qui est un peu dommage. J'étais dans l'attente de nouveaux rebondissements qui ne sont pas arrivés, ce qui m'a un peu déçue et m'a laissée sur ma faim. Mais je pense que le principal intérêt de ce livre tient au style (bonne traduction, il me semble), aux belles images (métaphores etc), poétiques et mordantes, parfois délicieusement incongrues. Il est également intéressant de découvrir (a minima) quelques éléments du style de vie des habitants de Kiev (on se familiarise avec des rues, un bar, une boutique, de modestes appartements...). Enfin, il faut attendre d'arriver aux 3/4 du livre pour comprendre le titre. Un petit livre (125 pages) idéal pour un moment de détente, hivernal par exemple, pour coller à la saison durant laquelle se termine l'histoire.
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encoredunoir
  27 juillet 2012
Dans une Kiev post-soviétique où le capitalisme sauvage est loin de profiter à tous, Tolia est au chômage et n'aime plus son épouse infidèle. Tolia n'est plus rien et voudrait devenir quelqu'un. Pour cela, pour faire croire qu'il a pu avoir un brin d'importance et une part de mystère, il décide d'engager un tueur à gages chargé de l'éliminer. Mais, un de ses derniers jours annoncés de désespérance, Tolia croit rencontrer l'amour. Dès lors, comment faire machine arrière sans perdre la face ?
Un homme, un tueur, des femmes et pas mal de vodka et de patates. Voilà à quoi tient ce roman d'Andreï Kourkov. Et cela est amplement suffisant pour en faire un bon roman. Sans grands artifices, à l'aide d'un quotidien morne dans lequel un homme finit par apercevoir une étincelle, l'auteur entraîne le lecteur dans le sillage d'un Tolia qui a cessé de chercher un sens à la vie mais qui trouve malgré tout une raison de s'y accrocher après avoir voulu l'abandonner.
C'est finalement à une sorte de poésie du quotidien et de la grisaille émaillée de subtiles touches d'humour que nous confronte Kourkov. Plus léger que le sujet peut le laisser supposer, L'ami du défunt est un court roman (125 pages) ironique et sombre comme cet hiver ukrainien dans lequel évolue un Tolia vaguement apathique et attentiste qui, de fait, ne fait que saisir les occasions lorsqu'elles se présentent, avec plus ou moins de bonheur. Voilà qui en dit peut-être plus sur une société que bien des pavés.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
PiertyMPiertyM   26 janvier 2015
Je cherchais une issue à l'impasse de mon existence. Mais je la cherchais surtout dans mon imagination. Et voilà que l'issue apparaissait clairement, qui permettrait de sortir non seulement de ma situation mais de la vie tout court. J'avais trop d'amour-propre pour faire un bon suicidé, mais le rôle de victime m'irait comme un gant.
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AmbagesAmbages   06 juillet 2015
La purée de pois tenait lieu d'air. Des voitures prudentes rampaient sur la chaussée, tâtant la route de leurs phares jaunes. Les gens aussi progressaient de façon bizarre, surgissant de nulle part pour se dissoudre aussitôt dans le blanc. Ce mercredi débutait sur le mode mystique, comme si un autre monde était sur le point d'émerger des brumes, un monde parfait où pourraient se réfugier ceux qui n'avaient pas trouvé leur place dans le nôtre.
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RenodRenod   08 janvier 2015
Mes pensées étaient petites, mesquines. Rien de sublime, rien de philosophique. A croire que j'avais toujours été un individu insignifiant, superficiel. Que la seule chose susceptible de m'élever, sinon à mes propres yeux, du moins aux yeux des autres, était une mort violente.
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bibliophagebibliophage   14 janvier 2009
(incipit)
Fumer m'aurait aidé ; après chaque petite scène de ménage - pratiquement imperceptible et indéchiffrable pour un observateur extérieur - j'aurais grillé plusieurs cigarettes, et la fumée chargée de nicotine, à défaut de conférer un sens et un parfum à ma vie, aurait servi de palliatif et, tel un encens brûlé à ma propre gloire, m'aurait permis de conserver une certaine joie de vivre. Mais devenir fumeur à trente ans me semblait puéril et stupide.
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bibliophagebibliophage   14 janvier 2009
Quelqu'un m'avait dit un jour qu'un type normal n'avait aucune chance d'être admis aux Beaux-Arts. Apparemment, il ne m'avait pas menti. Avec cette seule nuance que les gens bizarres sont toujours plus intéressants que les gens normaux. En leur compagnie, on court parfois certains risques, mais jamais celui de s'ennuyer.
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Vidéo de Andreï Kourkov
Andreï Kourkov - Vilnius, Paris, Londres
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