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EAN : 9782917237069
93 pages
Éditeur : Des Ronds dans l'O (24/09/2009)

Note moyenne : 4.13/5 (sur 43 notes)
Résumé :
En France, une femme meurt tous les 2 jours et demi sous les coups de son conjoint, environ 70 000 adolescentes de dix à dix huit ans sont menacées d'être mariées de force, entre 55 000 et 65 000 fillettes ou femmes sont mutilées ou menacées de l'être. Dans le monde, 5 000 femmes sont tuées au nom de l'honneur, des centaines de milliers de femmes sont victimes de la traite en vue de la prostitution... Pour que les femmes osent parler, pour briser le silence, pour un... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  24 novembre 2019
1 femme meurt tous les 2,5 jours en France par an sous les coups de son conjoint (aujourd'hui, l'on en décompte déjà 137).
Le nombre de viols serait de 75000 par an en France.
Selon les estimations de l'OMS, entre 100 et 140 millions de filles et de femmes dans le monde ont subi l'un des trois premiers types de mutilations.
Plus de 15 millions de filles sont mariées de force dans le monde (parfois dès l'âge de 8 ans).
Prostitution forcée, maltraitance, harcèlement, viol, coups, violence, mutilation, crime organisé, barbarie...
Des chiffres et des mots qui donnent le tournis...
Sous la direction de Marie Moinard, investigatrice de ce projet, plusieurs auteurs et dessinateurs de bande dessinée se sont réunis pour cet album. de Kris à Renaud Dillies en passant par Éric Corbeyran, Denis Lapière ou encore Émmanuel Lepage (qui, au passage, nous livre une magnifique couverture). Tous se sentent impliqués et acteurs, cela se ressent dans les préfaces qu'ils signent. Qu'ils/elles soient mari, épouse, père, mère ou enfant, tous se sentent concernés. La nouvelle intitulée "Celle des autres", scénarisée par Kris, dessinée par Nicoby et colorisée par Kness, en est l'exemple flagrant.
Composé d'un strip (empreint parfois d'humour noir, parfois de grande délicatesse) à plusieurs pages, cet album, soutenu par Amnesty International, traite intelligemment de la violence faite aux femmes, un sujet malheureusement toujours d'actualité ... et le constat est de plus en plus sombre.
Sensibiliser, émouvoir, briser le silence...
Pour que les victimes osent porter plainte...
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carre
  24 décembre 2015
Voilà un BD, dont l'éditrice Marie Moinard est l'initiatrice, qu'on devrait faire lire dans les lycées, dans le monde du travail, dans des associations de femmes battues pourquoi pas ?
A travers un collectif (Kris, Charles Matton, Nicoby, Isabelle Bauthian, Eric Corbeyran, Aude Samama Renaud Dillies et de nombreux autres dessinateurs, scénaristes, coloristes), tous ont mis leur talent pour dénoncer, faire réagir, libérer la parole. Pour ne pas se réfugier dans la honte, le déni, la culpabilité. On lit ces témoignages, ces histoires, la rage au ventre, le coeur serré devant la lâcheté et la bêtise des hommes. Alors oui, lisez ce remarquable ouvrage, faites partager pour mettre fin à la violence que subissent les femmes sous toutes ces formes. C'est tout simplement intolérable.
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boudicca
  26 novembre 2015
« En France, une femme meurt tous les 2 jours et demi sous les coups de son conjoint, environ 70 000 adolescentes de dix à dix-huit ans sont menacées d'être mariées de force, entre 55 000 et 65 000 fillettes ou femmes sont mutilées ou menacées de l'être. Chaque année dans le monde, 5 000 femmes sont tuées au nom de l'honneur, des centaines de milliers de femmes sont victimes de la traite en vue de la prostitution... » Un constat glaçant, écoeurant, révoltant, mais dont il est nécessaire de parler, pour sensibiliser, pour réveiller les consciences qui, aujourd'hui encore, ont parfois bien du mal à admettre que les femmes continuent à être victimes de violence, non seulement dans le monde mais aussi ici même, en France. C'est pour cette raison qu'a été publié en 2009 par les éditions Des ronds dans l'O en partenariat avec Amnesty International « En chemin elle rencontre... », un ouvrage collaboratif pour la réalisation duquel plus d'une trentaine d'artistes se sont mobilisés. Chacun à leur manière, par le biais d'un scénario plus ou moins long ou d'une unique illustration, Philippe Caza, Eric Corbeyran, Kris, Emmanuel Lepage et bien d'autres y dénoncent la violence faite aux femmes en abordant aussi bien les thèmes du viol, du mariage forcé et des violences conjugales que celui du harcèlement sexuel, de l'excision ou encore de la prostitution.
C'est justement cette diversité des angles d'approche qui constitue le plus grand atout de l'ouvrage. Diversité que l'on retrouve également dans le traitement graphique de chacun de ces poignants témoignages dont certains auraient malgré tout mérité d'être un peu plus étoffés. Parmi les récits les plus aboutis figure sans aucun doute celui de Kris, Nicoby et Kness qui se penchent sur différents cas de viols à propos desquels trois personnages masculins tout ce qu'il y a de plus ordinaires sont invités à s'exprimer. Un scénario intelligent qui met le doigt sur les contradictions de certains discours ou comportements masculins. Denis Lapière et Daphné Collignon se sont eux aussi penchés sur le viol mais cette fois en tant qu'arme de guerre et nous invitent à découvrir l'histoire de Nadia et de sa mère, violée jusqu'à ce qu'elle finisse par tomber enceinte : « Parce qu'une purification ethnique se doit d'être totale et que les gènes doivent disparaître ou, mieux, être remplacés par les leurs forcément purs et splendides. » Un récit poignant, tout comme celui de Marie Moinad et Aude Samama qui reviennent quant à elle sur le commerce d'êtres humains dont sont victimes chaque année des milliers de femmes qui, bien souvent, se retrouvent ensuite prostituées dans différents pays d'Europe. Caza s'est pour sa part penché sur le thème des crimes d'honneur avec une courte succession de planches particulièrement évocatrices auxquelles succède un compte-rendu épouvantable d'Amnesty International concernant la lapidation en Somalie d'une jeune fille de 13 ans, coupable d'avoir été violée.
Mais il n'y a pas qu'à l'étranger que les femmes se retrouvent confrontées à la violence. Isabelle Bauthian et Rebecca Morse se sont ainsi penchées sur le thème du harcèlement sexuel au travail et de la spirale infernale que ce genre de pratique peut entraîner. Un récit qui n'hésite également pas à remettre en cause la façon dont continuent aujourd'hui encore à être éduquées la plupart des petites filles qui finissent par croire que douceur et fragilité sont des qualités inhérentes à leur sexe. le sujet des violences conjugales est lui aussi abordé par le biais du poignant témoignage de Marie Moinard sublimement illustré par Eric Corbeyran et Damien Vanders. Outre la qualité et la diversité des récits, on peut également saluer le travail d'information effectué tout au long de l'ouvrage dans lequel les personnes intéressées trouveront les numéros et/ou adresses d'associations susceptibles d'aider les femmes victimes de viols et de violences ou bien menacées de mariages forcés. On trouve également pour chaque thématique traitée des chiffres, des comptes rendus d'études ou encore des extraits de textes de loi qui viennent rappeler que les faits abominables décrits dans la majorité des récits ne relèvent malheureusement pas que de la fiction, et ce malgré l'évolution de la loi et des mentalités en matière d'égalité entre les sexes.
Un ouvrage collaboratif très réussi qui brasse des thèmes, des lieux et des situations très variés permettant de sensibiliser un large public (y compris des plus jeunes) et qui nous rappellent qu'aujourd'hui encore les femmes continuent à être victimes de violence partout dans le monde pour la seule raison qu'elles sont nées femmes. A noter que deux autres volumes reposant sur le même principe ont également vu le jour depuis la sortie de ce premier album : l'un à propos du respect du droit des femmes et l'autre concernant l'égalité homme/femme.
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Derfuchs
  22 septembre 2019
J'ai été bouleversé par cet album que je ne connaissais pas et que je n'avais jamais lu ni entendu parler.
Avec l'aide d'Amnesty International et un collectif, huppé, de dessinateurs et de scénaristes, des parcours de femmes, insupportables de violence, transpirent de ces pages sans qu'elles n'obtiennent ni écoute ni raison. C'est, ni plus, ni moins, ce qui est actuellement dénoncé, à force de médias et de promesses, avec l'espoir que ces violences cessent! Mais cessent partout dans le monde...
A lire et a faire suivre!
A ce jour 109 femmes sont tombées et sont mortes sous les coups des hommes!!!
Lien : https://www.babelio.com/livr..
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Cristie
  10 novembre 2013
Une BD un peu particulière mais que je classerai dans les indispensables ! C'est, en fait, un album collectif réalisé par de grands noms de la BD tels Kris, Christian Durieux, Didgé, Blondiau, Kroll, Alain Moreau, Daphné Collignon, ... sur les différents types de violence faites aux femmes : mariage forcé, viol, crime d'honneur, harcèlement sexuel au travail, ...
La première chose que l'on découvre est cette magnifique couverture illustrer par Emmanuel Lepage auteur de : Un printemps à Tchernobyl ou Voyage aux îles de la désolation. Dans des teintes rosées, on y voit un visage féminin qui baisse la tête et ferme les yeux comme accablée par un poids. Il ressort pourtant de cette image une douceur qui contraste avec le sujet du livre.
Puis, le livre s'ouvre et on découvre des mots laissés par les auteurs sur ce qu'ils pensent de la violence faite aux femmes et souvent le pourquoi ils se sont mobilisés, suivis de planches de BD vous l'imaginez très variées car liant différents illustrateurs et scénaristes sur différents thèmes de violence.
J'ai beaucoup aimé le dessin de Dilliés qui est resté très succinct en ce qu'il s'est contenté de mettre deux illustrations sur une page. Une femme habillée sur le côté droit qui parait parfaitement commune. Puis, la même femme déshabillée et là on se rend compte que son corps et couvert de plaies et d'hématomes qui ne se voient pas à l'oeil nu. C'est fort ! Cela fait réfléchir ! de la même façon, j'ai découvert le dessin de Jeanne Puchol, scénariste et dessinatrice qui nous montre une femme dont on ne voit jamais le visage. Les chaînes qu'elle porte se voient bien sûr sur le dessin ils sont symboliques mais là encore ce qui m'a touché c'est que l'on aurait aucun moyen de connaître les entraves de cette femme si on la croisait dans la rue. Cette façon de passer inaperçue nous renvoie nécessairement à notre responsabilité, même si l'on n'a pas toujours les moyens de savoir. La parole, notre attention aux autres et nos actes ne sont pas anodins.
Puis, il y a eu cette histoire : "Christina", l'histoire d'une jeune fille de 18 ans vivant en Moldavie et qui tombe amoureuse d'une jeune homme rencontré via le net. Elle croit avoir trouvé l'Eldorado et quitte tout pour le rejoindre dans notre pays et là subir le soir même le pire des sorts : des viols collectifs, pendant plusieurs jours. Elle sera vendu plusieurs fois dans plusieurs pays et finira par ne même plus savoir comment elle s'appelle. C'est très fort, très dur et cela bouscule, voir nous frappe parfois à retardement mais c'est je pense nécessaire pour susciter une prise de conscience et renvoyer chacun à ses responsabilités.Le format BD quant à lui est fait pour toucher les plus jeunes.
" La violence faite aux femmes, si elle ne débouche pas fatalement sur des actes, commence toujours par les mots, des mots qui semble-t-il, et c'est bien le problème, ne sont pas si graves que ça ... "

Lien : http://depuislecadredemafene..
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   24 novembre 2019
Aisha Ibrahim Duhulow a été mise à mort lundi 27 octobre 2008 par un groupe de 50 hommes qui l'ont lapidée dans un stade de la ville portuaire de Kismaayo, dans le sud du pays, devant un millier de personnes.
Aisha Ibrahim Duhulow était accusée d'adultère en violation de la charia (loi islamique). Toutefois, son père et d'autres sources ont déclaré à Amnesty International qu'elle avait en fait été violée par trois hommes et avait tenté de dénonce ce viol à la milice al Shabab qui contrôle Kismaayo, raison pour laquelle elle aurait été accusée d'adultère et placée en détention. Aucun des hommes qu'elle a accusés de viol n'a été inquiété. (...) D'après les nombreux récits de témoins oculaires parvenus à Amnesty International, au cours de la lapidation, des infirmières ont reçu l'ordre de vérifier si Aisha Ibrahim Duhulow était toujours en vie lors même qu'elle était à moitié enterrée dans le sol. Elles l'ont sortie du trou où elle avait été enterrée et ont déclaré qu'elle était en vie. Elle y a ensuite été remise pour que la lapidation puisse se poursuivre.
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boudiccaboudicca   18 novembre 2015
Quand j'étais petite je pensais que, si l'on m'agressait, je saurais me défendre. Mon entourage, armé des meilleures intentions, s'est consciencieusement appliqué à saper cet excès de confiance. Aujourd'hui encore je constate avec une surprise constante à quel point de nombreuses femmes pensent n'avoir aucune chance face à une agression physique... et se retrouvent même parfois paralysées par une attaque verbale. On érige la douceur et la fragilité au rang de qualités féminines et, parmi celles qui réalisent l'absurdité de cette étiquette, combien parviennent à faire valoir leurs droits sans prendre un contre-pied revendicatif et inutilement agressif ?
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carrecarre   24 décembre 2015
En usant de la violence, tu cautionnes toutes les atrocités, tous les abus de pouvoir.
Si tu es un homme, respecte les autres, par le geste ou la parole ...
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beamag87beamag87   23 octobre 2015
En apprenant cette vérité, la terre s'est ouverte sous mes pieds. A cet instant, j'aurais aimé que ma mère devine ma détresse et ma solitude.
J'avais tellement besoin d'un baiser d'elle, d'un regard, d'une caresse, tellement besoin d'être dans ses bras, d'entendre un mot doux.
Peut-être aurait elle pu me réconforter.
Me réapprendre à vivre comme elle m'avait appris à marcher.
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HarioutzHarioutz   15 septembre 2019
- Nous sommes bien d'accord. Pour nos invités, tu as glissé en descendant de la Rolls ... c'est un accident dû à la maladresse ... un mot de travers à la Colonelle ou au Bâtonnier et je t'arrange l'autre côté ... estime-toi heureuse !
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