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ISBN : 2867465842
Éditeur : Liana Lévi (05/01/2012)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 67 notes)
Résumé :
Le rouble soviétique, le premier Spoutnik, Nikita Khrouchtchev… Pour Igor, tout ça, c’est de l’histoire ancienne. La trentaine débonnaire, il vit avec sa mère dans la banlieue de Kiev et préfère la perspective d’une soirée entre copains à celle d’un boulot ou d’un mariage. Le passé pourtant vient toquer à sa porte sous les traits d’un vagabond tatoué qui, en échange d’un lit de fortune, propose de s’acquitter des travaux de jardinage. Commence alors pour Igor une fo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
mariech
  17 septembre 2012
Un bien étrange livre que ce roman d'un écrivain russe contemporain , Andreï Kourkov est né en 1961 , son roman se situe en Ukraine .
Son héros , un jeune homme un peu desoeuvré qui vit avec sa mère dans une petite maison à la campagne trouve un ancien uniforme de la police du temps des communistes , il le met pour se rendre à une Rétro-Party , c'est ainsi que l'on appelle ces soirées nostalgiques de l'ancien régime et là , oh miracle , il se retouve à l'époque de 1957 .
L'auteur va utiliser ce procédé original pour nous faire faire des va et vient de 1957 à 2010 .
On ressent la tendresse qu'il a pour ses personnages , qui essayent comme ils le peuvent de s'échapper de leur quotidien monotone , ou essayent de s'enrichir .
Ah ces billets du temps du communisme qui n'ont plus de valeur sauf pour les touristes , ces billets qui étaient bien plus grands que les billets actuels car le pays était plus grand aussi , voilà un aperçu de l'humour de l'auteur , ces fameux billets qui ne peuvent plus rien acheter dans un pays qui n'existe même plus .
Le thème récurrrent est bien sûr la disparition du régime communiste mais pas certain que c'était mieux avant sauf dans les souvenirs idéalisés .
Car dès qu'Igor se retrouve en 1957 , il retrouve une ville avec où il n'y a quasiment pas d'éclairage , où les différents se soldent par des coups de couteaux mais il y a aussi la belle poissonnière rousse dont Igor tombe amoureux .
Dans cette fable des temps modernes , le chômage , l'ennui , la banalisation de la consommation d'alcool sont présents , les deux amis sont se mettre dans des situations bien difficiles mais l'espoir est au bout du chemin malgré tout .
J'ai bien aimé la comparaison passé-présent représentée par la photographie noir et blanc et celle en couleurs .
En résumé , un livre qui m'a beaucoup plu même s'il m'a un peu déroutée , l'auteur a du talent , on a l'impression de faire un voyage dans le temps avec Igor et son ami Kolia , deux êtres vulnérables qui parviendront à triompher des épreuves grâce à leur amitié .
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le-mange-livres
  31 mars 2012
C'est sûr, vous ne regarderez plus les jardiniers de la même manière après avoir connu celui d'Otchakov. Encore une fois, Kourkov dresse le portrait cynique et désenchantée de l'ex-URSS, en plaçant cette fois-ci son intrigue à Irpen, en périphérie de Kiev.
"Notre pays est passionnant, notre époque est passionnante, nous sommes passionnants".
Igor, jeune adulte désoeuvré, s'associe à l'étrange Stepan, jardinier pour le compte de son père, dont il décrypte le tatouage à demi-effacé. Les voilà sur la piste du père de Stepan, à Otchakov sur le rivage de la mer Noire, et de son associé, dans la maison duquel ils découvrent des valises anciennes, remplies de billets, de bijoux ... et d'un uniforme ancien de la milice soviétique. Igor enfile l'uniforme qui est tombé dans son escarcelle lors du partage du prodigieux butin ... et le voilà propulsé dans l'Otchakov de 1957, une aventure qui ne le laissera pas indemne.
"Igor accéléra le pas. Sur ses lèvres, un sourire tendu ; dans son esprit et dans son coeur : l'impatience. Impatience de se trouver dans un autre monde, un monde derrière les fenêtres et les visages desquels se devinait une autre manière de penser. Les gestes et les mouvements de ce monde laissaient transparaître une énergie différente, tandis que dans les yeux de ses habitants brillaient un entrain, une joie, ou une gravité qui n'avaient rien de commun avec le présent".
Belle maquette toujours (pensez aussi aux chouettes poches les Piccolo, comme Surprises de Noël, du même auteur chez le même éditeur), et beaux choix éditoriaux toujours, la marque de fabrique de Liana Levi est bien là.
Certes, il y a toujours le talent de Kourkov, qui parvient à mettre de la banalité dans l'étrangeté (et inversement), ces personnages attachants (Igor, Kolian le hacker, Valia la rousse poissonnière), et ce ton mi-grinçant mi-désespéré qui n'est qu'à lui. Pourtant j'avoue avoir été un peu déçue par ce dernier opus de Kourkov - surtout par une première moitié qui se fatigue (et fatigue vite), tandis que le roman retrouve du souffle sur la deuxième partie. Peut-être en attendais-je trop ? Une lecture qui me rapproche néanmoins un peu plus de mon Objectif lune.
"Les êtres humains, selon leur rapport naturel au monde et à la nourriture, se partagent en deux catégories : les jardiniers, et les forestiers".
http://le-mange-livres.blogspot.fr/2012/03/le-jardinier-dotchakov-andrei-kourkov.html
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kathel
  09 juin 2012
Les trente premières années de la vie d'Igor ne comprennent aucun fait bien marquant, jusqu'au jour où un jardinier vient faire quelques travaux pour sa mère, qui l'héberge dans une cabane de jardin. Intrigué par un tatouage sur l'épaule de Stepan, le jardinier, il se propose de l'aider à en chercher l'origine. Une virée en moto jusqu'à la ville d'Otchakov les mettront en possession d'une valise qui contient bien davantage que des souvenirs. Pour Igor, c'est le début d'une suite de glissements qui le font débarquer de nuit à Otchakov précisément, dans le costume d'un milicien des années 50. Un jeune trafiquant de vin, des bandits sans scrupules, une poissonnière rousse, les rencontres seront plus folles et l'aventure plus corsée que sa vie tranquille dans la banlieue de Kiev, d'autant qu'Igor persiste, par-delà les cinquante années qu'il franchit, à vouloir venir en aide à son jardinier.
Mené sur un rythme vif, rempli d'idées et de trouvailles qui le font rebondir sans cesse, cette relation des voyages dans le temps, accomplis par un Igor passablement naïf, voire même un peu benêt, sont un régal. Sans être complètement loufoque, d'ailleurs, dans la lignée du Pingouin, plus connu que ce dernier roman. Les deux renferment une critique sociale discrètement caché sous la fantaisie, mais réelle, mais j'ai trouvé que le jardinier d'Otchakov allait plus loin et de manière plus juste, dans la psychologie des personnages.
On peut être étonné parfois que le passé paraisse comme une sorte d'Eldorado pour Igor : "Impatience de se trouver plongé dans un autre monde, un monde derrière les fenêtres et les visages duquel se devinait une autre manière de penser. Les gestes et les mouvements de ce monde laissaient transparaître une énergie différente, tandis que dans les yeux de ses habitants brillaient un entrain, une joie ou une gravité qui n'avaient rien de commun avec le présent."
Mais la fin réservera bon nombre de surprises... Bref, une jolie découverte à faire pour qui aurait envie d'une plongée dans l'Ukraine de 1957 !
Lien : http://lettresexpres.wordpre..
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tynn
  03 janvier 2014
"Qu'est ce que c'est que cette diablerie?"
En 2010, pour avoir revêtu un vieil uniforme d'officier soviétique, Igor fait un bond temporel arrière et se retrouve plongé dans l'URSS des années 50, balloté dans une histoire invraisemblable où se mêlent personnages mafieux, petit peuple traficoteur, matriochkas pétulantes et babouckas industrieuses, sur fond de vodka et malossols.
Encore une histoire décalée comme Andreï Kourkov sait si bien les faire. Il ressuscite la défunte Union Soviétique, sur un ton satirique et un brin nostalgique. Avec ironie et humour, il met en parallèle deux fonctionnements, sociétal et politique, où l'individu s'adapte pour vivre au mieux de ses désirs (bien modestes), en dépit des dérapages possibles. L'ambiance est incontestable à la russe (bien que ukrainienne), l'atmosphère est désenchantée, la vie quotidienne tristounette, le décor grisâtre. Mais l'esprit slave est dans les rapport humains chaleureux, l'entraide, et cette manière de s'impliquer naturellement dans les affaires du voisin.
J'ai lu avec plaisir, sans plus. En dépit des personnages attachants, l'histoire s'essouffle et traine en longueur. le concept du retour dans le passé pour maitriser l'avenir est resté modeste et m'a laissée sur ma faim. Un livre à l'esprit moins brillant que certains précédents.
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traversay
  28 août 2012
Paru en 2004 en France, le dernier amour du président est le roman le plus "sérieux" d'Andreï Kourkov. Prémonitoire, d'ailleurs, de la révolution orange qui eut lieu en Ukraine à la fin de cette même année. Désarçonnés par le ton du livre, il fut boudé par les lecteurs fidèles de l'auteur, à juste titre, tellement il était ennuyeux et sans attraits. Depuis, avec Laitier de nuit, Kourkov est revenu dans une filière qui lui convient mieux, celle de l'ironie narquoise quant à l'évolution des sociétés post-communistes, au travers de fables bourrées d'imagination et de notations drolatiques et désenchantées. Il persiste et signe aujourd'hui avec le jardinier d'Otchakov, qui utilise le vieux truc de la machine à remonter le temps, soit en l'occurrence un uniforme de milicien des années 50, pour confronter deux époques de l'histoire ukrainienne. Son héros, Igor, est un chômeur longue durée, plutôt heureux de son sort, d'une intelligence moyenne, et dont la consommation d'alcool est relativement raisonnable, puisqu'il n'est saoul qu'un soir sur trois, environ. Ses allers et retours dans la petite ville d'Otchakov, en l'an 1957, vont lui permettre de découvrir un univers en noir et blanc qui l'obligeront à s'interroger sur la vacuité de son existence. Avec ce livre, Kourkov pose un regard attendri sur l'ère communiste, tout du moins sur la mentalité des gens à cette période, une nostalgie rétro, assez courante de nos jours en ex-URSS, qui n'est pas pour autant une apologie du régime soviétique. Ce n'est pas la dialectique et la politique qui intéressent Kourkov. Lui, il aime avant tout les petites gens, avec leurs modestes aspirations et leurs humbles ambitions, ainsi que leurs ajustements et compromis pour composer au mieux avec le pouvoir en place, quel qu'il soit. le jardinier d'Otchakov n'a beau être qu'un divertissement, il est d'une précision redoutable sur l'état des lieux sociologique de l'Ukraine de 2010 et porteur d'une philosophie épicurienne et hédoniste qui s'épanouit dans un environnement qui, sous la plume d'autres écrivains, paraîtrait lugubre et sans espoir. A sa façon, Andreï Kourkov est une sorte d'Arto Paasilinna de Kiev, passé maître dans l'art d'écrire de "petits" livres qui font un bien fou, en déridant les zygomatiques tout en oubliant d'être stupides. Contrairement à la vodka, c'est à lire sans modération.
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critiques presse (1)
LeMonde   27 janvier 2012
Andreï Kourkov se pose la question : qui sont les Slaves ? Si l'écrivain n'y répond pas, il montre combien ils ont traversé de tempêtes et combien leur passé occupe leur présent.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
SachenkaSachenka   22 avril 2017
Les êtres humains, selon leur rapport naturel au monde et à la nourriture, se partagent en deux catégories : les jardiniers et les forestiers. Les jardiniers conçoivent initialement le monde comme un jardin dans lequel il convient de se comporter de manière appropriée, de relever ce qui est ruiné, d'orner ce qui est construit, et de tout maintenir en ordre. Les forestiers, quant à eux, aiment tout ce qui est sauvage, et sont plus aptes à détruire, et à vivre au milieu des ruines, qu'à construire et restaurer. Les forestiers sont plus brutaux, physiquement plus forts et plus endurants. Ils considèrent qu'il est impossible de changer le monde, alors que les jardiniers aspirent sans cesse à l'améliorer. Les forestiers sont plus nombreux parmi les hommes, les jardiniers parmi les femmes.
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Tricia12Tricia12   15 octobre 2014
- Eh quoi, ils sont si nombreux que ça?
- Qui donc?
- Les bandits.
Valia le regardait droit dans les yeux.
Igor se rappela l'histoire de Fima, ca que Vania lui avait dit de ses rapports avec la marchande de poisson. Il haussa les épaules. Il ne parvenait pas à les imaginer en couple.Valia et ce criminel.
- Dans cinquante ans, ils seront encore plus nombreux, déclara-t-il, songeur, après un silence.
- Dans cinquante ans?! (les yeux de Valia s'arrondirent.) Mais les journaux disent que dans vingt ans, il n'y en aura plus du tout! On les rééduque tous pour en faire des professeurs, des ingénieurs, des gens utiles au pays.
-Il ne faut pas croire les journaux...commença Igor, mais il se tut brusquement. Non. Non, il faut bien sûr croire les journaux. Mais il faut aussi comprendre par soi-même...
- Moi, je préfère les livres. Dans les journaux, il n'y a que des faits, alors que dans les livres il y a des faits et des sentiments. J'ai lu Vladi Sobko...
-Qui est-ce? demanda Igor, surpris.
- Comment! Vous ne le connaissez pas! Mais c'est un écrivain mondialement connu. Il a reçu deux prix Staline, et quand Staline était encore en vie!
-Non, je ne l'ai jamais lu...
- Dommage, je l'ai déjà rendu à la bibliothèque...Mais vous devriez vous y inscrire. Autrement, vous serez comme le milicien de l'histoire!
- De quelle histoire parlez vous?
Igor avait pris une mine fâchée.
- Excusez-moi... Eh bien, vous savez, celle des deux miliciens qui se demandent ce qu'ils pourraient offrir à un de leur collègue, pour son anniversaire. L'un dit: "Achetons-lui un livre!" et l'autre répond: "Inutile, il en a déjà un!"
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mariechmariech   17 septembre 2012
Tous les trois vendredis , nous organisons une Retro Party .
Les participants pourront gagner des vacances en Corée du Nord ,
un voyage à Cuba ou une excursion à Moscou
avec une visite nocturne du mausolée de Lénine .
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kathelkathel   09 juin 2012
Impatience de se trouver plongé dans un autre monde, un monde derrière les fenêtres et les visages duquel se devinait une autre manière de penser. Les gestes et les mouvements de ce monde laissaient transparaître une énergie différente, tandis que dans les yeux de ses habitants brillaient un entrain, une joie ou une gravité qui n'avaient rien de commun avec le présent.
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le-mange-livresle-mange-livres   31 mars 2012
Igor accéléra le pas. Sur ses lèvres, un sourire tendu ; dans son esprit et dans son coeur : l'impatience. Impatience de se trouver dans un autre monde, un monde derrière les fenêtres et les visages desquels se devinait une autre manière de penser. Les gestes et les mouvements de ce monde laissaient transparaître une énergie différente, tandis que dans les yeux de ses habitants brillaient un entrain, une joie, ou une gravité qui n'avaient rien de commun avec le présent.
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