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EAN : 9782845926424
220 pages
Éditeur : Presses du Châtelet (09/03/2016)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 5 notes)
Résumé :
« L’action juste n’est possible que lorsque l’esprit est silencieux, et qu’il s’opère une vision de “ce qui est”. L’action qui découle de cette vision est débarrassée du passé, de la pensée et de la causalité. ».
Dans cette série de conférences inédites données en 1966 à Paris et Saanen, Krishnamurti rappelle que le chaos du monde n’est que la projection du chaos régnant dans chaque individu.
La pratique de la méditation peut opérer une profonde transf... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
domisylzen
  31 mai 2016
Un livre qui regroupe deux causeries données à Londres et à Paris en 1966.
Le thème a pour trait d'où vient la pensée et comment peut-elle cesser ou alors fonctionner avec justesse et clarté.
La plupart du temps, au cours de ces causeries, Krishnamrti évoque sa façon de voir les choses mais certains membres de l'assistance peuvent aussi poser des questions.
Pour lui l'origine des problèmes de notre société vient de la pensée. Des dizaine de milliers d'années de pensées qui ont façonné les Hommes selon l'endroit ou ils vivent, français, anglais, indiens, musulmans, catholiques ...Notre société nous conditionne et nous faisons notre société. Tant que la pensée existe il n'y a pas d'échappatoire. le désir qui se transforme en plaisir nous mène par le bout du nez, l'égo ayant sans cesse besoin d'être récompenser.
Nous sommes avides de plaisir et de pouvoir, engendrant sans cesse le conflit, en nous-mêmes et avec autrui. Toujours le besoin d'exister et de se réaliser.
Nous aspirons à la paix, mais elle est pour nous, qu'un intervalle entre deux conflits.
Au cours de ce livre il nous proposera de nous transformer pour transformer le monde qui nous entoure : " … le chaos du monde n'est que la projection du chaos régnant dans chaque individu."
Je l'avais repéré lors de la masse critique de Babelio. J'en avais sélectionné plusieurs, espérant secrètement que celui-là me serait attribué.
Pourtant j'ai eu quelques difficultés à le lire et même au moment d'écrire cette critique, je suis un tantinet emmerdé. D'un côté je ne doute pas de ses dires, de l'autre Krishnamurti me parait assez radical dans ses propos, ce qui a tendance à légèrement me déranger.
La préface est d'Isabelle Clerc qui nous synthétise les propos évoqués dans ce livre est un merveilleux condensé qui m'a paru beaucoup plus clair que ceux de Krishnamurti.
Alors au mot fin je ne l'ai pas rangé, je vais laisser reposer et recommencer cette lecture un peu plus tard, avec un oeil peut-être plus averti et plus reposé.
Merci à Babelio et aux éditions du Chatelet pour ce joli cadeau.
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misschoum
  17 juillet 2016
La transcription des causeries qu'a tenues Krishnamurti, à Londres et Paris, en 1966, m'a laissée dubitative pour plusieurs raisons.
Tout d'abord, ce conférencier nous invite à transformer radicalement nos vies pour atteindre la paix et la liberté. Or, que ceux qui cherchent dans cet ouvrage un guide de conduite, un directeur de conscience ou une méthode pour mieux vivre, passent leur chemin. Krishnamurti recommande en effet une révolution sui generis, sans plus de détails. Il nous incite à nous intéresser à l'origine de la pensée afin de se rendre en capacité de la faire cesser.
Par ailleurs, le regroupement de ces causeries m'a interpellé. Elle traite et développe en effet les mêmes idées principales sous des aspects différents. La révolution qui devrait nous saisir ferait cesser la création des images portées sur les objets et personnes que nous voyons, images associées à nos connaissances, à nos vécus, à notre mémoire. Il décrit l'esprit sérieux comme celui qui a conscience de son état et met tout en oeuvre pour se transformer en profondeur. A son sens, un des outils à notre disposition est la méditation. Mais cette dernière n'est pas une activité qui s'acquiert progressivement par la pratique ; c'est une sorte d'état d'esprit. L'esprit sérieux doit donc parvenir à cesser toute pensée afin de permettre son inaction. Il évoque également le temps comme un fleuve découpé en passé, présent et avenir, dont il faudrait s'extraire pour échapper à la peur de la mort et changer de perspective.
Enfin, les propos de Krishnamurti me semblent traduits de manière relativement littérale. On lit clairement des effets de la langue anglophone.
En conclusion, il me semble que le contenu de ce livre reste relativement abstrait. Contrairement à cette idée de révolution sui generis, il me semble nécessaire de le laisser mûrir et d'y revenir ponctuellement pour en saisir toute la portée.
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Aniouchka
  27 juin 2016
Ce livre est la retranscription de dix conférences données par Krishnamurti à Londres et Paris en 1966. Ces causeries ont pour objet l'origine de la pensée et la manière dont cette dernière modèle notre vision du monde.
Pour Krishnamurti, l'homme est conditionné par son environnement, son origine, sa nationalité, les progrès de son époque, etc. Tous ces facteurs l'empêchent de "voir" le monde de manière détachée et d'être libre. Pour lui, la pensée crée des idéaux qui permettent de prolonger le plaisir et d'éviter la souffrance. Cela mène aux conflits, à la violence et à la guerre. Pour mettre fin à la souffrance, Krishnamurti estime qu'il faut mettre fin à la pensée, arrêter toute analyse et regarder le monde avec "attention". Il faut se détacher de tout jugement et être conscient de toute chose. Alors seulement disparaît la souffrance.
Je suis assez partagée par cette lecture. D'un côté, j'ai trouvé l'approche de Krishnamurti très intéressante, sage et assez révolutionnaire pour son époque. de l'autre, j'ai parfois eu beaucoup de mal à comprendre où il voulait en venir. Ses propos sont assez vindicatifs et très tranchés. Il prône par exemple la méditation pour être conscient de toute chose, mais rejette toute la tradition orientale millénaire de cette discipline. Il condamne la violence, mais considère l'idéal de la non-violence comme "imbécile". de plus, ses propos restent très abstraits et axés sur la contemplation. Et lorsque les auditeurs lui posent la question de l'application de son approche dans la vie quotidienne, sa réponse n'est pas claire.
Heureusement, cette édition comprend une préface d'Isabelle Clerc très éclairante. Peut-être aurait-il fallu ajouter plus d'explications de ce type, pour rendre les propos de Krishnamurti moins opaques et donc leur donner plus de portée.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
domisylzendomisylzen   28 mai 2016
... le chaos du monde n'est que la projection du chaos régnant dans chaque individu.
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domisylzendomisylzen   12 septembre 2016
Mais les idéaux, dans notre société contemporaines, ont été détournés : tuer au nom du jihad pour les uns, consommer à outrance pour les autres.
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domisylzendomisylzen   01 octobre 2016
Tant que l'on regarde un fait avec l'intention de le changer, on ne peut pas le changer, parce que notre premier souci est de le changer en terme de plaisir, si noble que soit ce plaisir.
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domisylzendomisylzen   21 août 2016
Notre mode de vie, c'est la guerre, non la paix, car notre mode de vie est la compétition.
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domisylzendomisylzen   13 juin 2016
Les puissances qui me semblent invulnérables sont souvent édifiées sur des bases fragiles. Ce qui les maintient, c'est justement la crainte qu'elles font naître chez autrui.
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