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ISBN : 2843441404
Éditeur : Le Bélial' (14/01/2016)

Note moyenne : 3.32/5 (sur 74 notes)
Résumé :
Henry Erdmann est un physicien de haut vol, l’un des pères de l’Opération Ivy et de la puissance nucléaire américaine. Était, plutôt, car aujourd’hui, vieux et perclus, Henry Erdmann n’est que le triste reflet de celui qu’il fut, quand bien même il continue de donner quelques cours à l’université pour des étudiants qu’il ne comprend plus depuis bien longtemps… Aussi, lorsque cette douleur impensable lui vrille le cerveau, c’est presque avec soulagement qu’il ac... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
DoVerdorie
  28 juin 2016
Le style d'écriture naturel et la description "vraie" des personnages m'ont rapidement fait entrer dans l'histoire de cette longue novella, située entre SF et fantastique : du jour au lendemain, les pensionnaires d'une maison de retraite subissent d'étranges décharges énergétiques dans leur cerveau, suivis de visions d'images...
Si d'emblée je n'ai pas aimé l'inévitable et indécrottable pensionnaire commère et son amie bigote, j'ai tout aussi rapidement ressenti beaucoup de sympathie pour Henry Erdmann, le physicien nonagénaire, incapable d'analyser une situation autrement que par la science. Et il y a Carrie... l'aide-soignante qui a une grande affection pour Henry et dont le sort de femme battue ne peut laisser indifférent.
Nancy Kress a su dépeindre (presque tendrement) la vie quotidienne dans cette maison de retraite et les réactions de ses habitants avec réalisme... il n'en va pas de même pour le scénario science-fictif dont l'épilogue mystificateur ne m'a pas convaincue. Une lecture en demi-teinte.
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BazaR
  20 février 2016
Henry Erdmann a 90 ans et a besoin d'un déambulateur pour se déplacer ; cela ne l'empêche pas de continuer à donner des cours de physique quantique à de jeunes génies. Evelyn Krenchnoted adore papoter et propager des rumeurs ; elle a tendance à être envahissante et donc agaçante. Erin Bass est encore souple et alerte pour son âge, grâce à une pratique assidue du Yoga et de la contemplation bouddhique. Anna Chernov vit dans son glorieux passé de danseuse étoile, n'accordant qu'une attention condescendante à ses voisins actuels.
Tout ce petit monde, et j'en oublie, vit à l'institut Saint Sébastian pour personnes âgées, constituant une mini-société semblables à toutes les autres, l'âge et l'expérience ne changeant rien aux relations humaines. Rien à faire dans la littérature de l'imaginaire me direz-vous, sauf que ces personnages commencent à éprouver de curieuses sensations, souvent douloureuses. Et les plus malins comme Henry, ou les plus mystiques comme Erin, font un lien entre ces symptômes et certains évènements étranges qui se produisent à l'institut. Ils vont mener leur propre enquête.
J'ai beaucoup aimé ce court récit qui mêle des thèmes peu abordés dans la littérature de l'imaginaire - comme le sort réservé aux personnes âgées dans notre société moderne ou les femmes battues – à des sujets plus classiques tels l'apparition d'une conscience transcendantale. le ton aurait pu être fantastique si de courts passages sur un mystérieux vaisseau - qui aurait sa place dans l'univers de la Culture de Iain M. Banks - ne venaient prouver qu'on navigue dans des eaux SF.
Les pensionnaires de l'institut, Carrie l'aide-soignante battue par son homme, l'inspecteur Geraci ; ils sont tous taillés à la serpe. Ils ont une vraie personnalité même si celle-ci est centrée sur un trait de caractère unique. Cela provoque d'autant plus de friction entre eux. La multiplicité des points de vue offre à Nancy Kress l'occasion d'utiliser un vocabulaire et une tournure de pensée spécifiques à chacun – très scientifique pour Henry, bigot pour Gina, bourru pour Sam – avec brio sur un format si court.
Le fin mot de l'histoire est peut-être assez convenu, mais je l'ai trouvé moins important que le cheminement lui-même et que la galerie de personnages.
Je suis ravi de voir naître cette collection « Une Heure-Lumière » de novellas et courts romans de l'Imaginaire chez le Bélial' ; elle vient combler un manque dans l'univers de l'édition. Les livres, à peine plus grands qu'un poche, cartonnés avec rabat, ont (pour l'instant) une unité de couleur et de ton grâce aux illustrations d'Aurélien Police qui évoquent des tests de Rorschach. Je retournerai bientôt boire à cette source.
Merci à Lutin82 de m'avoir décidé à lire ce livre.
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Igguk
  21 janvier 2016
Après un démarrage réussi avec Dragon de Thomas Day, les éditions du Bélial' enchainent avec un deuxième roman court de sa collection « Une heure lumière » : le Nexus du Docteur Erdmann de Nancy Kress. Enfin, quand je dis qu'ils enchainent, c'est pas vraiment le cas puisque les deux sont sortis en même temps, mais sur la tranche y'a écrit que c'est lui le deuxième alors j'ai fait dans l'ordre.
Henry Erdmann est donc un docteur, mais pas docteur qui vous fait tousser et vous met un doigt dans le cul, non, plutôt dans le genre « 4 thèses et 60 ans de recherche en physique nucléaire ». Il a beau avoir 90 balais et marcher avec un déambulateur, son cerveau est toujours au top. Pour combattre l'ennui de sa maison de retraite, il donne des cours de physique à la fac accompagné de son aide-soignante. Bon, c'est pas pareil que bosser sur le programme d'armement nucléaire américain mais ça entretient pas mal malgré la médiocrité de ses jeunes étudiants. Et c'est justement en revenant d'un de ces cours que Henry subit sa première « attaque », une sensation qui l'a submergé, qui l'a laissé quasi-inconscient avec l'impression de pas être tout seul dans sa tête. En rentrant à l'hospice, il réalise qu'il n'est pas le seul à avoir ressenti ça, une bonne partie des retraités aussi, et ce n'est que le début. Henry va donc mener sa petite enquête au milieu des octogénaires, cherchant une raison scientifique à ce qui semble être tout sauf naturel.
Ce petit livre de 150 pages est donc un mystère fantastique en milieu gériatrique, qui rappellera par certains côtés Insomnie aux fans du King (ou Bubba ho-tep aux cinéphiles adeptes du n'importe quoi). le gros point fort de la novella de Nancy Kress est la construction des personnages, Henry est très attachant malgré (ou grâce à) son côté vieux râleur élitiste, et tous les autres petits vieux de Saint Sebastian forment un groupe hétérogène d'archétypes de retraités : de la commère de service à la bigote incurable, en passant par la hippie new age Hare Krishna ou encore l'ancienne star de ballet aigrie. Y'a une dynamique vraiment touchante dans les interactions de tout ce beau monde. La sous-intrigue de Carrie, l'aide-soignante, apporte une touche d'humanité supplémentaire à ce patchwork de personnages hauts en couleurs.
Encore une fois dans cette collection, on est à la frontière de plusieurs genres, du fantastique mais pas trop, du thriller mais pas trop, de la SF mais encore moins. C'est le point fort du format, qui permet de surfer entre les catégories et d'expérimenter des choses. La construction du suspense est subtile et progressive, on prend un peu son temps pour arriver sur une fin qui laissera le lecteur avec autant de questions et de théories qu'au début, si ce n'est plus. le thème de la vieillesse est traité avec beaucoup d'humour et de légèreté, le petit monde de Saint Sebastian est crédible, on s'amuse beaucoup à suivre les dialogues et à découvrir les petits secrets de chacun.
C'est sur la fin que le Nexus m'a un peu déçu : Si on prend beaucoup de plaisir à suivre les mésaventures de nos p'tits vieux, le dénouement apparait confus. On a droit à une scène magique où Jake, le neurologue qui étudie les résidents pour ses recherches, nous sort un merveilleux « mmmm, j'ai une théorie, je pense que blablabla… » en tombant pile poil juste, alors que rien, personne, nulle part n'avait orienté ses observations en ce sens. On commence à nous parler théorie, « principe de complexité émergente », super-conscience… Ça part dans des trucs très perchés, expédiés en quelques pages, que nos personnages comprennent on sait pas trop comment, et ils se mettent à se l'expliquer entre eux, ou plus simplement à essayer de l'expliquer au lecteur.
Je n'apprécie pas la SF qui fait du déballage pseudo-scientifique à outrance, quand ça part dans de la prise de tête méta (ça exclut pas mal d'auteurs du genre, oui…). L'histoire aurait été parfaite si on nous avait épargné ça, si Nancy Kress avait laissé les évènements se dérouler sans pour autant provoquer d' »illumination » à ses personnages et les pousser à tout s'expliquer. le propos est assez fort pour parler de lui-même, et laisser le lecteur l'interpréter tout seul sans lui catapulter plein de termes complexes dans sa face. Et je dis pas ça parce que je suis allergique à la science, bien au contraire, mais la science-fiction n'est jamais aussi belle que dans sa simplicité et/ou son mystère.
Finalement, je reste sur une bonne impression de ma lecture du Nexus du Docteur Erdmann, le récit est vraiment captivant dans son ensemble, ses personnages sont attachants et il se lit avec beaucoup de plaisir malgré cette fin boursouflée. C'est le côté non-SF du roman qui restera. Comme pour Dragon la couverture est sublime, et j'ai toujours hâte de découvrir les prochaines parutions de la collection « Une heure lumière » qui arrivent en février.
Lien : http://ours-inculte.fr/le-ne..
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GribouilleLechat
  25 octobre 2017
Tout d'abord, je dois dire que cette collection Une Heure Lumière m'intrigue depuis un bon moment, et que j'avais très envie de lire quelques-uns de ses titres. Mais payer dix euros pour des livres de même pas 150 pages, ça m'embêtait un peu. du coup, quand j'ai pu échanger celui-ci contre un de mes livres au cours d'un troc "livraddictien", j'ai sauté sur l'occasion. Surtout que c'était ce titre-là qui me faisait le plus envie.
Après lecture, je suis un peu embêtée, parce que d'un côté, j'ai vraiment apprécié cette histoire, et d'un autre côté, j'ai l'impression d'être passée à côté, car je n'ai pas du tout compris le pourquoi du comment, l'explication scientifique (ou pas) à tout ce qui arrive à ces personnes âgées. Est-ce que c'est voulu par l'auteur ou est-ce moi qui n'ai pas su faire assez travailler mes neurones, ou mon imagination ?...
Ce que j'ai aimé, c'est tout le côté "humain" : la vie dans cette résidence pour personnes âgées, les différentes personnalités des uns et des autres, les relations entre elles, les amitiés, les amours (partagées ou non), les petites mesquineries, les vérités qu'on ne dit pas mais qui démangent... Même en si peu de pages, tout cela est très bien rendu et l'auteur arrive à dresser un portrait à la fois acide et tendre de ce microcosme.
Mais c'est le lien qui s'est créé entre Henry Erdmann et son aide-soignante attitrée qui m'a le plus touchée, car c'est un attachement très fort qui est né peu à peu, à tel point que l'on croirait presque voir un grand-père et sa petite-fille. Leur relation dépasse le strict cadre professionnel, puisque le vieux professeur connaît tout des difficultés que traverse la jeune femme dans sa vie, et que celle-ci, quant à elle, prend la santé de son "patient" très à coeur et s'en préoccupe comme s'il était vraiment un proche. Et cette tendresse, entre eux, va avoir une grande importance au cours de l'histoire.
Ensuite, j'ai été très intriguée et passionnée par tout les phénomènes étranges et un peu inquiétants qui assaillent ces vénérables personnes : ces visions, ces sortes de "connexions" qu'ils semblent établir entre eux. D'autant plus que seuls les résidents de plus de 80 ans sont touchés, et qu'en quelques phrases, l'auteur nous fait comprendre qu'il en est de même tout autour de la Terre. Donc, que le phénomène est mondial et ne touche pas que cette Maison de retraite.
Grâce à la médecine, et notamment aux IRM, on apprend que normalement, ce qui se produit est impossible, cérébralement parlant, donc j'étais très impatiente de voir jusqu'où cela irait, jusqu'où les "pouvoirs" de ces personnes se développeraient, et surtout, j'avais vraiment hâte d'apprendre ce qui se passait réellement, pourquoi tout cela arrivait et d'où cela venait ?
Et c'est là que j'ai été un peu déçue, car même si j'ai plus ou moins compris ce qui est arrivé au moment du dénouement, je me suis sentie vraiment déroutée car pour moi, là, on n'était plus dans de la science, mais quasiment dans de l'ésotérisme. Ou alors, s'il s'agissait toujours de science (ce qui semblerait logique, puisqu'on est dans une collection de science-fiction), il m'aurait fallu un peu plus d'explications. Car là, je n'ai vraiment rien compris au processus, au comment et au pourquoi. C'était assez désagréable, car j'avais l'impression d'être au bord de la compréhension, mais de ne pas arriver à décoder les réponses.
Et surtout, je ne suis pas du tout parvenue à comprendre la raison d'être des cours interludes insérés régulièrement entre les chapitres. Ces interludes parlaient apparemment de vaisseaux, d'espaces intersidéraux, d'organismes en pleine création, etc... Mais jusqu'au bout, j'ai été incapable de saisir quel était le rapport avec l'histoire, ni même si on était réellement dans les immensités de l'univers ou si c'était une métaphore pour parler de phénomènes se déroulant en réalité dans l'organisme humain. Mais qu'il s'agisse d'un cas comme de l'autre, je ne sais toujours pas ce que j'ai lu, ce qu'on m'a décrit. Et c'est à la fois perturbant et assez frustrant.
En fait, je pense que, pour moi, ce roman était un peu trop court, ou en tout cas trop sibyllin, dans le sens où il y avait trop de choses à déduire par soi-même. Ce qui ne m'a pas empêchée de passer un bon moment de lecture, même si cela peut paraître paradoxal.

Conclusion : Un roman agréable à lire, intéressant, avec des personnages attachants, mais qui me laisse mitigée car frustrée de ne pas avoir tout compris.
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Aelinel
  03 juillet 2019
Je poursuis ma découverte des titres de la collection Heure-lumière du Bélial avec la seconde novella publiée qui a obtenu le Prix Hugo, en 2009 : le nexus du Docteur Erdmann de Nancy Kress. Je pense à terme tous les découvrir mais je tenais particulièrement à poursuivre par celui-ci en raison des bons retours que j'ai pu lire dans la Blogosphère.
Henry Erdmann est physicien et malgré ses quatre-vingt-dix ans et le fait qu'il réside dans la maison de retraite de Saint Sébastian, il continue à enseigner à l'université. Mais alors qu'il rentrait de l'un de ses cours, raccompagné par son aide-soignante Carrie, il est soudainement pris d'un malaise. Malgré le choc, Henry refuse à ce qu'elle appelle les secours et ils rentrent tous les deux à Saint Sébastian. Ils pensent évidemment à une attaque cérébrale mais lorsque le vieux professeur a rendez-vous le lendemain pour un IRM avec le chercheur en neurosciences, le docteur di Bella, il se rend compte qu'en réalité, d'autres résidents ont partagé sa curieuse expérience…
J'aime vraiment cette collection car non seulement, elle me permet de découvrir de nouvelles plumes mais les textes sélectionnés sont de bonne qualité. Là encore, le nexus du Docteur Erdmann n'échappe pas à la règle pour plusieurs raisons :
- le décor sélectionné par Nancy Kress est plutôt surprenant et original car il s'agit d'une maison de retraite américaine dans laquelle les pensionnaires sont issus d'un niveau social aisé.
- le texte est une novella-chorale ce qui rend la lecture dynamique : la parole est ainsi donnée à plusieurs personnages hauts en couleur dont la psychologie est particulièrement soignée et le passé développé. Ainsi, nous avons comme personnage principal le scientifique Henry Erdmann grincheux mais attachant, l'aide-soignante Carrie dévouée à son métier, le Docteur Jack di Bella très professionnel et prêt à rendre service, Evelyn Krenchnoted curieuse et commère, Anna Chernov ancienne grande ballerine et nostalgique de son passé, Gina Martinelli bigote et Erin Bass qui porte un regard très New Age sur le monde !
- le suspense est bien maintenu tout au long de l'intrigue et l'on ne comprend la cause de ces malaises et faits surprenants qu'à la toute fin. Dommage, toutefois que l'auteure rentre un peu trop dans des digressions scientifiques pour expliquer le concept du nexus et de la complexité émergente. J'avoue avoir un peu décroché dans certains passages.
- Enfin, Nancy Kress dénonce plusieurs faits de société ce qui donne de l'ampleur et un double niveau de lecture à son récit : par exemple, elle aborde le sujet des violences faites aux femmes au travers du personnage de Carrie : cette dernière a eu une enfance malheureuse et se fait battre par son ex-mari policier. Elle dénonce aussi le sort réservé aux personnages âgées dans notre société occidentale et le fait qu'ils sont reléguées dans les maisons de retraite : pour certains pensionnaires, leur famille vient très peu les voir sauf pour leurs demander parfois de l'argent !
En conclusion, le nexus du Docteur Erdmann de Nancy Kress est une novella très réussie, originale par son décor, aux personnages hauts en couleur et attachants, aux sujets de société abordés par l'auteure qui donnent de la profondeur au récit et au suspense maintenu jusqu'à la fin. Mon seul regret est les paragraphes scientifiques un peu ardus à suivre mais je ne doute pas qu'une seconde lecture à tête reposée devrait me permettre de surmonter cette difficulté (Ah, difficile parfois de se concentrer dans les transports en commun !). Bref, une novella que je recommande !
Lien : https://labibliothequedaelin..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
BazaRBazaR   17 février 2016
"Tu sais pour Anna Chernov? La célèbre danseuse de ballet du troisième. Elle est tombée la nuit dernière et s'est cassé la jambe; ils l'ont mise à l'infirmerie.
-- Non!
-- La pauvre... Ils disent que c'est temporaire, jusqu'à ce qu'ils l'aient stabilisée, mais tu sais ce que ça signifie."
Evelyn savait. Comme tous. D'abord l'infirmerie, puis le sixième étage, où l'on n'avait même plu d'appartement à soi, puis les soins palliatifs aux septième et huitième...
Mieux valait partir vite et proprement, comme Jed Fuller le mois dernier.
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SpilettSpilett   10 juin 2017
... sa prostate abritait un cancer au développement si lent que, à en croire son médecin, un autre déraillement physique quelconque aurait bien le temps de le tuer avant — c'était l'idée que se faisait le corps médical d'une bonne nouvelle.
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BazaRBazaR   18 février 2016
En son for intérieur, Henry se rappelait les propos de Richard Feynman sur les tenants de la théorie des cordes: "Je n'aime pas le fait qu'ils ne calculent rien. Qu'ils ne vérifient pas leurs idées. Que, pour chaque point qui contredit leur théorie, ils mitonnent une explication..."
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Henri-l-oiseleurHenri-l-oiseleur   19 février 2016
Il voulait décrire l'expérience des fentes de Young sur les photons, expliquer que, dès qu'on ajoutait des détecteurs pour mesurer les trajectoires des faisceaux de protons, celles-ci devenaient prédéterminées, même si l'on coupait le détecteur après l'envoie de la particulier. Il avait prévu de détailler comment cette stupéfiante série d'expérimentations avait changé à tout jamais la physique, incluant l'observateur dans les mesures basiques de la réalité. La conscience était tissée dans l'étoffe même de l'univers, et ce constat majeur semblait l'unique façon de relier cette assemblée si disparate aux événements extraordinaires qui se produisaient.

Sauf que même à ses propres yeux, son "explication" semblait bancale - Feynman ou Teller auraient ricané de mépris. Sans oublier que la simple idée d'exprimer ses idées devant ces individus irrationnels - pour moitié ignares, pour moitié fêlés - le répugnait.

p. 102. NL : "lui répugnait" irait mieux.
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BearthonBearthon   02 décembre 2017
Un scientifique typique, convaincu que la science constituait l'unique route vers la connaissance, que ce qu'il ne pouvait ni tester ni mesurer ou répéter n'était pas vrai, pas réel, quand bien même il en faisait l'expérience. Erin en savait davantage que lui. Mais le monde était peuplé de gens comme Henry, des gens qui ne comprenaient pas qu'en rejetant la "religion", ils érigeaient justement la science à ce niveau.

Page 81.
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Videos de Nancy Kress (2) Voir plusAjouter une vidéo
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