AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Nancy Kress (Autre)
EAN : 9782843449741
Le Bélial' (18/02/2021)
3.49/5   65 notes
Résumé :
Max Feder est riche. Immensément. Une fortune aux origines troubles, mais après tout, qu’importe ? Car Max Feder va mourir. Et dans ses vieux jours, ses derniers mois, le plus précieux de ses trésors se résume à une bague et ce qu’elle contient, le symbole d’un amour aussi ancien qu’absolu. Éternel, littéralement, puisque l’objet de son amour perdu ne peut pas mourir… Or il semble bien que pour Max Feder, au crépuscule d’une vie tumultueuse, le temps soit venu d’ent... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
3,49

sur 65 notes

Zoeprendlaplume
  19 mars 2021
Assez difficile pour moi de noter ce livre, car je suis complètement passée à côté. Est-ce parce que je n'ai absolument rien compris, rien décelé, rien saisi, ou est-ce parce qu'il est mauvais ?
Je penche évidemment plutôt pour la première solution, car j'ai fini le livre comme je l'ai lu : avec un désintérêt profond (et de l'aversion pour certains aspects).
Pourquoi ? Parce que le protagoniste n'est pas seulement antipathique, c'est un salopard fini. Vieux con, pourri par l'argent et les magouilles, piteux époux et encore plus piteux parent, détestable, aux valeurs douteuses… il n'a rien pour plaire. Et ce n'est pas son récit sur sa vie et sa quête (qui me fait un peu pitié) qui va me le faire apprécier.
A partir de là, difficile de m'accrocher au personnage. Il y a ensuite l'écriture, qui pourrait me transporter. Oui mais là non plus ça n'a pas matché. Beaucoup trop sec, haché, oralisé pour moi. J'aime bien la langue brodée. Pas remplie d'artifices et de circonvolutions, mais j'aime qu'elle me transporte, qu'elle offre ce qu'elle a de plus beau. Je reconnais la force du style, très contemporain, actuel, collant parfaitement au parler courant, et cela crée une impression d'instantanéité très forte. Mais je n'aime pas ça. Notre langage parlé est moche et terriblement appauvri, j'aime donc autant lire quelque chose de plus fouillé et recherché.
Enfin, reste l'intrigue. Oui, mais comme elle est liée au personnage principal qui me hérisse, je n'accroche pas. J'ai eu un mal fou à saisir quand le texte partait dans le passé, et quand on revenait dans le présent. D'autre part, le style étant très oral, même dans la narration, peu de descriptions, qui auraient pu m'aider à saisir le contexte SF de cette oeuvre. Là encore, j'ai fait chou blanc, je n'y ai strictement rien saisi. Des allusions par-ci par-là, mises bout à bout créent sûrement quelque chose de cohérent, mais si je suis plutôt habile pour les puzzles, là je n'ai pas réussi. Sûrement par désintérêt aussi, il faut bien l'avouer.
Et finalement, péniblement, j'arrive à la fin de ce petit texte (car quand même, abandonner un truc aussi court et écrit aussi gros c'est un peu la loose), et puis rien. Juste "tout ça pour ça ?" Je n'ai pas saisi la fin, donc j'en suis venue à me dire qu'effectivement, j'étais passée à côté de l'ensemble de la nouvelle.
C'est bien la première fois que cela m'arrive. Même les textes que je n'apprécie pas, j'arrive toujours à y trouver des éléments d'analyse. Ici, rien. Je pense que c'est un texte que je n'aurais pas dû lire de suite, du fait de mon manque de pratique SF, clairement. Peut-être faut-il avoir une expérience de lecture dans le domaine plus importante pour saisir ce qui se trame ici.
Donc je dirais que je suis passée à côté, ce qui n'en fait pas un mauvais texte. En revanche, j'ai vraiment ressenti une aversion profonde pour le personnage et le style. Donc la fontaine des âges va prendre le chemin de la boîte à livres la plus proche... !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
boudicca
  21 septembre 2021
Depuis un peu plus de cinq ans maintenant, la collection Une Heure Lumière du Bélial permet au lectorat français de se familiariser avec les textes d'auteurs et autrices réputé(e)s, ici ou outre-atlantique, le tout par le biais d'un format court n'excédant que rarement la centaine de pages. Déjà présente parmi les premiers auteurs mis en avant par la collection (« Le nexus du docteur Erdmann »), Nancy Kress fait sont retour avec un nouveau texte dans lequel on reconnaît sans mal la patte de cette prolifique autrice américaine récompensée par de nombreuses distinctions propres au milieu de la SF. On y retrouve l'une des thématiques phares de l'autrice qui s'attarde à nouveau sur les conséquences à long terme que pourrait avoir telle ou telle innovation scientifique sur la société en générale, et sur certains individus en particulier. Après les modifications génétiques visant à influer sur le sommeil (« L'une rêve l'autre pas ») ou bien l'analyse par l'état d'éventuels problèmes génétiques de tous ses citoyens afin d'exclure les plus à risque du système de santé (« La montagne ira à Mahommet »), c'est cette fois la question du non vieillissement du corps et de l'éternelle jeunesse qui taraude Nancy Kress. La novella met en scène un homme à l'aube de sa vie et qui a manifestement réussi sa vie professionnelle en passant à côté de sa vie sentimentale. Son fils et ses petits-enfants ne semblent lui inspirer aucune sympathie, et il en va de même pour la femme qui a partagé l'essentiel de sa vie. La seule chose à même de l'émouvoir est une bague dans laquelle réside un souvenir de son premier et unique amour, une jeune femme rencontrée il y a une éternité de cela à Chypre. L'histoire aurait pu être belle, mais la vie en a décidé autrement, du moins jusqu'à ce que le milliardaire vieillissant ne se décide à renouer avec son passé.
Comme souvent dans les récits de Nancy Kress, la science se trouve au coeur de la réflexion de l'autrice, mais ce sont les personnages et leurs choix face à des innovations aux possibilités vertigineuses qui occupent essentiellement le devant de la scène. Ainsi, nul besoin d'être particulièrement calé dans le domaine de la génétique ou de la médecine pour comprendre les implications des nouveautés imaginées par l'autrice. Ici, c'est la perspective de repousser la mort tout en conservant sa jeunesse qui a provoqué d'énormes remous dans la société après qu'une entreprise se soit spécialisée dans un traitement capable de figer le corps à l'âge actuel du participant, avec toutefois un inévitable couperet vingt ans plus tard. le thème de la vie éternelle ou de l'élixir de jouvence est loin d'être original mais le récit de Nancy Kress a cela d'intéressant qu'il insiste moins sur la manière dont cette expérience pourrait être réalisée que sur les conséquences qu'une telle possibilité aurait sur la société dans son ensemble. C'est cette volonté de l'autrice de placer encore et toujours l'humain au coeur de ses écrits qui me font d'ordinaire apprécier ses textes, mais force est de reconnaître que l'implication émotionnelle est ici un peu limitée. La faute à un protagoniste assez odieux et au sort duquel on a par conséquent du mal à compatir. le récit comporte pourtant quelques beaux moments d'émotion, malheureusement souvent parasités par les réactions méprisables du héros. Les personnages secondaires sont plus touchants, notamment dans leurs tentatives de renouer avec cet homme arrogant et froid, mais demeurent trop peu développés pour compenser véritablement l'absence de protagoniste auquel s'identifier. La plume de l'autrice est en revanche toujours aussi agréable et l'intrigue bien ficelée, avec des rebondissements qui parviennent à surprendre et une conclusion en demi-teinte parfaitement adaptée à l'ambiance générale du texte qui s'apparente parfois davantage à un thriller qu'à un récit de science-fiction.
Lecture en demi-teinte pour cette novella signée par une ponte de la SF qui s'interroge ici sur les effets potentiels d'un accès à un traitement capable de stopper le vieillissement d'un corps humain. Malgré la qualité de la réflexion fournie par l'autrice j'ai été quelque peu rebutée par l'antipathie provoquée par le personnage principal dont on peine parfois à comprendre les motivations et les émotions. On reste cela dit sur du bon cru, à l'image de ce que propose toujours la collection Une Heure Lumière du Bélial.
Lien : https://lebibliocosme.fr/202..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
gloubik
  24 juillet 2021
Nancy Kress n'est pas une débutante puisque son premier roman est paru en 1981. Et pourtant, ce n'est que cette année que je la découvre... par hasard, parce que je n'ai pas lu le gros bandeau rouge marqué Prix Nebula 2008. Hé oui ! Les derniers ouvrages ayant reçu le prix Nebula que j'ai lus m'ont tellement déçus, que j'aurais dû dire en voyant ce livre : Prix Nebula pour Roman nébuleux, je passe. Cet fois-ci, ma distraction m'a servi puisque je découvre un très bon petit roman d'une auteure que je ne connaissais pas et que je pense lire de nouveau — Pas le livre, l'auteur.
Et maintenant, le livre. Il n'y a pas dire, c'est un roman très court et le nom de novella lui correspond bien. La société décrite n'est sans doute pas très loin de ce que pourrait être la nôtre d'ici quelques décennies, technique anti-vieillissement mise à part. Je ne prévois pas une absence de progrès dans ce domaine, mais simplement que, si nous découvrons un traitement de ce type, ce ne sera certainement pas en récupérant des tumeurs cancéreuse au pouvoir étrange. Mais ce traitement n'est pas le coeur du récit. Non. le vrai sujet du récit est l'amour de jeunesse perdu et qu'on tient absolument à retrouver. Et tout est bon pour y parvenir. Franchement ce récit m'a emballé.
Je vais toutefois signalé un petit point qui peut dérouter bien des lecteurs : l'auteur a fait le fois d'imbriqué passé et présent. La seule indication du changement est un petit losange noir séparant deux paragraphes consécutifs. Cela rend le récit moins linéaire, mais peut perturber certain public.
En bref : Voilà une lecture que je vous conseille — et si vous voulez me suivre sur cette lecture, vous ne devriez pas avoir de mal. Aujourd'hui, je vous parle d'un livre édité en 2021 par un éditeur distribué dans toutes les bonnes librairies et quelques autres — je vais me pencher sur l"oeuvre de N. Kress pour tenter de découvrir quelques autres pépites à son nom.
Lien : http://livres.gloubik.info/s..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170
Nierika
  11 avril 2021
La Fontaine des âges est un court roman (103 pages) de Nancy Kress, lauréat du Prix Nebula 2008 et paru aux éditions du Belial' en 2021. L'histoire suit l'épopée de Max Feder, un homme de 86 ans, milliardaire désabusé, qui se lance à la recherche de son premier amour perdu, dans un univers SF déformé par la technologie.
On m'avait vanté les qualités artistiques de l'objet lui-même, et de sa fabuleuse couverture conçue par Aurélien Police. Dès les premières pages, le style incisif de l'auteur, auquel s'ajoutent les répliques caustiques du personnage, désenchantent néanmoins la lecture : on comprend assez vite que Max Feder est un « Gog » misanthrope et que son univers (malheureusement peu développé) n'est pas là pour « faire rêver ».
En effet, à la suite d'une mutation génétique rare (dont on comprendra, au fil des pages, qu'il s'agit-là d'un événement-clé), une entreprise de biotechs, LifeLong, est en capacité de régénérer les tissus de quelques favorisés (vivant dans des dômes aseptisés) pour améliorer leur condition physique ; ces derniers devenant « gelés » à l'âge où ils subissent l'opération ultime, appelée le « fameux traitement D ».
Mais, cette fontaine de jouvence vide les hommes de toute substance ; ces difformités génétiques dévorent le naturel, l'instinct, l'inattendu et... le passé.
Et, c'est là (la seule?) originalité de ce roman : une course contre / pour le passé, dont les « gitans » en seraient, avec quelques autres, les ultimes dépositaires. Je ne vous dévoilerai cependant pas le dénouement, qui m'a, personnellement déçue par son caractère convenu.
En résumé, ce livre est fait pour vous si vous aimez les courtes intrusions dans des univers, qui traitent, sans trop le dire, des dérives liées au transhumanisme, si vous n'êtes pas réfractaire aux personnages antipathiques, et si cette citation, empruntée à l'avant-dernière page, vous parle : « Quand vous ne désirez plus rien, c'est là que vous mourez ».
Merci à Babelio et aux éditions Belial' pour l'envoi de ce livre dans le cadre de l'Opération Masse Critique.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
Tachan
  04 août 2021
Je poursuis ma découverte du décidément très bon catalogue de nouvelles/novella de la collection Une heure lumière de le Bélial', avec leur n°28 : La Fontaine des âges de Nancy Kress.
Nancy Kress est une autrice de SFFF qui a beaucoup écrit et souvent été traduite chez nous, mais j'ai souvent lu qu'elle n'était pas d'un abord facile, voire que malgré de bonnes idées les lecteurs n'avaient pas aimé car c'était un peu abrupte. Je voulais cependant me faire ma propre idée et tant qu'à faire, j'ai découvert ces dernières années que commencer par un texte court était souvent une bonne idée. ^^
Voilà comment j'en suis arrivée à La Fontaine des âges qui a en plus le bon goût de porter sur un thème que j'affectionne : les amours à travers le temps. A l'aide d'une double temporalité, l'autrice nous permet de découvrir Max Feder, un riche businessman pas très très honnête. Dans sa jeunesse, il est tombé amoureux d'une femme qu'il a perdu de vue. Des années plus tard, il la retrouve mariée et surtout malade, sauf que sa maladie est d'un genre très particulier : elle lui procure les effets d'une fontaine de jouvence, régénérant en permanence son corps, l'empêchant de vieillir.
En effet, en partant d'un thème très classique en littérature blanche : un amour de jeunesse perdu voir déçu, l'autrice a eu la riche idée d'y greffer une belle intrigue de SF sur fond de question sur le vieillissement et la jeunesse éternelle. J'ai adoré lire cette nouvelle parfaitement écrite et rythmée. Il y a un ton mélancolique et limite dramatique bien trouvé quand il est question des sentiments du héros vis-à-vis de Daria. Et au contraire, un ton beaucoup plus sombre et âpre quand on suit le chemin de vie de celui-ci.
Car au-delà d'une belle romance dramatique, nous avons le récit du parcours d'un homme qui parti de rien est devenu un riche businessman aux affaires bien troubles. C'est passionnant de suivre son ascension, ses magouilles, ses relations de dupes avec ses proches et de "travail" avec ses "associés". Cela n'a rien d'innovant mais c'est tellement bien écrit que ça rend le tout crédible et ça nous immerge complètement dans l'ambiance de ce vieux mafieux sur le point de subir une opération et se rappelant son passé, ses désirs, son ascension, ses erreurs...
Le sujet du vieillissement, de la jeunesse et de la fontaine de jouvence n'ont rien de neuf non plus mais sont fascinants ici aussi. En peu de mots, l'autrice nous dépeint la maladie de Daria, les conséquences de cette trouvaille sur la médecine et la société mais aussi plus tard ses dérives et c'est fou et glaçant à la fois de voir ce que les hommes sont prêts à faire pour se sentir jeune pendant quelques temps.
Pour une première approche de l'autrice, c'est une approche réussie pour ma part. J'ai aimé la façon dont elle jouait des lignes temporelles de son récit. J'ai aimé la façon dont elle a posé les différentes ambiances de sa nouvelle. J'ai aimé la complexité de l'âme humaine qu'elle a tenté d'explorer sous la facette de la question du vieillissement mais aussi des relations amoureuses et familiales. J'espère que ses autres titres sont tout aussi intéressants et accessibles. Et si vous avez des conseils, je suis preneuse  ;)
Lien : https://lesblablasdetachan.w..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          122

Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
BleuopaleBleuopale   15 avril 2021
Plus tard, j’ai planqué la bulle dans mon uniforme de l’armée, à l’abri de Myriam. La pauvre. Une bonne épouse, une bonne mère – selon ses critères. Elle n’était pas Daria ? La belle affaire. Daria était unique.

Jusqu’à maintenant, où des centaines de personnes sont Daria, du moins en partie. Des centaines ? Des milliers, sans doute. Tout ceux qui peuvent se le permettre.
Commenter  J’apprécie          40
kevinfolcokevinfolco   11 juillet 2021
Elle a tendu la main, une main fine, la manche de sa chemise de nuit en dentelles glissant sur son poignet délicat, et la Daria de mes souvenirs était de retour, ma Daria, en pleurs sur cette plage rocailleuse le matin où ma perm finissait.
Commenter  J’apprécie          10
jcjc352jcjc352   21 novembre 2021
On a fait l'amour sur la plage, les galets doux nous rentrant dans les fesses- les siennes , puis les miennes.
Commenter  J’apprécie          30
NierikaNierika   11 avril 2021
Quand vous ne désirez plus rien, c'est là que vous mourez.
Commenter  J’apprécie          40
AderuAderu   24 février 2021
Sous-estimer les gens n'est jamais un bon calcul. Même une poule peut vous picorer à mort. (33)
Commenter  J’apprécie          10

Videos de Nancy Kress (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nancy Kress
Nancy Kress Interview
autres livres classés : science-fictionVoir plus
Notre sélection Imaginaire Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

Les plus grands classiques de la science-fiction

Qui a écrit 1984

George Orwell
Aldous Huxley
H.G. Wells
Pierre Boulle

10 questions
3960 lecteurs ont répondu
Thèmes : science-fictionCréer un quiz sur ce livre