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Yves Martin (Préfacier, etc.)
ISBN : 2862746622
Éditeur : Le Cherche midi (11/10/2000)

Note moyenne : 4/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Roger Kowalski, né à Lyon en 1934, dissimulait à peine, derrière son élégance naturelle, l'enfant et ses sortilèges qu'il n'avait jamais cessé d'être. Il a pris discrètement congé en 1975 : quarante et un ans de vie, à peine un peu plus qu'Apollinaire.
A lire la poésie de Kowalski, nous flottons entre le conte de fées, le rêve éveillé ou le récit tendre et cruel parf ois. Dans des poèmes en prose superbes et ciselés, où passe le souvenir d'un Aloysius Bertr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Wozniaksandy
  19 janvier 2019
La poésie de Roger Kowalski a traversé les courants sans se laisser happer par eux, belle, fuyante, intemporelle, elle est pareil à son créateur. C'est une poésie singulière mêlant l'onirique lumineux à une part plus sombre, empreinte de réel et de cruauté. La forme brève adoptée par Kowalski, sa prose moderne saisissantes croise des images fortes, de tout temps : au détour de ses poèmes se rencontrent avec subtilité les éléments, la faune et la flore, les saisons, les corps et les voix, formant un Tout remarquable et singulier. Lire Roger Kowalski, c'est entrer dans un univers entre le rêve et la réalité.
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delitterys
  12 juillet 2012
Voilà quatre mois que je me plonge régulièrement dans l'univers merveilleux et délicat de Kowalski. Difficile d'évoquer cette vie sensible et pudique, bercée de contes, de rêveries, de tendres mélodies, d'oiseaux, de fées, de mystères, d'arbres, de sensualité, de crainte des ténèbres… Quelle belle âme que ce poète ! Il y a en lui la limpidité trouble d'un enfant nourri de mythes et De Nerval, et l'angoisse des incertitudes et des lassitudes adultes, le grondement émerveillé de l'âme qui s'éveille à la vie et la sagesse de celui qui a vécu, en toute modestie et en toute fragilité, avec une courageuse simplicité. Un regard ruisselant de féeries et d'élégance, des mains tâtonnant les rêves, une silhouette vêtue de lumière, discrète mais persistante : tel m'est apparu Kowalski. Une épiphanie poétique.
Lien : http://www.delitteris.com/no..
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
delitterysdelitterys   12 juillet 2012
Les ombres

Il descendit parmi les ombres; celles qui erraient n’étaient pas les moins aimables; les immobiles, il s’en détournait avec effroi; ombres entre les coudriers, phantasmes derrière les aulnes; une d’elles portait une aigrette de feu, ses paupières baissées paraissaient intérieurement illuminées; elle ne bougeait pas. A peine un tressaillement des lèvres, parfois, comme un qui va pleurer et fait encore un dernier effort qui se prolonge mais c’en est trop soudain. Il vit bientôt que les larmes libératrices ne pouvaient pas naître et qu’éternellement ces lèvres trembleraient d’un impossible sanglot.
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WozniaksandyWozniaksandy   20 janvier 2019
Il s'élevait au-dessus de la ville une falaise noire d'une si prodigieuse hauteur qu'elle se perdait dans les brumes durables. Une ouverture au pied de la roche ouvrait sur d'interminables galeries; quelques escaliers taillés dans la pierre se multipliaient soudain, aboutissaient à une énorme salle d'où repartaient de multiples corridors reliés entre eux par des conduits secondaires et non moins chargés de repentirs. Mais au bout de tout cela, l'on se heurtait inévitablement à un mur. Et en effet, du dehors, un regard attentif sur la falaise eût découvert que la paroi était, en manière de columbarium, percée de maintes ouvertures peu profondes. Qu'on se fût emparé d'un rêveur, et l'on ne s'en privait jamais, il était aussitôt maîtrisé, ficelé, entraîné tout au long des corridors. L'on creusait alors jusqu'au vide; l'on déposait le rêveur sur le sol et derrière lui édifiait une définitive maçonnerie de façon à constituer une sorte de grotte. Il y avait alors en vérité quelque mérite à rêver.
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WozniaksandyWozniaksandy   20 janvier 2019
Que j'entre dans le songe et qu'à tes pieds, licorne mâle,
tremble un fil de brume !
Il faut donner au feu quelques sarments d'hiver,
l'ombre de nos demeures et maints poèmes ;
il faut aussi que tu me comptes parmi celles-là de tes
créatures qui ne sont plus de ce monde,
et qu'à travers le hêtre, loin derrière l'écorce, tu devines
mes chambres les plus secrètes, celles que moi-même
je n'ose pas ouvrir.

un soir nous avions découvert une ombre
lisse aux combes de Novembre
les vents inclinaient nos songes à loisir

je savais qu'à tes pieds flambait la mousse
une odeur de gibier épuisé
une saveur de vieux miel sur la pierre

ce jour-là nous nous étions rencontrés
sur les dalles amères du silence et dès lors
vers nous se hâtaient les oiseaux couleur d'ambre.
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coco4649coco4649   11 octobre 2016
Nul ici parmi les feux du serpent ; nul ni rien ; la porte est close.

— Nulle retraite ; je ne sais nulle pierre creuse où vous cacher, vieux
profil ;

peut-être convient-il à grands cris de fuir,

que l'oubli tisse en nous l'étrangère moire, qu'il veloute votre sein
d'une aimable poussière,

et s'il se peut, qu'une arme y rougeoie.
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WozniaksandyWozniaksandy   20 janvier 2019
Il va bientôt neiger disiez-vous ; la porte d’entrée battit doucement bien qu’elle fût solidement fermée et que le vent ne parût point fort.

Nous reconnaissions le gris sévère, l’odeur fragile et fraîche de pomme tombée avant sa maturité, et qui souvent précède la neige.

Alors nous mîmes une bûche dans le feu ; de nouveau la porte frémit ; une corneille battit des ailes non loin de la fenêtre et nous la regardâmes fuir ;

puis je vous contai une histoire naïve qui pouvait très bien ne point finir, et c’est ce qui nous attachait à elle, souriants, devant les flammes.
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