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ISBN : 2843048303
Éditeur : Zulma (23/08/2018)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 52 notes)
Résumé :
À Lubok Sayong, petite ville au nord de Kuala Lumpur, tout est indéniablement unique. Jusqu’à la topographie, une cuvette entre deux rivières et trois lacs, qui lui vaut chaque année une inondation et son lot d’histoires mémorables.

Cette année-là, exceptionnelle entre toutes, l’impétueuse Beevi décide de rendre enfin la liberté à son poisson qui désespère dans un aquarium trop petit, d’adopter Mary Anne, débarquée sans crier gare de son orphelinat où... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (37) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  29 août 2018
Une histoire truculente qui nous vient de Malasie, d'une écrivaine chinoise.
Au nord de Kuala Lumpur, Lubok Sayong, un village situé “ à la confluence de la volonté divine et des lois de la météorologie », est inondé plusieurs jours par an.
Y vit un trio insolite, mais oh combien attachant.
Beevi, succulente petite vieille qui s'engueule avec son poisson qui ne rêve que de déguerpir, Auyong, son paisible copain, un vieux chinois, propriétaire d'une conserverie de litchis,et Mary Anne, fillette de onze ans, orpheline très futée , recueillie par Beevie, par un concours de circonstances.
Dans cette communauté mixte de malais, d'indiens et de chinois, malgré les divergences ethniques et religieuses, tous les ingrédients de la chaleur humaine sont présents : l'honnêteté, l'amitié, la tendresse, la solidarité, la tolérance.
Mami Beevi est une conteuse hors pair à l'auditoire fidèle. Elle a trés mauvais caractère et pas sa langue dans sa poche, et peut être follement amusante quand elle est de bonne humeur, malheureusement ça n'arrive pas souvent,
Mary Anne est une petite fille au caractère bien trempé, qui se lance dans des entreprises surprenantes pour son âge, tout en rêvassant que sa mère est une star de cinéma, et voyant des anges aux endroits les plus bizarres, même dans les journaux ou à la télé,
Alors que Auyong, le neutron du trio, est un doux qui observe la vie, toujours au service de Mami Beevi, pour laquelle il semble avoir « une sorte d'amour de vieux, tranquille et sans chichis. », pourtant, à ses heures....
Quand aux personnages secondaires, ils ne sont pas moins farfelus, tout aussi attachants, particulièrement, Ismet et Miss Boonsidik, que je vous laisse découvrir.
Ceux sont Auyong et Mary Anne, qui s'alternent, pour nous raconter l'histoire foisonnante d'anecdotes trépidantes et insolites, mi-réelles, mi- imaginaires, de ce sacré bled caché derrière des plantations d'hévéas, et de ses habitants à la douce folie. le style directe, simple, sans fioritures, pétillant d'humour fait le sel de ce récit fantasque et touchant.
Sublime !
« Je voudrais dire à ceux qui passent, à qui voudra bien m'écouter, que les leçons viennent de la vie et non des histoires. »
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nadiouchka
  01 septembre 2018
Livre lu dans le cadre du Challenge des Explorateurs de la rentrée littéraire 2018.
L'auteure Shih-Li Kow, née dans la communauté chinoise de Kuala Lumpur, nous offre pour la rentrée littéraire 2018 « La somme de nos folies », un roman totalement dépaysant.
Deux narrateurs, Auyong et Mary Anne, fins observateurs, nous font découvrir un univers exotique, le tout raconté avec finesse, tendresse, humour et poésie.
Avec cet ouvrage plein de drôlerie, de fantaisie, dans un petit village perdu en Malaisie : Lubok Sayong, situé entre deux rivières et trois lacs, l'auteure, dont c'est le premier roman, nous décrit les traditions, des personnages hauts en couleur et attendrissants.
Avec ceux-ci, j'ai vraiment apprécié les descriptions de leur vie quotidienne, faite de souffrance mais aussi de tolérance – leurs façons bien typiques de transformer des histoires pouvant passer pour improbables en histoires vraies – les souvenirs qui remontent à la surface...
Avec ce joli premier roman, l'auteure a su captiver la lectrice que je suis , car je suis ressortie de cette jolie histoire entièrement conquise par une ambiance tellement agréable et où tous les ingrédients sont réunis : lieux, traditions, tendresse, un petit humour caustique, dans cette Malaisie aussi lointaine.
Un livre pétillant car il ne manque pas d'humour, à découvrir et une auteure à suivre. Un livre dont on quitte les folies à regret.
Il me reste à dire : "Assalamualaikum dan salam satu Malaysia ! " "Que la paix soit avec vous, longue vie à la Malaisie !"
Mon avis à la page 100 :
Dès le début du livre, c'est un dépaysement garanti car on se retrouve en Malaisie, dans le petit village de Lubok Sayong, la Malaisie que connaît bien l'auteure car c'est son pays. Les chapitres alternent avec des narrateurs différents : Auyong – Mary Anne. On rencontre beaucoup de poésie, de tendresse, d'humour et de fantaisie. Un joli style d'écriture qui m'enchante et que je continue de dévorer dans l'attente des événements suivants car l'idée de ce livre est bien originale.
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Adriatik
  22 septembre 2018
‘Un peu de magie dans l'air, c'est toujours bon à prendre'.
Elle nous vient de la Malaisie multiculturelle et se savoure avec bonheur.
J'ai aimé le décor, les personnages hauts en couleurs, l'humour tendre, l'esprit de bienveillance et tout ce qui a été souligné dans les autres critiques.
Pour apporter quelque chose d'original à ma chronique, j'aimerai me concentrer sur la légende qui ouvre le roman, car elle possède un charme particulier à mes yeux. L'air de rien, elle m'a amené vers ma ville natale que j'ai laissée derrière moi, il y a une dizaine d'années.
Inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, elle se trouve quelque part sur la côte méditerranéenne et attire chaque année beaucoup de touristes.
Un fleuve divise la ville en deux et à plusieurs kilomètres de distance deux montagnes qui se font face, veillent jalousement sur elle. Comme Ayong le dit si bien : ‘ avec un tél décor, on n'échappe pas à une légende locale'.
Elle m'a été racontée par ma grand-mère, mais quelques petits changements existent selon la version de chacun.
Il y a très longtemps une histoire d'amour mena deux jeunes hommes au fratricide. Tombés amoureux de la même femme et rongés par la jalousie, ils se sont battus sauvagement.
Le premier donna un coup d'épée à son frère qui lui flanqua à son tour un coup de massue. Une malédiction tomba sur eux. Transformés en montagnes, ils furent condamnés à porter sur leur corps les stigmates de leur combat. L'une des montagnes porte des lignes verticales, l'autre des bosses. (On peut les voir de loin.)
La malédiction tomba sur la femme aussi. Elle se transforma dans une colline rocheuse, sur laquelle fut construit un château qui attire chaque année des visiteurs. Dans sa tristesse, la femme versa toutes les larmes de son corps et un fleuve se forma. Il sépare les deux quartiers les plus populaires de la ville.
Lorsque je retourne au pays pendant les vacances, je ne peux pas m'en empêcher de penser à la légende de la ville qui m'a vu grandir. Mes yeux s'arrêtent souvent sur la montagne avec des lignes qui se trouve en face de la maison de mes parents. Elle se dresse triste et solitaire, preuve réelle de la folie des hommes…
La littérature fait voyager, d'une manière ou d'une autre.
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montmartin
  23 septembre 2018
L'histoire est racontée par Auyong, un homme d'affaires local, et Mary Anne, une jeune orpheline qui a été adoptée à onze ans par une famille de Lubok Sayong, une petite ville de Malaisie. Un endroit isolé par sa topographie, cette cuvette entre rivières et lacs est soumise à de fréquentes inondations va devenir un lieu prisé des touristes.
« À Lubok Sayong, l'eau est un vrai problème. Simplement parce qu'il y en a trop. La ville est vouée à être inondée, les inondations ravagent les maisons et emportent les vies. »
On ne peut que s'attacher au personnage de la petite orpheline Mary Anne qui avant de mourir aimerait bien être demoiselle d'honneur, apprendre à faire un gâteau au chocolat, et surtout elle aimerait retrouver sa mère. Sa mère qui est selon elle, star de cinéma à Hollywood et qui est très belle.
Un récit drôle et dépaysant émouvant, très humain, un voyage exotique et enchanteur dans la Malaisie multiculturelle d' aujourd'hui où le surnaturel marche main dans la main avec la réalité. Les personnages sont hauts en couleur, Mami Beevi propriétaire de chambres d'hôtes, conteuse hors pair, miss Boonsidik un travesti héroïque qui fait face à des violeurs ; Ismet le fabricant de poterie artistique et aussi le fantôme d'un garçon qui hante le jardin. L'écriture est fraîche et malicieuse, la fantaisie et la tendresse sont omniprésentes.
La chronique de cette petite de Malaisie, au carrefour des traditions et de la modernité qui hésite entre nouvelles et roman a été pour moi un agréable moment de lecture, mais sans plus, je n'ai pas réussi à entrer vraiment dans la magie de ce livre.
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majero
  12 octobre 2018
Mélant souvenirs et légendes, Shih-Li Kow nous immerge avec humour dans sa Malaisie provinciale en utilisant habilement les voix du vieux directeur Auyong et de l'ado orpheline Mary Anne.
Inondations récurrentes avec les pénibles et encombrants volontaires venus de la ville, timide développement touristique et dramatique pèche du mystérieux poisson géant, camp de redressement pour lady-boy, désopilante directrice de l'orphelinat, la corrompue ministre ou Violette revenue après des années libérer l'esprit de son enfant mort-né...
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critiques presse (6)
Lexpress   26 novembre 2018
Charmants subterfuges pour décrire à échelle miniature les secousses d'un pays multiculturel, traditions vaguement remisées au profit du progrès. Des soupirs de regret entre les sourires en minuscules. La rondeur malaisienne emballée de papier argent, comme un cadeau. Merci, pour ça et le reste.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeMonde   23 novembre 2018
Dès l’abord du roman, le regard de Shih-Li Kow ravit. L’écrivaine malaisienne voit la magie dans le désastre. Le cocasse dans l’agitation frénétique des gens de la ville. L’écrivaine [...] manie avec talent la chronique locale, l’épopée, la critique sociale, les légendes urbaines et même l’épouvante, et démontre un goût pour le grotesque et le pittoresque qui n’est pas sans évoquer l’Américaine Flannery O’Connor.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LeMonde   23 novembre 2018
Partant du local, Shih-Li Kow propose un portrait pétillant et critique de la Malaisie d’aujourd’hui. Son roman prend le tour d’une fable dont la morale subtile se révèle à travers la succession d’épilogues qui clôt l’intrigue.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LeDevoir   08 octobre 2018
Le livre de Shih-Li Kow est une rare incursion littéraire — en traduction à tout le moins — en Malaisie, ce pays multiculturel.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
Culturebox   03 septembre 2018
"La somme de nos folies" raconte avec une verve réjouissante les péripéties d'une petite communauté de Lubok Sayong, ville du Nord de Kuala Lumpur. Inondations répétées, secrets de famille, jusqu'à l'organisation d'une Gay Pride… Un premier roman totalement dépaysant !
Lire la critique sur le site : Culturebox
Actualitte   30 août 2018
Un bravo tout particulier au travail de transmission fidèle du texte original par le traducteur. L'authenticité du verbe ne peut nous échapper, malgré le filtre de la traduction. Remercions donc la nécessaire finesse de cette dernière et de son artisan.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
BookycookyBookycooky   29 août 2018
J’eus une discussion avec Cikgu Teh et Wong Kam à propos de la dernière voiture qu’on achetait dans une vie. Fallait-il se lâcher, terminer en beauté ? La puissance du moteur compensait-elle une testostérone déclinante ?
« Au diable, les voitures ! décréta Wong Kam. Rien ne vaut une grosse Ducati et un blouson en cuir. On ne devine pas ton âge sous un casque intégral ! ».......
Malheureusement, tout cela n’était que paroles. Wong Kam circulait toujours sur une vieille Honda Cub, sans casque et chaussé de fausses Crocs d’un rouge pétant qui se repéraient à plus d’un kilomètre.
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BookycookyBookycooky   28 août 2018
—Aiyo, très drôle, lah ! Vous savez, je n’ai pas cherché les ennuis, j’ai juste avalé trois œufs de varan.
—Aiyo, que vous est-il arrivé ?
—Le vendeur du marché de nuit m’a certifié que c’était bon pour la santé. Il m’a dit d’avaler les trois et d’attendre. Il m’a promis que Popol se redresserait et indiquerait midi !
—Ça a marché ? Midi pile ? »
J’avais entendu parler de bien des aphrodisiaques, mais jamais des œufs de varan.
« J’ai surtout eu des putains de maux de ventre, à minuit........Maintenant, l’est tout kecut, complètement ratatiné. L’est pas près d’indiquer midi, l’arrive même pas à huit heures ! »
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BookycookyBookycooky   27 août 2018
Les inondations....... Attention aux maladies véhiculées par l’eau, répétaient les gens de la capitale. Attention aux crocodiles et aux serpents. Attention de ne pas marcher sur la carcasse pourrie d’une bête morte. Gare au choléra. Gare aux tourbillons et aux courants. Ils publiaient des consignes de survie dans des journaux qui n’étaient pas distribués ici et qu’on lisait dans la capitale en sirotant un café latte frappé, bien installé au sec chez Starbucks. Gare à la vie.
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nadiouchkanadiouchka   07 septembre 2018
La plupart des habitants de notre bourg ne savent même pas qu’on lui doit une expression locale, Banjir sampai balik Cina, une crue à vous ramener en Chine, autrement dit une très grosse inondation. Bien trop souvent d’ailleurs, ces dernières années, nous avons eu à subir les caprices de ceux qui veulent nous renvoyer en Chine, les politiciens comme la météo.
P.14
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nadiouchkanadiouchka   17 octobre 2018
C’est des fourmis RTT. La fièvre dure seulement une heure après la morsure.
- C’est quoi une fourmi RTT ? a demandé Cikgu Notaini.
- Il suffit de se faire piquer pour avoir de la fièvre, après on se met en arrêt-maladie au lieu de poser une journée de RTT. Un copain a découvert le nid par hasard, un jour qu’on jouait ici après la classe.
- Et vous vous faites piquer à tour de rôle ?
- Oui, madame.
P.123
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