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Laurent Bury (Traducteur)
EAN : 9782746708099
59 pages
Éditeur : Autrement (02/03/2006)

Note moyenne : 3.14/5 (sur 55 notes)
Résumé :
Après Ainsi mentent les hommes, Kressmann Taylor nous offre cinq nouvelles, les portraits de quatre femmes et d'un homme confrontés à la cruauté des rapports entre les êtres : Harriet, qui voit lui échapper l'homme qu'elle aime dans les flammes de la jalousie ; Madame, qui ne survit qu'au milieu de ses souvenirs; Anna, une toute jeune adolescente, qui se heurte à l'indifférence dès sa première relation amoureuse ; Ellie Pearle, qui ne peut choisir entre les montagne... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
Wyoming
  24 février 2021
La première de couverture présentant deux jeunes femmes endormies, laissant entrevoir leurs visages détendus aux lèvres charnues est déjà une belle invitation à se plonger dans ces quelques nouvelles écrites entre 1935 et 1963, pouvant donc paraître un peu désuètes aujourd'hui.
Elles sont brèves ces nouvelles, trop brèves quelquefois, car on aimerait approfondir certains personnages comme Ellie Pearl par exemple. Kathrine Kressmann Taylor a sans doute voulu aller à l'essentiel pour brosser en peu de mots les hésitations et incertitudes de ces jeunes filles dans l'Amérique profonde des campagnes de l'Oregon, sous le regard indolent des montagnes, de la lune, parmi les fleurs du jardin ou celles de la nature.
La dernière d'entre elles fait exception en mettant en scène un homme, agriculteur, admiratif des beautés naturelles cachées, vieillissant mais troublé quand même par une jeunette callipyge, puis retournant paisiblement vers la traite des vaches et les labours.
Cette ambiance de nature tranquille et pourtant quelquefois de brusquerie est particulièrement bien mise en mots par Kathrine Kressmann Taylor avec précision dans des détails qui pourraient paraître insignifiants alors qu'ils sont réellement porteurs de sens.
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Cer45Rt
  04 octobre 2019
Quel enchantement !...
Cela faisait longtemps que je n'avais plus aimé un livre à ce point.
"Ainsi rêvent les femmes", s'avère être un excellent livre de la grande Kathrine Kressman Taylor, où l'auteure de "Jours d'orage" et d'"Inconnu à cette adresse", dépeint, avec cette délicatesse et cette sensibilité, unique, que l'on trouve chez certains des meilleurs écrivains américains.
Sans mièvrerie ni simplisme, avec justesse, beauté et délicatesse, Kressmann Taylor peint les tourments et les malheurs de ces personnages, dans des décors parfaitement rendus, et avec un style simple, qui sonne si juste, beau, délicat, à la manière d'Irène Némirovsky dans "Le bal", ou de Ian McEwan, dans "Expiation".
Sans en faire beaucoup, avec des histoires simples et originales, des personnages complexes auxquels on s'attache très vite, une forme brève et efficace, une écriture facile à lire, fluide et émouvante, des décors parfaitement rendus, et surtout, cette délicatesse, cette sensibilité qui fait le talent de l'auteure d'"Inconnu à cette adresse" ; et, c'est tellement rare, en littérature, ces auteurs qui savent, sans bons sentiments ni mièvrerie, écrire des ouvrages vraiment émouvants, vraiment délicats, qui sonnent vraiment juste.
Mais Kressmann Taylor n'est pas que cette auteure si délicate et si sensible ; c'est déjà énorme, mais on trouve en supplément, une chronique de la société américaine, et des rapports entre les sexes, entre les classes, etc., dans celle-ci.
Sans jamais juger ces personnages, Kathrine Kressmann Taylor adopte un ton juste, dans un style simple, épuré, où, à la manière d'un peintre impressionniste, qui crée en quelques touches l'atmosphère de son tableau, Kressmann Taylor met en place son décor, décri ces personnages et ce qu'ils font.
La délicatesse, la vraie délicatesse et la vraie sensibilité sont des qualités rares, en littérature ; mais il est certain que Kathrine Kressmann Taylor, brillante écrivaine entre toutes, l'a et qu'elle en fait preuve dans ce recueil de nouvelles, d'une grande beauté.
Concise et juste, Kressmann Taylor s'impose décidément comme l'auteure d'une des oeuvres les plus accomplies, de la littérature américaine.
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Ziliz
  19 avril 2014
Après la découverte du brillant ouvrage épistolaire 'Inconnu à cette adresse' de Kathrine Kressmann Taylor, j'ai eu envie de connaître ses autres écrits. Voici un recueil de cinq nouvelles, qui ont été publiées sous des pseudonymes dans différentes revues entre 1935 et 1963.
Mes trois préférées :
• Dans "Anna" , une jeune fille de 17 ans fait l'expérience d'un coup de foudre et découvre que le jeu de la séduction peut comporter du sadisme et du masochisme.
• "Ellie Pearl" ou les dilemmes d'une jeune femme originaire de la montagne devenue dactylo : faire sa vie au milieu des siens ou les quitter ? tradition ou modernisme ? campagne ou ville ? épouser un agriculteur ou un de ses responsables hiérarchiques ? Son corps va décider pour elle...
• "Madame" ou la nostalgie d'une flamboyante jeunesse. Et comment, par égoïsme et lâcheté, on préfère fermer les yeux sur le malheur d'autrui...
De jolis moments avec ces nouvelles charmantes et pleines de sensibilité. Certaines m'ont un peu fait penser à Stefan Zweig.
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cicou45
  16 août 2011
Recueil de cinq nouvelles qui mettent l'accent sur les femmes dans les quatre premières, une différence pour chaque nouvelle, et sur un homme dans la dernière. Ce recueil est aussi étrange qu'envoûtant car il met l'accent sur des femmes peu ordinaires. Dans le premier récit où l'on découvre Harriet et sa cousine Margaret, on découvre la mort du mari de la première mais comme si celle-ci revivait l'instant tragique et y assistait en tant que fantôme.
Dans le second, on découvre l'histoire d'Anna, une jeune fille qui a des relations un peu conflictuelles avec sa mère, pensant que celle-ci est égocentrique et ne pense qu'à une seule chose : faire que la famille ait une certaine prestance auprès de leurs amis et soit bien considérée.
Le troisième, intitulé "Madame" est probablement celui qui m'a le plus touché car il nous narre l'histoire d'une vieille femme obèse qui se sent désespérément seule et qui se prend d'amitié pour la jeune narratrice qui, un jour, a eu la bonté de lui aider à monter les escaliers. Elle va alors lui raconter sa vie en lui disant qu'étant jeune, elle a, elle aussi eu ses heures de gloire.
Le quatrième et dernier récit portant sur les femmes est celui d'Ellie Pearl, une jeune fille qui a eu le courage de quitter sa famille et sa montagne pour aller travailler en ville. Bien que s'étant épanouie dans celle-ci et qu'elle rêve désormais d'y faire sa vie, elle se laissera néanmoins charmer par une jeune garçon de son village un peu rustre et terminera dons probablement en tant que femme de paysan.
Je ne vais pas vous résumer la cinquième et dernière nouvelle car, bien qu'ayant pour personnage principal un homme, un lien, et même plusieurs, le relient aux femmes.
Bref ouvrage très bien écrit et très agréable à lire mais le lecteur doit d'ores et déjà partir avec l'idée que celui-ci est un peu loufoque par moments. A découvrir !
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JCLDLGR
  07 novembre 2019
60 pages et 4 nouvelles pour partager les rêves les sentiments de femmes, confrontées à l'amour, la mort, les souvenirs plus ou moins douloureux.
C'est joliment écrit, ça touche à des sentiments profonds, l'auteur s'adresse aussi à nos sens, beaucoup de parfums, de couleurs, de toucher (l'eau froide, les aiguilles de pins sous les pieds...) avec des mots simples ; ces textes doivent être lus lentement avec une respiration à chaque paragraphe/tableau pour prendre le temps de s'imprégner de l'ambiance, des subtilités des situations. Bref un bijou.
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Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
Zazette97Zazette97   20 septembre 2011
Il était cruel. Mais elle le savait depuis le début. Elle était en partie responsable (a-t-on idée de fondre ainsi ?) et elle rougit de honte. Quand même, c'est lui qui était en demande, qui exigeait. Tandis que l'aigle s'éloignait dans un battement d'ailes, il ne restait plus à la créature innocente que la blessure laissée dans son flanc par le bec cruel. Elle l'aimerait à tout jamais. Elle porterait toute sa vie sa tristesse avec elle, sans que personne ne le sache jamais. Elle se rappela sa prémonition matinale : toute splendeur est éphémère. p.32
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WyomingWyoming   24 février 2021
Quand on vieillit, on ne se bouge plus comme ça, juste pour le plaisir de sentir la paresse dans ses muscles. On sait où ça fera mal si on remue les épaules. On doit faire un effort pour se mettre sur ses jambes et pour marcher en attendant de pouvoir se rasseoir et se reposer. On oublie ce qu'on sentait quand on avait un corps jeune.
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SachenkaSachenka   04 mars 2018
[...] Anna ne pensait jamais assez à sa santé, ce don précieux que les jeunes gens considèrent à tort comme allant de soi.
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JCLDLGRJCLDLGR   07 novembre 2019
Ellie Pearl avait peur. Le parfum des arbres était trop suave et trop fort à la fin du jour ; l'odeur de la terre mouillée, de la résine et des aiguilles de pin, comme lorsqu'elle était petite et qu'elle courait pieds nus dans tous les sentiers qu'elle connaissait par cœur, dans les pinèdes, sur le sol de granit ; lorsqu'elle courait, vive et précise, sans regarder où son pied se posait. Cette odeur revenait à présent, trop forte, alors qu'elle montait les derniers mètres de ce sentier forestier, marchant sur des aiguilles de pins sèches sur lesquelles elle glissait à cause de ses chaussures de ville à la semelle de cuir lisse.
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Zazette97Zazette97   20 septembre 2011
Ellie Pearl s'inquiétait sans raison : elle était chez ses parents et rien ne perturbait sa vie. Parfois tout semblait simple, familier, et elle éprouvait un pur bonheur, comme en récurant les vieilles casseroles jusqu'à ce qu'elles étincellent ou en humant l'odeur du pain frais sortant du four. Mais à d'autres moments, surtout lorsqu'elle se promenait en montagne, foulant du pied le granit, pour arriver au point d'où l'on avait la vue qu'elle préférait depuis sa plus tendre enfance, elle s'asseyait sur la pierre, sur cette robe blanche veinée de stries granuleuses dorées et noires - la plus belle de toutes les roches -, elle admirait les lézards qui détalaient, le ciel qui n'était qu'une page de bleu ininterrompu, et toute sa joie s'évanouissait, perdue. Elle était alors traversée par une sensation de manque, sans savoir à quoi elle aspirait. p.63
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Video de Taylor Kressmann (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Taylor Kressmann
Après Gérard Darmon et Dominique Pinon, Patrick Timsit et Thierry Lhermitte livrent leur version d'Inconnu à cette adresse, le best seller de Kressman Taylor. C’est l'histoire d'une amitié brisée par la montée du nazisme reconstituée en 19 lettres poignantes entre un Juif américain et un Allemand juste avant la Seconde guerre mondiale. (Source BFMTV)
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