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EAN : 9782716507455
172 pages
Éditeur : La Nuée bleue (19/02/2009)

Note moyenne : 4.25/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Voici le roman qui manquait à l Alsace ! Voici une uvre littéraire qui en dit bien plus sur une histoire malmenée et sur une mémoire meurtrie que tant de livres de souvenirs ou d érudition. Dans un long monologue sans complaisance, non dénué de tendresse et d humour, un homme raconte pourquoi il s est retiré du monde. Volontairement reclus dans la cave de sa maison familiale, au c ur d un petit village alsacien semblable à tous les autres, entouré de photos et de do... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
bibliothequegries
  04 avril 2012
Pierre KRETZ écrit ici un livre en forme de « devoir de mémoire » sur tous les morts alsaciens en général et de sa famille en particulier, des guerres de 1870 à nos jours. Pourquoi morts alsaciens ? Parce que ces jeunes gens là n'avaient ni choisi le pays pour lequel ils devaient se battre, ni la cause, ni l'idéologie, ni l'uniforme : ils devaient juste obéir, d'une guerre à l'autre, à l'autorité en place dans leur région, et se battre sous l'uniforme fourni et pour la cause défendue par le conquérant du jour. D'une génération à l'autre, des pères aux fils, chacun avait sa guerre sous la bannière d'un pays qui pour les fils devenait l'ennemi ; chacun avait sa langue contre laquelle les descendants devaient lutter pour en apprendre une autre : ainsi perturbés pendant près de cent ans, ces alsaciens devaient aussi gérer les conflits nés de ces oscillations politiques et linguistiques, pour eux-mêmes et en famille où chacun aurait aimé embrasser la cause qui lui semblait la plus conforme à ses sensibilités, si cela n'avait pas irrémédiablement mis en danger toute sa famille. Et que penser de ces monuments aux morts de chaque village, où gravée dans la pierre se lisait la phrase traditionnelle « Morts pour la France » alors que d'une guerre à l'autre, ils furent tour à tour tués pour l'Allemagne ou pour la France, et si souvent dans cette lointaine, mythique et terrible Russie où chaque pays les envoyait afin d'éviter qu'ils ne changent d'armée, et d'où si peu sont revenus.
Devoir de mémoire donc, par un narrateur qui finit par se sentir lui-même si coupable, dans sa vie privée d'abord suite à une impardonnable irresponsabilité qui a mit son fils en danger et sa famille à dos, et par son empathie ensuite avec toutes ces générations sacrifiées qui l'ont précédé, qu'il finit solitaire, alcoolique et terré comme une bête dans une cave, et dont le seul lien avec la vie sociale se résume à sa séance d'analyse chez un psychiatre, une fois par semaine, et par une visite de son cousin.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
bibliothequegriesbibliothequegries   04 avril 2012
« Un jour que nous discutions de ces anciens combattants cabossés par toutes les guerres du XXIème siècle, mon cousin et moi avons réalisé qu’ils avaient tous combattu dans des armées vaincues…. Première Guerre, nos grands-pères sont soldats allemands, l’Allemagne perd la guerre. La plupart sont heureux de la perdre, parce que les Prussiens font leurs valises et retraversent le Rhin dans l’autre sens. Mais quand même, ils ont porté l’uniforme de l’armée vaincue. Puis vient 39-40. Ils sont soldats français. L’armée française est humiliée. En 42, la page sinistre de l’incorporation de force dans l’armée du IIIème Reich. Ils avaient la haine de cette armée-là. Les nazis perdent la guerre. Mais cent cinquante mille hommes de chez nous avaient porté l’uniforme de la Wehrmacht et quarante mille sont restés en Russland.
Quant à Diên Biên Phu et à l’Algérie, pour revenir à ces soldats vaincus de partout, le bilan est très simple : uniformes français, guerres perdues d’avance…. »
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